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05 Septembre 2026 à 12:10:14
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes mi-longs » Les mille saisons [Abandon]

Auteur Sujet: Les mille saisons [Abandon]  (Lu 3321 fois)

En ligne BeeHa

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Les mille saisons [Abandon]
« le: 25 Août 2021 à 22:30:05 »
Bonjour/Bonsoir,

Cela fait quelque temps que j'ai cette idée en tête, j'avais commencé, puis arrêté, puis re-recommencé... J'ai repris un départ il y a peu, en espérant réussir à aller aussi loin que possible (voire même terminer, soyons "ambitieux". :) )

Le but étant d'améliorer, tous les commentaires sont les bienvenus, qu'ils soient sur la forme (J'ai toujours des doutes sur la présentation des dialogues notamment...), le fond (Est-ce clair ?), l'orthographe (J'ai fait relecture plus un coup de Scribens, mais ne suis pas à l'abri d'un oubli.)... Les ressentis aussi.

En vous souhaitant (je l'espère) une bonne lecture. ~

**********

Sommaire

  • Sôkô
    • Première partie
    • Deuxième partie
    • Troisième partie - à venir
  • A suivre

**********


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« Modifié: 01 Septembre 2023 à 19:31:39 par BeeHa »
“A faint clap of thunder;
Clouded skies;
Perhaps rain comes – if so, will you stay here with me?”

“A faint clap of thunder;
Even if rain comes not;
I’ll stay here, together with you…”

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Re : Les milles saisons
« Réponse #1 le: 26 Août 2021 à 07:42:07 »
Bonjour,
voici un commentaire au fil de ton texte.
En espérant que ces remarques puissent te servir.
Basic

[spoiler][Le texte est très plaisant, malgré le peu d'infos sur les personnages on s'y attache et on attend la suite de l'histoire. On est curieux de connaître le motif de l'apprentissage. Assez original comme narration même si les récits d'apprentissage ( souvent des assassins parsèment les romans de fantasy.

Forme
orthographe





Au seuil de l’automne
Craque une première fois
L’herbe du jardin


La pénombre de la pièce commençait juste à s’effriter quand il sentit la première secousse. Le garçon grommela sans ouvrir les yeux. Le phénomène se reproduisit une fois, puis deux... À chaque réplique, la douceur de la pression s’estompait. Il se recroquevilla un peu plus sous les couvertures qui lui furent enlevées sans ménagement. Il grelotta, une vague de froid s’était répandue sur sa peau.
( je ne saisis pas « la douceur de la pression... En passant, très beau haiku)
« Ça suffit, debout ! »
Il s’assit en baillant, recevant sa veste qu’il se dépêcha d’enfiler. Un peu réchauffé, il découvrit le petit-déjeuner sur la table basse : deux bols de bouillie de millet accompagnés de tasses fumantes. L’odeur du thé vint lui chatouiller les narines, réveillant son appétit, et il se traîna à sa place. Les portions étaient faibles et le repas fut vite avalé. En face de lui, Toryoko buvait à petites gorgées. La frugalité ne semblait pas l’émouvoir, il restait même un peu de bouillie dans son bol. Suivant son regard, il esquissa un rictus indéchiffrable et poussa le récipient vers lui.
( perso, j'apprécie assez l’ellipse – tous ces éléments que tu  mets en silencieux (recevant sa veste : quelqu'un lui a donc lancé... Toryoko lui a donc amené le petit déj puisqu'il ne sont que deux... mais d'autres lecteurs pourraient être gênés avec ça)

« Finis-le, la journée va  être longue. »
Le garçon l’attrapa et dévora les dernières bouchées sans se faire prier. Sans plus lui faire attention, l’homme alla se rafraîchir dans un coin de la chambre. Les bruits d’éclaboussure le firent frissonner de nouveau. L’eau devait être glacée à cette saison ! Peut-être pourrait il y échapper aujourd’hui encore...

« À ton tour, faut que tu sois présentable en arrivant. » déclara Toryoko, comme lisant dans ses pensées.

Ils descendirent ensuite, payèrent leur dû et quittèrent l’auberge. Sous leurs pieds, la terre semblait craquer. Les premières gelées automnales étaient arrivées et le maigre éclat du soleil n’était pas encore suffisant pour les repousser. L’aube éclaircissait le ciel d’un saumon qui rappela au jeune garçon la chair qu’il avait déjà goûtée.  ( l'aube éclaircissait le ciel d'un saumon... bon, je me demande si c'est lourdingue ou bien... je penche pour lourdingue, problème comme ce rapprochement de couleur est la base des lignes suivantes, il faudrait peut être modifié ton intro... ça pourrait devenir comique plutôt qu'incongru) Une fois seulement. Un coup de chance ? Son père, ce jour-là, avait eu le droit de ramener un morceau abîmé. Monsieur Sakanaya lui avait proposé en récompense de ses années de labeur. Le souvenir de ce mets gras aux saveurs nouvelles revint lui chatouiller les papilles.
Devant lui, l’homme se retourna avec impatience.
« Remue-toi un peu Moriya ! »
Ces paroles lui firent l'effet d'un coup de fouet et il se hâta vers l'avant, laissant dans son dos ces effluves fantasmés.

« De quoi rêvais-tu encore ?
— De saumon.
— De saumon ?
— Oui. Papa nous en a amené une fois, vous savez ?
— Hum... Et pourquoi tu penses à ça ?

— Ben, à cause du ciel ! »

L'homme leva les yeux. Les dernières traces de l'aube coloraient les nuages de teintes plus pastelles encore. Bientôt, seul l'azur persisterait. Il reporta son attention sur le garçon qu'il guidait. Qu'avait-il donc qui poussait le vieil ermite à le prendre sous son aile ? Certes, il n'avait pas d'héritier, au sens propre, mais de là à se lancer une nouvelle fois dans l'apprentissage... Surtout qu'il n'était pas le premier à arriver. Depuis quelque temps, il s'était entouré de plusieurs apprentis. Moriya était le huitième.

« Huit hein... » murmura-t-il, provoquant un regard interrogateur du garçon.

Huit. Un infini prêt à apprendre. Combien irait jusqu'au bout ? De ce qu'il savait, les anciens élèves de l'artisan étaient tous devenus de maigres imitateurs. Aucun n'avait l'étoffe de leur maître. Ils vivotaient tout juste, essayaient de reproduire vainement cet héritage. Ils n'avaient jamais pu saisir ce qu'il y avait au-delà des gestes et des paroles.
De pâles copies sans âmes...
« Vous rêvez aussi, Toryoko-sama ? »
Chassant ses pensées d'un mouvement de tête, ( nous remettre qui est le il... c'est le jeune qui vient de parler, on met un peu de temps à accommoder) il le fixa un moment. Avait-il loupé quelque chose ? Ou était-ce simplement une nouvelle lubie du vieil ermite ? Une dernière tentative avant la fin...

« Allons-y ! »

Sans autre préambule, l'homme se remit en marche, suivi de près par le garçon qui ne souhaitait pas de nouvelle remontrance. ( « qui ne souhaitait pas de nouvelle remontrance », le narrateur entre dans son esprit, peut-être pourrait t-il nous suggéré son état d'esprit par l'image plutôt que par la psychologie)
***

Toryoko jeta un regard en arrière. S’il ne se plaignait pas, son protégé paraissait payer les trois jours de marche qu’ils venaient de traverser. L’excitation de la fin de son périple avait rapidement laissé place à la lassitude. A travers les cimes, l’homme put estimer qu’ils approchaient de l’heure du Cheval. Il était temps de profiter du repas fourni par l’auberge.
« Faisons une pause. »
Le garçon leva des yeux inexpressifs vers lui, avant de chercher un endroit où s’asseoir. Il jeta son dévolu sur une vieille souche vermoulue et s’y écroula. Toryoko lui présenta alors une boulette de riz, fourrée de prune salée. Moriya mordit à pleine dent dans sa part. Il avait repris quelques couleurs quand l’homme lui présenta sa gourde, creusée dans une calebasse. Il but de grandes lampées avant d’écarter le goulot dans un soupir de soulagement. Un sourire revint étirer ses lèvres, son regard se baladant avidement autour de lui, à la recherche du moindre indice. Il finit par croiser celui de son accompagnateur qui secoua la tête.

« On n’est pas arrivés ?
— Pas encore.
— Bientôt alors ?
— En fin d’après-midi oui. »


Le garçon fit la moue. Cela présageait de nouvelles heures de marche et il avait l’impression de voir ses pieds fusionner avec ses sandales de pailles( paille... je me demande si il ne faut pas un singulier... plutôt la matière paille que des pailles... à voir). Son guide, lui, ne paraissait pas souffrir de l’effort fourni depuis quelques jours.
« On finit par s’habituer
.— Vous lisez dans les pensées ?
— Bien sûr que non, je ne suis pas un sorcier. » répondit Toryoko en riant. « Allez, repartons. »
***

La lisière du bois se dessina au crépuscule.

Sous les derniers rayons du couchant, elle prenait une apparence inquiétante. Les branches défeuillées étaient autant de mains griffues, prêtes à les saisir par le kimono. Même le sentier, tracé par des années de passage, ne semblait pas épargné par ces membres avides. Dans ce paysage menaçant, Moriya s’était rapproché de son guide, d’abord en le rattrapant, puis en frôlant sans cesse sa manche. L’homme ne dit rien. Il ressentait aussi cette atmosphère pesante qui émanait de ces lieux : passé l’heure du Singe, ils se paraient de masques angoissants… ( les arbres et les mains griffues... ça le fait mais la métaphore a déjà fait beaucoup d'usage)

Ils étaient sûrs pourtant, aucun bandit ne venait s’aventurer aussi loin. Mais c’était un fait bien trop rationnel pour rassurer le jeune garçon. À huit ans, sa peur était ancrée dans son imagination, celle qui lui faisait donner vie à toutes ces formes naturelles et à leurs ombres. À chaque nouveau bruit, de la branche cassée sous leurs pieds aux animaux se mouvant dans ce royaume jonché de feuilles, sa main serrait brièvement, mais avec force, le tissu de sa cape. Toryoko finit par poser une main rassurante sur son épaule pour la fin de l’éprouvante traversée.

Un profond soupir lui échappa lorsque la forêt s’ouvrit sur une vaste clairière vallonnée. L’homme le relâcha alors, un léger sourire aux lèvres.

« Nous y voilà ! »

Le visage encore pâle du garçon sembla surpris. Il scruta plus attentivement le spectacle qui s’offrait à lui et remarqua une lueur en contrebas. Il plissa les yeux pour distinguer la silhouette floue d’une bâtisse de taille modeste. En tendant l’oreille, il crut même percevoir un éclat de voix…

« Allez, ils doivent nous attendre pour manger, tu pourras observer à loisir demain... »

Il l’entraîna alors dans la pente, sous les premiers rayons de la lune.
/spoiler]
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

Page perso ( sommaire des textes sur le forum) : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=42205.0

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Re : Les milles saisons
« Réponse #2 le: 26 Août 2021 à 10:26:18 »
Bonjour BeeHa,
Contente de te lire, surtout qu'il s'agit d'une histoire se déroulant au pays du soleil levant.
J'ai bien aimé ce début, l'histoire est bien racontée, on a plaisir à suivre les personnages, surtout le petit gars (Toryoko nous apparait plus énigmatique). On se demande ce qu'il va se passer dans le fameux bâtiment à la fin. Que fait ce petit garçon avec cet ermite?
Une question : ce prénom est-il un vrai prénom japonais? Car ça sonne très féminin pour moi (tout comme Moriya). Mais c'est juste une broutille.
J'ai fait comme Basic, pour les commentaires.

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Re : Les milles saisons
« Réponse #3 le: 26 Août 2021 à 11:28:22 »
Bonjour à tous les deux !

Basic,

Merci beaucoup pour ton retour ! :)

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Aponiwa

Merci à toi aussi pour ce retour !

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Encore merci pour ces retours, ça me permet de voir certaines choses (Et aussi de me conforter sur d'autres :D).
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Hors ligne Aponiwa

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Re : Re : Les milles saisons
« Réponse #4 le: 26 Août 2021 à 12:57:10 »
Pour te répondre, dans les deux cas, ce ne sont pas des prénoms, mais leur nom de famille. Existent-ils vraiment ? Moriya, il me semble que oui, pour l’autre, je ne suis vraiment pas sûr… Ryoko a le sens de voyage.

Mais oui, suis-je bête!  ^^
Au Japon, c'est l'emploi, tu as parfaitement raison. My mistake! :)
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Re : Les milles saisons
« Réponse #5 le: 26 Août 2021 à 13:02:24 »
Bonjour BeeHa,


J'ai profité de cette publication pour découvrir ce que tu fais, et il y a dans cette entrée en matière beaucoup de choses de nature à s'émouvoir. :)

Ce serait difficile pour moi de commenter le fond étant donné la très grande simplicité de la situation que tu présentes ; en revanche, sur la forme, je trouve qu'il y a effectivement beaucoup à dire, notamment sur les codes du genre (j'y reviens à la fin).


Puisque que tu sembles t'intéresser à la grammaire ou au vocabulaire, je te déconseille sincèrement d'utiliser Scribens pour t'assister dans la correction de tes textes. Ce genre de logiciel serait utile si tu avais des difficultés que tu ne pourrais pas surmonter (comme une dyslexie, par exemple), or il est beaucoup plus efficace de corriger soi-même ses textes sans passer par des assistants automatiques lorsque l'on souhaite vraiment maîtriser grammaire et vocabulaire, progresser, progresser encore. L'apprentissage de la langue française est long mais méritant, valorisant, et, s'il n'est pas donné à tout le monde, quand on y arrive enfin, ça aura valu la peine d'essayer. :)

Sans correcteur, on fait beaucoup plus d'erreurs, c'est sûr, mais on apprend par la même occasion bien plus de choses sur la langue française grâce à l'entraide et aux propositions d'autrui. ^^


Retour sur le texte, donc à ce propos, si ça t'intéresse :
Citer
Sans plus lui faire attention, l’homme alla se rafraîchir dans un coin de la chambre.

On fait attention à quelque chose, donc comme quand on va à la campagne, on y va. (C'est la raison pour laquelle on y fait attention.)


Citer
« À ton tour, faut que tu sois présentable en arrivant. » déclara Toryoko, comme lisant dans ses pensées.

« Une virgule lorsque le dialogue est terminé, » faut-il écrire.


Citer
Combien irait jusqu'au bout ?

Lorsque combien est employé comme pronom, on accorde au pluriel (je suis allé vérifier pour ne pas te dire de bêtise, et c'est bien le cas : Combien iraient jusqu'au bout).


Citer
De pâles copies sans âmes...

Pâles copies sans âme au singulier car ces copies n'auraient qu'une seule âme si elles en avaient une. ^^


Citer
A travers les cimes, l’homme put estimer qu’ils approchaient de l’heure du Cheval.

Tu peux préférer le À (alt+0192) majuscule si tu le souhaites pour valoriser la forme. :)


Citer
Moriya mordit à pleine dent dans sa part.

On mord à pleines dents au pluriel.

Citer
Cela présageait de nouvelles heures de marche et il avait l’impression de voir ses pieds fusionner avec ses sandales de pailles

J'ai vu que Basic avait déjà évoqué la question des sandales de paille donc je n'en dis pas plus à ce sujet !


Citer
À huit ans, sa peur était ancrée dans son imagination, celle qui lui faisait donner vie à toutes ces formes naturelles et à leurs ombres. À chaque nouveau bruit, de la branche cassée sous leurs pieds aux animaux se mouvant dans ce royaume jonché de feuilles, sa main serrait brièvement, mais avec force, le tissu de sa cape.

Ici, problème de vocabulaire : donner vie à des formes naturelles, lorsque l'on parle de faune et de flore, ça veut dire lui donner naissance, le planter pour l'un ou l'enfanter pour l'autre. Puisque tu souhaitais évoquer le sens imagé de l'expression « donner vie », c'est-à-dire créer des créatures et chimères, alors je te conseillerais d'employer des synonymes de donner vie : inventer, fabriquer, fantasmer, faire apparaître, etc.


Si jamais je n'ai pas encore perdu ton attention à ce stade de mon commentaire avec toutes ces nombreuses corrections que j'ai proposées, alors j'aimerais solliciter tes efforts sur un point assez essentiel du texte que tu écris, à propos de l'ambiance dans laquelle tu t'inscris :

Citer
Un profond soupir lui échappa lorsque la forêt s’ouvrit sur une vaste clairière vallonnée. L’homme le relâcha alors, un léger sourire aux lèvres.
« Nous y voilà ! »
Le visage encore pâle du garçon sembla surpris. Il scruta plus attentivement le spectacle qui s’offrait à lui et remarqua une lueur en contrebas. Il plissa les yeux pour distinguer la silhouette floue d’une bâtisse de taille modeste. En tendant l’oreille, il crut même percevoir un éclat de voix…

Culturellement parlant, dans les codes de la littérature romantique, l'individu qui marche, marche longtemps et s'éloigne de la civilisation pour se retirer loin des bruits, des fracas et des perturbations du monde réalise ce pesant effort avant de découvrir enfin : un magnifique paysage...

Tel un explorateur, s'éloignant un temps de la civilisation, le romantique associe l'éloignement à la découverte magistrale de l'état sauvage dans toute sa beauté. (Certains sont allés jusqu'à dire qu'il s'agissait-là de l'exacte vérité de la création divine ! La nature sauvage.)

J'aurais donc attendu de toi que tu nous régales de la flore japonaise, feuillus, descriptions typographiques, couleurs florales, chansons d'oiseaux en tout genre ; Moriya a tout l'espace de décrire ses sensations, ses perceptions à la découverte de ce tableau magnifique. Donne-toi donc ce plaisir ! ^^


J'espère, bien entendu, que mon commentaire sera pour toi une occasion de prolonger l'acheminement de ce texte, que tu arriveras à son bout et publiera les chapitres suivants avec enthousiasme.

Si tu trouves que j'insiste trop sur des détails qui te paraissent inutiles, alors je prendrai en compte ta réponse et ferai en sorte d'adapter ma lecture à tes besoins actuels. Dans l'intention d'être constructif, merci à toi pour cette prometteuse lecture, à bientôt.

En ligne BeeHa

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Re : Les milles saisons
« Réponse #6 le: 26 Août 2021 à 14:05:05 »
Bonjour Alan,

Merci pour ce retour détaillé !

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


J'espère, bien entendu, que mon commentaire sera pour toi une occasion de prolonger l'acheminement de ce texte, que tu arriveras à son bout et publiera les chapitres suivants avec enthousiasme.

Si tu trouves que j'insiste trop sur des détails qui te paraissent inutiles, alors je prendrai en compte ta réponse et ferai en sorte d'adapter ma lecture à tes besoins actuels. Dans l'intention d'être constructif, merci à toi pour cette prometteuse lecture, à bientôt.
Je ne pense pas que les détails soient inutiles, au contraire, surtout que c’est justement très constructif.
En tout cas, un grand merci à toi, j’ai annoté mon document avec toutes les corrections/suggestions. Je posterai la nouvelle version en même temps que la seconde partie, quand elle sera prête.

Encore merci pour ton commentaire, au plaisir  ~
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Re : Les mille saisons
« Réponse #7 le: 26 Août 2021 à 14:39:02 »
Tout le plaisir est pour moi,

Bonne remarque, je pensais placer cette description de la clairière dans la seconde partie du chapitre. Comme ils arrivent à la nuit tombée, ça me paraissait plus approprié pour essayer de faire ressortir les couleurs notamment.
Mais c’est une bonne remarque, je pourrais étoffer un peu plus sa vision de la forêt pendant la partie « repas », je vais y réfléchir, voir comment je pourrais intégrer ça.
(Je t’avoue que j’ignorais que ce début pouvait s’ancrer dans les codes de la littérature romantique. :))

J'attendrai patiemment ta délibération intérieure, méditation profonde pour faire de ce texte une rêverie contemplative. Et, que tu modifies la première partie ou décides d'y ajouter une seconde partie, je découvrirai cela avec la plus grande curiosité. À bientôt.

En ligne BeeHa

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Re : Les mille saisons
« Réponse #8 le: 01 Septembre 2021 à 21:46:33 »
Bonjour,

Je reviens pour la deuxième partie de ce premier chapitre.
J'en profite pour mettre à jour la nouvelle version du début, après correction. (J'ai pris en compte la majorité je pense...Il y a juste les descriptions plus importantes que je n'ai pas encore faite. Je cherche encore à trouver comment le faire avec la saison à laquelle cette partie se déroule. (dans l'absolu, j'aimerai faire un chapitre par période de "micro-saisons" asiatiques))

J'ai toujours les mêmes interrogations... Avec peut-être une plus précise concernant les suffixes attribués au nom... Je ne sais pas à quel point ils peuvent être gênant dans les dialogues ou non. Pour le moment, je n'en ai mis que pour l'artisan et Toryoko, mais je me demande s'il faudrait pas que je le fasse pour tous pour un peu plus de cohérence, quitte à les utiliser pour montrer l'évolution des relations entre les personnages.

En vous souhaitant une bonne lecture ~

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Re : Les mille saisons
« Réponse #9 le: 02 Septembre 2021 à 10:07:51 »
Hello Bee Ha,

Je trouve ton chapitre 1 bien mieux et le chapitre 2 nous entraine tranquillement vers la suite des événements. On ne sait toujours pas pourquoi Moriya est ici mais on découvre le décor avec Rikudo.
Ton texte se lit bien, c'est plutôt clair et bien écrit.

Quelques remarques :

- J'aimerais bien savoir à quoi ressemblent les deux enfants. C'est pas indispensable, mais j'aime bien avoir une idée de l'apparence des héros d'une histoire.
- Pourquoi le petit garçon a peur? J'imagine bien qu'on comprendra son appréhension par la suite, mais c'est un peu flou. Il a peur d'être seul? De ce qui va lui arriver? Il ne se souvient pas où il est?
- "Il s’accroupit avec lenteur, les tiraillements de ses muscles étaient presque perceptibles à l’oreille." : je comprends l'idée mais j'aurais plutôt parlé des os qui craquent?
- "« Tu te souviens de moi, Moriya ? » " : ils se sont déjà vus mais on ne le sait pas à ce moment. Du coup, on est un peu perdu sur les réactions du garçons et les circonstances dans lesquelles ils se sont croisés.
- "Son était doux" : il manque un mot
- "le vieil artisan prit la direction des apprentis forgeron" : manque un "s".
- Dans l'atelier, il n'y a que des garçons visiblement. Du coup, on se demande un peu pourquoi il y a des filles dans la bâtisse. On à l'impression qu'elles participent à la vie de la communauté de la même façon que les garçons mais à quoi elles servent alors?

Merci pour cette suite! :)
« Noone will know my name until it's on a stone » Eels, Lucky day in hell

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Re : Les mille saisons
« Réponse #10 le: 02 Septembre 2021 à 18:38:58 »
Bonjour BeeHa,
j'ai lu ton deuxième chapitre et je t'adresse mes commentaires au fil du texte ( essentiellement des commentaires de forme). J'ai trouvé ce chapitre un peu longuet... un peu moins soutenu, ou sous tendu par ce petit quelque chose de mystérieux, de merveilleux qu'il y a dans le premier. Peut être qu'il nous manque un peu de cette angoisse ou de cette curiosité que doit ressentir ton personnage. Pourtant, tu en parles... Tu évoques aussi parfois, les bruits, les lumières... c'est peut être par là que nous pourrions ressentir nous aussi angoisse et curiosité, bruits, lumière, odeurs...

B

[spoiler][Le lendemain, une sensation d’inconfort sortit Moriya de ses songes. Il se retourna plusieurs fois, sans réussir à chasser son malaise. Ses perceptions se firent plus précises à mesure que ses sens s’éveillaient.( perceptions et sens... n'y a t-il pas une sorte de pléonasme) Des éclats de voix s’ajoutèrent alors au silence de la pièce. Il ne parvenait pas à les déchiffrer (déchiffrer pour moi c'est vraiment de l'écrit... distinguer peut-être), ni à les localiser. Son trouble s’accentua pour se métamorphoser en agitation et il se redressa vivement en laissant échapper un gémissement étouffé. La clarté diffuse qui régnait autour de lui ne fit que renforcer son angoisse grandissante (renforcer son angoisse suffirait peut-être pour les mêmes raisons... peut être un pléonasme). Ses yeux balayaient la pièce mais ne trouvèrent aucun élément familier. Le garçon s’extirpa avec hâte de son futon et se réfugia, à quatre pattes contre un mur. « Où est Toryoko ? » s’exclama-t-il intérieurement. Des bruits de pas lui répondirent. Ils provenaient de la pièce d’à côté - ou était-ce un couloir ? - et s’arrêtèrent devant la porte coulissante. Il entendit nettement les ongles taper contre le bois avant qu’un interstice ne s’ouvre ( la porte s'ouvre mais l'interstice peut il s'ouvrir ? C'est une question à se poser... perso je ne trouve pas la réponse). Moriya retint sa respiration, figé. ( retint sa respiration, figé... c'est un peu bizarre Il se figea.)

« Ah, tu es réveillé, je me disais bien que j’avais entendu quelque chose. » Puis avisant la situation. « Ben, qu’est-ce que tu fais ? » ( là on ne sait pas trop qui parle, le garçon, la personne qui arrive)
Dans l’embrasure se détachait la silhouette d’une fille à peine plus âgée que lui. Son premier réflexe fut de se détendre avant que ne reviennent à son esprit les histoires de yôkai que sa mère lui racontait. Il se décala vers un coin de la pièce sans la quitter des yeux. Elle l’observa avec curiosité, sans comprendre.

« T’es avec les yôkai, c’est ça ? » questionna avec crainte le garçon.
Il y eut un moment de flottement. La nouvelle arrivante parut d’abord surprise avant de pouffer de rire.

« Toi, on peut dire que t’as de drôles d’idées ! Toryoko-san nous avait prévenus en partant, il a aussi dit que tu serais sans doute un peu perdu en te réveillant. »

Moriya restait méfiant. Elle avait beau parler de Toryoko comme si elle le connaissait, elle ne niait pas son accointance avec les yôkai. La jeune fille finit par comprendre ce qui se passait.

« Et non, je n’suis pas avec les yôkai », précisa-t-elle en souriant. « Tu veux bien v’nir avec moi maintenant ? Shizendo-sensei m’a dit de m’occuper de toi ce matin.
— Shizendo-sensei ?
— Même ça ? C’est le maître, celui qui va tout t’apprendre à partir d’aujourd’hui ! Ou peut-être demain à ce rythme-là... »

Cela n’arracha même pas un sourire au garçon qui ne faisait toujours pas mine de bouger. Elle commençait à s’impatienter. Elle repéra sa veste un peu plus loin ( je ne suis pas sur du qu'elle lui envoya... et lui envoya peut-être) qu’elle lui envoya.
« D’abord, mets ça, tu vas attraper froid, et maintenant, suis-moi », reprit-elle sur un ton plus sec qui ne fît pas naître plus grande réaction. Ce fut tout juste s’il enfila le vêtement après s’être rendu compte qu’il avait froid.
Elle changea alors d’attitude et se dirigea d’un pas décidé vers lui pour lui saisir le poignet. Oubliant toute diplomatie, elle chercha à le traîner, de force, dans la cuisine. La tâche se révéla plus ardue qu’elle n’aurait cru. Déjà, il n’était guère plus petit qu’elle, ensuite, à peine l’avait-elle attrapé qu’il se mit à crier en se débattant. Haletante, elle avait tant bien que mal réussi à le faire traverser la moitié de la pièce quand une voix ferme et posée vint couvrir le raffut.

« Que se passe-t-il ici ? Rikudo, je croyais t’avoir demandé de t’occuper de notre nouvel ami, pas de le torturer. »

L’étreinte sur son avant-bras cessa aussitôt et Moriya tomba, surpris de sa liberté retrouvée. Rikudo, elle, s’était agenouillée dans une position de déférence penaude. Sa voix tremblait.

« Il n’écoutait pas, pensait que j’étais la marionnette d’un yôkai. Je ne savais pas quoi faire Shizendo-sensei.
— Redresse-toi va, ce n’est rien. J’aurais dû venir avec toi pour le rassurer. »

Le vieil homme s’approcha à pas lent du coin de la pièce dans lequel le garçon s’était réfugié. Il s’accroupit avec lenteur, les tiraillements de ses muscles étaient presque perceptibles à l’oreille. Refrénant une grimace, il essaya de capter le regard de Moriya, désormais à sa hauteur.

« Tu te souviens de moi, Moriya ? »

Son était doux, à peine audible maintenant qu’il n’avait plus à le forcer. Le garçon hocha timidement la tête en se remémorant l’homme venu à son village.
« Bien. Tu es arrivé hier, avec Toryoko-san, ça aussi tu t’en souviens ? »

Moriya hésita. Il revoyait la vaste clairière, le sentier qui sinuait à travers, la bâtisse qui leur tenait lieu d’objectif... Mais rien d’autre ne lui revenait. Il fit non, d’un mouvement de tête.

« C’est bien ce que je craignais. Toryoko-san a dû te porter pour terminer, après la forêt, tu étais exténué, physiquement, certes, mais mentalement aussi... Il a dû repartir tôt ce matin, mais il nous avait prévenu que tu serais un peu perdu à ton réveil.
— Pourquoi ?
— Pourquoi ? Eh bien, parce que c’est son travail. Il guide les gens, fait des livraisons... Ce genre de choses. »

Moriya opina de la tête. Le ton doux du vieillard le rassérénait.

« Tu veux bien m’accompagner maintenant ? Ton repas t’attend. Ensuite, Rikudo t’expliquera comment ça fonctionne ici, ce que tu auras à faire et cetera. N’est-ce pas Rikudo ? » Elle acquiesça timidement depuis le milieu de la pièce. « Tu veux bien venir avec moi maintenant ? »

Le garçon approuva, toujours sans ouvrir la bouche. Le vieil homme lui sourit et se releva dans un craquement de genoux. Il s’éloigna ensuite à pas lents, suivi en silence par les deux enfants.
***

Ils traversèrent deux couloirs avant d’arriver dans la cuisine. Au centre de la pièce, un foyer aux braises rougeoyantes réchauffait une marmite d’où s’échappait le frémissement agréable de la soupe. Le vieil homme alla s’installer non loin de l’irori, sur l’un des coussins disposé ( peut-être un s à disposé si l'on considère que tous les coussins servent) à cet effet.

« S’il te plaît, Rikudo, tu veux bien servir un peu de soupe et de riz à notre ami ? »

La jeune fille hocha la tête et partit chercher les ustensiles et récipients nécessaires. Pendant qu’elle s’affairait, il désigna à Moriya l’un des sièges autour de la marmite. Une douce chaleur émanait du brasero chassant les derniers vestiges de son angoisse matinale.

« Profite, aujourd’hui, tout le monde sera serviable avec toi, mais dès demain, tu participeras toi-aussi à la vie de la maison. »

Rikudo déposa un plateau devant lui. Deux bols irréguliers en terre cuite laissaient échapper des fumets appétissants. Il saisit les baguettes et marqua une hésitation.
« Nous avons déjà mangé, ne te soucie pas de nous », lui indiqua l’artisan. « Veux-tu un peu de thé ?
─ S’il vous plaît », répondit Moriya en s’inclinant deux fois, d’abord devant son nouveau maître, puis devant la jeune fille qui se mettait à préparer son infusion.
Il reposa bientôt ses baguettes et s’inclina respectueusement en remerciant son hôte et les kami pour ce déjeuner. Un léger sourire se peignit sur les lèvres du vieil homme, qui se relevait avec précaution. Il lissa son kimono avec soin avant de poser les yeux sur Moriya.

« Bien, tu dois avoir suffisamment mangé et t’être réchauffé, non ? » Le garçon acquiesça et l’autre ( l'autre.... bof... si il s'était agi d'un autre garçon, peut être mais là...) reprit. « Bien, bien… Tout semble en ordre, dans ce cas, je vais rejoindre les autres. Je te laisse avec Rikudo. »

Il fit un signe de tête vers la jeune fille avant de conclure.
« Je te confie la suite Rikudo.
─ Oui, Shizendo-sensei. »
Il quitta la pièce à pas lents, abandonnant les deux enfants, seuls, derrière lui. Ils le regardèrent s’éloigner un moment, sans dire un mot. Elle rompit le silence la première.

« Commençons par nettoyer tout ça. »
Et sans attendre de réponse, elle ramassa le plateau et lui indiqua de la suivre.
***

Une fois la cuisine nettoyée, la jeune fille se mit à guider Moriya à travers la maison de taille modeste. Elle n’était pas loquace, se contentant du minimum. Là, le dortoir des filles – elle précisa que l’accès lui en était interdit – en face, celui des garçons où il avait passé la nuit précédente. Au fond du couloir, une porte donnait sur la salle de bain. Deux bassines de bois, suffisamment grandes pour accueillir deux personnes, étaient surélevées mais intégrées au reste de la pièce par deux marches de bois.

« Il faut passer dehors pour atteindre la petite cheminée qui permet de chauffer l’eau. »

En voyant l’air surpris affiché par Moriya elle expliqua.

« Shizendo-sensei a bien plus de moyen que tu ne l’imagines, c’est pour ça qu’il a pu faire une salle ainsi. Il faut avouer que c’est drôlement pratique, surtout pour nous : au moins, on a un peu d’intimité entre filles. »

Ses joues rosirent en en parlant et elle ferma la porte avec plus de force que nécessaire. Elle fit alors volte-face et prit la direction de la cuisine, pensant masquer son malaise de cette manière. Moriya la suivit sans rien dire, ne comprenant pas la situation. Arrivés dans le second corridor, Rikudo fit un signe de tête sur la droite pour signaler une porte close. Son teint avait retrouvé son hâle habituel.

« C’est la chambre de Shizendo-sensei. Il est interdit d’y entrer, sauf s’il te le demande. »

Elle attendit qu’il acquiesce avant de poursuivre jusqu’à la cuisine.

« Là, tu connais déjà. Tu as le coin avec l’eau pour nettoyer, avec les ustensiles et récipients. On change l’eau tous les deux jours. À côté, tu as la trappe du cellier. On y met tout ce qui doit se garder. De l’autre côté, plus proche de la sortie, tu as la réserve de bois intérieure. Si tu vois que le feu s’éteint, n’hésite pas à en ajouter. Et si tu vois qu’il ne reste presque plus de combustible, il faut refaire la pile à partir des stocks de dehors. Je te montrerai tout à l’heure. » Elle marqua une courte pause avant de conclure. « Voilà, c’est tout pour ici. »

Elle lui lança alors un regard appuyé. Moriya mit un moment à comprendre mais il finit par acquiescer de nouveau.

« Super ! Sortons voir le reste alors. Et si tu as un doute, n’hésite pas, tout le monde ici connaît les règles et pourra t’aider. »

Elle le mena alors vers le genkan : une marche unique descendant sur un sol de terre battue. Diverses sandales y étaient entassées, pour l’extérieur ou non. Ils y changèrent leurs chaussures et sortirent.
***

Ils furent accueillis par une bruine qui déposait un voile sur le paysage alentour ( déposait un voile... voilait peut-être... déposer un voile c'est plus lourd). La forêt d’où il avait émergé la veille apparaissait sous la forme d’une ombre, toujours aussi inquiétante. En dépit de la lumière diffuse, peinant à percer la brume, Moriya ne distinguait pas la moindre couleur. Tout semblait en nuances de gris, les branches nues, les feuillages perpétuels et même les quelques érables dont les feuilles jaunissaient… Rikudo suivait son regard.

« Ce n’est pas la meilleure saison ici. Même si c’est la moins chargée, tu auras plus de temps pour t’adapter, et tu verras le printemps... »

Elle laissa passer un temps, rêveuse. Moriya, lui, frissonna. Une pellicule de gouttelettes ( des gouttelettes se formaient... pour une pellicule de gouttelettes … une pellicule c'est une couche... les gouttelettes on voit bien l'image) se formaient dans son cou et commençait ( si c'est la pellicule alors formait et commençait... si ce sont les gouttelettes, formaient, commençaient) à glisser le long de son dos. Le faible mouvement sortit la jeune fille de ses réflexions et ils prirent la direction d’une bâtisse plus imposante. Ils avançaient à petits pas pour ne pas glisser sur le sol humide.

« Là-bas, c’est l’atelier. Dès demain, tu viendras avec nous.
— Et on fait quoi exactement ?
— On aide Shizendo-sensei, on l’observe, on l’écoute... Et surtout, on apprend ! »

Devant la mine circonspecte du garçon, un sourire naquit sur le visage de Rikudo.

« Tu verras par toi-même. »

L’entrée prenait la forme d’un préau vide en dehors de quelques outils sur une table. La voix de l’artisan les accueillit aussitôt tandis qu’il passait la porte un peu plus loin.

« Ah vous voilà ! Rikudo, il faudrait que tu ailles chercher du bois. Kodoya a encore sous-estimé sa consommation.
— Bien Shizendo-sensei. »

Sans plus prêter attention à Moriya, la jeune fille repartit sous la bruine à pas pressés. Le vieil homme la regarda partir, satisfait.

« Désolé Moriya, il était préférable qu’elle y aille au plus vite... Mais approche tout de même, c’est pour ça que tu es venu. »


Il vint déposer une main sur son épaule pour le guider vers la salle où régnait une certaine agitation. Certain taillaient, d’autres ponçaient... Il y en avait même un qui tordait ! Mais celui qui attira l’œil du garçon tout de suite fut celui qui, un tenugui autour du cou, portait un long marteau. Son visage rougeoyait à la lueur des flammes et la sueur ruisselait à sa nuque. Un autre, tout de blanc vêtu, venait de sortir un bloc du feu avec une longue pince et le tenait devant lui. Le premier se mit à le frapper avec force pendant deux minutes avant que le métal ne soit enfourné à nouveau.

« Je te présente Kodoya, c’est son jour de forgeage, mais ça n’a rien d’une sinécure pour lui. » Le vieil artisan se reprit devant le regard inquisiteur du garçon. « C’est pénible pour lui. La chaleur, le poids de sa masse, la durée de l’effort... »

Rikudo revint alors et se dirigea vers ce coin de l’atelier. Un dernier apprenti attrapa le sac et commença à alimenter les flammes par une trappe sur le côté. Après un instant, le feu sembla s’intensifier ( sembla s'instensifier ou s'intensifia) et les trois adolescents essuyèrent leur transpiration avant le nouvel acte de leur travail. La jeune fille était revenue à leur côté.
« Bien. Où en êtes-vous ?
— Il ne reste que la réserve.
— Bien, très bien. Vous préparerez le repas ensuite. » Il attendit qu’elle acquiesce avant de poursuivre. « Comment tu te sens Moriya ? Prêt à entamer ta première journée ?
— Je crois oui.
— Bien. Alors à plus tard. »

Sans attendre plus longtemps, le vieil artisan prit la direction des apprentis forgeron. Les deux autres sortirent sous la bruine. Après la réserve, Rikudo lui expliqua qu’il avait vu l’essentiel du domaine et qu’il découvrirait le reste avec le temps.

/spoiler]
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

Page perso ( sommaire des textes sur le forum) : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=42205.0

En ligne BeeHa

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Re : Les mille saisons
« Réponse #11 le: 03 Septembre 2021 à 14:09:48 »
Bonjour à tous les deux !

Aponiwa >Merci pour ton retour !

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Basic > Merci beaucoup pour ce retour.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


*****

J’avais la sensation qu’il y avait plus de points à revoir en l’écrivant et en effet, merci à vous deux pour les relevés, je vais pouvoir essayer d’améliorer tout ça ! Ça m’aide beaucoup.
Je posterai les corrections avec la dernière partie de ce chapitre.

Encore merci et à bientôt ! ~
“A faint clap of thunder;
Clouded skies;
Perhaps rain comes – if so, will you stay here with me?”

“A faint clap of thunder;
Even if rain comes not;
I’ll stay here, together with you…”

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Re : Les mille saisons
« Réponse #12 le: 06 Septembre 2021 à 11:41:20 »
Bonjour BeeHa,


J'ai lu ta deuxième partie, et j'ai eu quelques difficultés à comprendre de quoi ça parle.

Pour l'instant, il me semble que tu insistes beaucoup sur la sentimentalité de Moriya et un peu moins sur des aspects contextuels comme le temps qu'il passera dans ce lieu, la nature exacte des enseignements dont il va bénéficier ou encore la vie auquel on le destine.


Je m'attendais à une sorte d'école de façon spontanée, un endroit où l'on apprend à lire et écrire, or cette histoire de forge m'a légèrement surpris. Il m'apparaît donc que tu aurais pu insister un peu plus sur l'apprentissage qui en résulte, les objectifs de cet artisanat ou sa portée dans un enseignement plus général, sa place dans la vie des Japonais.

Au cas où Moriya ne saurait pas ce qui l'attend, alors tu aurais pu nous partager ses doutes, ses questionnements, vis-à-vis de la vie qui l'attend dorénavant, comme pour stimuler notre envie de connaître la suite du récit. ^^


Voici pour des petites idées qui me sont venues à la suite de ma lecture, en essayant d'être le plus clair sur les enjeux que j'ai retenus de ton texte. :)

À bientôt pour la suite de l'histoire.
« Modifié: 06 Septembre 2021 à 11:44:24 par Alan Tréard »

 


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