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03 Août 2026 à 01:48:09
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Auteur Sujet: Sorcier !  (Lu 3879 fois)

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  • Je sais, je dois défaire le Loom.
Sorcier !
« le: 04 Août 2021 à 13:32:08 »
Cette histoire a été écrite en 2008 et modifiée de temps à autre par la suite.
Autant dire qu'elle n'est plus toute jeune, mais encore bien vivante.
Alors si vous avez des commentaires, allez-y.

Se passe dans le même monde que mes autres histoires (et racontée de la même manière, si ça ne vous gêne pas).
Notepad++ dit : 5562 mots.





Dans un petit village vivait Elverina. Douce et belle, elle faisait la fierté de ses parents. Tout le monde l'aimait bien.

Mais, en ce jour d'automne, Elverina, qui n'a encore que 17 ans, est au lit avec une forte fièvre. Ses parents, très inquiets, le seront encore plus quand le médecin leur apprendra qu'il s'agit de la maladie appelée la mort noire.

Quel espoir a-t-elle ? Le diagnostic du médecin est formel : elle n'en a plus que pour deux semaines, peut-être moins, à vivre.

Le désespoir s'abat sur ses parents : sa mère part prier à l'église, et son père va plutôt noyer son chagrin à la taverne.

Les jours passent, et l'état d'Elverina ne s'améliore pas. Elle est dans une semi-inconscience, tremble, et sa fièvre ne retombe pas.

Sa mère voit sa foi s'effriter au fil des prières non écoutées, et son père se change en ivrogne. Mais tous savent le drame qu'ils vivent, et nul ne leur fait de reproches.

En sortant de la taverne, le papa, pas vraiment ivre mais pas sobre non plus, aperçoit un mendiant.
. (hom) Tiens, prends mon argent. Tu en auras plus besoin que moi.
. (men) Merci de ta générosité, l'ami. Je voudrais pouvoir faire quelque chose pour toi en retour.

Tristement, il s'assoit à côté du mendiant.
. (hom) La seule chose qui pourrait me rendre la joie est hors de ta portée, je le crains.
. (men) Oui, je sais de quoi tu veux parler. C'est ta fille, la douce Elverina, qui va mourir. Crois bien que j'en suis désolé.
. (hom) Pourquoi ?! Pourquoi il a fallu que ce soit elle ?! Si tous les démons de l'enfer pouvaient me la ramener, je crois bien que je les appellerais ! Aucun médecin n'en est capable, et il semble bien que même Dieu s'y refuse. S'il faut se tourner de l'autre côté pour la sauver, je le ferai !
. (men) Dans ce cas, oui, il y a quelqu'un qui peut la sauver.
. (hom) Ah oui ? Et qui ?
. (men) Celui que l'on nomme le Sorcier.
. (hom) Le Sorcier ?! Mais ce serait la condamner encore plus qu'elle ne l'est déjà !
. (men) Peut-être. Mais, s'il y a quelqu'un qui a ce pouvoir-là, c'est lui.
. (hom) Alors, ça vaut la peine d'être tenté. Au point où nous en sommes...

Le Sorcier ! Cet homme étrange, apparu il y a tout juste un an près du village, suscite bien des inquiétudes. D'abord, les gens se souviennent encore des lumières inexpliquées qui avaient illuminé le ciel un peu avant sa venue.
Ensuite, il avait refusé de révéler ses origines, et les rumeurs allaient bon train. Enfin, et surtout, il avait refusé de se présenter à une convocation du baron, prétextant qu'il ne dépendait pas de son autorité : le baron avait envoyé des soldats pour le capturer, et les soldats étaient revenus avec de graves brûlures. Plus tard, des villageois ont voulu le mettre sur le bûcher pour sorcellerie, mais ce fut eux qui furent la proie des flammes.
Bien qu'il n'ait tué personne, les gens le craignent et souhaiteraient en être débarrassés.
On dit que tous ceux qui osent s'approcher de son domicile, il les détecte à distance et menace de les faire rôtir : nul doute qu'il en a les moyens.

En pensant à tout ça, notre homme rentre chez lui, et trouve son épouse au chevet de sa fille.
. (fem) Ah, te voilà, toi ! Encore soûl, hein ! Ce n'est pas ça qui guérira ta fille !
. (hom) Tes prières ne semblent guère efficaces elles non plus.
. (fem) Je fais ce que je peux. Moi, au moins, j'essaie !
. (hom) Écoute, ne nous disputons pas dans un moment pareil. Pensons à notre fille.

Ladite fille fait alors entendre sa voix, une voix toute faible :
. (Elv) Pas mourir, non...
. (fem) Accroche-toi, ma petite fille adorée !
. (Elv) Je... je ne peux plus... Adieu, maman. Adieu, papa. Je suis désolée de vous causer du chagrin...

La maman caresse le visage de sa fille et pleure.
. (fem) Non, ne meurs pas !... Si seulement quelque chose pouvait la sauver...
. (hom) Il y a quelqu'un qui pourrait.
. (fem) Et qui donc ? Personne ne survit à cette maudite maladie !
. (hom) Celui qu'on appelle le Sorcier. Lui, il pourrait la guérir.
. (fem) Et il demandera ton âme en échange !
. (hom) Si cela peut sauver ma fille, je suis prêt à ça.
. (fem) Je ne sais plus quoi penser. Si Elverina est d'accord, tu peux essayer si tu veux.
. (hom) Elverina, qu'en dis-tu ?
. (Elv) Je ne veux pas mourir...

L'homme et son épouse partent donc, emportant Elverina qui a encore une fois perdu connaissance.

Ils se dirigent vers la colline où habite le sorcier, et aboutissent devant une porte en métal, bien solide. Il n'y a pas de construction : l'habitation est creusée dans la colline.

Alors qu'ils se demandent encore ce qu'ils vont faire, une voix, terrible et puissante, se fait entendre de partout à la fois :
. (Gal) Disparaissez ou je vous fais rôtir !!!
. (hom) Sorcier ! Montre-toi !
. (fem) Nous avons besoin de votre aide !

La porte blindée s'ouvre alors, laissant sortir un homme bien plus jeune que son statut de sorcier aurait laissé supposer.
. (Gal) Mon aide ? Et quelle aide puis-je donc vous fournir ?
. (hom) Notre fille est gravement malade. Toi seul es assez puissant pour la sauver. Je... euh... nous ferons tout ce que tu voudras si tu peux la guérir.
. (Gal) Et qu'est-ce qu'elle a donc attrapé ?
. (hom) La mort noire !!!
. (fem) Et nul n'y survit...

L'homme regarde la jeune fille, que son père porte dans ses bras. Elle est fort jolie, il est en effet grand dommage qu'elle meure de maladie si jeune.
. (Gal) Bon, d'accord. Je ne peux pas vous donner de garantie, mais je vais essayer.
. (hom) Que demanderas-tu en échange ?
. (Gal) On verra plus tard. Pour le moment, je ne sais même pas si je vais pouvoir la soigner. Bon. Ne bougez pas, je reviens.

Sur ce, il rerentre, et revient avec une sorte de table à roulettes.
. (Gal) Déposez-la là-dessus, et revenez me voir demain. Je vous dirai si je peux la sauver ou pas.
. (hom) Est-ce vraiment nécessaire que vous la gardiez ?
. (Gal) Vous pouvez toujours repartir avec elle, et elle mourra à coup sûr. Je vous laisse le choix.
. (hom) Bon, alors allons-y. Mais si tu ne nous la rends pas, je trouverai bien un moyen de te le faire payer.
. (Gal) Vaine menace. Tu ne pourrais rien contre moi, mais, quoi qu'il en soit, je te rendrai ta fille, vivante si je le peux.

Ils n'ont plus rien à ajouter et s'en vont. Le sorcier repart avec Elverina, et l'allonge dans son propre lit :
. (Gal) Voilà, d'abord, mettons-la bien au chaud. Évidemment, ces abrutis croient encore qu'il faut mettre de la glace pour faire tomber la fièvre ! Pauvre petite, si la maladie ne la tue pas, ce seront les soins qui en viendront à bout...

Pas très costaud, il a du mal à déplacer la jeune fille, qui n'est pourtant pas bien lourde.

Puis, la laissant seule au lit, il va dans une autre pièce, et utilise un étrange dispositif. Il appelle... et ça répond !

. (std) Tiens, l'ami Galrin ! Il y avait longtemps que vous ne nous aviez pas donné de nouvelles. Alors, ça va comment dans votre monde ?
. (Gal) Sûrement mieux que dans le vôtre. Mais j'ai besoin d'un service, c'est pour ça que je vous appelle.
. (std) Un service ? De quel ordre ?
. (Gal) Envoyez-moi un médecin d'urgence.
. (std) Un médecin ? Je croyais que vous les détestiez ? Vous devez être dans un sale état pour demander ça !
. (Gal) Ce n'est pas pour moi. Les villageois me prennent pour un sorcier, et veulent que je guérisse une malade.
. (std) Bon, je regarde qui est disponible.
. (Gal) Et magnez-vous, c'est urgent !
. (std) Oui, oui, je sais... Bon... Euh... Ce soir, vous aurez votre médecin.
. (Gal) Il n'y a pas moyen de faire plus vite ?
. (std) Non, désolé. C'est à prendre ou à laisser.
. (Gal) Espérons qu'il ne sera pas trop tard...

Le soir, Elverina est toujours inconsciente, mais vivante, et un médecin sort de l'étrange machine à côté du dispositif de communication.
. (doc) Nous y voilà. Alors ?
. (Gal) Venez, suivez-moi. J'ai une malade à vous faire soigner.

Ils arrivent devant Elverina. Le médecin l'examine...
. (Gal) Ils disent que c'est la mort noire.
. (doc) Oui, oui... Je vois ce que c'est...
. (Gal) Et c'est quoi ?
. (doc) Du calme ! Je n'ai pas fini...

Le "sorcier", qui s'appelle bien Galrin, tourne en rond quelques minutes.
Puis le toubib déclare :
. (doc) C'est une variante d'une maladie qui n'a plus cours chez nous. C'est létal si ce n'est pas soigné, mais ça n'a rien de difficile à guérir.
. (Gal) Vous allez pouvoir la soigner ?
. (doc) Ça devrait. C'est un peu tard, mais je crois que ça ira quand même. Où est votre armoire à pharmacie ?
. (Gal) Euh... là-bas.
. (doc) Alors... Hum ! Vous n'y avez pas touché depuis longtemps, hein ?
. (Gal) M'ouais. Il y a ce qu'il faut ?
. (doc) Il y a. Il va falloir lui donner un comprimé de ce truc-là deux fois par jour.
. (Gal) Midi et soir ?
. (doc) Si vous voulez. Quand elle se réveillera, nourrissez-la bien, il faut qu'elle reprenne des forces, et l'alimentation des gens d'ici est plutôt pauvre, ça n'a rien dû arranger.
. (Gal) Dans quoi je le lui donne, ce comprimé ?
. (doc) Vous pouvez essayer dans une boisson gazeuse, si vous en avez. Ça fera plus "magique". Ces comprimés n'ont pas beaucoup de goût, elle finirait par croire que vous lui faites avaler de l'eau pure.
. (Gal) Je n'aime pas bien la duper.
. (doc) Bah, ça ne changera rien. Mais ne lui dites pas qu'un médecin est venu la voir : vous savez sans doute que vous ne devez en aucun cas révéler à quiconque votre origine.
. (Gal) Je sais, oui.
. (doc) Bon. D'ici deux jours, son état devrait s'améliorer, mais il ne faudra pas arrêter le traitement, sinon c'est la rechute garantie, et là, ça sera bien plus dur à soigner. C'est deux cachets par jour pendant quinze jours. Vous avez juste la dose qu'il faut ici.
. (Gal) D'accord. Elle devra rester au lit, ou elle pourra se lever ?
. (doc) C'est elle qui saura. Rien n'interdit qu'elle se lève si elle s'en sent la force.
. (Gal) Et dans l'état où elle est, je fais comment pour lui faire avaler ces trucs ?
. (doc) Je vais lui faire une injection, pour commencer...

Galrin n'aime pas trop voir le toubib manier sa seringue. Une fois ceci fait, il reprend :
. (Gal) Et maintenant ?
. (doc) Maintenant, rien, mais elle se réveillera d'ici quelques minutes. Là, vous pourrez commencer le traitement.
. (Gal) Bien. Il y a quelque chose d'autre que je dois savoir ?
. (doc) Je ne crois pas. Si quoi que ce soit d'anormal se produit, rappelez-moi.

Le médecin prend congé, et repart, à travers l'étrange machine.

Notre Galrin se retrouve seul avec Elverina, espérant qu'elle se réveillera afin qu'il puisse lui donner ses premiers cachets, ce qui finit par arriver.
. (Gal) Coucou !
. (Elv) Vous êtes qui ? C'est vous, le sorcier ?
. (Gal) C'est moi qu'on appelle comme ça, oui. Reste réveillée, je vais te donner ta première potion.

Il place donc un comprimé dans un verre de soda, et touille jusqu'à ce que ce soit complètement dissous. Puis il amène le verre à Elverina :
. (Gal) Allez, bois. C'est meilleur que ça en a l'air.

Elle boit sans trop hésiter, puis déclare :
. (Elv) C'est même bon, mais ça pique ! Ça fait bizarre.
. (Gal) Il faudra t'y faire : tu vas en boire un grand nombre d'autres, avant d'être guérie.
. (Elv) Je vais guérir ??? C'est bien vrai ?
. (Gal) Je ne peux pas en être absolument sûr, mais je crois bien que oui. Allez, maintenant, mets-toi au chaud et repose-toi.
. (Elv) Il ne vaut pas mieux me mettre dans la glace ?
. (Gal) Non ! Certainement pas.
. (Elv) Ah. Pourtant, le docteur...
. (Gal) Ton docteur n'y connaît rien. Fais-moi confiance, il vaut mieux rester au chaud.
. (Elv) Je ne m'en plaindrai pas. Et il est bien confortable, ton lit...

Elverina remarque alors les traces laissées par le bon docteur :
. (Elv) Qu'est-ce qui est arrivé, là, à mon bras ?
. (Gal) Je ne peux pas t'expliquer. C'est quelque chose qu'il a fallu faire pour que tu te réveilles. Ce soir, j'enlèverai le pansement et tout rentrera dans l'ordre.

Le lendemain, les parents d'Elverina reviennent. Celle-ci dort encore et n'a rien entendu, mais une sonnerie s'est fait entendre. Quand Galrin ouvre sa porte, les deux époux sont bien surpris qu'il les ait détectés !
. (hom) Euh... Voilà, sorcier. Tu nous as dit hier que nous devions passer le lendemain, alors nous voilà.
. (fem) Et notre fille ? Où est-elle ? Est-elle encore vivante ?
. (Gal) Oui, elle vit. Mais là, elle se repose. Je pense pouvoir vous la soigner, mais ça n'aura rien de facile. Il va falloir que je la garde deux semaines.
. (hom) Deux semaines ?!
. (Gal) Oui, c'est long. Mais, à l'issue de ces deux semaines, si tout va bien, je vous la rendrai en parfaite santé.
. (fem) Si tout va bien...
. (hom) Deux semaines...
. (Gal) Je sais, c'est dur, mais c'est le mieux que je puisse faire. Vous pourrez la revoir entre-temps.
. (hom) Si je comprends bien, il va encore nous falloir attendre.
. (Gal) Oui, mais il y a quelque chose que vous pouvez faire.
. (hom) Et quoi donc ?
. (Gal) Demain, amenez-moi des vêtements pour elle.
. (hom) D'accord. Nous aurons ça demain.

Encore un jour passe, et l'état d'Elverina s'améliore visiblement. Ouf !
Ses parents reviennent, et la miss a enfin de quoi s'habiller - elle était fort légèrement vêtue quand ils l'ont emmenée ici, volonté de faire tomber la fièvre oblige !

Elle a même pu se lever, et, si elle doit se faire aider pour marcher, ses parents ont été bien contents de la revoir !
. (fem) Elverina ! La voilà, vivante ! J'ai du mal à y croire !
. (hom) Elle est guérie !
. (Gal) Pas encore, mais ça en prend le chemin.
. (Elv) Oh, maman, papa, je suis contente de vous voir...

Après les quelques embrassades, Elverina est fatiguée, et rentre se coucher.

Les jours passent, et elle se sent de mieux en mieux. Quand elle s'estime guérie, le traitement doit pourtant continuer.

Et, un jour, elle se colle contre Galrin.
. (Gal) Qu'est-ce que tu veux ?
. (Elv) Te récompenser de m'avoir soignée.
. (Gal) Et... euh... mais...

Elle l'embrasse, puis, de fil en aiguille, finit nue contre lui. Il n'avait pas ce genre d'intentions, mais elle est si jolie qu'il s'est laissé convaincre. Il a toutefois pris la précaution de lui faire avaler une petite pilule après...

Le temps passe encore, les deux semaines vont se terminer. C'est presque dommage, car ils étaient vraiment bien ensemble. Au moment où une étrange sonnerie retentit, Galrin comprend que les parents d'Elverina sont revenus.
Il est triste... et elle aussi. Mais les parents, eux, vont être sacrément joyeux, ça compense - enfin, dans une certaine mesure.

Il sort, et sourit en la voyant, toute guillerette, se jeter dans les bras de ses parents.
. (Gal) Voilà. Comme prévu, je vous la rends.

Le papa n'est pas si heureux qu'il le devrait, on dirait que quelque chose l'inquiète. Galrin apprend rapidement quoi :
. (hom) Et maintenant, que veux-tu en échange ? Mon âme ???
. (Gal) Qu'est-ce que j'en ferais ! J'ai bien assez de la mienne. Non, ce que vous pouvez faire, c'est raconter que j'ai sauvé votre fille, et faire que les gens renoncent à l'idée de me mettre sur le bûcher.
. (hom) Ce sera fait, croyez-moi ! Il ne vous faut rien d'autre ?
. (Gal) Non, déjà ça, ce sera très bien. Et puis votre fille est adorable, l'avoir soignée c'est une belle satisfaction morale.

Tout content, le père rentre chez lui, avec son épouse, et sa fille que tout le monde croyait perdue. Ils appellent néanmoins leur médecin pour vérifier, et ledit médecin n'en revient pas.
. (doc) Sorcellerie !!!
. (hom) Sorcellerie, peut-être. Mais elle est vivante, et pour moi c'est ça qui compte.
. (Elv) T'y connais rien, toubib. Lui au moins, il a pu me soigner. (sourire)
. (doc) Humpf. À quel prix !
. (hom) Pas grand-chose, vraiment.

Le toubib s'en va, blessé dans son amour-propre. Le père d'Elverina part aussi : il va organiser un grand festin pour fêter tout ça. Pendant ce temps, la maman parle à sa fille, et apprend quelque chose...
. (fem) Comment a-t-il été avec toi, le sorcier ? Tu n'as manqué de rien ?
. (Elv) Il a toujours été très gentil. Et il m'a toujours bien nourrie, il m'a même donné de la viande à manger !
. (fem) De la viande, dis-tu ?
. (Elv) Oui ! Avec du sel.
. (fem) Eh bien ! Il faut croire qu'il est riche.
. (Elv) Je ne sais pas. Il n'en avait pas vraiment l'air. En tous cas, c'est plein de choses bizarres, chez lui, et il n'a pas voulu tout me montrer ni m'expliquer à quoi ça servait.
. (fem) Ce sont ses trucs secrets de sorcier, je suppose.
. (Elv) Oui, sûrement.
. (fem) Quoi qu'il en soit, puisqu'il t'a si bien soignée, il faudrait peut-être le récompenser.
. (Elv) Oh, tu sais, il a déjà été récompensé.
. (fem) Par qui ?
. (Elv) Par moi !
. (fem) Qu'est-ce qu'il t'a pris ?!
. (Elv) Rien. Je lui ai juste donné ma propre récompense...
. (fem) Mais... quoi ? Tu n'as rien !
. (Elv) Si, moi.
. (fem) Comment ça ?
. (Elv) Je me suis donnée à lui.
. (fem) Comment a-t-il pu oser...
. (Elv) C'est moi qui lui ai demandé. Tu n'as rien à lui reprocher, tu sais.
. (fem) Oh, ma fille, mais pourquoi ?
. (Elv) Qu'est-ce que tu préfères, maman ? Une fille vierge et morte, ou une fille qui a connu l'amour et qui est bien vivante ?
. (fem) (sourire) Je te préfère vivante, évidemment. Mais qu'en dira ton père ? Et les gens ?
. (Elv) Je me moque de ce qu'ils diront.
. (fem) Bon... Il vaut mieux garder ça secret pour le moment.

Pour Elverina, la vie reprend son cours. L'hiver, rude, lui fait un peu oublier tout ça. Un jour cependant, elle se décide à retourner voir Galrin.

. (Gal) Mais pourquoi tu es revenue ?
. (Elv) Pour te revoir.
. (Gal) Me revoir ?
. (Elv) Je t'aime ! Tu m'as tant manqué !
. (Gal) Oh... c'est vrai que tu m'as manqué aussi...
. (Elv) Et tu m'aimes ?
. (Gal) Oui... Oui, c'est clair. Depuis que tu es partie, je n'ai fait que penser à toi.
. (Elv) Eh bien sois content de me voir !
. (Gal) Je le suis. Mais je ne crois pas que je sois l'homme qu'il te faut.
. (Elv) Pourquoi ?
. (Gal) Tu serais obligée de vivre recluse, avec moi.
. (Elv) Je m'en moque. C'est toi que j'aime, c'est avec toi que je veux vivre. Où que tu sois.
. (Gal) Aaahh c'est pas possible, ça. Avant que je vienne ici aucune femme n'a jamais voulu ne serait-ce que me laisser l'approcher, et voilà que c'est quand j'y ai renoncé qu'une se présente !
. (Elv) Avant que tu viennes ici, tu étais où ?
. (Gal) Loin, très loin. Je n'ai pas le droit de te révéler où.
. (Elv) Dommage. Tu aurais pu y retourner et m'emmener avec toi.
. (Gal) T'emmener dans ce monde débile ? Ah non alors.
. (Elv) Et si c'est ça ou me quitter ?
. (Gal) Évidemment... c'est une solution. Mais je finirais à coup sûr en prison, et toi, tu ne pourrais plus jamais revenir ici.
. (Elv) Ce n'est pas une bonne solution, alors. Mais il y en a sûrement une autre. Une bien meilleure. Comme partir d'ici tous les deux ?
. (Gal) Je ne peux pas laisser tout ce que j'ai là. Ou alors...
. (Elv) Ou alors ?
. (Gal) Ou alors, je coupe les ponts avec mon monde, et je mène ma vie dans celui-ci, comme n'importe quel habitant.
. (Elv) Qu'entends-tu par couper les ponts ?
. (Gal) Je ne peux pas te donner de détails. Je viens d'un autre monde, où j'ai gardé quelques contacts, et c'est tout ce que tu peux savoir.
. (Elv) Il y a des gens que tu aimes, là-bas, c'est ça ?
. (Gal) Pas vraiment, non.
. (Elv) Eh bien alors ?
. (Gal) Alors... Il faut que j'y réfléchisse. Ce n'est pas une décision à prendre à la légère. Reviens me voir d'ici quelques jours, s'il te plaît. Là, tu sauras.
. (Elv) Bon... Je m'y ferai. Je n'ai pas au moins droit à un baiser, avant de repartir ?
. (Gal) Bien sûr que si...

Il l'embrasse, la serre contre lui, puis elle rentre chez elle. Immédiatement, sa mère réagit en la voyant :
. (fem) Eh bien Elverina ? Où tu étais, je t'ai cherchée partout !
. (Elv) Je n'étais pas très loin, pourtant.
. (fem) Je ne te crois pas. Dis-moi où tu étais.
. (Elv) Je suis retournée voir le Sorcier.
. (fem) Tu es retournée le voir ? Mais pourquoi ?
. (Elv) Je l'aime, maman !
. (fem) Mais tu ne peux pas vivre avec lui !
. (Elv) Et pourquoi pas ?
. (fem) C'est un sorcier !
. (Elv) Et alors ?
. (fem) Alors, il ne faut pas. Tu ne pourras pas te marier avec lui.
. (Elv) Je m'en fiche complètement. C'est lui que j'aime, et c'est tout.
. (fem) Ah, ma fille !... Faut-il qu'il t'ait ensorcelée !
. (Elv) Il ne m'a pas ensorcelée, maman.
. (fem) Alors qu'est-ce qu'il t'a fait ?
. (Elv) Il m'a soignée, nourrie, et respectée. Je sais que je serai heureuse avec lui.
. (fem) C'est impossible. Tu ne peux pas aller avec cet homme-là, un point c'est tout.

Et la mère s'en va, laissant une Elverina grognon.
. (Elv) Gna gna gna. Tu peux pas, et pis c'est tout. Eh ben c'est ce qu'on va voir !

Quelques jours passent encore, puis Elverina retourne voir son homme. De tout son coeur, elle espère qu'elle pourra réaliser son rêve : vivre avec celui qu'elle aime.

. (Gal) Te revoilà. Tu m'aimes vraiment, on dirait.
. (Elv) Mais oui, bien sûr ! Tu en doutes encore ?
. (Gal) Un peu, j'avoue.
. (Elv) Tu as pensé à moi, à toi, à nous, à ton monde et à tout ça ?
. (Gal) Oui.
. (Elv) Alors ?
. (Gal) Alors... Si je m'en vais d'ici avec toi, ils enverront des gens pour me capturer et me jeter en prison. Et toi aussi, par la même occasion.
. (Elv) Tu es un sorcier, tu en viendras bien à bout.
. (Gal) Non, tu ne comprends pas. Il ne s'agit pas de sorcellerie.
. (Elv) Effectivement, je ne comprends pas. Il s'agit de quoi alors ?
. (Gal) De technologie. De machines, d'inventions, tout ça. Je n'ai rien d'un sorcier, tu sais.
. (Elv) Mais... et tes potions ?
. (Gal) Des médicaments de chez nous. Il n'y a rien de magique dans tout ça.
. (Elv) Eh ben sorcier ou pas, moi je t'aime, et ça n'y change rien.
. (Gal) (sourire) Au moins tu sais ce que tu veux...
. (Elv) Oui, c'est *toi* que je veux !
. (Gal) Il va falloir détruire toutes les installations qui sont ici, et renvoyer tout le bazar là-bas. Mais si je fais ça, je deviens vulnérable car je n'aurai plus d'armes.
. (Elv) Ça change quoi ?
. (Gal) Ça change que je pourrais bien finir sur le bûcher, voilà ce que ça change.
. (Elv) Alors il faut qu'on s'en aille, toi et moi. Très loin.
. (Gal) Oui, mais si on s'en va, tu ne reverras plus jamais tes parents !
. (Elv) C'est ennuyeux, mais s'il faut en passer par là, je le ferai.
. (Gal) Bon, alors faisons-le. De mon côté, je déblaie ce truc, et toi, eh bien, tu n'as qu'à m'attendre. Ça va me prendre quelques jours, j'irai te chercher quand je serai prêt. D'accord ?
. (Elv) D'accord... Mon amour.

Elle l'embrasse, et rentre chez elle. Il y a là un garçon qu'elle connaît de vue, sans plus, et son père le lui présente. C'est le fils d'un ami, et... son futur époux ?! Ça va pas non ?!

Elverina n'est pas d'accord pour qu'on la marie avec ce type, mais elle n'est pas écoutée. Bah, peu importe pense-t-elle : son futur, le vrai, viendra la récupérer d'ici quelques jours, alors que le mariage n'est prévu que pour dans plusieurs mois. Aussi, elle laisse passer l'orage et ne râle pas trop fort.

Ça prend une bonne semaine avant qu'elle n'ait finalement des nouvelles de Galrin. Et pas des bonnes nouvelles : des paysans qui travaillaient aux champs ont attrapé le Sorcier, qui se dirigeait vers la maison d'Elverina, et il a été fait prisonnier !

Elle se renseigne, et obtient la date du procès, mais, hélas, on lui refuse le droit d'y assister.

Le jour même, décidée, elle tente de s'infiltrer, mais les gardes l'interceptent et la maîtrisent.

Le procès ne durera guère : le lance-flammes employé pour faire reculer les gens, les haut-parleurs dissimulés dans les arbres environnants, les cellules photo-électriques pour détecter les visiteurs imprévus, tout ça, il ne peut leur expliquer...

Et le juge rend le verdict fatal :
. (jug) L'accusé est reconnu coupable de sorcellerie. Il sera brûlé vif le 15 de ce mois à midi, sur la place du village.

Ponk ! Adjugé. Galrin est rejeté au fond de la cellule où on l'avait déjà laissé croupir en attendant le procès. Ah, s'il avait vraiment été un sorcier, ça ne se serait pas passé comme ça...

Galrin est désespéré, Elverina est désespérée, les jours passent et n'apportent aucune bonne nouvelle.

Le jour fatidique finit par arriver, et Galrin se retrouve attaché à un poteau, entouré de choses qui brûlent trop bien...

La foule se presse, et il reconnaît Elverina dans l'assistance. Son père la tient fermement. Alors qu'il y a quelque temps, il serait allé jusqu'à donner son âme, voilà qu'il a tout oublié ! Quel ingrat !

Le bourreau s'approche avec une torche allumée, et des cris se font entendre :
. (Elv) Nooooon !!!
. (vil) Sorcier ! Brûlons-le !
. (Elv) Alors brûlez-moi avec lui ! Je te demande pardon, Galrin, c'est à cause de moi, tout ça ! Oui, brûlez-moi avec lui !
. (hom) Tais-toi !
. (vil) Tiens-toi tranquille, femme.

Rien n'y fait, ils vont brûler vif son homme, sous ses yeux, qui s'embuent déjà de larmes. Et, ensuite, on la mariera de force avec le premier andouille venu.

Alors que le brasier a été allumé, et que rien ne laissait prévoir une telle chose, il se met à pleuvoir à verse ! Le ciel était pourtant dégagé...

. (vil) Qu'est-ce qui se passe ?!
. (vil) C'est de la sorcellerie !
. (vil) C'est le Sorcier !

Sur ce, une femme que ni Galrin ni Elverina ne connaissent sort de la foule :
. (Ged) Oui, c'est bien de la sorcellerie, mais le coupable ce n'est pas lui. C'est moi !!!

Les gens s'éloignent d'elle, épouvantés.
. (Ged) Vous vouliez de la sorcellerie ? En voilà !

Elle jette un sort, et oui, et devant des dizaines de paires d'yeux médusés, elle se transforme en créature monstrueuse !

La plupart des gens s'enfuient en hurlant, et elle reprend son apparence normale au bout de quelques secondes.
. (Ged) Je suis Gedryn l'archimage, et vous venez d'avoir un aperçu de mes pouvoirs. Alors que ce gars-là n'est même pas fichu de faire la différence entre un sortilège et une petite cuillère !
. (Gal) Je n'ai jamais prétendu le contraire !
. (Ged) Je sais, et pour qu'un innocent ne soit pas tué, je me suis vue dans l'obligation d'intervenir.
. (Gal) Euh... si vous pouviez me délivrer...

Elle s'adresse à l'un des hommes présents, le seul qui n'ait ni bronché ni manifesté de la crainte à aucun moment :
. (Ged) Issel, va le détacher, pendant que je tiens ses bourreaux en respect.
. (Iss) J'y cours, princesse !
. (Ged) Et cesse de m'appeler comme ça, ou je te change en ver de terre !

Galrin est libre, Elverina se jette dans ses bras.
. (Gal) Je ne sais pas qui vous êtes, mais je vous dois une fière chandelle !
. (Elv) Ils l'ont dit, déjà. C'est Gedryn l'archimage, et Issel.
. (Iss) Issel, aventurier des Terres du Sud, pour vous servir.

Les quatre personnes s'éloignent du village, et font un peu plus connaissance.
. (Gal) Merci à vous de m'avoir sauvé. Je m'appelle Galrin.
. (Elv) S'ils l'avaient tué, je me serais tuée ensuite, pour sûr ! Moi, je suis Elverina.
. (Ged) Tout cela est terminé, à présent.
. (Iss) Ces gens sont trop superstitieux, des benêts pareils, moi ça me gave.
. (Gal) Eh bien, grâce à vous en tous cas, je vais pouvoir reprendre mon plan où j'en étais.
. (Iss) Quel plan ?
. (Gal) Tout laisser tomber ici et m'enfuir avec celle que j'aime !
. (Elv) Et ça, c'est moi !
. (Gal) Ce qui m'inquiète c'est s'ils me reprennent ailleurs. Quand j'avais tout mon matériel, je pouvais me défendre, mais là, ça n'ira pas. Je ne sais vraiment pas me battre.
. (Iss) Ça s'apprend.
. (Gal) Je n'ai pas la constitution pour.
. (Iss) Ça s'acquiert.
. (Gal) Bon... Je veux bien, alors.

Ils repartent ensemble, et resteront ainsi indéfiniment. Galrin s'est bien transformé : il sait désormais se battre. Mais lui et Elverina restent avec leurs bienfaiteurs, dont ils se sont fait des amis, et avec lesquels ils voyagent beaucoup.

De temps à autre, les voyages permettent à Elverina de visiter ses parents, jusqu'à ce qu'elle apprenne la mort de ces derniers. Eh oui, le temps passe, et ils étaient bien vieux.

Ils accostent sur une île, et ils y trouvent un charmant petit village, où ils s'installent. Sur cette île se trouve, outre le village, un grand bâtiment mystérieux, nommé le Complexe Gamma, qui paraît-il retient indéfiniment celui qui serait assez téméraire pour y pénétrer. C'est le croquemitaine local, qui sert à faire peur aux petits enfants, et nos amis se garderont bien d'aller vérifier.

Quand Galrin atteint les 90 ans, et que la mort s'approche, il pourra dire qu'il a passé une vie merveilleuse avec Elverina, qui le suivra de près dans la tombe, et demandera à être enterrée avec lui.
« Modifié: 04 Août 2021 à 16:32:12 par meynaf »
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Re : Sorcier !
« Réponse #1 le: 04 Août 2021 à 15:32:03 »
Hello!
Je n'ai pas lu tes autres textes, je ne sais donc rien de ton monde.
J'ai bien aimé ton histoire, et j'ai trouvé l'intervention du médecin de l'"autre monde" très cocasse et inattendue.
Deux ou trois choses :
- la concordance des temps. Tu commences au passé, puis passe au présent, puis... j'ai un peu de mal avec ça.
- tes dialogues : j'ai trouvé qu'il y avait des petites longueurs parfois.
Après, sur la présentation des dialogues, j'imagine que le côté non conventionnel est voulu?
- parfois des transitions assez déroutantes
- "Quand elle s'estime guérie, pourtant, le traitement doit continuer." : la phrase est à reformuler.

Merci pour ton texte! :)
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Re : Re : Sorcier !
« Réponse #2 le: 04 Août 2021 à 16:31:28 »
- la concordance des temps. Tu commences au passé, puis passe au présent, puis... j'ai un peu de mal avec ça.
Le truc c'est que j'utilise le passé pour "situer" le reste. En gros, pour résumer ce qu'il y a avant le récit en lui-même.
Le récit, quant à lui, est au présent. Je trouve cela plus immersif, on vit les choses au moment où elles sont racontées. Bon, il y en a aussi qui n'aiment pas et qui verront un scénario plutôt qu'un texte littéraire...
Cependant, si j'ai commis une erreur, merci de me mettre le nez dessus !


- tes dialogues : j'ai trouvé qu'il y avait des petites longueurs parfois.
Par exemple ?
Veux-tu dire par là que certains de mes dialogues sont trop longs ?


Après, sur la présentation des dialogues, j'imagine que le côté non conventionnel est voulu?
Il l'est assurément.
J'en ai eu assez des "dit machin", "répond truc", "rétorque bidule", qui à mon avis alourdissent inutilement les choses. J'ai aussi voulu lever toute ambiguïté sur qui dit quoi (ce n'est pas toujours évident sinon !), et aussi qu'on soit toujours bien sûr que c'est bien le personnage qui parle et pas un bout de narration (mes indications sont entre parenthèses).


- parfois des transitions assez déroutantes
Exemple ?


- "Quand elle s'estime guérie, pourtant, le traitement doit continuer." : la phrase est à reformuler.
Essai : j'ai déplacé le "pourtant".
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Re : Sorcier !
« Réponse #3 le: 04 Août 2021 à 20:35:08 »
Bien.
Visiblement, avec mes commentaires je pensais t'aider, mais vu le ton de tes réponses, j'ai plutôt l'impression de t'avoir dérangé. Désolée, ça ne se reproduira plus.
Ah, au fait... De rien, ça m'a fait plaisir!  |-|
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Re : Sorcier !
« Réponse #4 le: 06 Août 2021 à 01:20:05 »
Petite intrusion.

Apo : je crois que le ton adopté par meynaf provient plus d'un manque de tact que d'autres choses moins pardonnables...
Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d'eux.

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Re : Sorcier !
« Réponse #5 le: 06 Août 2021 à 15:56:32 »
Bonjour meynaf, j'ai aimé lire ce texte, il me fait penser à un conte pour enfant.
Aponiwa, je suis du même avis que Exil, je pense que tu as pris la mouche pour rien.
L'entraide étant primordiale, un peu d'empathie est toujours la bienvenue. ;)
Bonne soirée tous le monde.
Michèle

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Re : Sorcier !
« Réponse #6 le: 06 Août 2021 à 17:41:12 »
Petite intrusion.

Apo : je crois que le ton adopté par meynaf provient plus d'un manque de tact que d'autres choses moins pardonnables...

Alors je m'excuse envers Maynaf!  ;)

Aponiwa, je suis du même avis que Exil, je pense que tu as pris la mouche pour rien.

Bah, je fais partie de ces vieux croutons pour qui un petit mot magique reste gratuit et fait du bien. Il est parfois dur de juger le ton d'une personne sur un post...
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Re : Sorcier !
« Réponse #7 le: 07 Août 2021 à 10:22:14 »
Bonjour.
Citer
un petit mot magique reste gratuit et fait du bien
Je suis tout à fait d'accord.
Bonne journée malgré la pluie.
Michèle

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Re : Re : Sorcier !
« Réponse #8 le: 18 Août 2021 à 22:53:26 »
Bien.
Visiblement, avec mes commentaires je pensais t'aider, mais vu le ton de tes réponses, j'ai plutôt l'impression de t'avoir dérangé. Désolée, ça ne se reproduira plus.
Ah, au fait... De rien, ça m'a fait plaisir!  |-|
Aurais-je gaffé, à mon grand dam ?
Non, tu me m'as nullement dérangé, au contraire. Que je réponde aux commentaires ne veut pas dire que je ne les apprécie pas !
(En plus de ça j'ai tout loupé et j'arrive sur le tard...)


Petite intrusion.

Apo : je crois que le ton adopté par meynaf provient plus d'un manque de tact que d'autres choses moins pardonnables...
En effet. La diplomatie ne fait pas partie de mes compétences.


Bonjour meynaf, j'ai aimé lire ce texte, il me fait penser à un conte pour enfant.
Aponiwa, je suis du même avis que Exil, je pense que tu as pris la mouche pour rien.
L'entraide étant primordiale, un peu d'empathie est toujours la bienvenue. ;)
Bonne soirée tous le monde.
Merci !


Alors je m'excuse envers Maynaf!  ;)
Rôôôô, c'est pas grave...


Bah, je fais partie de ces vieux croutons pour qui un petit mot magique reste gratuit et fait du bien. Il est parfois dur de juger le ton d'une personne sur un post...
Non, sans rire, qu'est-ce que j'ai fait, encore ?
Si j'ai froissé quelqu'un, je me confonds en excuses tel le hérisson descendant de la brosse à vêtements.
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Re : Sorcier !
« Réponse #9 le: 20 Août 2021 à 14:11:56 »
Sans rancune, meynaf!
N hésite pas à préciser ce que tu attends des commentaires quand tu postes un texte. En tant qu écrivain tu as des libertés mais aussi des contraintes, et parfois il faut les accepter.
Le ton que tu as utilisé pour me répondre me faisait penser que tu n acceptais pas les remarques et t en tiendrais mordicus à ce que tu avais écrit. Donc mon intervention me parut inutile, ce qui peut être un poil frustrant.
Je ne suis pas critique littéraire et je suis bien moins affûtée que plein de commentateurs géniaux de ce forum. Mais il y a tout de même des choses que je soutiens encore en relisant ton texte.
"Dans un petit village vivait Elverina. Douce et belle, elle faisait la fierté de ses parents. Tout le monde l'aimait bien.

Mais, en ce jour d'automne, Elverina, qui n'a encore que 17 ans, est au lit avec une forte fièvre."

Ben je maintiens qu il y a un souci de concordance. Les paragraphes ne s enchainent pas bien, ca ne marche juste pas.

Libre à toi de modifier ou non.

Belle journée  :)
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Re : Re : Sorcier !
« Réponse #10 le: 20 Août 2021 à 14:38:35 »
N hésite pas à préciser ce que tu attends des commentaires quand tu postes un texte. En tant qu écrivain tu as des libertés mais aussi des contraintes, et parfois il faut les accepter.
J'attends des commentaires précis, des suggestions. Même si quelqu'un s'amusait à faire de la réécriture, ça ne me gênerait pas.
Pour les impressions générales je suis plus mitigé. C'est sûr que si le lecteur aime bien ça fait toujours plaisir, mais s'il n'aime pas ce n'est pas un truc flou qui va m'aider à comprendre pourquoi.


Le ton que tu as utilisé pour me répondre me faisait penser que tu n acceptais pas les remarques et t en tiendrais mordicus à ce que tu avais écrit. Donc mon intervention me parut inutile, ce qui peut être un poil frustrant.
Je vois ce que tu veux dire.
Il faut que je sois clair à ce sujet : ce n'est pas parce que je "contre-argumente" que j'ai l'intention de m'en tenir à ce que j'ai écrit.
J'ai déjà fait des modifs dans d'autres textes suite à des commentaires.
C'est juste que, il ne suffit pas de me suggérer quelque chose pour que je l'applique : encore faut-il que je sois d'accord sur le point précis dont il est question - et, constatons-le, ce n'est quand même pas très courant. Tout accepter ne serait pas très malin de toutes façons : il faut être capable de dire non.
Mais, même si je ne suis pas d'accord avec une remarque, ça ne veut pas dire que je ne ferai rien pour la prendre en compte. Je peux faire autre chose que ce qui a été suggéré. Donc elles sont souhaitables dans tous les cas.


Je ne suis pas critique littéraire et je suis bien moins affûtée que plein de commentateurs géniaux de ce forum. Mais il y a tout de même des choses que je soutiens encore en relisant ton texte.
"Dans un petit village vivait Elverina. Douce et belle, elle faisait la fierté de ses parents. Tout le monde l'aimait bien.

Mais, en ce jour d'automne, Elverina, qui n'a encore que 17 ans, est au lit avec une forte fièvre."

Ben je maintiens qu il y a un souci de concordance. Les paragraphes ne s enchainent pas bien, ca ne marche juste pas.

Libre à toi de modifier ou non.
Il se peut que je commette une erreur de temps, mais dans ton exemple ce n'est pas le cas. :P
Bon, mais au minimum ça demande une explication.

Quand j'emploie le passé, ça veut dire que le fait décrit date d'avant le récit. Elle vit au village, on l'aime bien : ça a commencé bien avant cette histoire.
Par contre, ce qui se passe maintenant, c'est qu'elle est malade : je passe au présent.
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Re : Re : Re : Sorcier !
« Réponse #11 le: 20 Août 2021 à 20:50:28 »

Il se peut que je commette une erreur de temps, mais dans ton exemple ce n'est pas le cas. :P
Bon, mais au minimum ça demande une explication.

Quand j'emploie le passé, ça veut dire que le fait décrit date d'avant le récit. Elle vit au village, on l'aime bien : ça a commencé bien avant cette histoire.
Par contre, ce qui se passe maintenant, c'est qu'elle est malade : je passe au présent.

T'es têtu, toi hein?  :D

J'y peux rien, moi, s'il y a des règles en français!  :/

Tiens, un peu de lecture : http://www.laplumenumerique.fr/la-concordance-des-temps-dans-le-recit-petit-apercu/ !!!
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Re : Re : Re : Re : Sorcier !
« Réponse #12 le: 21 Août 2021 à 18:20:47 »
T'es têtu, toi hein?  :D

J'y peux rien, moi, s'il y a des règles en français!  :/

Tiens, un peu de lecture : http://www.laplumenumerique.fr/la-concordance-des-temps-dans-le-recit-petit-apercu/ !!!
Toujours pas. :P
Les éléments antérieurs à l’action principale n'utilisent pas le même temps que celle-ci. Cette page ne dit rien d'autre.

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Re : Sorcier !
« Réponse #13 le: 21 Août 2021 à 18:35:21 »
Je capitule...  ><
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Re : Re : Sorcier !
« Réponse #14 le: 21 Août 2021 à 19:01:25 »
Je capitule...  ><
Sans changer d'avis pour autant, j'imagine... ::)
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