Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

06 novembre 2026 à 12:31:23
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Eurovacances

Auteur Sujet: Eurovacances  (Lu 2690 fois)

Hors ligne licorne

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Eurovacances
« le: 02 juillet 2021 à 06:23:00 »
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Vacances de rêve en Europe

R. ingénieur dominicain (pas un moine, mais de la République dominicaine, qui partage l’île d’Hispaniola avec Haïti) part pour passer trois semaines de vacances en Europe, la plus grande partie en Espagne.

Il prête sa carte de banque à sa sœur pour qu’elle puisse faire le plein en le conduisant à l’aéroport de Punta Cana.
La gaffe ! Il oublie de lui réclamer et elle oublie de lui rendre.

Voulant au moins visiter l’Atomium de Bruxelles, et voir le Mannekenpisse, il débarque tranquillos à Zaventem, l’aéroport de Bruxelles-National.
Là, Las ! Malgré son visa en règle, on lui a posé des tas de questions.
Où vous allez, pourquoi, chez qui logerez-vous ?
In fine, « combien d’argent sur vous ? »  385 euros.

Patatras ! Les touristes souhaitant se rendre en Espagne doivent disposer de 598 euros en espèces ou sur un compte.
La preuve par une carte de banque.
Carte de banque oubliée chez sa sœur, il propose de montrer son compte en banque.

"Ce n’est pas la procédure"

Une amie qui l’attendait à l’aéroport, propose de verser la différence.

"Ce n’est pas la procédure"

La procédure, c’est : vous pouvez introduire un recours, mais en attendant, c’est le centre de rétention.

Vous avez bien lu, ce n’est pas un centre de détention, c’est un centre de détention soft. Avec des portes en acier, des grilles, des gardiens et … pas de sortie.
Où l’on côtoie des dealers, des voleurs, des violeurs et … des réfugiés en attente de réponse à leur demande d’asile.
Il y passera treize jours.

Pas de nouvelles de l’avocat pro deo, son amie lui trouve un avocat (payant) et parvient à lui faire envoyer la carte bancaire oubliée.

Niet.
La preuve de la solvabilité doit être faite lors du débarquement.

Son avocat passe par la Police des Frontières (!), puis par l’Office des Etrangers, va en appel.

"Les règles sont les règles."
Y compris le placement en rétention.

Appel rejeté, il doit donc être expulsé et son visa annulé.
Mais la veille il est libéré, sans explication.

Il peut profiter librement de ses vacances, enfin, ce qu’il en reste.

Entre les frais d’avocat et les billets d’avion à racheter, ses vacances en centre de rétention lui auront coûté 1600 euros.

N.B. En République dominicaine, comme à Haïti, la plupart des habitants descendent des esclaves africains. Et lorsque on descend à la fois de l’avion et d’esclaves africains, on risque de ne pas passer indemne la douane d’un aéroport européen.

P.S. Ces faits, réels, se sont passés il y a quelques années.  Cela a un peu changé depuis mais R. n’a pas voulu retenter l’expérience.
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« Modifié: 03 juillet 2021 à 01:12:06 par licorne »
moi, je n'ai rien à perdre et tout un Monde à gagner

(allusion au Manifeste du Parti communiste de Karl Marx et Friedrich Engels, 1848. Citation : “Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner".

Hors ligne Cendres

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Re : Eurovacances
« Réponse #1 le: 02 juillet 2021 à 09:24:55 »
Merci pour ton texte.

Tu dis que ton texte est vrai, cela est intéressant de savoir cela. Je ne savais pas tout ca.

Mais c'est étrange 598€? Pourquoi pas 600€, c'est une drôle de somme.

C'est le genre de chose qui dégoute a vie d'aller en Europe.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne Delnatja

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Re : Eurovacances
« Réponse #2 le: 02 juillet 2021 à 09:32:00 »
Bonjour licorne, merci pour ce récit qui fait froid dans le dos.
Bonne journée.
Michèle

J.

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Re : Eurovacances
« Réponse #3 le: 02 juillet 2021 à 11:05:10 »
Bonjour. C'est bien triste pour ce pauvre monsieur. Claquer 1600 balles et sans voir "le petit bonhomme qui pisse" ça donne pas envie de rendre visite à nos voisins d'Outre-Quiévrain. Déjà que c'est méritoire de le découvrir au coin d'une rue, perché à deux mètres du sol. J'ai bien aimé ce récit, hélas vécu. À +

Hors ligne licorne

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Re : Eurovacances
« Réponse #4 le: 02 juillet 2021 à 18:19:43 »
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@ Cendres, d'abord merci pour ton com'

Quant aux 698,00 euro(s), j'ai été aussi intrigué. Mais j'ai une hypothèse.

Les administrations comme les fonctionnaires, sont  très conservatrices.

J'imagine qu'il y a eu, comme dans d'autres domaines, un montant initial en ancienne monnaie inchangé puis "traduit" en euros, toujours inchangé mais indexé chaque année. D'où des montants farfelus.

P.S. Désolé, j'ai encore déformé ton pseudo (corrigé ce samedi 3 juillet aux petites heures)


@ Delnatja,
"ce récit qui fait froid dans le dos" C'était pourtant l'été! :-)

@ Jonathan, fidèle commentateur

Je vois que tu connais Mannekenpis* 
 Il n'est pas  "au coin d'une rue" mais au carrefour de deux petites rues.

*contrairement au correcteur ...
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« Modifié: 03 juillet 2021 à 02:37:06 par licorne »
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(allusion au Manifeste du Parti communiste de Karl Marx et Friedrich Engels, 1848. Citation : “Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner".

Hors ligne Claudius

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Re : Eurovacances
« Réponse #5 le: 02 juillet 2021 à 18:37:49 »

Je n'ai pas tout compris, tu parles de l'aéroport en Belgique et d'Espagne, qu'il est incarcéré ? Où ?

Je vais en Espagne régulièrement et j'y suis actuellement, on ne m'a jamais demandé le montant de mon compte en banque ! Il y a ici un max de touristes de tous les pays, et pour un visa vacances ça me semble très étonnant !

Et comment prouver que tu as cette somme en ne montrant qu'une carte visa ?

Ton écrit est plein d'incohérences.

 :o :o :o
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

Ma page perso si vous êtes curieux

J.

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Re : Re : Eurovacances
« Réponse #6 le: 02 juillet 2021 à 20:21:58 »

@ Jonathan, fidèle commentateur

Je vois que tu connais Mannekenpis* 
 Il n'est pas  "au coin d'une rue" mais au carrefour de deux petites rues.

*contrairement au correcteur ...
.
Là, tu chipotes... Mais c'est pas pire que de trouver The Little Mermaid, paumée au fin fond d'un square, sur un rocher battu par les vagues de la Baltique, un jour de mars. Tout ça pour une "bestiole" d'environ 1 mètre cinquante, de la tête à la queue... Une autre fois, je te parlerai d'Helsinborg (château d'Hamlet, Helseneur)

Hors ligne Opercule

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Re : Eurovacances
« Réponse #7 le: 03 juillet 2021 à 00:37:22 »
Je dois avouer que partir pour un autre continent avec 400 euros en poche, ce n’est pas parti pour bien finir… Et, bon, un compte en banque, c’est bien joli, mais sans la carte qui va avec, ce n’est pas très utile…

Pourquoi lui dit-on "Niet" et pas "Non" ? On ne parle pas russe, en Belgique.

Pourquoi tu décris le centre de rétention comme une prison avec "des dealers, des voleurs, des violeurs… " ? Les criminels ne seraient pas, justement, en prison ? Dans ce genre de centre, je m’attends à voir des demandeurs d’asile, des migrants et des réfugiés ’-’

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
« Modifié: 03 juillet 2021 à 11:53:23 par Opercule »

Hors ligne licorne

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Re : Eurovacances
« Réponse #8 le: 03 juillet 2021 à 02:33:18 »
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@ Jonathan,
tant qu'à chipoter, le château d'Hamlet, c’est à Elseneur, sans Hache :-)
D'ac, parle-moi du château d'Helsinborg (Kronborg?), je ne connais pas grand-chose de Shakespeare hormis le jeu de mots vaseux "chaque spire" et autres joyeusetés. :-(
Mais dois avouer que ta description de la Petite Sirène, des lieux et du chemin mériterait de figurer sur un prospectus touristique ...

@ Claudius

Merci d'avoir pris la peine de commenter mon écrit.

"Je n'ai pas tout compris"

C'est pourtant écrit en bon français! Peut-être l'as-tu lu trop vite, "en diagonale"?
D''où, sans doute, ta conclusion :

(...) "Ton écrit est plein d'incohérences."

Oserais-je te proposer de revenir après une (sérieuse) relecture?

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



@ Opercule

Merci d'avoir pris la peine de commenter mon écrit et de te documenter.

Je te propose également de relire mon texte, ainsi que la tentative d'explication suggérée à Cendres.

Sinon, "niet" : en Belgique on parle le belge, comme  chacun sait. :-)
Mais dans ce cas précis c'est le raconteur qui a fait du zèle ...

Le "centre de rétention" est (était) en fait une sorte de centre de transit. Mais avec presque toutes les "commodités" d'une prison. 

Aujourd'hui,
"En Belgique, un centre fermé est un lieu où sont détenus des étrangers en situation irrégulière ou des jeunes délinquants." (Wikipedia)

Merci pour ton "Aparté".
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(allusion au Manifeste du Parti communiste de Karl Marx et Friedrich Engels, 1848. Citation : “Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner".

Hors ligne Opercule

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Re : Eurovacances
« Réponse #9 le: 03 juillet 2021 à 12:36:10 »
Fort bien, je relis.

Je dois avouer que sans personnages, ni dialogues ni descriptions, on pourrait s’attendre à un texte plus compréhensible.
En effet, si tu dis que R. va en Espagne, c’est surprenant de le voir arriver à Bruxelles — une façon très simple serait d’expliquer que la capitale belge constitue une escale dans son voyage ou une première étape (surtout si une amie apparaît magiquement au cours du texte). Une autre manière de faire est de ne pas s’embarrasser avec l’Espagne : dans ce cas, tu ne mentionnes pas le pays avec la règle des 600 € et tu dis à la place "pour séjourner en Europe", par exemple. L’aller-retour cognitif Espagne-Bruxelles-Espagne, d’autant avec si peu de narration, ne peut que nous faire oublier l’essentiel : où est-il, où veut-il aller ?

On pourrait se demander le moment où il se rend compte qu’il n’a plus sa carte. La formulation "Voulant au moins" suggère qu’il savait qu’il y avait un souci dans ses affaires à l’arrivée. Quelles sont ses réflexions sur le moment, quel est son état d’esprit en arrivant à la douane ?

S’il passe treize jours en centre et qu’il était parti pour des vacances de trois semaines (selon mes calculs, 21 jours), pourquoi doit-il racheter des billets ? Veut-il écourter son séjour ? Comment se sent-il après cet épisode, que fait-il entre sa libération et son départ ? Quel est le rôle de l’amie, qui a tenté de se faire porter garante (je crois ?) et a trouvé son avocat ?

Pourquoi fais-tu le lien entre son héritage et le fait qu’il ne sorte pas indemne ? Tu prétends qu’un demandeur de visa d’une autre ascendance, disons Bolivien ou Azerbaïdjanais, aurait une expérience différente ? Pourquoi le penses-tu ?

Je vois bien la critique kafkaïenne des règles absurdes et intangibles, insensibles à toute raison (voire franchement méchantes). Mettant à part la volonté clairement biaisée du narrateur de nous faire croire ça, je me dois de trouver à cette histoire — au titre vachement bien trouvé, du reste — quelque chose de plat et de fade. C’est, je le conçois, une mésaventure, issue d’une erreur et finissant dans un endroit assez désagréable.
Pourtant, on n’accorde au personnage ni projets ni identité (c’est ce que j’entends, au début, par "il n’y a pas de personnage") : R. (disons Réginald pour faire au moins semblant), un ingénieur dominicain (mais pas les moines) veut aller en Espagne (où, pourquoi ?) pour voir le Manneken pis (et son amie, peut-être ?) ayant oublié sa carte à Punta-Cana (bonjour à sa sœur, dont on voit peut-être le rôle à la fin quand il récupère sa carte, mais on ne sait trop rien). À croire que son histoire est transposable à l’infini avec toutes les autres histoires des gens qui peuvent se trouver dans ton centre fermé (qui, du reste, n’accueille que des étrangers et pas des jeunes délinquants, comme c’est expliqué dans la page de discussion du wiki dont tu as produit le lien).

Tu aurais pu, au moins, débuter une réflexion en réponse à "Les règles sont les règles". Les règles ne sont-elles pas les règles ? (Pour qui) doit-on faire exception ? Les règles sont-elles arbitraires ou excessives ? Doit-on changer les règles ? Qui a fait ses règles et quel est le positionnement du personnage, du narrateur ?

Hors ligne licorne

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Vacances manquées
« Réponse #10 le: 22 juillet 2021 à 19:07:25 »
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(Note. Tout est vrai, sinon c'est extrapolé, ou carrément inventé)

Ce petit texte envers l’ami dont je comprends le dépit pour s’être fourvoyé et peu lui chaut que ce soit arrivé aux meilleurs comme aux pires.

Lui, s’est égaré en cherchant midi à quatorze heures et le lieu de cette narration quelque part entre la Bolivie et l’Azerbaïdjan.
Il y avait de quoi s'égarer, ces deux Pays se situent presque aux antipodes l'un de l'autre, ce qui fait environ treize mille kilomètres à vol de cigogne.

En fait, l'ami avait suggéré que le non-personnage de cette mésaventure, R.  [«ingénieur dominicain (pas un moine, mais de la République dominicaine qui partage l’île d’Hispaniola mais non la misère, avec Haïti) partant pour passer trois semaines de vacances en Europe, la plus grande partie en Espagne"]

R. donc, qu’il a rebaptisé Reginald, aurait pu être, d'après lui, disons Bolivien ou Azerbaïdjanais.

Bolivien?
La Bolivie est un Etat multiethnique, principalement des Amérindiens, parmi lesquels les Quechuas et les Aymaras sont les plus nombreux, ensuite les métis, en troisième lieu des Européens, d'origine espagnole et portugaise.
 
L'aymara et le quechua sont encore usuelles mais l'espagnol reste la langue principale.

Reginald, qui aurait donc pu être Bolivien pour cette narration, de préférence Amérindien ou métis vu l’accueil reçu dans un aéroport européen (Bruxelles? Pas clair, puisqu'il se rend en Espagne).

Il serait fier de son pays dont le nom est un hommage à Simon Bolivar, surnommé El Libertador, le Libérateur, qui dirigea l'émancipation sud-américaine contre la domination coloniale espagnole. Bien que vénézuélien d'origine, Simon Bolivar contribua de manière décisive à l'indépendance de la Bolivie, de la Colombie, de l'Équateur, du Panama, du Pérou et du Venezuela, comme le firent chacun dans leur propre patrie José de San Martín, en Argentine, et Bernardo O'Higgins, au Chili.

Simon Bolivar avait rêvé d'une Amérique latine unifiée.

Hélas! avec les déclarations d"indépendance surgirent et s’exacerbèrent les nationalismes, donnant lieu à des litiges sur les tracés des frontières et même à des conflits armés, comme :
la Guerre du Pacifique (1879-1883).
La Bolivie s'était alliée au Pérou pour faire face à l’expansionnisme du Chili, mais malgré son accès à la mer elle n'avait pas de marine militaire et son armée était faible.
 
C’est donc le Pérou qui dut encaisser les attaques chiliennes dont l'armée en dépit de ses faibles effectifs possédait une artillerie et une flotte récentes et préparées au combat avec une infanterie équipée de fusils modernes.

Après avoir perdu ses navires de guerre, le Pérou subit défaite après défaite sur terre.

Finalement vainqueur, le Chili annexa trois régions du sud du Pérou ainsi que Antofagasta (région, ville et port), le département du Littoral de la Bolivie, son unique accès à la mer.
La Bolivie, perdit ainsi sa façade maritime et se retrouva enclavée dans les Andes.

L’accès à la mer de la Bolivie reste encore aujourd’hui un sujet de tension entre les deux Pays.

Une pomme de discorde subsiste également entre la Bolivie et le Pérou au sujet du lac Titicaca, situé entre les deux.
A ce propos, les Péruviens ont coutume de dire "Titi por aquí y caca por allà" (Titi par ici, Pérou et caca par-là, Bolivie).
Ce serait inconvenant de rire de notre ami Reginald, virtuellement dans la merde.

Azerbaïdjanais?
L’Azerbaïdjan le pays, Azerbaïdjanais les habitants, langue et peuple azéri, proches parents du turc et des Turcs, leur principaux alliés.

La situation stratégique et les ressources pétrolières et gazières de l'Azerbaïdjan suscitent bien des envies (Etats-Unis, Turquie et Israël d’un côté, Russie et Iran de l’autre).

Devenu indépendant en 1991 suite à la dislocation de l'Union soviétique, en 1993 Heydar Aliyev fut élu président avec un score "stalinien" de 98,8 % .
Il régna en maître absolu de 1993 à 2003, avant de passer la main à son fils, Ilham Aliyev.
Digne successeur, celui-ci obtint un score de 88,7 % aux élections de 2005.
Malchance! Aux élections de 2013 les résultats furent publiés "accidentellement" la veille du scrutin (!)

Azerbaïdjanais, notre amis Reginald serait probablement au combat dans un char ou derrière une mitrailleuse.
En effet, l'Azerbaïdjan est en perpétuelle guerre, ouverte ou larvée, contre l’Arménie voisine pour la possession du
Haut-Karabagh, région à majorité arménienne enclavée dans l’Azerbaïdjan.
Les deux pays ont de quoi s’entre-déchirer encre longtemps.

Par contre, notre ami Reginald aurait pu passer indemne la douane. En effet, les Azéris, comme leurs cousins Turcs, n'ont pas les yeux bridés ni les pommettes saillantes.

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Ainsi donc, notre ami s‘est égaré en cherchant midi à quatorze heures et l’Azerbaïdjan dans l’Océan Atlantique.

La preuve : Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan n'est qu'à deux heures de vol de Paris, mais plutôt vers l'Est ...

Deux heures? Bingo!

Quand il est midi à Paris, il est quatorze heures en Azerbaïdjan!

Notre ami a quand-même fini par trouver midi à quatorze heures!

Reste à trouver le vrai lieu de la narration. Patience.

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En fin de compte, notre ami, au lieu de s'égarer aurait pu écrire lui-même une tout autre (et meilleure!) histoire, avec des vrais personnages, pourvus de projets et d'identité, comprenant dialogues et descriptions, sans oublier les réflexions.
 
Mais il s’en est généreusement abstenu, au profit d’une critique aussi positive qu’exhaustive.
Grand Merci.
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moi, je n'ai rien à perdre et tout un Monde à gagner

(allusion au Manifeste du Parti communiste de Karl Marx et Friedrich Engels, 1848. Citation : “Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner".

 


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