Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

14 Juin 2026 à 12:52:08
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Boom !

Auteur Sujet: Boom !  (Lu 4585 fois)

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Boom !
« le: 24 Décembre 2010 à 14:10:05 »
Nouvelle faisant partie d'un recueil dont la première, à lire avant est celle-ci : Le strapontin

Note, j'ai écrit deux versions de cette nouvelle. Ceci est la deuxième version



BOOM !


C’est mon anniversaire aujourd’hui.
Merde, j’avais presque oublié que j’avais vingt ans ! J’espère que Laetitia a annulé les réservations au restaurant. La note va être salée sinon. Laetitia, c’est ma copine. Petite, brune, des yeux noisette. Vous l’avez sûrement croisée dans le métro. Étudiante en histoire, comme moi. Paris VIII, Saint-Denis, vous savez la fac à côté des tours.
Paraîtrait qu’il ne faut pas trop laisser voir son I-phone quand on arrive, qu’il y aurait des petits cons prêts à vous le faucher. J’m’en fous, j’ai un téléphone tout pourri, le même depuis trois ans, qui ne sait que passer et recevoir des appels – et j’allais oublier, des SMS, le truc que je mets vingt heures à envoyer. Et de toute façon pour ce que ça va me servir maintenant !
Sourd comme un pot. Le médecin, il a tiré la tronche après avoir examiné mes tympans, et surtout après ce truc qu’on me faisait faire gamin, un casque sur les oreilles et le doigt levé pour dire de quel côté j’entendais le bruit.
J’ai rien entendu cette fois-ci.
Surdité totale, il a écrit le médecin. En quarante-huit heures, je n’ai pas encore eu le temps d’apprendre à lire sur les lèvres. Ma mère, qui s’inquiétait de l’effet de mon lecteur Mp3 sur mon audition, elle va pouvoir angoisser sur autre chose, maintenant. Sur le terrorisme international, par exemple. Qui a foutu en l’air les tympans de son fils.
Ça a un côté pratique, la surdité, vous n’avez plus à faire semblant de ne pas entendre les bêtises de vos parents. Et, dans le même genre, ils doivent être sacrément frustrés ceux aussi qui souhaitaient m’appeler pour me souhaiter un bon anniversaire. Y’a pas encore la visioconférence à l’hôpital. En tout cas, ma mutuelle étudiante ne doit pas rembourser ce service…

Vingt ans. Le plus bel âge de la vie, il disait l’autre con.
Je ne pensais pas que la bougie sur mon gâteau causerait autant de dégâts. Quatorze morts, il a dit le flic. Quatorze morts, des dizaines de blessés et un mec veinard. Moi. Deux tympans flingués, une grosse bosse sur le front et basta.
Le cul bordé de nouilles, hein ?
Le flic vient de partir. Il m’a gonflé avec ses questions. Je n’aime pas les flics. Surtout pas quand ils appartiennent à la section antiterroriste et qu’ils me demandent depuis combien de temps et pourquoi je porte un keffieh.
Parce que c’est joli et que ça tient chaud, bordel !
Il s’est présenté après le petit-déjeuner : lieutenant, capitaine, enfin je ne sais plus, Picard. Comme les produits surgelés. A voulu vérifier que je me souvenais bien de mon nom.
Oui, Luc Greffier. Comme le chat, pas comme le mec au tribunal. C’est marrant, vous ne trouvez pas les noms qu’ils se donnent, la Justice, le bâtonnier, le parquet, le greffier. Tout ça pour dire qu’ils sont secrétaires.
En tout cas, le lieutenant ou capitaine ou commissaire Picard, ça ne lui a pas plu que je hurle pour lui répondre, je crois. Il m’a tendu un calepin. Et on a correspondu par écrit. Je croyais que c’était une légende, l’orthographe calamiteuse des fonctionnaires de police… ben nan ! Cinq fautes à la ligne !
Pourquoi je raconte tout ça déjà, moi ? Il m’a fatigué avec ses questions. Ça a bien duré une heure ce petit entretien. Paraîtrait pourtant qu’il faut que je me repose. J’ai mal au crâne. Je crois que je vais appeler l’infirmière pour obtenir ce petit cachet magique. Ça me fait dormir. C’est cool. Ça fait taire, surtout, les cloches qui résonnent dans mes oreilles depuis deux jours.
Ding dong !
Des acouphènes, qui risquent de durer, il semblerait. De quoi vous rendre dingue. Surtout quand à côté, vous entendez la batterie de votre cœur un peu cinglé en accompagnement.
Badaboum ! Badaboum !
Je sais, y’a quatre temps dans le battement cardiaque, pas trois. Mais j’aime bien, moi.
« Quand mon cœur fait boom… »

Donc ce flic… Ça a mal commencé, il m’a sorti un tract de son dossier et m’a demandé ce que c’était. J’ai répondu – gribouillé ¬– que c’était écrit dessus. Il m’a regardé comme s’il espérait pouvoir m’embarquer pour six jours de garde à vue. Six jours de doigt dans le cul. J’ai déjà passé vingt-quatre heures dans un commissariat, après une manif qui avait mal tourné, l’an dernier. Ça m’a suffi. Grâce au tact du préposé à l’inspection du trou du cul, j’avais pu prendre conscience de l’existence de ma prostate.
Pas besoin et surtout pas envie de le vérifier une deuxième fois.
Visiblement, le flic il n’était pas au courant de la manif qui devait avoir lieu ce jour-là… Donc j’ai écrit, en gros, en prenant mon temps : retraite à soixante ans.
« Vous le connaissiez ? »
Qui ça ? Le kamikaze ? Bien sûr que oui, j’ai dans mes relations tout un tas de mecs prêts à se faire sauter, voyons ! Rien que des gauchistes, anarchistes, keffieh autour du cou… Y’en a même qui habitent du côté de Tarnac, pour dire ! Sans déconner !
J’ai dit, non. Et là, le flic, il a commencé à parler caméra de surveillance.
J’aime encore moins les caméras de surveillance. À la fac, on avait monté un petit groupe d’action contre ces outils liberticides que la présidence avait décidé d’installer. Y’avait eu quelques victimes télévisuelles.
Il doit savoir ça, ce flic. Il m’a regardé avec un petit sourire. Il doit savoir aussi que j'appartiens à un groupe de soutien à des étudiants sans-papiers.
Le doigt dans le cul durant six jours se rapprochait dangereusement. Et le café tiède avalé une heure plus tôt avait commencé à vouloir remonter, accompagné par la compote sans sucre et le pain sans sel auquel j’avais eu droit. Parfois, je soupçonne les hôpitaux de mélanger les plateaux-repas des patients. Le mien devait être le résultat du mixage improbable entre le petit déjeuner d’un diabétique et celui d’un hypertendu…
Je me demande ce qu’a mangé ce mec avant de se faire exploser, tiens. Pas grand-chose, sans doute. Il n’était pas bien gros.
Mais ce n’est pas ça que voulait savoir ce flic.
Non, je ne le connaissais pas.
D’ailleurs, je n’aurais même jamais dû le croiser. C’était pas prévu. Ce qui était prévu, c’était que je me lève à dix heures, pour aller à la manif. Ce qui était prévu, c’était qu’on me laisse profiter d’une grasse matinée, dans ma piaule d’étudiant, sous les toits.
Mais ce putain de téléphone avait sonné à sept heures. Je ne me doutais pas alors que ce serait la dernière fois que j’entendrais cette sonnerie débile. Il est tellement vieux ce machin, que je ne peux même pas télécharger une sonnerie potable. Genre Thriller, tiens. Ahahhhhahh. Ce serait d’actualité.
Laetitia me dit que si, je peux, mais bon, j’ai jamais cherché, non plus.
Bref, il avait sonné et j’étais dans le coltar complet.
Pierre. Fallait que je remplace au pied levé Élodie, victime d’une attaque de gastro-entérite foudroyante après notre soirée. Ils n’avaient personne d’autre pour la dif’ de tracts à Jussieu. Merde, moi j’habite Saint-Denis, à l’autre bout de Paris et j’étais victime d’une attaque foudroyante de gueule de bois. Les mélanges c’est jamais bon. Surtout le whisky-coca. Pierre me faisait mal au crâne, à hurler dans le téléphone. Pierre est brestois et parle aussi vite qu’il le peut, comme s’il avait peur de mourir avant la fin de sa phrase.
Je le comprends un peu, maintenant !
J’aurais jamais dû décrocher ce putain de téléphone. J’aurais dû le laisser sonner et dormir, pas filer, sans prendre le temps d’un petit déjeuner, à l’assaut de Paris et de son métropolitain. Laetitia me l’avait fait savoir en grognant. Une main sur mon calcif, elle avait voulu me retenir. Euh nan, en fait, j’avais pas de calcif. Oublié après quelques galipettes au petit matin. Enfin juste une, on était quand même bien fatigués et un peu saouls.
D’ailleurs, je crois que je n’ai pas tiré la chasse d’eau en partant. Devait rester la capote usagée au fond de la cuvette. Elle a dû râler, Laetitia. Elle déteste ça. Elle a rien dit, avant-hier, quand elle venue me rendre visite. Elle pleurait. Mais je sais qu’elle a râlé. Tout comme, elle a dû râler contre l’état de mon studio. Je ne fais pas souvent le ménage. Je devrais.
Promis, dès que je rentre, j’astique mon velux et je range la vaisselle…

Quand vous vous levez d’une quasi-nuit blanche, que le temps est froid, humide et que vous frissonnez en attendant le métro, vous ne vous dites jamais que le réchauffement climatique serait une bonne chose ? Moi, je me disais ça ; et p’tre que ce mec aussi. En survêtement noir, sous une veste pas très épaisse, il tapait du pied sur le béton pour se réchauffer.
Pourquoi j’l’avais remarqué, il m’a demandé le flic.
Ben… je ne sais pas. J’aime bien regarder les gens autour de moi dans le métro. Y’avait aussi cette nana obèse, pardon en surpoids, que je croise parfois. Et un clodo, que je vois tous les jours. Je les remarque, c’est tout.
Il a pas eu l’air convaincu le flic. Il m’a fait signe de continuer, d’un geste agacé.
J’vous jure que c’est pénible de témoigner par écrit. Surtout quand les cloches de Pâques résonnent dans vos oreilles et que vous devez peser chaque mot : tout ce que vous écrivez pourra être retenu contre vous.
On est monté dans le métro. Le gars, il s’est assis et je crois bien qu’il s’est endormi, la tête appuyée contre la vitre. Faut être sacrément fatigué pour réussir à dormir comme ça, dans une boîte de conserve géante lancée à soixante kilomètres-heure dans les boyaux de la ville. Ça tremble, ça pue, ça fait du bruit, le métro ; surtout à l’heure de pointe !
« Il dormait ? »
Ça a eu l’air de le surprendre le flic.
Ouais, un kamikaze qui se prépare à sauter, ça pionce… Première nouvelle.
Moi, ce qui m’avait surpris, c’était son sursaut quand une voix avait crachoté dans les haut-parleurs : travaux sur les deux prochaines stations, terminus, veuillez changer de ligne. Toutes nos excuses. Bla-bla-bla… Le mec, il avait paru perdu et un peu paniqué. Les terroristes devraient quand même apprendre que la RATP est nulle pour prévoir ce genre d’incident de parcours…

À ce stade, je crois que le flic m’a pris pour un cinglé.
« On vous a vu discuter avec lui devant un plan. »
Pas idiot de poser des caméras de surveillance là où les trois quarts des gens s’arrêtent…
Je cherchais comment rejoindre Jussieu et lui... et bien lui, je crois qu'il cherchait simplement où il était. Entre provinciaux, faut bien s’entraider. Bon, sa province était peut-être un peu plus au sud que ma Bretagne natale, mais ce n’était pas sur les Parisiens pressés et malpolis qu’il pouvait compter pour se sortir du pétrin.
J’aurais dû me douter que quelque chose n’allait pas. Le mec, on aurait cru qu’il s’attendait à voir le diable descendre sur terre lorsque je lui ai demandé où il allait. Et il avait ces yeux cernés, injectés de sang… les miens devaient pas être en meilleur état, remarquez, après ma cuite et ma nuit blanche. On faisait bien la paire tous les deux.

« Vous lui avez indiqué son chemin ? »
J’allais y avoir droit à mes six jours de doigt dans le cul !
Oui, j’avais expliqué à un terroriste comment se rendre à l’endroit où il souhaitait exploser. Ça rendra super dans mon CV, je sais. La caméra juste au-dessus de nous avait dû filmer mon geste sur la carte ; avait dû filmer son sourire hésitant.
Il m’avait remercié.
« Choukrane. »
La chance. J’étais tombé sur un kamikaze poli.
À ce stade de l’histoire, le flic, il a dû rajouter une petite croix dans sa tête de fonctionnaire : témoin perturbé. J’m’en fous, ceci dit. Ça ne l’a pas empêché de me demander de raconter la suite.

J’avais le choix entre deux options pour rejoindre Jussieu et j’avais choisi la mauvaise : suivre ce gars. Il boitait et il s’était mis à raser les murs à la croisée d’un groupe de policiers. La tête basse, les épaules voûtées.
Ils avaient pas fait gaffe à lui, occupés à contrôler quelques ados.
Mauvaise pioche. Sûr que ceux-là, ils n’auraient pas d’avancement et surtout pas les félicitations du petit Nicolas. Laisser passer sous leur nez le terroriste de l’année… Il avait pourtant la tête de l’emploi : bronzé, le pas hésitant, inquiet, dans son survêtement noir et sa veste de jean usée.
Sur le quai, il s’était faufilé au premier rang.
Vous savez comment la RATP appelle les suicides sur son réseau ? Des accidents graves de voyageurs… Il y en aurait deux par semaine. C’est un copain parisien qui m’a appris ça, un jour qu’il arrivait en retard en cours, à cause d’un désespéré qui avait cru efficace de se jeter sur la voie. Le pauvre mec s’en était sorti vivant, avec une jambe en moins.
Ce sera moins pratique pour une deuxième tentative…
En tout cas, j’avais bien cru que ce gars, il allait remplir la moitié du quota d’accidents graves de voyageurs pour la semaine, tellement il s’était approché du bord.
Hypnotisé, qu’il était… penché en avant, les orteils tout près du vide.
« Et vous n’avez rien fait ? »
Pas eu le temps. Le métro était arrivé et il avait reculé d’un pas. On était monté. Lui au milieu, sur un strapontin, moi à l’arrière sur un siège qui puait la vinasse. J’avais utilisé mon sac à dos, rempli de tracts pour me protéger les fesses.
« Et ? »
Et quoi ? Ben, j’ai écouté de la musique et j’ai zappé. Avec le monde qu’il y avait dans la rame, je ne le voyais plus.
« Vous écoutiez quoi ? »
Muse. Ils sont venus au stade de France cet été. J’y étais. Dans la fosse. Le pied. J’en étais sorti couvert de bleus, mais le pied. Laetitia était là aussi. Ça nous avait sacrément excités ; on avait baisé comme des lapins après.
Merde, encore un truc que je ne pourrais plus faire. Aller à un concert de rock, pas baiser. Se masturber, ça rend p’ tre sourd, mais c’est pas réciproque.
« Vous vous souvenez de quoi d’autre ? »
Merde, il m’emmerdait ce flic. J’avais envie de dormir.

J’ai écrit en capitales sur le calepin : BOUM.
Il m’a regardé avec de grands yeux. Il dû croire que je me moquais de lui. Pourtant, c’est vrai. Je ne me souviens que de ça : d’un grand « boum ». Et puis plus rien.
J’me suis réveillé dans le noir, les écouteurs encore collés aux oreilles. Je ne sais plus comment je suis sorti, seul, du wagon éventré. Je ne sais plus comment je me suis retrouvé à l’air libre, assis sur un trottoir. Sans doute que j’ai marché à quatre pattes. Paraît que je tenais encore mon sac à dos dans les bras. Qu’il était imbibé de sang. Les tracts devaient avoir une sale tronche à l’intérieur.
Me souviens plus.
J’ai mal au crâne ; les cloches sonnent.
Ding dong !
Samedi, il y a une autre manif. Je pourrais p’tre y aller, m’a dit le médecin. Mais si vous saviez comme je m’en fous. Y’en a quatorze autres qui s’en foutent aussi, maintenant, de leur retraite.
Ding dong !
À quoi ça ressemble un corps humain après une explosion autour de son ventre ? J’arrive pas à imaginer.
Je ne me souviens que de ces orteils au bord du quai.
Je ne me souviens que d’un seul bruit.
BOUM !
« Modifié: 15 Janvier 2011 à 13:37:50 par arwen »

Hors ligne Alisher

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Re : Boom !
« Réponse #1 le: 28 Décembre 2010 à 00:50:40 »
*allons-y*  :)

"Pas question de poser ses questions, à propos d’un attentat qui a fait quatorze morts, en criant dans cette chambre d’hôpital."
On voit un peu trop que c'est toi qui a cette info à nous transmettre ici, ça s'intègre moyen dans la pensée du policier.

"la police nationale n’a pas usurpé sa réputation. Quoique ce monsieur ne soit pas n’importe qui"
Les deux phrases ne sont pas en opposition, c'est pas logique d'enchaîner avec quoique ; "sans compter que", ou quelque chose d'approchant ?

"commence à l’énerver avec ses questions et ses sourcils froncés. Il a commencé"
répét

"Non, pas le silence total"
J'aurais mis le ", non" après total en fait, je sais pas ce que tu en penses

"Les écouteurs de son lecteur MP3 encore collés dans les oreilles, il les avait retirés, comme s’il espérait retrouver l’audition avec ce geste inutile."
J'aime moyen la construction de cette phrase mais je saurais pas te dire où ça cloche exactement.

"s’était laissé glisser par l’ouverture ménagée par une fenêtre explosée et avait trébuché"
Je trébuche sur le rythme ici, une accumulation de é et de par, je trouve l'effet moyen.

"Il avait grogné : Jussieu ? Alors qu’il habitait en banlieue ? À Saint-Denis ? Qu’il allait devoir traverser tout Paris en métro à l’heure de pointe ?"
ça ne ressemble pas vraiment à un grognement, même si ok je peux voir l'enchaînement que tu fais^^

"Il hésitait encore à décider laquelle de ces deux solutions"
Hésiter à décider c'est d'une part une répétition logique, et d'autre part c'est pas très beau  :-¬?

"de façon à rendre le nom presque méconnaissable"
Ici on comprend qu'il cherche à rendre le nom méconnaissable. Faudrait plutôt quelque chose comme "d'une façon qui rendait"

"cet hersât de petit-déjeuner"
Y a ptet quelque chose qui m'échappe mais tu voulais dire ersatz non ?

"Certes cet homme a fait là quelque chose d’épouvantable, mais il lui avait surtout semblé perdu, à la dérive."
Bon j'ai pas fait d'études sur le sujet ni sur le syndrome de Stockholm ou quoi que ce soit mais je trouve pas cette réaction crédible du tout, dans ma vision un tel événement aurait certainement supplanté toute vision précédente qu'on pouvait avoir de son auteur (d'ailleurs tu le montres très bien en revisitant les réactions de Luc pendant leur dialogue, "ici j'aurais dû me douter" etc..), et bon bref je vois pas trop comment on en viendrait à hésiter à coopérer... Si ça arrive, au temps pour moi.
 
"Au fond n’a-t-il pas été un peu complice dans ce drame ?"
ça par contre c'est bien. Et j'y aurais pas pensé.

"Du kamikaze, il ne voyait plus que sa nuque bronzée"
Sauf erreur le possessif est fautif dans cette construction

"Their time is coming to an end
We have to unify and watch our flag ascend"
Bon choix, ça se marie bien avec l'histoire  :)

"il ne parvient pas à se souvenir de la moindre image avant sa remontée à l’air libre."
Tout à l'heure tu disais qu'il se souvenait de tout. Et tu disais aussi qu'en visionnant les caméras, les flics sauraient qu'il se souvient de tout, ce que j'ai du mal à expliquer...

J'ai eu un peu de mal à accrocher par moments parce que j'ai trouvé que beaucoup d'associations et de transitions allaient un peu de soi, étaient presque topiques (sûrement pas possible d'employer ce mot dans ce sens mais j'en trouve pas de meilleurs) du sujet de l'explosion. Cela dit y a des passages très réussis : tout ce qui précède l'explosion est bien construit et donne un bel effet. Dans l'ensemble c'est solide, mais j'imagine que le texte était censé me toucher plus qu'il ne l'a réellement fait. Reste à voir si d'autres ont la même impression.

A la prochaine  :)
Ca n'a aucune réalité, de toute façon. Voilà pourquoi c'est important. Les gens ne se battent que pour des choses imaginaires.

Hors ligne arwen

  • Calliopéen
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Re : Boom !
« Réponse #2 le: 28 Décembre 2010 à 11:05:15 »
Merci alisher.
Je retiens quelques remarques, d'autres un peu moins, comme sur le personnage qui est un militant, qu'aime juste pas les flics et qui est pas en forme pour témoigner au moment où l'action se passe. Que ce soit pas ta réaction, ou la réaction de beaucoup de gens, bien entendu, mais perso je connais des gens qui en sont capables...

Non, je ne tiens pas à préciser le nombre de morts dès l'entrée de la nouvelle, l'occasion se présente encore après, c'est vraiment dans les pensées du flic...

Les questions, il se les pose intérieurement, il grogne pas ça bien sûr. C'est bien précisé : il grogne une réponse positive.

Il se souvient de tout AVANT l'explosion ( d'où l'évocation des souvenirs) et il n'arrive pas à se souvenir de la moindre image de sa remontée à l'air libre, c'est tout. Et comme c'était dans le noir, ben oui, aucune image... il entendait plus rien : donc pas de son. Ca ne s'oppose donc pas.

Pour la phrase sur la réputation de la police nationale, il parle des fautes d'orthographes, qui sont quand même célèbres dans cette institution, mais la personne est pas un petit planton sans grade, donc ça s'oppose, si...


Sinon, j'ai l'impression que tu n'as pas lu la nouvelle le strapontin, c'est assez indispensable pour accrocher à celle-ci et en comprendre le sens, je crois...
« Modifié: 28 Décembre 2010 à 11:23:13 par arwen »

Hors ligne Zacharielle

  • Comète Versifiante
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Re : Boom !
« Réponse #3 le: 29 Décembre 2010 à 09:45:20 »
Pas question de poser ses questions,
je suppose que c'est fait exprès mais bof bof!

Citer
Quoique ce monsieur ne soit pas n’importe qui, brigade anti-terroriste, excusez du peu.
ton personnage m'insupporte déjà

Citer
Rien que le fait d’y penser affole son rythme cardiaque.
affoler un rythme ? C'est pas un peu étrange comme formulation ?

Citer
Badaboum, badaboum.
Son cœur semble vouloir rattraper le temps perdu.
développer l'histoire du coeur donne moins d'impact à la première phrase. Et si le coeur fait badaboum c'est pas normal, c'est plutôt en deux temps, non ? jsais pas xD

Citer
Ding-dong
Ce n’étaient pas les cloches de Pâques qui sonnaient ainsi derrière ses tympans hors d’usage
oui, bon.....

Citer
Puis, il s’était souvenu et avait hurlé. Il n’avait pas entendu son cri, bien entendu, mais les infirmières et les médecins si !
point d'exclamation incrongru

Citer
Il avait bondi de son lit : s’il ne voulait pas faire attendre ses camarades, il devait partir dans les cinq minutes ! Adieu croissant et café ! Il prendrait son petit-déjeuner après s’être gelé les miches sur le campus parisien !
j'ai l'impression que le personnage a changé de caractère (les points d'exclamation  ?) :/ et puis camarades dans le contexte ça fait très PC :m:

Citer
Le jeune homme, très brun dans son survêtement
étrange formulation, "très brun dans son survet"

Citer
le sac à dos coincé sur son dos
logique

Citer
Le jeune homme, fatigué, avait paru s’assoupir, la tête appuyée contre la vitre.
le jeune Irakien ? Luc l'observe ou quoi xD je croyais qu'il ne lui avait prêté qu'une brève attention à sa montée dans la rame

Citer
Inquiet ? Après mûre réflexion, Luc interprétait plutôt cette réaction comme de la pure panique.
on dirait que Luc observait l'autre jeune homme comme s'il s'attendait à quelque chose, or, il ne peut pas deviner et tu as dit plus haut qu'il était plutôt fixé sur ses objectifs de recrutement pour la manif

Citer
L’infirmière quadragénaire le lui a déposé sans un mot, vite fait, bien fait.
un peu useless

Citer
Pas simple, il n’était pas Parisien de naissance
parce qu'eux ont la chance de naître avec le plan du métro dans la tête ? :p

Citer
Le violent sursaut de son voisin aurait dû l’alerter. On ne bondissait pas ainsi lorsqu’une personne vous abordait de façon amicale, fût-elle parisienne et coincée dans un couloir envahi de gens pressés et malpolis.
bah chais pas quand je m'attends pas à quelque chose ça me fait sursauter aussi :O

Citer
Après ce remerciement, en version originale,
bof la virgule entre les deux, et bof la VO, on est pas des idiots finis  :mrgreen: (enfin si mais on fait semblant)

Citer
cet hersât de petit-déjeuner
hersât ? ersatz, non, ??

Citer
Luc porte l’étoffe palestinienne depuis des années.
parce qu'un étudiant qui revendique ne PEUT PAS ne pas porter de keffieh

Citer
Il avait suivi le kamikaze dans les longues allées carrelées et souterraines, avait assisté à ses hésitations sur les embranchements à prendre, avait même remarqué qu’il boitait un peu de la jambe droite.
et il l'a retrouvé dans toute cette masse mouvante que sont les fantômes du métro :O

Citer
Toujours était-il qu’il avait plus vu l’attitude d’un homme sans-papiers que celle d’un apprenti terroriste dans cette volonté d’éviter tout contact avec les forces de l’ordre.

Citer
Les orteils au bord du vide
:o

Citer
Celle-ci avait protesté et lancé une insulte.
lol normal

Citer
Il s’était pourtant assis, les fesses protégées par son sac à dos et sa pile de tracts
:? moi aussi je porte mon sac à dos aux fesses lol

Citer
Du kamikaze, il ne voyait plus que sa nuque bronzée, ses cheveux sombres hérissés ;
oui bon, mes remarques (=Luc fixe l'arabe) du dessus ont trouvé une justification mais bon...

Citer
Il avait remis les écouteurs de son Mp3 dans ses oreilles et s’était isolé de ses congénères.
j'ai lu des "congères" mais c'est à cause du contexte
 
Citer
Il avait mis le son à fond pour écouter le dernier tube de Muse. Il avait assisté à leur concert, au stade de France, au début de l’été. Le pied. Dans la fosse, aux premiers rangs. Il en était sorti couvert de bleus, mais le pied total !
je croyais qu'il racontait les souvenirs de son voyage dans le RER à partir de son lit d'hôpital : ce passage-là est donc un peu trop "moment présent" plutôt que "souvenir"

Citer
son cerveau tente de reconstituer l’image de ce kamikaze, de son corps réduit en bouillie par l’explosion.
oui, c'est toujours mieux pour dormir

la fin bof bof bof

je trouve cette nouvelle beaucoup moins intéressante que l'autre, plus poussive aussi : on sait où tu veux en venir donc y'a pas trop de suspense, ni d'originalité. Et puis, l'accumulation des "comme par hasard" (comme par hasard il lui indique le chemin, comme par hasard il doit aller au même endroit, comme par hasard ils croisent des flics comme par hasard ils sont dans le même wagon comme par hasard c'est un militant) est vraiment, mais vraiment too much  :mrgreen: j'avoue que je préfère largement l'autre version de l'histoire. Mais tu peux toujours améliorer celle-ci aussi, bien sûr ^^

Hors ligne arwen

  • Calliopéen
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Re : Boom !
« Réponse #4 le: 29 Décembre 2010 à 09:55:22 »
Merci de ta lecture,.
Mais bon, je sens juste que t'as pas aimé le fond ni le personnage ( sur le coté anti flics et PC, ben oui c'est un syndicaliste... et non c'est pas par hasard que j'ai choisi un tel personnage même s'il te déplait), et y'a un peu beaucoup de mauvaise foi,d 'ironie dans tes commentaires qui bon ne me les rende pas super intéressants ( t'aurais pu te les épargner franchement pour certains, sont limites désagréables point barre : genre ta réflexion débile sur le keffieh, mais y'en a d'autres, je m'en fiche des congères chez toi. Merci.)... donc j'vais pas insister. T'as pas aimé, t'as pas aimé.
« Modifié: 29 Décembre 2010 à 10:02:17 par arwen »

Hors ligne Zacharielle

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Re : Boom !
« Réponse #5 le: 29 Décembre 2010 à 10:04:04 »
hi hi
ça fait plaisir de perdre son temps
salut

Hors ligne arwen

  • Calliopéen
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Re : Boom !
« Réponse #6 le: 29 Décembre 2010 à 10:05:40 »
Oui, idem...
Ceci dit, ce genre de réactions au fond me plait assez, ça veut dire que j'ai atteint  un p'tit point sensible et ça j'en suis contente quand un texte suscite ce genre de choses.
donc malgré tout... merci.
PS, sans rigoler, je te déconseille de lire l'un des autres nouvelles qui suivra, si t'aimes pas les sorties anti-flics, ils en prennent pour leur grade...  :noange:
« Modifié: 29 Décembre 2010 à 10:15:11 par arwen »

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Re : Boom !
« Réponse #7 le: 29 Décembre 2010 à 11:34:59 »
Pour conclure cet emportement passager : quand on se fait chier à écrire un texte on attend du lecteur un minimum de retenue (avec les membres qu’on connait pas trop, en tout cas, haha) ; quand on se fait chier à lire un texte on attend de l’auteur qu’il ne soit pas susceptible.
C’est beau hein, j’ajouterais bien le smiley qui lance des milliers de roses mais je sais pas où il est. (Je compatis, pour les congères.)
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Re : Boom !
« Réponse #8 le: 29 Décembre 2010 à 11:42:48 »
Comme j'ai dit : j'vais pas insister , elle a pas aimé, elle pas aimé.  ^^ J'suis pas mourru pour ça  :P
Mais deux lignes auraient suffi pour me le faire comprendre.   :huhu:  gain de temps d'un coté comme de l'autre : parce que sur environ 20 remarques, seules 4 ou 5 sont à prendre au sérieux - et j'en tiendrais compte, même, tiens ! - le reste c'est juste du défoulement contre le contenu du texte...  
Alors je la remercie sincèrement pour ses remarques sérieuses. Pour le reste, j'estime pas être outre mesure susceptible en y voyant un manque de respect, mais je mettrai ça sur le compte d'un emportement et du fait que l'écrit amplifie les propos et j'oublierai.  :huhu:
« Modifié: 29 Décembre 2010 à 13:10:00 par arwen »

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Re : Boom !
« Réponse #9 le: 12 Janvier 2011 à 17:32:32 »
Juste pour préciser que je vais réécrire je pense cette nouvelle. Même si j'ai pas apprécié certains de tes propos zacharielle, je suis d'accord, en fait, elle est poussive, mal foutue, cette nouvelle.

J'ai réfléchi à ce qui la différenciait de deux ou trois autres qui, par contre, semblent plaire. Outre une écriture plus maladroite, un mauvais passage entre les flashsblacks,  j'ai laissé le personnage de Luc très superficiel, je pense...

Je ne sais plus si tu as lu la nouvelle la bombe humaine, et j'en ai une autre en réserve Le fellagha que je posterais plus tard. Si ce n'est pas trop te demander - je comprendrais que tu refuses, après ma réaction - j'aimerais savoir ce que tu en penses comparées à celle-ci, précisément.
Tu es la personne qui a été la plus dure, c'est pour cela que je te le demande en priorité... ( essaie juste de pas être moqueuse, je suis super susceptible, comme tu as pu constater, mais si on y met les formes, je réfléchis toujours ensuite à ce qui est dit).
Mais je pose aussi la question à tous les lecteurs, bien entendu.
Merci.

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Re : Boom !
« Réponse #10 le: 13 Janvier 2011 à 07:44:05 »
Je suis désolée si mes commentaires ont paru moqueurs, je ne lis pas dans l'intention de me foutre des gens^^ ce sont simplement des réactions en cours de lecture, elles ne sont absolument pas contre toi, mais certains éléments de ton texte qui m'ont fait réagir. Après, comme tu as dit, tu prends ou tu prends pas en considération ! Et puis, en règle générale, je trouve ton écriture fluide et tes nouvelles agréables à lire. C'est pour ça que je me permets de relever des choses pas toujours très pertinentes mais qui me paraissent de trop. Bref, si tu retravailles cette nouvelle je lirai la nouvelle version, ainsi que ton autre texte, mais pas tout de suite, j'ai un emploi du temps hyper ric rac, d'ailleurs, faudrait que j'arrête de traîner ici pendant quelques temps >_<

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Re : Boom !
« Réponse #11 le: 13 Janvier 2011 à 09:03:43 »
ok. C'est du passé. Et bon courage pour le boulot !
J'ai mis en ligne la deuxième version. Je l'ai écrite à la première personne. C'est une première pour moi d 'abandonner la troisième personne, donc je suis curieuse de vos avis.

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Re : Boom !
« Réponse #12 le: 14 Janvier 2011 à 02:52:13 »
Salut Arwen,

Je n'ai pas encore eu le temps de lire ta deuxième version. Par rapport au personnage de Luc, on n'en a rien à faire qu'il baise. Ou qu'il ne nettoie pas son appart. Ca fait un peu "clichés" de la vie étudiante, le genre de trucs qu'on met dans une histoire et qui n'est pas forcément représentatif de la réalité. Tu peux supprimer sans problème ces détails, ou du moins les réduire au strict minimum.

Deuxio, par rapport à la nouvelle "le strapontin" il y a un problème avec le kamikaze. Tu as répondu à pas mal de questions, ce qui est déjà pas mal, mais ce kamikaze il était "invisible" ou il ne l'était pas ? Parce que dans le métro ou le RER, un type qui a l'air aussi louche que cette pauvre hère n'attire même pas les regards ????? Et le kamikaze a incité la femme enceinte à descendre, mais il n'a pas reconnu l'étudiant casque de musique sur la tête qu'il l'a aidé à trouver son chemin ????? Je ne me prétendrai pas grand manitou du métro parisien, mais ton kamikaze devait bien attirer l'attention des gens autour de lui. Surtout que s'il avait misérable, il devait cocotter aussi...non ? Je l'imagine plutôt attirer des regards suspicieux, ou en coin, pas forcément de Luc d'ailleurs, mais le témoignage de Luc indique que le kamikaze avait l'air effectivement suspicieux. Et les gens du métro ne l'ont même pas remarqué ? gardé du coin de l'oeil au cas où il chippe des portefeuilles ? Et si l'irakien avait l'air si maigre que ça, où est-ce qu'il cachait la bombe ?

Je trouve que ton travail est très très intéressant, et ambitieux. Ce serait dommage que cela tombe à l'eau à cause de quelques incohérences.
Général en chef de l'invasion rivagienne.
NB : Oui je suis un revenant...
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Re : Boom !
« Réponse #13 le: 14 Janvier 2011 à 09:38:16 »
merci Tourniaire, :)

Je ne suis pas d'accord sur les détails de la vie de Luc, c'est un mec de 20 piges, il a une copine, il pense à ça. Et c'est plus que représentatif de la réalité, surtout dans le milieu militant. J'ai gardé ces détails dans la 2eme version. Et je ne pense  pas que ça prenne tant que ça de place. Et puis, j'vois pas ce que ça a de cliché un mec de 20 ans qui a  une vie sexuelle et qui est laxiste coté ménage.

Ensuite, le kamikaze, il se sent invisible, ça ne veut pas dire qu'il a raison. C'est son ressenti. Pas forcément la réalité. Mais ça, je l'aborde dans les nouvelles qui suivent celles-ci, où on s'attarde sur les personnes qu'il a croisées et marquées... y'a une douzaine de textes en tout, quand même... ( si tu veux les lire, je les rassemble dans la section roman-feuilleton) mais tous les personnages en question n'apparaissent pas dans cette première nouvelle, en effet. Soit parce qu'il les a croisés avant de monter dans le métro, soit parce que là, ce jeune homme, Luc, il n'y songe plus, c'est tout... C'est vrai que dans cette première version, on a l'impression que l'échange a duré longtemps, mais nan, ça  a juste eu lieu devant le plan, ensuite, il n'y fait plus gaffe ( Mais Luc si)

L'étudiant est assis derrière lui, donc nan il ne songe pas à lui, il ne voit que les personnes toutes proches... et euh, nan, il a passé plusieurs jours à l'hôtel, il n'est pas spécialement crade. Y'a des douches à l'hôtel...
Et dans la nouvelle du strapontin, j'ai pris le choix de ne pas parler du regard des autres sur lui. Si tu remarques, tout est vu à travers son regard, jamais à travers celui des autres. Ça,  c'est abordé dans les nouvelles suivantes, dont celle-ci.
Après dans le métro, t'as de tout. C'est pas spécialement choquant un mec de ce type.

La bombe , il a un survêtement, c'est pas un vêtement hyper moulant... ^^
« Modifié: 14 Janvier 2011 à 11:28:55 par arwen »

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Re : Boom !
« Réponse #14 le: 15 Janvier 2011 à 11:35:28 »
Wow, très beau texte. J'aime beaucoup le rythme que tu donnes, avec ce point de vue.

Par contre il me semblait que c'est plutôt "incident de personne", le terme, non?

Et t'as oublié quelques lettres:
Citer
et p’tre
Of course it is happening inside your head, but why on earth should that mean that it is not real ?
- Dumbledore -
*
Books ! Best weapons in the world.
- Doctor Who -

 


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