Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

05 Mai 2026 à 10:06:29
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Gentiment je t'immole

Auteur Sujet: Gentiment je t'immole  (Lu 3517 fois)

Hors ligne jillian

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Gentiment je t'immole
« le: 19 Décembre 2010 à 23:21:21 »
Donc déjà bonjour pour commencer :)
 Voilà une nouvelle que j'avais écrite pour l'occasion d'un concours sur un forum et que j'ai essayé de revoir en fonction des critiques que j'avais reçues à l'époque.
Donc voilà, ça me ferait plaisir d'avoir un regard neuf et de voir si j'ai put l'améliorer (ou pas).
Merci beaucoup à ceux qui auront le courage de la lire et je pardonne volontiers à ceux qui ne l'auront pas, elle fait tout de même 8 pages (c'est pas énorme mais quand même ^^ )
Donc bonne lecture, enfin j'espère ! :)

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             Son corps ondulait lentement sur une musique sombre et lancinante, semblant
provenir des tréfonds de la terre, ou du temps. D'ailleurs. Un long serpent s'enroulait autour
d'une de se jambes fines et galbées. Ses écailles vert émeraude brillaient d'un éclat
inquiétant. La musique était ponctuée de sifflements et un grouillement immonde composait
le l'arrière-fond. Ses pas glissèrent vers la gauche et ses bras effectuèrent un mouvement
ample. Son corps entier était l'acteur d'une danse dont elle seule connaissait l'origine.
Envoûtante. Sa nudité était habillée par une peau si douce au regard qu'elle ne pouvait
choquer. Sa chevelure noire comme la nuit éternelle miroitait, reflet des désirs des hommes
et de l'enfer où ils se plaisent. Elle semblait aspirer la lumière, la vie, trou noir dans le
monde ne laissant place qu'à une obscurité opaque. Fascinante. Il ne pouvait plus la lâcher
du regard. Je suis le mal, l'impure. Des flammes sauvages, indomptables, brûlaient dans son
regard. La soif s'y lisait. Une soif inextinguible. Paralysante. Effrayante. L'enfant n'arrivait
pas à détourner les yeux, plus rien n'existait. Je suis le cauchemar de ta vie. Sauf elle. Qui
souris devant ton agonie. Son esprit anesthésié n'avait plus qu'une obsession. Il n'avait pas
peur. Il n'éprouvait rien d'autre que ce besoin impérieux de la regarder. Il aurait put mourir
tout de suite tant qu'il pouvait encore observer son déhanchement lancinant. Le but de ma
quête est de créer des tempêtes dans les profondeurs de ton être. Son regard le transperçait,
détruisant les faibles défenses de son esprit, le réduisant peu à peu à un objet, à sa merci,
bloqué dans le royaume des ombres. Je suis ton maitre. Elle semblait se rapprocher, ses
yeux noirs immenses occultaient tout le reste. Tu verras comme je suis immonde. L'irréel
venait de basculer dans la réalité.
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Mardi 6 septembre 2009


                Il faisait froid dehors. Il faisait noir. Comme si le temps s’était associé à son humeur.
A-t-il déjà fait beau le jour de la mort de quelqu’un ? Sûrement, mais cela lui semblait
impossible en cet instant. Dans son malheur, on ne devait pas voir le soleil. Peut-être même
qu’il y en avait ce jour-là, mais sa vision était brouillée par les larmes de toute façon. Sa vie
était tellement sombre qu’autour de lui rien ne pouvait être lumineux. Pas pour lui, pas cette
après-midi d’hiver, pas après la nouvelle qu’il avait apprit quelques jours plus tôt. Je suis
seul. Pas de famille, pas d’argent. Dix-huit ans et pourtant aucun avenir. Comment payera-til
le loyer ce mois-ci ? Devra-t-il abandonner ses études auxquelles il s’accrochait déjà avec
difficulté ? Peu importe, cela n’avait aucune importance, plus rien n’importait. Rien. Il
avança encore quelques mètres au hasard puis essuya rapidement ses larmes en voyant un
homme s’approcher de lui. Habillé d’un long manteau noir assorti au chapeau élégant, il
semblait tout droit sortir d’un film de détectives. L’homme lui fit un sourire poli avant de lui
tendre la main : <<Merci d’être venu Antoine, il fallait que je vous parle>>. Le jeune
homme hésita quelques secondes avant de lui serrer la main sans conviction. Il observa d’un
oeil morve son interlocuteur puis haussa les épaules. <<Je n’ai plus rien à perdre. >>
L’espèce d’inspecteur ne lui ayant pas donné de nom, Antoine décida de l’appeler Monsieur
Columbo. Il y avait quelques jours, cela l’aurait fait sourire. Peut-être même rire. Pas
aujourd’hui. M. Columbo avait l’air vaguement mal à l’aise, un peu condescendant. Il
semblait s’être peint sur le visage un sentiment de compassion et une attitude décontractée.
Antoine ne savait pas ce qu’il voulait, mais il avait le pressentiment que ce que l’homme
allait lui dire n’allait pas lui plaire…
- Alors, de quoi vouliez-vous me parler ? lui demanda-t-il en le regardant dans les
yeux.
- Ça risque de ne pas être facile à entendre. J’aimerais pourtant que vous m’écoutiez
jusqu’au bout avant de répondre…
- D’accord, répondit Antoine en soupirant. Au moment même où il prononça ce pauvre
mot, il savait qu’il le regretterait.
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Dimanche 4 septembre 2009


                      Son petit frère avait voulu s’asseoir tout devant, comme d’habitude. Et comme
d’habitude, Jenna s’était assise derrière. Seule. Ses cheveux noirs, elle les avait teints. Elle
était blonde de naissance. Mais elle préférait la nuit au jour, la pluie au soleil. Non qu’elle
fût particulièrement malheureuse, ou heureuse, c’était le silence qui la pesait. Ce silence
dans lequel elle se murait. Elle allait toujours bien aux yeux de son entourage. Le noir était
le seul indice qu’elle laissait paraitre de ses sentiments. Elle s’habillait toujours en noir.
Jenna était belle : elle avait de grands yeux bleus expressifs, la peau pâle, des lèvres fines
bien dessinées. Elle avait tout pour plaire, mais elle n'en profitait pas. Elle n'aimait pas qu'on
la regarde, elle ne voulait pas qu'on l'aime. Pour elle, l'amour était une chose stupide et
éphémère qu'il valait mieux éviter. Mais avant tout, Jenna était fragile. Elle avait peur de
souffrir, peur d'être trahie. Alors pour ne pas tomber tomber de haut, elle préférait rester au
sol, les pieds bien sur terre. C'est pour cela qu'elle aimait tant sa famille, ils représentaient
un lien tangible, un lien indestructible et rassurant. Tous les dimanches ils sortaient tous
ensemble, c'est-à-dire elle, sa mère et ses deux frères. Son père les avait abandonnés à la
naissance de son petit frère il y a donc maintenant déjà quatre ans. Plus aucune nouvelle
depuis. La rage s'était muée en résignation douloureuse depuis un certain temps déjà. C'était
triste mais c'était la vie : les gens ne font que passer, ils peuvent disparaître à tout instant,
même ceux qui nous ont donné la vie. C'était pour cela que Jenna s'habillait en noir, pour
porter le deuil des disparitions qui se produisaient immanquablement. Mais aujourd’hui, en
marchant sous la pluie, elle avait vu à quel point le monde était triste et maussade. Sans
espoir. Et à quel point elle voulait de la couleur. Elle n'en pouvait plus du deuil et de la
mélancolie. Elle voulait vivre à nouveau normalement et oublier la déchirure que son père
leur avait infligé. Mais aujourd’hui, dans ce cinéma sombre, assise dans un confortable
fauteuil rouge, voyant une créature de rêve, ou de cauchemar glisser gracieusement vers son
frère avec un regard carnassier, elle sût que jamais elle ne porterait de couleurs. Jamais elle
n’aura l’occasion de révéler ses sentiments aux autres. Jamais elle ne vivra normalement.
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Dimanche 4 septembre 2009


              La créature s'approcha du petit garçon , une lueur amusée dans son regard. Mais cette
lueur était plus effrayante encore qu'une meute de chiens affamés. Elle était comme un chat
avec sa souris. Elle jouait. Terrence était terrifié, son petit corps fragile était secoué de
sanglots. Il essayait de cacher son visage d'ange entre ses mains pour ne pas la voir mais il
ne put s'empêcher de vérifier où elle se trouvait. Et il tomba nez à nez avec son sourire
gourmand et les flammes de l'enfer qu'était ses yeux. Les larmes qui inondaient son visage
l'empêchait de remarquer le sang qui souillait la peau ambrée de la créature. Il s'était
recroquevillé sous son siège pendant qu'elle s'était attaqué à sa mère. Il s'était bouché les
oreilles pour ne pas entendre les hurlements de souffrance, il avait fermé les yeux pour ne
pas voir le sang éclabousser les sièges du cinéma, il avait prié pour disparaitre. Mais il était
toujours là. Elle aussi. Ma maman. Je veux ma maman. Il gémit. Essaya d'échapper au
regard acéré de la femme mais comme auparavant il ne pouvait pas. Il était paralysé, n'avait
plus aucun contrôle de son corps. Les tremblements avaient cessés. Il lut dans ses yeux
qu'elle n'aurait aucune pitié. Elle avait soif. Soif d'horreur. Soif de souffrance. Je suis le
cauchemar de ta vie. On dit qu'à sa mort on voit sa vie défiler devant ses yeux. Mais que
voir quand on a si peu vécu ? Des souvenirs flous de couches, du visage rassurant de sa
mère (morte – en sang – morte morte morte !), de peluches et autres jouets ? Etait-ce cela la
vie ? Le visage sanglant de la créature se rapprocha encore du sien. Un cri retentit dans la
salle. Il surgissait de sa propre gorge. Paniqué, il tenta de se recula loin d'elle, ses petites
mains pataugeaient dans le sang. Mais une main attrapa sa cheville et le traina le long de
l'allée. Il se trouvait maintenant aux pieds de la créature. Il se débattait et hurlait pour se
dégager de son emprise. Comme s'il n'était qu'une poupée sans consistance, elle le souleva
et tourna brusquement son bras qui émit un craquement sinistre. Un vague de douleur
déferla dans le corps du petit garçon qui poussa un cri inhumain. Plus rien n'avait
d'importance maintenant que cette souffrance. Elle prenait possession de tout son corps et
son esprit. Il voulait arrêter de souffrir. Il ne pensait plus à sa mère. Son bras. Juste à son
bras, qui s'était cassé aussi facilement qu'une brindille. Sa vie à peine acquise lui filait entre
les doigts. La créature mordit dans la chair tendre de Terrence en riant aux éclats. Des
postillons de sang mêlés de chair éclaboussaient le visage tordu de douleur du garçon. Ses
hurlements durèrent longtemps avant que son dernier souffle ne s'échappe. Qui souris
devant ton agonie. C'est alors que les spectateurs sortirent de l'étrange transe dans laquelle
ils étaient plongés. Un concert de cris et de hurlements résonna aux oreilles de la sanglante
femme. Son sourire s'élargit encore.
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Mardi 6 septembre 2009


- Alors Antoine, repris l’étrange homme, il y a eu un accident dans un cinéma il y a
maintenant quelques jours. Un malencontreux accident. Mais je ne t’apprends rien, je
suppose…
Antoine acquiesça distraitement. En effet, voilà maintenant quelques jours qu’il était hanté
par ce «malencontreux» accident… où il avait tout perdu. Sa famille. Son soutien. Sa raison
de vivre.
- De nombreuses personnes ont été touchées. Des familles détruites, comme la tienne.
Beaucoup sont dans ton cas, tu le sais ?
Qu’importe ? En quoi ça pouvait l’intéresser ? On est toujours seul dans son malheur…
- Et moi, je suis là pour aider ces familles. Et pour t’aider toi Antoine.
L’homme en noir essayait de capter le regard vide du jeune homme, sans grand succès.
L’aider ? Pourquoi ? Comment ? Avait-il envie d’être aider ? Ne pouvait-on pas le laisser
dépérir tranquillement, seul. Le laisser rejoindre sa famille…
- Regarde-moi, tu as besoin d’aide. Je sais que tu as des problèmes financiers, et
actuellement tu n’es pas en état d’y remédier…
Antoine crût voir passer une lueur de mépris dans le regard de l’homme. Il sentit vibrer en
lui la sourde colère qui l’habitait depuis le coup de téléphone annonçant la mort de sa mère,
sa sœur et son petit frère. L’unique sentiment ayant sa place dans son âme vide. Ce
sentiment qui le maintenait en vie… Comment pouvait-il le juger ? Qu’est-ce qui lui en
donnait le droit ? Venait-il de tout perdre lui aussi ?!
- Je n’ai pas besoin de votre aide !
- Antoine, réfléchis-bien, tu n’as pas d’autres solutions, répondit M. Columbo un léger
sourire aux lèvres. Tu ne peux pas te permettre de refuser et tu le sais très bien… Tu
crois que ta mère aimerait te voir ainsi ? Elle voudrait que tu vives… >>
Retournant dans un mutisme obstiné, Antoine fixa l’homme avec un regard hostile.
Décidément, il ne lui plaisait pas… Mais il disait vrai. Voulait-il seulement vivre ? Sûrement
qu’au fond de lui-même l’étincelle de la vie persistait puisqu’il était venu au rendez-vous et
qu’il continuait à écouter cet homme…
- Tu n’es pas le seul concerné dans l’histoire, Antoine. Cesse d’être si égoïste, pense
un peu moins à toi-même et un peu plus aux autres…
- Je ne vois pas en quoi accepter de l’aide aiderait les autres, ça ne concerne que ma
vie !
- C’est là que tu te trompes, soupira-t-il d’un air las, comme s’il s’adressait à un enfant
récalcitrant.
- Comment ça ? demanda-t-il, la curiosité ayant vaincu l’irritation qu’il éprouvait
envers cet homme et ses propos.
M. Columbo sortit d’un geste théâtral un chèque de sa poche, un air suffisant peint sur le
visage. Il l’avança juste assez pour qu’Antoine puisse voir le montant.
- Une belle somme, n’est-ce pas ? Plus d’argent que tu n’as jamais vu et si tu ne
l’acceptes pas, que tu ne verras plus jamais…
Il agita le chèque sous le nez du jeune homme ébahit.
- Aucune personne saine d’esprit refuserait une aide aussi généreuse, continua-t-il
d’une voix mielleuse. Réfléchis bien…
Dix-milles euros… Qu’est-ce qui l’empêchait de refuser ? Il y avait tout de même quelque
chose de bien étrange dans cette histoire. Il avait la sensation désagréable qu’il trahirait sa
famille en acceptant cet argent.
- Ils sont morts Antoine, tu es bien vivant toi. Et tu as besoin de cet argent. Il n’y a
aucun mal à accepter, dit l’homme qui semblait avoir lu dans ses pensées.
- Et qu’est-ce que je dois faire en échange ? Déménager dans un autre pays ? Tuer un
homme politique ? C’est quoi le deal ? Personne ne donne dix-milles euros d’aide,
répliqua Antoine d’un ton suspicieux.
- Rien de tout ça, ne t’inquiètes pas. C’est bien simple en fait…
Alors il y avait bien un marché, il ne s’était pas trompé. Personne ne voulait l’aider, ils
voulaient juste lui soutirer quelque chose.
- Tu auras seulement à oublier toute cette histoire. Oublier, c’est bien ce qu’on cherche
à faire quand on est en deuil. On veut juste t’aider dans ce processus naturel.
L’homme eut un petit rire nerveux.
- On oublie jamais, répondit Antoine d'une voix lointaine.
Ils voulaient acheter son silence. Mais qu’est-ce qui avait bien put se passer dans ce
cinéma ? Non, il ne pouvait pas se taire, il ne pouvait pas laisser s’éteindre la mémoire de sa
famille, il ne pouvait pas les laisser disparaitre dans l’ombre.
- Qui veut m’acheter et pourquoi ? Demanda-t-il d’un ton qu’il espérait déterminé.
- Ça n’a aucune importance, ça ne te concerne pas. De nombreuses vies sont en jeu.
Reste dans la facilité Antoine, ne te mets pas en danger. Tu as encore une longue vie
devant toi, ne la gâche pas maintenant.
- Ce sont des menaces ?
L’homme ne répondit pas et se contenta de le toiser durement.
- Et si je refuse ? vous ne pouvez pas m’obliger à garder le silence, ces morts ne
doivent pas tomber dans l’oubli. Il s’agit de personnes, merde ! De familles brisées,
d’enfants morts à l’aube de leur vie ! On ne peut pas juste faire comme si rien ne
s’était passé !
- Bien sûr que si on le peut. Et on le fera, Antoine. Avec ou sans toi… Tu ne peux pas
savoir les conséquences qu’aurait la divulgation de ce regrettable accident…
- Oh si je le sais ! Des familles en colère ! La révolte contre cet état qui nous manipule
et veut nous cacher la mort de nos familles !
- Encore une fois tu te trompes… Cesse d’avoir le regard braqué sur ton nombril, les
enjeux vont bien au-delà ! Et sache que je t’ai déjà dit bien plus qu’il ne faudrait,
pour ton bien comme pour celui du monde.
- Si vous ne m’expliquez pas, je refuserais l’offre. Je veux savoir ce qu’il s’est passé !
- C’est pour ton bien, que tu le crois ou non.
L’homme soupira, il regarda sa montre, agacé.
- Tu me fais perdre un temps précieux. Décide-toi maintenant, choisis-tu la vie ?
Antoine entendait encore le rire cristallin de son petit frère, sentait ses petites mains qui
s’agrippaient à ses cheveux, voyait le sourire doux et affectueux de sa mère et le regard
pétillant de sa sœur quand il se moquait d’elle et de ses cheveux noirs. Pourrait-il se
regarder à nouveau dans un miroir s’il prenait cet argent sale ? Sale de leur sang.
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Dimanche 4 septembre 2009


Son sourire amusé, moqueur toujours dessiné sur son visage blanc comme celui
d’une poupée de cire, la créature commença à monter les marches du petit cinéma, acclamée
par un concert de hurlements. Blanche neige, se dit Jenna en l’observant, assise calmement
sur son siège, elle me fait penser à blanche neige. La chevelure noire comme la nuit, la peau
blanche comme la neige, les lèvres rouges comme… du sang. Et cette perfection. C’est
blanche neige qui a tué ma mère et mon frère. Jenna éclata d’un rire hystérique,
incontrôlable. J’ai découvert la véritable histoire : c’est blanche neige la sorcière ! Elle a
piégé tout le monde, la salope ! Le rire de Jenna atteignit des aigus qu’elle n’imaginait pas
possible avant de se noyer en sanglots. Elle a tué ma famille. La meurtrière continuait à
avancer, ses yeux rieurs étaient braqués sur Jenna. La jeune fille se rendit compte qu’elle
était seule, tous les autres s’étaient rués sur les portes. Closes. Ils appelaient à l’aide ou
criaient de terreur, s’arrachaient les ongles en tentant de sortir, se bousculaient dans un
chaos total. Déjà des corps piétinés formaient des ombres inquiétantes sur le sol. C’était un
étrange tableau qui s’affichait sous les yeux de Jenna. Macabre. Sanglant. Elle frissonna et
observa à nouveau la créature. Elle était proche maintenant. Trop proche. Viens, petite pute
blanche, viens ! Je ne mourrai pas sans avoir vengé la mort de mon frère et de ma mère.
Elle n’avait pas d’armes. Tant pis, elle ferait sans ! Elle sentit une boule se nouer dans son
ventre, la terreur s’infiltrait en elle. Elle ne voulait pas mourir, comment ferait son grand
frère tout seul ? Lui qui était si doux malgré le milieu où ils avaient grandit. Elle revoyait
encore ses grands yeux tristes, ses boucles brunes tombant de façon désordonnée sur son
visage angélique. Et son sourire. Quand il souriait son visage était illuminé, plus aucune
trace de mélancolie. Il avait été très touché par la disparition de leur père. C'était un peu
son modèle, et quand le modèle déçoit, à qui donc se défier ? Très solitaire, il n'avait pas
beaucoup d'amis, et rêveur, il ne s'en sortait pas en cours. Ses rêves étaient surtout
artistiques. Le contraire de Jenna, il n'avait pas les pieds sur terre. Comment allait-il s'en
sortir sans elle ? Non, il fallait qu'elle s'en sorte. La créature n’était plus qu’à quelques pas.
Elle lui souriait. Jenna entendit un petit garçon hurler dans la foule. Son frère ? Non, il était
mort. Il avait hurlé bien avant ça. Elle l’avait tué. Elle l’avait tué ! Jenna se rua
soudainement sur la créature, voulant jouer de l'effet de surprise.. Elle mobilisa toute sa
force pour la renverser. Celle-ci ne bougea même pas d’un millimètre. Surprise, Jenna sentit
des dents tranchantes s’enfoncer dans son épaule, un cri de douleur s’échappa de ses lèvres.
En hurlant, Jenna se mit à déchirer de ses ongles la peau de la créature. Elle sentait le sang
ruisseler le long de ses bras. Elle ne voyait rien, aveuglée par la rage et la douleur. Alors elle
griffait, labourait, déchirait tout ce qu'elle pouvait atteindre. La créature lui serrait de plus en
plus fort l’épaule. Un morceau de chair sanguinolent s'arracha, Jenna s’écroula sur le siège
derrière elle, pliée en deux par la souffrance. Le visage ravagé par les larmes, elle leva la
tête vers l’impitoyable femme qui lui souriait toujours. Sa peau ensanglantée commençait à
se refermer, apparaissant à nouveau blanche et immaculée. Ça n’avait servit à rien. Sa
tentative désespérée avait été vaine. Elle ne pourrait jamais la vaincre. Elle ne pourrait pas
venger son frère. C’était des larmes de désespoir et d’impuissance qui traçaient à présent des
sillons salés sur sa peau. Elle allait mourir. Elle était condamnée à être son jouet, de
supplices et de tourments. Elle se laissa tomber sur le sol, aux pieds de la créature, secouée
par les sanglots. La supplier était inutile, elle le savait, mais que pouvait-elle faire d’autre ?
Elle ne voulait pas mourir. Elle ne voulait pas souffrir. Elle n’avait que seize ans, elle n’avait
rien connu de la vie, elle n’avait pas put vivre ses rêves. Elle n’avait même jamais connu
l’amour. Elle ne pouvait pas mourir, pas maintenant. Alors elle supplia, en hurlant, en
pleurant, en s'accrochant aux pieds de la créature. Celle-ci la releva lentement, un doigt
glacé sous son menton. Elle approcha son visage à quelques centimètres à peine de celui de
Jenna et plongea son regard dans ses yeux saphir, pétillants de vie. Ceux de la créature
n’étaient qu’un vaste océan sombre et tumultueux à l’écume enflammée, promesse de mort.
La créature déposa délicatement ses lèvres sur celles de la jeune fille qui resta immobile,
comme entravée par des chaines immatérielles. Elle la mordit, et se mit à lécher le sang qui
coulait le long de sa mâchoire. Elle descendit dans son cou, caressant de sa langue la veine
palpitante, puis elle prit sauvagement la bouche de Jenna. La jeune fille sentait un goût
cuivré, le goût du sang. De son sang. Elle ne pouvait toujours pas bouger, elle était à la
merci de sa tortionnaire. Elle ne pleurait plus. La résignation douloureuse s'était emparée
d'elle. Elle allait disparaitre, comme son père. Puis sa mère. Puis son frère. Disparaitre. Elle
sentit soudain quelque chose de glacé et gluant s’enrouler autour d’une de ses jambes. La
femme s’écarta de Jenna, lui permettant de baisser le regard. C’était un serpent. Elle se
raidit, la panique menaçant de s’emparer d’elle. Elle avait toujours détesté les serpents. La
femme se pencha à son oreille et parla pour la première fois, d’une voix suave : <<Je te
laisse avec mon charmant compagnon, il va veiller toi le temps que je m’occupe de mes
autres… invités, dit-elle en indiquant la foule à présent désespérée, regroupée près des
portes. Je reviendrai, ne t’inquiètes pas… J’aime beaucoup le goût du sang de ta famille…
>> Elle s’éloigna gracieusement après lui avoir fait un clin d’oeil complice. Elle se dirigea
vers ses futures victimes. Jenna n’osait toujours pas bouger, le serpent continuait son
ascension. Elle entendit un sifflement près de son oreille. La nuit promettait d’être longue.
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Mardi 6 septembre 2009


La porte se referma derrière lui avec un claquement sec. Un son unique qui laissa
place à un silence oppressant. Un silence emplit de doutes et de culpabilité. Un silence
accusateur. Antoine se laissa glisser le long du bois froid, seul lien qui le maintenait à cette
réalité. Réalité troublée par les larmes, cette réalité qu’il voulait tant faire disparaitre. Il avait
mal. Il ne pouvait fermer ses yeux car un abime de noirceur menaçait de l’engloutir. Il ne
pouvait les garder ouverts car chaque objet, chaque centimètre de l’appartement lui rappelait
un souvenir. Lui rappelait Eux. Lui rappelait ce qu’il avait fait. Ce qu’il leur avait fait. Et ça
lui était insupportable. Il aurait préféré s’arracher le cœur, se déchirer la chair, couper ses
veines avec ses dents et boire son sang jusqu’à vomir plutôt qu’y penser une seule seconde.
Et pourtant, ça le hantait. Il les avait trahit. Il les avait trahit. Il les avait trahit. Il les avait
condamné à l’oubli, ils n’habiteraient plus que dans son cœur desséché par les larmes, rongé
par la honte, nécrosé et malade. Il sentait leurs regards courroucés et déçus. Il aurait donné
sa vie pour revenir en arrière. Mais il était trop tard. Trop tard. Il ferma les yeux, se laissa
sombrer dans le gouffre qui s’était ouvert sous lui. C’est tout ce que je mérite, sombrer.
Mais il ne pouvait pas, il avait trop peur. Peur de les rejoindre, peur d’affronter leur colère,
leur déception. Trop honte, il ne méritait pas d’être auprès d’eux. Il devait finir seul. Seul.
Alors Antoine, les bras serrés autour de son corps comme s’il risquait de tomber en
morceaux, recroquevillé sur lui-même, l’océan bleu de son regard à jamais sombre comme
un jour de tempête, débuta ce qui allait être sa nouvelle vie. C’était la chance qui lui avait
été offerte.
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Rapport du 5 septembre 2009


Un problème est survenu lors du premier essai de l’arme n°185. Un changement de salle
s’est effectué à la dernière minute, avec l’essai de la manipulation n°413, sans que le
personnel soit informé, ce qui à conduit à un nombre total de 154 morts dont 89 enfants de
moins de 12 ans. La manipulation n°413 consistait à faire visionner à des enfants un dessin
animé dans une salle de cinéma où des messages subliminaux auraient été intégrés pour
ensuite tester le niveau d’influence qu’auraient ceux-ci sur un cerveau pas tout à fait
développé (voir le rapport du 3 septembre 2009). Un public à été attiré par des prix
avantageux et devait être testé à son insu, grâce à un stand de nourriture placé à la sortie du
cinéma où un choix aurait été proposé. Ce public à été inter-changé avec celui, sélectionné
avec rigueur dans une prison du nord de Paris, devant subir les attaques de l’arme n°185.
Une enquête interne va être ouverte pour déterminer qui porte la responsabilité de l’incident.
En attendant, des agents sont déjà entrés en contact avec les familles des victimes pour
étouffer le plus rapidement l’affaire. L’erreur commise coûtera surement plusieurs millions
d’euros mais ils sont nécessaires si on réfléchit aux conséquences qu’aurait la divulgation de
ces essais dans ce cinéma. Tout d’abord au niveau national, puisque ces révélations
risqueraient de renverser le gouvernement actuel, ensuite au niveau international, une guerre
pourrait être déclenchée si d’autres pays venaient à apprendre que des armes sont misent au
point au cœur de la capitale. L’essai à tout de même été concluant puisque nous avons put en
apprendre davantage sur le fonctionnement de l’arme. Ainsi, elle aurait une intelligence
propre plus développée que ce que nous avions prévu, mais elle reste néanmoins sous
contrôle grâce au système de minutage qui la fait revenir dans la «bobine» où elle a été crée
une fois le temps donné terminé. Un calcul assez précis du temps qu’elle mettra pour
éliminer les cibles devra être effectué avant chaque mission quand elle deviendra
opérationnelle. De nouveaux essais seront nécessaires. Elle reste tout de même assez
imprévisible puisqu’elle a un sadisme élevé qui l’amène à jouer avec ses victimes. Il faudra
régler ce détail qui peut la rendre trop incontrôlable. Son corps se régénère rapidement, elle
ne garde aucunes séquelles. Sa vision nocturne est au point. Elle est efficace et sanguinaire.
Elle peut aussi modifier son apparence physique, en fonction de la préférence des victimes
j’imagine. Ce n’était pas prévu mais ça reste un détail, il faudra quand même veiller à ce
qu’elle ne mute pas trop. L’arme est globalement satisfaisante et pourra être utilisée après
d’autres essais qui confirmeront sans doute ces observations.
« Modifié: 19 Décembre 2010 à 23:32:33 par jillian »
C'est seulement lorsqu'on a tout perdu
qu'on est réellement libre de faire tout ce qu'on veut ...

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Gentiment je t'immole
« Réponse #1 le: 19 Décembre 2010 à 23:23:27 »
tu veux pas nous le copier-coller ici, stp ? c'est plus facile pour citer et puis c'est un peu le but du forum, que les textes soient ici ^^
si c'est long, tu le postes en plusieurs fois, c'est pas grave.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne jillian

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : Gentiment je t'immole
« Réponse #2 le: 19 Décembre 2010 à 23:27:29 »
D'accord, je le fais tout de suite ! ^^
C'est seulement lorsqu'on a tout perdu
qu'on est réellement libre de faire tout ce qu'on veut ...

Verasoie

  • Invité
Re : Gentiment je t'immole
« Réponse #3 le: 20 Décembre 2010 à 00:24:26 »
Du titre je suis allée écouter la chanson, que je ne connaissais que de nom, elle m'a intriguée et donc me voilà. Lol.

Premier paragraphe : ça m'évoque un peu le passage du serpent dans Salammbô, c'est voulu ? Sympa en tout cas (j'aime bien les "je suis le mal, l'impure")

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Sûrement, mais cela lui semblait impossible en cet instant.

Dommage cette phrase, je l'enlèverais, elle casse un peu l'impact de celle d'avant qui était vraiment cool (parce qu'elle l'explicite un peu, c'était mieux avec le sous-entendu)

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Devra-t-il abandonner ses études auxquelles il s’accrochait déjà avec difficulté ?

Pareil, celle-ci je trouve que ça fait trop (reportage TF1)

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<<Merci d’être venu Antoine, il fallait que je vous parle>>

« » lol. Ils se mettent tous seuls si on écrit sous word non ?

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Il observa d’un oeil morve son interlocuteur puis haussa les épaules.

Mdr ! Si c'est pas une faute de frappe ("torve") je KIFFE cette substitution xD

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Le noir était le seul indice qu’elle laissait paraitre de ses sentiments. Elle s’habillait toujours en noir.
Jenna était belle : elle avait de grands yeux bleus expressifs,

Je trouve ça un peu incompatible les yeux "expressifs" alors que le noir est le seul indice etc.

Sinon j'aime bien la description de Jenna, je la trouve vraiment réussie. Enfin disons que c'est le genre de personnage qui est un peu cliché, enfin qui peut facilement tourner au cliché mais ta description ne donne pas une impression de déjà-vu, elle me paraît plutôt sincère c'est agréable.

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Les tremblements avaient cessés.

cessé

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Avait-il envie d’être aider ?

aidé

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. C’est blanche neige qui a tué ma mère et mon frère. Jenna éclata d’un rire hystérique, incontrôlable. J’ai découvert la véritable histoire : c’est blanche neige la sorcière ! Elle a piégé tout le monde, la salope !

Ce passage est trop bien XD

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Comment allait-il s'en sortir sans elle ? Non, il fallait qu'elle s'en sorte.

S'en sortir, répétition

Je trouve qu'il y a trop de questions rhétoriques dans le texte, et de détails genre "un lambeau de peau qui s'arrache" (lol) (même si en fait pour celui-là c'est plutôt une question de goût) mais sinon c'est agréable à lire !

J'avais envie de me la ramener en disant "naaan faire des expériences à l'insu des gens c'est contraire à l'éthique en psycho on a pas le droit !!" mais en fait pour une ville qui développe de pareilles armes, c'est cohérent s'ils respectent pas l'éthique des expériences MDR.

C'est plutôt sympa je trouve ! Bon comme j'ai dit y'a des trucs un peu lourds des fois dans le style, surtout dans le beaucoup de questions rhétoriques, quelques phrases clichées, mais y'a aussi des trucs qui me plaisent beaucoup. L'histoire est pas de la dernière originalité non plus mais c'est bien traité à mon avis ! Ptêtre le dernier paragraphe qui manque un peu de peps, qui est un peu long pour une chute, je trouve. Enfin voilà ^ ^

Hors ligne ernya

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Re : Gentiment je t'immole
« Réponse #4 le: 20 Décembre 2010 à 13:36:18 »
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Un long serpent s'enroulait autour d'une de se jambes fines et galbées. 
ses

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La musique était ponctuée de sifflements et un grouillement immonde composait le l'arrière-fond.
bug

 
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Sauf elle. Qui souris devant ton agonie. 
le qui renvoie à "elle" ? si oui, c'est "sourit"

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Il aurait put mourir tout de suite tant qu'il pouvait encore observer son déhanchement lancinant.
je trouve la syntaxe de cette phrase un peu douteuse

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Il observa d’un oeil morve son interlocuteur puis haussa les épaules. 
je plussoie vera

           
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et les flammes de l'enfer qu'était ses yeux. 
étaient


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Qui souris devant ton agonie. 
idem qui est ce "qui" ?

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Un concert de cris et de hurlements résonna aux oreilles de la sanglante femme. 
bof pour "sanglante femme"

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- Alors Antoine, repris l’étrange homme,
reprit

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Antoine crût voir passer une lueur de mépris dans le regard de l’homme. 
crut


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Il agita le chèque sous le nez du jeune homme ébahit.
ébahi



 
Citer
Mais qu’est-ce qui avait bien put se passer dans ce cinéma ? 
pu


Citer
- Qui veut m’acheter et pourquoi ? Demanda-t-il d’un ton qu’il espérait déterminé.
demanda



 
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Lui qui était si doux malgré le milieu où ils avaient grandit. 
grandi

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elle n’avait pas put vivre ses rêves. 
pu


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nous avons put en apprendre davantage sur le fonctionnement de l’arme. 
pu

 
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qui la fait revenir dans la «bobine» où elle a été crée une fois le temps donné terminé.
créée


Alors, euh c'est space, XD. Ce qui m'a saoulée, c'est que je m'étais plus ou moins attaché au personnage du garçon, alors que finalement, il n'est là que pour la touche "émotion", j'ai trouvé ça dommage. J'ai trouvé ça dommage parce que tout va très vite à la fin, hop hop, on résout le texte en deux trois mouvements. J'ai pas vraiment aimé l'arme, la femme avec son serpent, parce que j'ai trouvé ça caricatural, limite clichée. J'aime énormément tout ce qui touche au rapport femme/ serpent, Lilith, Salammbô, mais là, je trouve que tu nous en a donné une image caricaturale, gore, enfin je sais pas, pas esthétique du tout, XD (c'est sûrement voulu ceci dit). Ensuite tu n'as pas donné beaucoup d'informations sur cette ville, mais une erreur aussi grossière, je trouve ça pas très crédible personnellement mais bon.
Enfin voilà, l'idée est sans doute bien, et tu écris pas mal, mais j'ai pas trop aimé, désolée.
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Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : Gentiment je t'immole
« Réponse #5 le: 20 Décembre 2010 à 20:51:55 »
Merci beaucoup pour votre lecture et votre avis et vos conseils Verasoie et Ernya :D
Et pour la correction de mes fautes, c'est fou ce que j'en pu en faire, pourtant j'ai relu mais je les avais pas du tout remarquées  :o Et merci de m'avoir indiqué les phrases inutiles/lourdes de mon texte Verasoie, je trouve que tu as tout à fait raison et je me suis empressée de les enlever ^^

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Mdr ! Si c'est pas une faute de frappe ("torve") je KIFFE cette substitution xD

Ben... je dois avouer que jusqu'à ce que je lise cette phrase, j'étais persuadée que morve était le bon mot xD Puis maintenant je me suis rendue compte qu'il a pas la signification que j'espèrerais (torve en fait ^^ )

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Je trouve qu'il y a trop de questions rhétoriques dans le texte, et de détails genre "un lambeau de peau qui s'arrache" (lol) (même si en fait pour celui-là c'est plutôt une question de goût) mais sinon c'est agréable à lire !

J'avais envie de me la ramener en disant "naaan faire des expériences à l'insu des gens c'est contraire à l'éthique en psycho on a pas le droit !!" mais en fait pour une ville qui développe de pareilles armes, c'est cohérent s'ils respectent pas l'éthique des expériences MDR.

C'est plutôt sympa je trouve ! Bon comme j'ai dit y'a des trucs un peu lourds des fois dans le style, surtout dans le beaucoup de questions rhétoriques, quelques phrases clichées, mais y'a aussi des trucs qui me plaisent beaucoup. L'histoire est pas de la dernière originalité non plus mais c'est bien traité à mon avis ! Ptêtre le dernier paragraphe qui manque un peu de peps, qui est un peu long pour une chute, je trouve. Enfin voilà ^ ^

Oui, j'ai toujours aimé les questions rhétoriques, beaucoup trop d'ailleurs :/ Je vais essayer de me contrôler dans mon prochain texte xD En tout cas ça me fait plaisir que tu aies trouvé ça sympa malgré tout, merci beaucoup de ta lecture et de ton avis ! :)
Ce que je trouve drôle c'est que dans l'autre forum ils trouvaient justement que le dernier paragraphe était le mieux réussi (donc le seul que j'ai pas retouché ^^)  mais c'est bien d'avoir des avis différents, on voit que chacun voir les choses différemment !

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Alors, euh c'est space, XD. Ce qui m'a saoulée, c'est que je m'étais plus ou moins attaché au personnage du garçon, alors que finalement, il n'est là que pour la touche "émotion", j'ai trouvé ça dommage. J'ai trouvé ça dommage parce que tout va très vite à la fin, hop hop, on résout le texte en deux trois mouvements. J'ai pas vraiment aimé l'arme, la femme avec son serpent, parce que j'ai trouvé ça caricatural, limite clichée. J'aime énormément tout ce qui touche au rapport femme/ serpent, Lilith, Salammbô, mais là, je trouve que tu nous en a donné une image caricaturale, gore, enfin je sais pas, pas esthétique du tout, XD (c'est sûrement voulu ceci dit). Ensuite tu n'as pas donné beaucoup d'informations sur cette ville, mais une erreur aussi grossière, je trouve ça pas très crédible personnellement mais bon.
Enfin voilà, l'idée est sans doute bien, et tu écris pas mal, mais j'ai pas trop aimé, désolée.

Déjà merci pour tes corrections et ton avis, ils m'ont été utiles (je l'ai déjà dit plus haut mais j'insiste ^^ ).
Ben ça fait quand même plaisir que tu te sois quand même attachée à Antoine, on m'a toujours reproché de faire des personnages trop plats donc c'est une amélioration ^^ C'est pas grave si tu n'as pas aimé, j'avoue que c'est particulier quand même, mais je suis déjà ravie que tu aies lu mon histoire et que tu m'aies laissé un avis (constructif en plus, et ça ça aide toujours à progresser alors merci ! :D )
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Re : Gentiment je t'immole
« Réponse #6 le: 29 Décembre 2010 à 23:31:41 »
Le texte est un peu long pour que j'y retourne chercher les phrases exactes mais voici quand même mes commentaires. Il y a des passages où je pense qu'il y a des problèmes de temps. L'ensemble m'a pas mal plu même si je pense qu'il y a quelques petites phrases par ci par là qui sont en trop ou qui pourraient être mieux écrites au vu du reste du texte. Sinon le dernier paragraphe m'a aussi moins plu. Il est trop froid par rapport au reste ou alors pas assez étant donné son caractère formel de rapport de police ou autre organisation gouvernementale.

"composait le l'arrière-fond." tu vois il y a des petites erreurs comme ça qui ponctuent ton récit et c'est dommage.
"Elle semblait aspirer la lumière, la vie, trou noir dans le monde ne laissant place qu'à une obscurité opaque." là par exemple la transition se fait mal je trouve. "Elle semblait aspirer la lumière, la vie. Trou noir dans ce monde ne laissant place qu'à une obscurité opaque." peut-être ?

Dans la fin du premier paragraphe tu change plusieurs fois de personnes, avec "elle", "il", "je", c'est un peu compliqué à suivre. Et puis au vu du reste la personnes envoutée ne serait-elle pas Jenna et donc une fille ? Tu écris "il". Qui est-ce ? L'enfant ?

Enfin voilà bravo quand même.


 
« Si l'ordre est le plaisir de la raison, le désordre est le délice de l'imagination. » (Proust)

"Les détails, comme chacun le sait, conduisent à la vertu et au bonheur ; les généralités sont, au point de vue intellectuel, des maux inévitables." Aldous Huxley

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Re : Gentiment je t'immole
« Réponse #7 le: 17 Avril 2011 à 18:02:24 »
J'ai trouvé le texte assez hétérogène, dans le sens où y a des passages bien menés et d'autres un peu maladroits. La fin du premier paragraphe est un peu fouilli. Le flash-back dans le cinéma est long, vu qu'on sait déjà qu'ils sont tous morts on se dit juste "ben ils sont vraiment morts".  ::)

Les personnages étaient plutôt sympathiques mais je trouve que la méchante passée le premier paragraphe est franchement trop série Z dans son apparition et dans ses dialogues. Certes, elle vit dans une bobine de film mais euh, j'étais pas convaincue.  :D
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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