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06 novembre 2026 à 09:51:21
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Un métronome volant micro-onde qui donne l'heure (SF, absurde)

Auteur Sujet: Un métronome volant micro-onde qui donne l'heure (SF, absurde)  (Lu 1690 fois)

Hors ligne Vir

  • Aède
  • Messages: 165
Bonjour !

Voici un extrait du roman que j'ai terminé il y a quelque semaine. J'ai du mal avec ce passage, je serais heureuse d'avoir des retours pour l'améliorer. Un grand merci à ceux qui décideront de me lire !

Bonne lecture !

Un peu de contexte pour comprendre :
Nous sommes dans un monde futuriste. Les "danis" sont la race intelligente qui peuple la société (ils ressemblent à des humains). Ils passent le plus clair de leur temps en réalité virtuelle grâce à une puce implantée dans leur cou (d'où leur air vide dans l'extrait). Monsieur Triangle (notre protagoniste ici) est le robot de compagnie de Charlotte De Gentis. C'est un métronome volant qui fait micro-onde et qui donne l'heure. Il se perd dans la ville, uniquement constituée de grands cubes volants (les maisons des "danis") dont les murs sont modelables.
On suit ici les aventures du petit robot dans un texte amusant et absurde (c'était du moins mon idée de départ), où les péripéties s'enchaînent assez rapidement.
Au début de l'extrait, Monsieur Triangle est déjà perdu dans une rue.


Extrait :
Chapitre 2


—   Je ne pourrais jamais me payer un voyage spatial.
—   Ne m’en parle pas, il faudrait gagner de l’argent.
—   Tu as déjà essayé de travailler ?
—   Non, ce n’est pas mon truc.

Les voix réveillèrent Monsieur Triangle. Bien sûr, il ne comprenait rien à leur babillage. Charlotte aussi émettait souvent des bruits étranges avec sa bouche. 

Où était-il ? Comment rentrer ?

Il n’en avait pas la moindre idée. Toutes les rues se ressemblaient et leur architecture changeait d’une seconde à l’autre car elle était modelée par les boîtes grises qui atterrissaient, décollaient, ou s’assemblaient pour former des constructions fantasques à chaque instant. Impossible d’avoir des repères, rien n’était fixe. 

Malgré tout, Monsieur Triangle avança au hasard dans ce dédale de chemins à la fois indiscernables et en constante mutation. Il continuait de faire aller sa tige ; peut-être que Charlotte l’entendrait.

—   Oh, coucou, toi !

Un danis s'accroupit devant le métronome et le fixa avec une sorte d’avidité. Il tenta de communiquer mais Monsieur Triangle ne comprenait rien, bien sûr. Monsieur Triangle n’était en rien apeuré par les danis, cela faisait bien longtemps qu’il vivait avec Charlotte. L’homme tendit la main. Est-ce qu’il allait le caresser comme Charlotte le faisait ?

Au lieu de ça, il ouvrit la porte du micro-onde dans le ventre du métronome et y plaça le plat de lasagnes qu’il tenait à la main avant de refermer la porte.

Monsieur Triangle se sentit soudain chauffer de l’intérieur.

Oh non ! Il détestait cette sensation, un vent de panique le saisit.

Le métronome fit volte-face et s’enfuit aussi vite qu’il le put, le plat chauffant dans le ventre.
 
—   Eh ! Mon plat !

Bien sûr, Monsieur Triangle ne comprenait pas un traitre mot de ce que cet énergumène lui criait et les exclamations ne firent que l’apeurer encore plus.

Le danis se lança à ses trousses.

Oh non !

Monsieur Triangle n’était pas assez rapide. Il fallait qu’il trouve un autre moyen de s’échapper. Là ! Sur sa gauche ! Il s’engouffra dans l’ouverture avant que la porte ne se referme totalement.
 


Chapitre 3


Monsieur Triangle ne put se calmer qu’un court instant avant de repaniquer parce qu’il était à nouveau enfermé dans une boite grise. Certes, il s’était mis lui-même dans cette position, mais d’une manière ou d’une autre, il n’avait pas prévu cette situation.

La porte !

Elle n’était plus là, encore une fois. Mais Monsieur Triangle ne la chercha pas, il était distrait par le danis présent dans la pièce. Celui-là était beaucoup plus petit que les autres, à peine plus grand que Monsieur Triangle lui-même, à vrai dire. Son visage était rondelet, ses yeux immenses et son nez minuscule. Et il ne se tenait même pas sur ses deux jambes, il était assis sur les fesses.

Monsieur Triangle frôla le petit danis, mais comme les autres, il ne le remarqua pas, son regard se perdait dans le vague et son expression était neutre.
La porte s’ouvrit et un autre drone s’engouffra dans l’habitacle. Monsieur Triangle s’élança vers l’extérieur mais, encore une fois, ils étaient trop haut dans le ciel pour qu’il puisse sauter. Le robot abreuva le danis grâce à une paille.

C’était maintenant ou jamais !

Monsieur Triangle se propulsa dans les airs et atterrit sur la machine ! Il se stabilisa… quoique la notion de stabilisation était floue, car le métronome volait au-dessus du drone qui volait lui-même dans une boite volante. Lorsqu’elle eut fini de donner à boire au danis, la machine sortit au grand air.

C’est très haut !

Le drone et le métronome volaient en effet à des dizaines de mètres de hauteur, et ce n’était pas pour rassurer Monsieur Triangle. Il ne savait pas ce qu’il avait tenté d’accomplir en sautant sur le robot et il ne se posait pas non plus la question. Ils volèrent ainsi, en fendant les nuages, jusqu’à ce que Monsieur Triangle la voie : la maison !

Elle était là, en bas. Facile à repérer, la construction faisait la taille de cinquante boites-grises-qui-volent. Encerclé d’un jardin verdoyant où poussaient des arbres et des buissons, c’était la seule source de verdure visible. C’était aussi la seule construction qui n’était pas cubique.

Enfin, ce n’était pas une de ces fameuses boites grises. Car à l’horizon, c’était tout ce qu’il y avait, à terre comme au ciel : des boites grises.

Comment descendre ? Monsieur Triangle tenta de faire comprendre au robot qu’il fallait qu’il se pose à terre avec force battements de tige, mais la machine ne sembla pas comprendre.

Ils s’approchèrent d’une autre boite grise.

Oh non !

La porte s’ouvrit.

La maison !

Et ils s'engouffrèrent à l’intérieur.

Aussitôt, le métronome sauta à terre. Il ne tenait pas à rester perché sur cette machine plus longtemps. Il ne mit qu’un moment avant de réaliser que l’intérieur de la boite n’était pas comme celui des autres.

Il était rempli d’objets plus intéressants les uns que les autres. Sa curiosité prit le pas sur son anxiété et il s’aventura dans la pièce. Elle était beaucoup plus grande que les autres, peut-être quatre fois plus, et un escalier menait à un étage. Il y en avait aussi chez Charlotte.

—   Qu’est-ce que tu fais là, toi ?

Un homme s’avança vers le métronome. Cette fois, Monsieur Triangle n’était pas aussi confiant et il voulut reculer mais le danis le devança et mit la main sur lui, l’empêchant de s’évader.

Il ouvrit le micro-onde et en sortit le plat de lasagnes avant de refermer la porte et de relâcher le métronome qui fila se cacher sous un meuble. 

—   Mh ! C’est délicieux !

 De sa cachette, le métronome observa les allées et venues de l’homme. Il engloutit le plat qui avait chauffé dans le ventre de Monsieur Triangle, puis s’affaira un moment et revint vers le métronome. Il posa devant lui une assiette remplie d’une pâtée marronne. Le métronome considéra la nourriture sans comprendre. D’une pichenette, le danis rapprocha l’assiette de lui. Que veut-il que j’en fasse ?

—   Allez, mange.

Monsieur Triangle ne comprenait toujours pas ce que l’homme disait, bien entendu. Il lui rapprocha encore un peu plus l’assiette de la tige, puis abandonna et se releva. Après avoir fait une série de gestes incompréhensible, il partit et Monsieur Triangle se retrouva seul dans la pièce.
Sa tige se mit alors à se balancer de gauche à droite. Mais où est Charlotte ?

De sous le meuble, il détailla la pièce autour de lui. Elle était pleine de choses intéressantes qu’il mourait d’envie d’aller voir de plus près. Il attendit prudemment quelques minutes encore, pour s’assurer que l’homme ne revenait pas, puis il s’aventura dans la pièce.

Il n’y avait pas autant de choses empilées les unes sur les autres chez Charlotte. Monsieur Triangle ne comprenait pas à quoi servaient ces objets et ces meubles mais il aimait les regarder.

Le danis revînt et s’avança vers le métronome d’un pas vif. Monsieur Triangle eut à peine le temps de paniquer que l’homme était sur lui. Il s’abaissa et l’attrapa aisément d’un geste du bras.

Oh non.

Charlotte le portait aussi de temps à autre, mais là, dans cette situation, il n’approuvait pas ce comportement. Il fit aller sa tige plus vite.

—   Toi, tu viens avec moi, dit-il.

Il se dirigea ensuite vers la porte qui venait d’apparaître, et sortit.
« Modifié: 27 mars 2021 à 12:11:13 par Vir »

Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 097
Re : Un métronome volant micro-onde qui donne l'heure (SF, absurde)
« Réponse #1 le: 26 mars 2021 à 18:38:41 »
J'ai lut ton chapitre 2, sans tout comprendre ce qui se passait. J'ai compris qu'un home était perdu dans une ville. Il mettait dans le ventre d'un robot, qui fait micro onde, son plat pour déjeuner, et le robot va se sauver avec.
Ton chapitre 3 j'ai commence a le lire et il m'a semble encore plus obscurs, donc j'ai arrêté.

Tes extraits font références a des choses qui en sont pas expliqué, donc ma compréhension est assez floue.
Ton écriture me semble bonne et se lit simplement.

Mon avis n'est pas super constructif, attend d'en lire d'autre. Surtout que j'écris comme une patate.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne acollias

  • Calligraphe
  • Messages: 115
Re : Un métronome volant micro-onde qui donne l'heure (SF, absurde)
« Réponse #2 le: 26 mars 2021 à 22:30:26 »
Bonsoir,
J’aime bien l’idée que l’histoire soit centrée sur le point de vue du métronome. J’ai eu cependant du mal à visualiser les scènes, soit à cause de ce point de vue qui limite d’une certaine manière, soit parce que l’ensemble ne me semble pas assez spatialisé pour qu’on puisse le visualiser.
Quelques répétitions trop fréquentes, en particulier « autre » et « métronome ».
Bonne poursuite !
"Voici une triste vérité : où qu'on aille, les barbelés nous suivent."
Robert Merle - Les hommes protégés

Hors ligne Vir

  • Aède
  • Messages: 165
J'ai lut ton chapitre 2, sans tout comprendre ce qui se passait. J'ai compris qu'un home était perdu dans une ville. Il mettait dans le ventre d'un robot, qui fait micro onde, son plat pour déjeuner, et le robot va se sauver avec.
Ton chapitre 3 j'ai commence a le lire et il m'a semble encore plus obscurs, donc j'ai arrêté.

Tes extraits font références a des choses qui en sont pas expliqué, donc ma compréhension est assez floue.
Ton écriture me semble bonne et se lit simplement.

Mon avis n'est pas super constructif, attend d'en lire d'autre. Surtout que j'écris comme une patate.

Salut Cendres et merci de m'avoir lu (ou d'avoir essayé !  :D) Peut-être que le contexte n'était pas assez clair ou développé. Ce n'est un homme qui se perd en ville, mais un robot qui a la forme d'un métronome.

Bonsoir,
J’aime bien l’idée que l’histoire soit centrée sur le point de vue du métronome. J’ai eu cependant du mal à visualiser les scènes, soit à cause de ce point de vue qui limite d’une certaine manière, soit parce que l’ensemble ne me semble pas assez spatialisé pour qu’on puisse le visualiser.
Quelques répétitions trop fréquentes, en particulier « autre » et « métronome ».
Bonne poursuite !

Hello Acollias et merci pour ton retour ! J'ai en effet eu beaucoup de mal à écrire cette partie, car on se situe du point de vue du robot qui n'est pas très intelligent. Qu'est-ce que tu entends pas "spatialisé", tu penses qu'il faudrait plus de descriptions ?
Merci pour les répétitions, je vais réécrire l'extrait en prenant ta remarque en compte.

Hors ligne Alan Tréard

  • Vortex Intertextuel
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  • Optimiste, je vais chaud devant.
    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : Un métronome volant micro-onde qui donne l'heure (SF, absurde)
« Réponse #4 le: 27 mars 2021 à 18:41:40 »
Bonjour Vir,


Je me suis plongé  dans cet univers que tu explores pour ton roman fait de robotique et d'applications micro-ondes. ^^


D'abord je te donne mes impressions : l'absence de repères fait qu'on se focalise sur ce petit robot ménager aux émotions très expressives, et j'ai pu m'émouvoir avec lui de ses réactions mignonnes, rigolotes, éprouvantes. Le robot ne sait pas qu'il est un robot, apparemment, il le découvre alors à ses dépens...

Ensuite, tu dis avoir besoin d'apporter des corrections sur ton écrit, alors je peux au moins te dire que tu emploies beaucoup la conjonction mais, un peu trop. Parfois à tort, d'ailleurs. Sur le style, il me semble que tu pourrais ralentir le rythme à certains moments pour le relancer ensuite. Un changement de rythme te permettrait probablement de nuancer l'action.

Enfin, difficile de comprendre l'enjeu du texte : À quoi bon suivre les aventures de ce Monsieur Triangle ? Où va-t-il nous emmener ? Ce sont toutes les questions que je me suis posées et auxquelles j'aurais aimé trouver une réponse avant la fin de ma lecture. :)


Et voici pour un commentaire qui, je l'espère, t'apportera quelques repères sur ce qui ressort de cette amusante découverte.

Merci à toi pour cette lecture. À bientôt.

 


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