Bonsoir, je vous partage mon deuxième texte même si ce dernier ne me satisfait toujours pas. Dans l'attente de votre retour pour des améliorations et correction.
Bonne lecture

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Acceptation
Aujourd’hui j’abandonne le gris pour le néant noir.
Je comprends que mes paroles passées ont muri.
Ses fleures imparfaites pleines de sang séché, de larmes et de poussières surannées ont éclos.
Mon esprit enchainée n’a pu que les observer.
Mes mains infertiles ont dû les récolter.
Involontaire et dépassée, cette pénitence m’est désormais forcée.
Labeur insoutenable, torture insatiable perpétuelle et cruelle.
Épouvantable destinée à laquelle j’ai tenté de lutter.
Mais le poison de mon fruit ne m’a pas tué.
Ce poison de solitude s’est imprégné sur mes terres et à déraciné toutes racines fraternelles. Les bases dénaturées de mon être se sont éloignées de la fertilité maternelle.
Innocence et insouciance demeurantes l’enfant de cette patrie s’est blessé.
Orphelin abandonné, la solitude le paterne.
Je nourris cet enfant des fleurs du désespoir, je disparais quand l’inconnu le retrouve alors qu’il perçoit les riches contrées voisines mais n’y arrive pas à trouver asile.
Condamné comme moi à cette comédie, il se doit de s’amuser de cette tourmente.
Aujourd’hui j’accepte l’impossible douceur de mes journées et peu à peu je vois s’enterrer la gloire de l’humanité.
La symphonie sombre de la solitude pour hymne et cette terre sinistre pour dernière demeure, disparait sous le signe de cette comédie ma chair et mon âme.
Héritier de ce fardeau, l’enfant noir demeurera seul sur ce champ qui n’a pu cultiver que le fruit amère de ma sueur .