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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » J'ai besoin de toi

Auteur Sujet: J'ai besoin de toi  (Lu 2667 fois)

Hors ligne arwen

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J'ai besoin de toi
« le: 27 Novembre 2010 à 16:45:32 »
Bon, je continue dans ma lancée de petites nouvelles. En fait, j'ai réfléchi à une petite suite de récits autour de celle que j'ai postée ( des rencontres qu'il faudrait éviter, à lire impérativement avant celle-ci, je préviens ! Vu qu'elles se répondent toutes les deux ). Je ne sais pas bien ce que vaut l'idée (peut-être rien ! ). Et ça s'apparente aussi à un exercice pour moi, qui n'ait pas trop l'habitude d'écrire des textes courts... Pour l'instant, en comptant la première, je n'en ai écrit que trois et demi !  Pour l'instant c'est tout ! Je vous rassure ;-)



J'ai besoin de toi




« Je dois te parler. Rejoins-moi au Chat noir »
Léa tourne et retourne son portable, vérifie une fois, dix fois, cent fois sa messagerie. Il n’a pas répondu. Elle n’a pas osé l’appeler directement. Juste lui envoyer ce texto elliptique. Depuis, elle attend, seule, accoudée au comptoir de ce bar, à cette heure indue, entourée d’étrangers.
Il ne viendra pas. Pourquoi viendrait-il ?
Elle sirote son jus d’orange. La boisson fait tache dans cet environnement alcoolisé. Elle lui aurait bien préféré un demi, ou même un whisky-coca, mais son état le lui interdit depuis cinq mois. Lui interdit de participer à ce défoulement collectif et rituel du jeudi soir estudiantin rennais.
Pourtant, elle est venue ici, rue de la Soif, et s’enivrer lui ferait du bien. L’envie la taraude depuis quelques jours.
Depuis ce jour…
Elle tourne la paille dans son verre et vérifie encore une fois sa messagerie.
Pourquoi n’a-t-il pas répondu ?
Elle a quitté le dîner familial il y a une petite heure déjà, agacée par les discussions sans intérêt de ses parents, frères et sœurs. Elle sait que c’est par gentillesse qu’ils évitent d’aborder le thème qui pourtant occupe leur esprit, comme le sien, depuis une semaine.
Par gentillesse ou par gêne.

Elle frissonne. Elle a beau tenter d’effacer ces images de sa mémoire, elles reviennent sans cesse. Nuit et jour. Et particulièrement durant ce repas familial. C’est de ça dont elle veut lui parler. De ça et de cet enfant qui grandit en elle…
La porte du bar s’ouvre et laisse passer un courant d’air froid qui lui apporte les arômes de tabac produits par la clientèle fumeuse, cantonnée à l’extérieur de l’établissement.
De cela aussi, elle est privée.
Elle se tourne, anxieuse, et cherche du regard la silhouette familière qu’elle attend. Mais les individus qui franchissent le pas de porte et se faufilent à travers l’assemblée bruyante ne sont que des étrangers.
Une main masculine effleure ses fesses. L’attouchement lui fait l’effet d’une décharge électrique et, l’espace d’une seconde, elle songe à envoyer le contenu de son verre au malotru, ou simplement une gifle bien sentie. Mais le male indélicat s’est déjà éclipsé et seules les larmes lui montent aux yeux. Qu’elle a bleus.

Une semaine.
Cela fait une semaine tout juste qu’un autre individu s’est permis ce geste dont elle n’a su se défendre, coincée au milieu de cette foule anonyme et parisienne. Si elle avait cédé à l’envie de le repousser, ses doigts vengeurs auraient rencontré, au passage, les lunettes de cette femme en tailleur et elle aurait bousculé les quatre ou cinq autres personnes pressées contre elle. Elle avait donc tenté d’oublier ce contact insupportable, la main en protection, dérisoire, sur son ventre à peine arrondi encore.
Pour la première fois, tôt ce matin, elle avait senti son enfant bouger en elle. Une sensation étrange, bouleversante que celle de cet être vivant au cœur de ses entrailles. Elle en avait eu les larmes aux yeux. Ce futur bébé était peut-être le résultat d’un oubli de pilule doublé d’un oubli de capote dans l’effervescence d’un premier rapport sexuel avec un tout nouvel amant, mais elle avait pris conscience de sa présence, ce matin là… et elle en avait été émue.
Émue et frustrée de n’avoir personne à qui expliquer ce qu’elle ressentait, avec qui partager cet instant. Cette même frustration qu’elle ressent, assise à ce bar, seule au milieu de dizaines d’autres inconnus. Elle les observe, comme elle a observé ceux de cette rame de métro bondée. Elle adore faire cela : observer. Peut-être un défaut professionnel. Elle prépare une thèse en sociologie et son travail c’est justement d’observer les gens, leurs manières, leurs façons d’être.
Ce type à sa droite aimerait bien entrer en contact avec elle, par exemple. Mais ses regards trop appuyés sur ses formes le vouent à l’échec. Cette fille, un peu plus loin, éclate de rire au bras d’un garçon. Ces deux-là sont certainement amants, devine-t-elle, mais sans véritable complicité. Elle envie pourtant cette concurrente femelle : cela fait plusieurs mois qu’elle n’a pas fait l’amour avec un garçon. Trois mois exactement.
Depuis qu’elle sait être enceinte.
Le rire de l’étudiante lui donne mal au crâne, comme ce parfum entêtant dans la rame de métro. Pourquoi les femmes s’aspergent-elles de ces effluves agressifs le matin, s’était-elle demandé. Mélangés aux odeurs d’urine et de sueur, ils lui avaient donné la nausée lorsqu’elle posé le premier pas sur le plancher de lino crasseux.
Elle n’était visiblement pas la seule à souffrir ainsi de ces désagréments. Son regard avait croisé celui de ce jeune homme, assis sur son strapontin, recroquevillé plutôt dans son survêtement et sa veste bon marché. Les yeux cernés, sa peau mate mais livide luisait un peu sous les mauvais néons. Il ne s’était pas rasé et une barbe de quarante-huit heures noircissait ses joues émaciées.
Plus soigné, elle l’aurait presque trouvé séduisant. Elle n’y pouvait rien si elle était attirée par ce genre d’hommes : mince, brun, très brun.
Arabe.
 Le bébé s’était encore fait sentir dans son ventre et elle avait souri, sans réfléchir, à cet individu taciturne, presque transparent. Le sourire qu’il lui avait rendu, de manière surprenante, avait éclairé son visage, aux traits tirés, l’espace de quelques secondes.
Oui, presque séduisant.
Cet échange silencieux les avait rendus complices au milieu de cette foule compacte.
Proches et complices.

Léa frissonne.
Pourquoi ne rappelle-t-il pas ?
Que fait-elle là, à deux heures du matin ? Seule et enceinte jusqu’aux yeux. Non, juste enceinte de cinq mois et cela se voit encore à peine. Certaines femmes exhibent fièrement leur grossesse au plus vite. Pas elle : son corps a décidé de rester discret sur le sujet. En été, avec une tenue légère, son petit ventre attirerait les regards, mais sous une veste, un pull, il se fait oublier sans problème.
Pourtant cet homme l’a deviné.
Comme elle a deviné que quelque chose n’allait pas dans son regard fiévreux, il a deviné qu’elle portait un enfant. Il n’y a pas eu de mots, mais elle en est certaine.
Elle tripote son téléphone portable, s’énerve toute seule.
Pourquoi ne répond-il pas ?
Elle hésite à renvoyer un deuxième texto, à appeler ce numéro qu’elle a omis d’effacer lorsque, trois mois plus tôt, elle a expulsé de sa vie ce garçon qui n’arrive pas.
Elle termine son jus d’orange. Son voisin de droite, qui n’en peut plus de lui mater les seins – devenus bigrement généreux depuis le début de sa grossesse –, en profite pour tenter de lui offrir un verre.
« Une bière ? »
Elle rétorque, agressive :
« Je suis enceinte ! Alors non, je ne vais pas me saouler pour m’envoyer en l’air dans ta petite piaule d’étudiant fauché ! »
La tirade est efficace : le male rabroué s’éloigne avec une insulte grognée entre ses dents.
« Salope ! »
Léa soupire. Elle a du mal à supporter la présence de ses congénères ces derniers jours… Beaucoup de mal. Elle a échappé à la mort et eux lui parlent retraites, examens, cours, travaux pratiques, travaux dirigés, frites grasses au restaurant universitaire… ou lui propose une bière à boire et plus si affinité.

Elle retient un frisson.
Pourquoi ce jeune homme dont elle ne sait rien, pas même le nom, encore anonyme, lui a-t-il commandé de descendre avant de se faire exploser, moins d’une minute après qu’elle ait posé le pied sur le béton de la station ?
Elle se souvient de la déflagration. Violente, elle l’a projetée à terre alors qu’elle restait, hébétée sur le quai. Elle se souvient du nuage de poussière suffocant et de la panique générale. Des cris. Un adolescent l’a aidée à se relever… Dans le noir, ils sont sortis à l’air libre.
Quatorze morts. Cinquante trois blessés. La femme obèse, celle au tailleur, le cadre à la main baladeuse, tous fauchés par la bombe d’un jeune homme qui lui a souri et lui a commandé de descendre, d’une voix enrouée.
Elle a demandé à la police qui était ce garçon. Ils n’en savaient rien : un fou de Dieu, un fou tout court ? Un islamiste ? Rien. Un anonyme. Aucun papier, aucune trace, sinon, une mauvaise vidéo de surveillance dans les couloirs du métro.
Depuis, un groupuscule obscur a revendiqué l’attentat. Le jeune homme assis sur son strapontin lui semblait bien éloigné pourtant de ces obscurantistes fous furieux que le mot islamisme lui évoque.

Elle tremble et se souvient, le regard perdu dans son verre de jus d’orange vide, comment elle a cru, un instant, que ses jambes ne lui obéiraient pas lorsqu’elle a compris le reflet dur de ces yeux noirs.
Pourquoi n’a-t-elle pas averti ses voisins ? Pourquoi n’a-t-elle pas essayé de discuter avec ce désespéré ? Il n’avait pas l’air bien méchant sur son strapontin. Un monsieur-tout-le-monde banal, juste un peu plus bronzé, avec sa fatigue à peine plus marquée que celle de ses voisins.
Elle tremble et laisse les larmes monter. Elles n’arrêtent pas depuis une semaine. Sa famille, ses amis croient qu’elle pleure les gens qui n’ont pu se sauver comme elle, qu’elle pleure de rage, de haine contre cet assassin qui a mis en danger son enfant.
Non.
Elle pleure sur un homme inconnu, sans nom, qui s’est suicidé. Elle pleure sur son incapacité à avoir empêché le drame.
Et personne ne prend garde à ses larmes dans ce bar surpeuplé, où la musique joue trop forte.

Une voix familière s’élève derrière elle.
Elle se retourne et sourit.
Il est venu.
Les cheveux hérissés, la chemise blanche à peine enfilée dans son jean, les yeux encore bouffis de sommeil, elle comprend : elle l’a tiré du lit. Elle se répand en excuses.
Il la fait taire d’un sourire, d’un geste et d’un regard. Le regard : pour son ventre dissimulé sous un pull large et informe. Le geste : une barquette de fraises qu’il fait glisser sur le comptoir jusqu’à elle.
Léa éclate de rire devant l’offrande tandis que le jeune homme s’assied  à ses côtés. L’un de ses anciens amants, ardent militant écologiste, aurait bondi au plafond. Des fraises en novembre ! En provenance certainement d’Argentine ou du Chili. Au bilan carbone catastrophique. Mais l’attention est charmante et la fait rire. Elle pioche, du bout des doigts, l’un des fruits rouges et le croque sous le regard fatigué mais attendri du garçon qui l’a rejointe ainsi, au milieu de la nuit, qui a trouvé ce cadeau, elle ne sait où.
Il ne pose pas de question. Il n’en pose jamais. Elle se souvient. Il attend. Il est d’une patience infinie pour ça. Pour attendre. Elle murmure un remerciement enroué et gêné. Elle ne sait plus trop ce qui lui a pris de l’appeler à cette heure de la nuit.
Ah si, lui dire que dans quelques mois il sera le papa d’un petit garçon, mais il a déjà compris. Il a vu les reportages télévisés. Elle a été une des rares à parvenir à répondre aux questions des journalistes. Sa bobine a fait le tour de l’hexagone et peut-être plus…
Elle l’a fait souffrir, elle le sait, lorsqu’elle l’a quitté du jour au lendemain, sans explication. Et pourtant, il est là, fatigué mais l’air inquiet, attentif, avec ce présent, une barquette de fraises, en clin d’œil à leur situation.
Au printemps dernier, il est tombé amoureux, très amoureux. Elle a été sa première petite amie. Elle l’a même dépucelé ! Et elle l’a quitté comme une idiote.
Les larmes lui brûlent à nouveau les yeux. Elle murmure de nouvelles excuses. Il secoue la tête : avec la musique, il n’a rien dû entendre.
« Je suis désolée, je n’ai pensé qu’à toi. Les autres… ils… ne comprennent pas. »
Il pose une main légère sur ses reins. Elle accepte le contact, la caresse amicale, et sourit à travers ses larmes. Il garde le silence, mais ses yeux noirs trahissent ses sentiments : oui, il comprend. Oui, il est là. Ses doigts bronzés glissent sur une taille encore fine, dans un geste sans équivoque.
Elle se laisse aller contre lui et murmure :
« J’ai besoin de toi. »
« Modifié: 29 Novembre 2010 à 14:54:46 par arwen »

Hors ligne ernya

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Re : J'ai besoin de toi
« Réponse #1 le: 27 Novembre 2010 à 16:48:04 »
Désolée, arwen, mais c'est un texte par jour par section. Merci de reposter demain. ^^
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
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Re : J'ai besoin de toi
« Réponse #2 le: 07 Janvier 2011 à 12:22:56 »
Citer
Pourtant, elle est venue ici, rue de la Soif,
A, la « rue de la Soif » ! Y en a dans toutes les villes, c’est un bel écho mondial qui résonne dans les cafés.

Citer
Il la fait taire d’un sourire, d’un geste et d’un regard. Le regard : pour son ventre dissimulé sous un pull large et informe. Le geste : une barquette de fraises qu’il fait glisser sur le comptoir jusqu’à elle.
Pas mal, pas mal… ^^

Citer
Elle se souvient. Il attend. Il est d’une patience infinie pour ça. Pour attendre.
« le Pour attendre » est peut etre pas nécessaire ici.


Bon… a la limite, en passage d’un texte plus long, pourquoi pas, mais ici y a pas trop d’intérêt.. c’est une tranche de vie on va dire.
C’est bien écrit, aucun problème de ce coté là, c’est plus le sujet qui pourrait etre plus passionnant.
Enfin, on appellera ça un « jogging » ;)
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Re : J'ai besoin de toi
« Réponse #3 le: 07 Janvier 2011 à 12:37:18 »
Merci Jezy  :)
Je me disais qu'elle était tombée aux oubliettes celle-là !
En fait cette nouvelle est la dernière, ou l'avant dernière du petit recueil de nouvelles que je fais qui commence avec la nouvelle Le strapontin, d'où ton impression, peut-être...

Hors ligne Zephyr

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Re : J'ai besoin de toi
« Réponse #4 le: 07 Janvier 2011 à 13:54:11 »
J'ai envie de dire, c'est comme tes autres texte, même si là, je me suis plus...impliqué dans le personnage. Ne me demande pas pourquoi, j'en ai vraiment aucune idée. Hormis la fin que je trouve horriblement roméo-juliettesque, j'aime plus l'histoire que les textes précédents, même si pour moi, ça casse pas trois0 pattes à un canard.

Ton style est toujours aussi bien, toujours aussi fluide et bien construit.

Voila, ne ne sais pas trop quoi dire d'autre.
« Modifié: 07 Janvier 2011 à 14:01:57 par Zephyr »
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
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Re : J'ai besoin de toi
« Réponse #5 le: 07 Janvier 2011 à 14:02:13 »
Merci de tes lectures en tout cas.  :)

Je crois, je me trompe peut-être, que simplement le personnage est plus proche de toi, de tes problématiques sans  doute. Y'a p'tre plus d'identification. Les gens qui aiment le strapontin ou la bombe humaine s'identifient aux personnages, ou ont de l'empathie  pour eux en tout cas plutôt, contrairement à toi...

Eh non, mes histoires cassent pas trois pattes à un canard, c'est voulu : ce sont des histoires banales, des destins banals (même le kamikaze avec son lot de misère c'est monsieur tout le monde) c'est leur sens qui m'importe...
La fin, elle n'a pas qu'un sens romantique...  ^^
« Modifié: 07 Janvier 2011 à 14:05:10 par arwen »

Hors ligne Zephyr

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Re : J'ai besoin de toi
« Réponse #6 le: 07 Janvier 2011 à 14:18:51 »
Peut-être que tu as raison par rapport au rapprochement que j'ai avec Léa, mais je ne pense pas que tu puisse dire que je n'ai pas d'empathie... C'est quand même plutôt radical. Ce n'est pas parce que je n'ai pas accroché avec un personnage qui vit quelque chose de terrible (et terriblement courant, malheureusement) que je ne suis pas capable d'empathie... De même pour Tatiana, mais j'accroche un peu plus qu'avec Salih mais pas beaucoup plus. En fait, ce que j'ai aimé avec Léa, c'est que c'était un personnage anonyme dans "Le strapontin" et que là, on comprend mieux sa vie, et le croisement des vies justement avec Salih, qui d'ailleurs, dans ce texte, me touche un peu plus.

Je suis d'accord, les histoires banales sont parfois les plus intéressantes...

Oui, ben, c'est vrai, la fin n'est pas que romantique, mais c'est juste que la dernière phrase (et le titre donc) me fait affreusement penser à Tentation, et qu'au niveau gnian-gnian, on fait pas mieux...
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
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Re : J'ai besoin de toi
« Réponse #7 le: 07 Janvier 2011 à 14:20:39 »
ouh là ! Doucement... je disais pas d'empathie avec ce ou ces personnages, pas en règle générale !  ><
Tatiana on la croise aussi dans le strapontin et elle est aussi anonyme...
Pas lu tentation...

Hors ligne Zephyr

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Re : J'ai besoin de toi
« Réponse #8 le: 07 Janvier 2011 à 14:25:44 »
Oui, désolé, j'ai du te paraitre un peu sec, c'était pas du tout mon intention... Donc oui, avec ces personnages, du moins pour le moment, mon empathie est limitée on va dire.

Par rapport à Tatitana, c'est vrai qu'elle été dans strapontin, mais elle ne m'avait pas plus marqué que ça...

Tentation, c'est le deuxième volet de la série Twilight. Tu sais (ou pas d'ailleurs, j'espère pour toi) l'histoire du beau vampire Edward qui brille au soleil et du Loup Garou bodybuildé Jacob  qui sont tout les deux amoureux de la fragile et bêtasse Bella Swan (pause  :mrgreen:)...
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Re : J'ai besoin de toi
« Réponse #9 le: 07 Janvier 2011 à 14:35:48 »
HOM MON DIEU MAIS ZEPH !

L'insulte supreme là !  :huhu: C'est pas cool de comparer Twilight et le texte d'arwen.
... Meme si après t'avoir lu, j'ai la meme impression  :-X. Mais je rejette toute la faute sur toi.

Nan mais le truc c'est que ca fait très "happy end", et finir sur ca ca fait heu... enfin j'imagine qu'on est trop blasé -_- si ca m'arrivais a moi je saurais comme transportée, parce que c'est le genre d'attitude qui fait trop "romance ciné" et que j'me croirais adns un reve, mais voilà, dans une fiction, enfin dans un récit, c'est trop... surréaliste, trop beau, pour être vraiment prenant. EnNfin, je crois que c'est pour ça que je n'adhére pas complétement à ce texte.

Après je redis ici ce que j'ai dit sur le texte de Tatiana, les 3 ensembles prennent un sens nouveau. Essaye de les réunir dans un roman-feuilleton peut etre, sous forme de différents chapitres. Enfin ca dépend de combien de p'tites histoires du genre tu as encore, pasque un roman feuilleton de 3 chapitre c'est court lol.
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Re : J'ai besoin de toi
« Réponse #10 le: 07 Janvier 2011 à 14:51:44 »
hi, ok pour Twilight (malheureusement, je connais)
En tout cas, tu vois, j'apprécie vos commentaires - même si vous n'accrochez pas plus que ça - parce que ça mène à une discussion intéressante et constructive.

hi, sur le coté happy end, hi, le reste des nouvelles-chapitres est si glauque que bon, j'avais besoin de finir sur une note positive, qui comme je le disais à Zéphyr, n'est pas que romantique. disons que c'est une métaphore politique...

Sinon, y'a onze ou douze  textes ( tout dépend du devenir de celle à laquelle je pense actuellement pour clore vraiment le tout, qui viendrait donc après celle-là ) Eh oui, les trois textes ensemble ont pas le même sens du tout ( bon, j'suis rassurée que tu le notes, hi ! Me suis pas complètement plantée encore ! )  ;)

Hors ligne Kathya

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Re : J'ai besoin de toi
« Réponse #11 le: 18 Avril 2011 à 18:43:07 »
J'ai bien aimé ce texte, bien écrit une fois de plus, mais je pense qu'il n'a d'intérêt que dans le clin d'oeil au Strapontin. La solitude du personnage qui ne trouve pas à qui se confier est bien rendue. ^^

Je rejoins pas l'avis des autres sur le côté twilightesque de la fin. Le type qui se ramène avec des fraises ça m'a fait sourire, et le fait qu'elle s'abandonne dans ses bras à la fin, ça veut pas dire qu'ils vont se marier dans l'année, faire plein d'autres marmots, etc. Vous vous êtes jamais dis "pourquoi j'ai quitté untel ?" ou "pourquoi j'ai pas voulu sortir avec untel ?" avant de vous souvenir l'instant d'après des raisons qui faisaient que ? x')
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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