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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » De sable et de feuilles

Auteur Sujet: De sable et de feuilles  (Lu 1172 fois)

Hors ligne PlumedOah

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De sable et de feuilles
« le: 13 Février 2021 à 16:17:09 »
Bonjour à tous  :),

Je publie ici une petite production née d'un défi avec des contraintes de temps et de sujet (écrire une nouvelle sur un huis-clos dans une cabane en moins de 3 heures) que je viens de terminer. Je suis ouverte à toutes les critiques et j'espère que le texte plaira ! Bonne lecture  :D

De sable et de feuilles

Il est arrivé en pleine nuit. Silhouette sombre emmitouflée dans un épais manteau de laine brune, naviguant au travers du rideau de neige jusqu’à m’apercevoir au loin. Il a crié à s’en percer les poumons, la voix de l’âme qui craint pour sa vie, mais je n’ai pas répondu, pas encore. Ils viennent tous, toujours, quand ils ont besoin de moi. Mais dès que la tempête se calme, ils repartent lâchement. Sans un mot, sans un merci, sans se retourner, comme si je n’étais plus. Alors je ne me manifeste plus. Je préfère être seule, à tout jamais, qu’être à nouveau abandonné. Mais celui-ci attire mon attention, avec sa démarche de guerrier au front, sa peau à moitié arrachée par les gifles de glace, et son air plus désespéré encore que tous les autres avant lui. Je sens qu’il n’hésiterait pas à me découper à coups de hache s’il le fallait.
Il finit inévitablement par me voir et se dirige dans ma direction en agitant les mains, hurlant aux bourrasques glaciales quelque chose que je n’entendrai jamais. Mais le Vent ne parle pas, il se contente de le harceler comme lui seul sait le faire : à coup de rafales cinglantes qui les poussent lentement loin de moi, vers le gouffre, celui qu’ils ne voient jamais et dans lequel ils finissent par plonger. Je ne suis pas responsable, je les ai longtemps prévenus. Mais ils n’écoutent pas, ils ne savent pas écouter le murmure du cœur. Seul le cri compte ; la peur, la colère, la jouissance. Voilà ce qu’ils sont. Le rituel des émotions humaines consacré par eux et pour eux.
Comme les autres, il entre sans y avoir été invité, écrase ses bottes pleines de glace sur le perron, tout tremblant de froid sous son large manteau, et se met à mugir :
« Eh ! Y’a quelqu’un ?! »
Je me recroqueville dans mon coin, immobile, attentive, le souffle coupé. Son regard se pose tout autour de lui, un œil laiteux passant sur moi sans me voir, observant avec un mélange de déception et d’envie le mobilier de bois humide.
« Quel taudis ici. »
Je l’observe s’asseoir à table, fouillant dans sa poche à la recherche d’un briquet qu’il utilise pour allumer une petite flamme au centre de la pièce à l’aide des restes de feu de camp du dernier venu. Le temps s’écoule en silence et il finit par s’endormir auprès des flammes timides, ses cheveux gelés abreuvant goutte après goutte le bois mort de la cabane. Je me sens revivre, moi aussi. Depuis quand n’ai-je pas connu la chaleur des flammes et la douceur de l’eau ? Un peu de compagnie serait peut-être la bienvenue au final. Je m’extraie de ma cachette sans un bruit. Souple et intemporelle, je ne fais craquer nulle planche et m’asseye à ses côtés.
Dehors, la tempête fait rage sans discontinuer, les invectives du Vent en colère devenant de plus en plus violentes, bien que je ne sache plus contre qui sa colère est dirigée. Peut-être moi aussi voudrait-il me prendre, tout recommencer à zéro une bonne fois pour toutes ? Après tout, il n’a pas besoin de moi pour être, il n’a besoin de personne ; c’est un solitaire aguerri au sale caractère. Pourtant, il n’a jamais cherché à me faire du mal.
« J’me disais bien que j’avais vu quelqu’un. »
Je sursaute quand il se met à me parler. De près, sa voix est bien plus grave que je ne l’imaginais, brisée par le froid elle aussi.
« Vous causez pas ?
Si. Mais vous ne m’entendez pas.
–Ca va pas être facile comme ça. C’est chez vous ici ? »
Je secoue la tête, sans trop savoir ce que je dois lui répondre.
« Y’a pas à bouffer ?
Avant, il y en avait beaucoup. Maintenant, il n’y a plus rien.
–Ouais, ça va pas être facile comme ça. Ca vous dérange pas que je reste ici le temps que ça se calme là-dehors ? »
Je lui signifie un « non » trop enthousiaste à mon goût. Mais la solitude pèse ; l’hiver est sans fin, la mort, partout. J’ai peur qu’elle finisse par m’avoir moi aussi.
Pour briser le silence effrayant, il se met alors à parler. Comme tous les autres, la parole lui est nécessaire pour sentir :
« J’viens de Strasbourg. C’est vraiment la merde là-bas, y’a plus rien qui tient debout. J’ai voulu redescendre vers Zurich, il parait qu’ils ont des abris, mais une de ces fichues tempêtes m’est tombée dessus. Heureusement qu’vous étiez là, j’serais mort de froid sinon. Ou pire ; on raconte des sales trucs… J’étais comme tous les autres avant, j’regardais la chose, et pis, j’me disais : ‘qu’est ce que tu veux y faire, d’t’façon ?’. J’avais déjà bien assez de mal à vivre comme ça avec mon salaire de merde, à bosser toute la journée à m’en faire péter le dos. Enfin, on a tous une excuse, même vous, j’suis sûr. Pis ç’a commencé, tout ça, toute cette merde. La plupart sont partis dès le début, à la recherche d’un endroit où les bâtiments nous tombent pas sur la tronche. Moi, j’avais bien compris que ça servait à rien. Ici ou ailleurs, qu’est-ce que ça change ? Mais forcément, ç’a commencé à chauffer là-bas, comme partout. C’est déjà bien assez de se battre contre ces fichues rafales sans rajouter tous les chiens de la ville qui nous tombent dessus. Pff… Elle est belle, notre société putain. Un tas de ruines gelées. Quelle merde. »
Les mots continuent de s’écouler hors de sa bouche, souffle de vie qui veut me convaincre qu’une fois encore, il faut pardonner. Lentement, le récit imprègne la pièce, si bien que même les flammes retiennent leur souffle pour entendre une fois encore l’histoire qu’elles connaissent pourtant par cœur. Celle des derniers Hommes et de la fureur du Vent.
« Je sais même plus quand ç’a commencé. J’ai l’impression que c’était y’a quelques mois, mais en vrai… J’crois qu’ça fait déjà bien plus longtemps qu’ça. Des années, des dizaines et des dizaines d’années. Mais ça les arrête pas ; entre ceux qui construisent les abris, ceux qui s’entretuent, et ceux qui prient toute la journée… On est tous foutus. J’sais même plus pourquoi on s’fait chier à avancer dans ce putain de froid. D’t’façon, quand c’est pas la neige, c’est la pluie, quand c’est pas la pluie, c’est l’orage. Y parait que toute la côte Ouest est déjà complètement immergée, mais avec les tsunamis et les déluges, c’est pas étonnant. Alors y disent qu’y faut s’enfoncer dans les terres, en plein milieu, et espérer qu’elles s’y mettent pas elles aussi. »
Ça avait commencé avec une averse de grêle, en plein été, partout à la fois. Le Vent s’était levé, furieux, et avait posé son rideau glacial juste au-dessus des hommes et au-dessous de leurs nuages toxiques qui cherchaient à l’étouffer depuis tant d’années maintenant. Il avait hurlé un mot, un seul mot qui avait ébranlé le monde entier : « Assez ! ». Depuis, il n’avait de cesse de le détruire. La mort en marche, fauchant toute vie dans une ultime pulsion thanatique.
L’homme parle toute la nuit et une partie de la journée, jusqu’à s’en casser la voix. Ils font tous ça, n’hésitent pas à détruire le corps pour en extraire la spiritualité, trop aveugles pour voir que c’est justement dans le silence qu’elle se dissimule. Il raconte la première pluie, l’angoisse mêlée de fascination qui les avait tous happés, avant de se transformer en terreur quand à la neige avait succédé l’orage. Les coupures de courant, les centrales détruites à coups d’éclairs rugissants, les champs noyés, la terre gelée, les usines arrêtées. Puis l’anarchie, ensuite, dès les premiers morts, quand les gouvernements, tous ensemble comme d’un commun accord, ont abandonné leur poste pour se mettre à l’abri. Partis loin de nous, sur des terres que je ne reconnais pas : un tas de cailloux sans vie qui signera leur fin à tous.  Et puis il y a l’amertume et la peur, la colère et la douleur, mais, surtout, le soulagement de la parole libérée.
« Vous avez peut-être raison, au final. A quoi bon s’faire chier à parcourir le monde pour un abri qui finira d’t’façon par foutre le camp ? Vous avez l’air bien ici. Y fait froid, mais l’sol est pas trop mouillé. C’est la Forêt Noire qui protège des averses ? »
Il n’attend plus de réponse, se contente de remplir l’espace de sa voix brisée, espérant peut-être couvrir les cris du vent. Mais le Vent s’est tu ; il écoute car il a beau ne pas savoir parler sans blesser, il sait écouter. Mieux que quiconque, ses oreilles sont partout et saisissent ce que les mots ne disent pas.
C’est ce qui l’a rendu furieux.
« Merde, vous entendez ça ?! La tempête s’est calmée ! J’y croyais plus, ça faisait des jours ! »
Il se lève d’un bond et se précipite vers la porte. Oubliées les douleurs des os gelés, les raideurs des muscles ; l’espoir lui redonne vie. Sa voix se mue en rugissement sauvage qui fait vibrer la terre et l’air.
« Faut en profiter ! C’est le moment d’y aller ! Venez, si on part maintenant, on pourra p’têt même trouver à bouffer dans la forêt ! »
Avec de larges gestes saccadés, il éteint le feu de sa botte et me tend sa main. Je l’observe, minuscule face à ce géant hirsute, hésite un moment à glisser ma paume froide dans la sienne pour y chercher les quelques secondes de chaleur que l’on m’a toujours refusées. Mais il est trop tard. Les Hommes ne savent pas attendre.
« Tant pis pour vous ! »
Il se retourne, sans un mot, sans un au revoir. Il se détourne de moi, comme tous les autres. La douleur devrait me rendre folle, mais je suis bien trop faible pour cela. Depuis des siècles, ils me harcèlent, me brûlent, m’amputent, me baisent et me jettent, jusqu’à m’obliger à m’isoler au fin fond de la Forêt Noire, dans cette cabane où l’on m’a enfermée pour que je cesse de me débattre. Mais l’amour est aveugle, la Vie trop simple pour que je parvienne à les haïr, ou moi trop douce pour l’abandonner. Même lui, je l’aime.
Je me jette sur lui et, puisant dans toute la sauvagerie qu’ils m’ont apprise, hurle :
« Ne pars pas ! »
J’aimerais lui dire qu’il va mourir, j’aimerais qu’il me voie telle que je suis. La dernière chance accordée à l’humanité, la main tendue de la Terre elle-même. Ensemble, nous pouvons tout recommencer, dans l’harmonie du Jardin d’Eden bien avant qu’il ne m’oublie pour lui-même. L’équilibre retrouvé entre la vie et la mort, dans le balancement constant et naïf de la nature. Mais peut-être était-il trop tard de toute manière dès le moment où le le ciel s’est mis à rugir. A moins que ça ne soit quand moi aussi j’ai commencé à craindre la mort.
D’un geste brusque, il se détourne de moi et me rejette violemment. Je me cogne contre le plancher vermoulu de la cabane. Mon âme saigne.
« Mais ça va pas ?! Dégagez ou vous allez le regretter ! »
Sans prendre en compte sa menace, je me place entre lui et la porte, murmurant d’une voix faible mais audible :
« Vous allez mourir. »
Il n’écoute pas, il est comme les autres, comme tous les autres, tous ceux que j’ai vu périr sous mes yeux impuissants. Le dernier Homme et la dernière Femme ensemble, trop différents ou trop semblables pour partager la vie qui les constitue tous les deux. Si je le pouvais, je lui offrirais pourtant mes dernières forces, quitte à laisser mes racines pourrir dans le sol de toute manière inondé.
Son visage se transforme. A la colère rationnelle et froide succède la folie pure, celle de l’animal enragé qui craint pour sa vie. Il gronde d’une voix sourde :
« Dégagez. C’est la dernière fois que je vous le dis. »
Je fais « non » de la tête. Mais l’Homme ne sait pas ce que veut dire « non » ; il ne comprend pas la douceur du refus.

Je savais que ça se finirait ainsi. Je l’avais pressenti. Le Vent lui aussi me le susurre à l’oreille, comme une raillerie. Mais je sais qu’il ne se moque pas ; il pleure. L’Homme repart, sa hache tachée de sang accrochée au dos, bravant la tempête comme un général sur le champ de bataille. Fier et fort à la fois, ma plus belle réussite. J’aimerais lui dire de faire attention au ravin, lui signifier que tout est terminé, mais il n’écoute pas mon agonie taiseuse. De toute manière, il est trop tard.
Une dernière fois, le Vent parle, ses entailles glaciales pénètrent mon corps :
« Ne t’inquiète pas. Nous recommencerons tout ensemble, encore une fois. »
La douleur explose ; mes entrailles se tordent dans un dernier souffle.
A son tour, la Terre se déchire.

« Modifié: 15 Février 2021 à 19:25:33 par Edamame »

Hors ligne Myriamusa

  • Tabellion
  • Messages: 43
Re : De sable et de feuilles
« Réponse #1 le: 13 Février 2021 à 17:12:24 »
Eda,

J’ai lu ton texte d’une seule traite. Je me suis entièrement laissée glisser dans l’ambiance décrite à redouter le froid,  à sentir le vent, à ressentir la tristesse, le désespoir. Que d’émotions et d’ambiances décrites. Ce fut envoûtant. Merci pour ce très beau texte.

Hors ligne Myriamusa

  • Tabellion
  • Messages: 43
Re : De sable et de feuilles
« Réponse #2 le: 13 Février 2021 à 17:13:05 »
J’ai oublié le choix du titre est excellent!

Hors ligne Deofresh

  • Calliopéen
  • Messages: 417
Re : De sable et de feuilles
« Réponse #3 le: 13 Février 2021 à 17:27:04 »
Salut Edamame !

Merci pour le partage de ce chouette texte. Je suis impressionné, je ne sais pas si je serais capable d'écrire quelque chose comme cela avec une contrainte de temps si courte. L'atmosphère est prenante, bien campée. En quelques lignes, tu arrives à planter un rythme et à imposer un ton qui m'a porté tout du long.
Le mystère de la narratrice est vraiment cool !

Pour ne pas être que positif, je dirais que ton texte pourrait être raccourci sans qu'il ne perde de sa substance. J'ai trouvé que les mots "vent", "neige" etc revenaient souvent. Je suis certain que tu pourrais te débarrasser de certaines phrases pour alléger (ce n'est que mon point de vue personnel.)

Sinon, ton thème me rapelle un peu ce livre : Le vent de nulle partde James Ballard

Je te laisse aussi avec quelques détails relevés au fil du texte :

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


À bientôt !
En ce moment, je travaille sur ça : Les cinq masques

Hors ligne GeGinger

  • Troubadour
  • Messages: 284
Re : De sable et de feuilles
« Réponse #4 le: 13 Février 2021 à 20:53:48 »
Bonsoir Edamame,

Joli titre qui a attiré mon regard et attisé ma curiosité...

Lecture très agréable et cela en 3h !  :mafio: Chapeau !

Voici mes commentaires, je les espère à ton gout :
Citer
Je préfère être seul, à tout jamais, qu’être à nouveau abandonné
là le narrateur est masculin,
Citer
Souple et intemporelle,
ici il est féminin
J'aime bien le jeu sur la taille des caractères pour suggérer une voix dans une autre dimension (c'est bien cela ?)
Citer
ni Vent
pkoi la majuscule ? Ok, j'ai compris pkoi en poursuivant ma lecture, mais là, je trouve cela bizarre.

Au plaisir.
J'ai besoin de vos avis !       
 Une souris aux épices

Hors ligne PlumedOah

  • ex Edamame
  • Calligraphe
  • Messages: 117
Re : De sable et de feuilles
« Réponse #5 le: 15 Février 2021 à 19:22:33 »
Bonsoir à tous,

tout d'abord, merci beaucoup pour votre lecture, vos conseils et critiques qui m'aident grandement !
Concernant le titre, il m'a été susurré à l'oreille par l'un de mes passages favoris de Beckett, c'est donc à lui que revient tout le mérite ;)

Citer
Eda,

J’ai lu ton texte d’une seule traite. Je me suis entièrement laissée glisser dans l’ambiance décrite à redouter le froid,  à sentir le vent, à ressentir la tristesse, le désespoir. Que d’émotions et d’ambiances décrites. Ce fut envoûtant. Merci pour ce très beau texte.
Bonsoir Myriamusa,
Merci beaucoup pour ta lecture ! Je suis vraiment heureuse que la narration t'ait portée ainsi. C'es toujours extrêmement gratifiant de trouver lecteur pour ses textes, et plus encore d'avoir su toucher. Merci encore pour ton retour, qui m'a fait réellement plaisir.

Citer
Merci pour le partage de ce chouette texte. Je suis impressionné, je ne sais pas si je serais capable d'écrire quelque chose comme cela avec une contrainte de temps si courte. L'atmosphère est prenante, bien campée. En quelques lignes, tu arrives à planter un rythme et à imposer un ton qui m'a porté tout du long.
Le mystère de la narratrice est vraiment cool !

Pour ne pas être que positif, je dirais que ton texte pourrait être raccourci sans qu'il ne perde de sa substance. J'ai trouvé que les mots "vent", "neige" etc revenaient souvent. Je suis certain que tu pourrais te débarrasser de certaines phrases pour alléger (ce n'est que mon point de vue personnel.)

Sinon, ton thème me rapelle un peu ce livre : Le vent de nulle partde James Ballard
Bonsoir Deofresh,
et merci pour ta lecture très attentive ! J'ai corrigé les coquilles relevées, et raccourci certains passages. Pas encore assez à mon goût, mais je me laisse le temps de décanter un peu avant de vraiment retailler le texte car effectivement, je pense qu'il mériterait quelques allègements. J'ai toujours tendance à trop appuyer les choses en général (réflexe hérité de mes années universitaires ou simple tendance obsessionnelle, ça reste encore à voir ^^) et je suis contente que tu me le fasses remarquer. De même, j'ai suivi ton conseil et ai mis une majuscule à chaque occurrence de "Vent".
Enfin, je ne connaissais pas le roman de James Ballard, mais il m'intéresse grandement (parfait moment comme je viens de terminer Buveurs de Vent : petite inspiration à ce niveau peut-être ?). Je le lirai très bientôt et avec plaisir !  :D

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Joli titre qui a attiré mon regard et attisé ma curiosité...

Lecture très agréable et cela en 3h !  :mafio: Chapeau !

Voici mes commentaires, je les espère à ton gout
Bonsoir GeGinger,
merci également pour ce retour très positif ! J'ai corrigé le problème de narrateur (qui devait effectivement être masculin à l'origine) et, suite au conseil de Deofresh, ai apposé une majuscule à "Vent" dès le début pour moins perturber au cours du récit.

Encore une fois, merci pour la lecture.

Bonne soirée et à très bientôt !

Eda.

Hors ligne Aizenmajnag

  • ex Shapery
  • Aède
  • Messages: 161
  • Membre banni
Re : De sable et de feuilles
« Réponse #6 le: 22 Février 2021 à 12:13:15 »
j'ai aimé, on s'imagine vraiment la scène avec le temps impétueux mais je n'ai pas compris le titre??
Amour Paix Bonheur
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Le langage, l'alphabet, la culture, beauté mystique spirituelle
enseigné par les animaux, les forêts, la Nature

Hors ligne PlumedOah

  • ex Edamame
  • Calligraphe
  • Messages: 117
Re : De sable et de feuilles
« Réponse #7 le: 25 Février 2021 à 15:34:22 »
Bonjour Aizenmajnag,

merci d'avoir pris la peine de lire mon texte et de l'apprécier !  :)
Le titre vient de plusieurs choses : tout d'abord du rapport à la Nature, dans son sens le plus général, que j'ai cherché à évoquer dans le texte, mais aussi et surtout d'un passage d'En Attendant Godot que j'affectionne particulièrement pour la poésie qui s'en échappe sans le vouloir. Le rapport à la fin du monde, à la mort et à l'espoir (potentiel) de renouveau étant au coeur des oeuvres de Beckett, j'ai trouvé que ça pourrait être adapté à ce que je tentais d'évoquer moi aussi.

A bientôt !

Eda.

 


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