oui j'ai triché, c'est un poème
Oui les dragons existent et tu peux vaincre chacun d'entre eux.
Ne me demande pas si la vie est triste ou si je sais pour Dieu.
Demandes-moi mon métier pour te dire que Rockstar existe et que c'est moi le mieux.
Je vais trop vite pour la musique, regarde mon cuir et mes paires de bleus.
Je sais que les filles t'ennuient mais dis-moi qui est ton amoureuse,
Si tu pouvais au moins me rendre la mienne ou me dire comment la rendre heureuse
Je te ferai gagner chaque bras de fer, promis juré que c'est toi le plus fort
Dans tes yeux dorment tant de rêves, dans les miens rêvent tellement de morts
Non Marlo, il n'y a pas d'enfer à part celui auquel on toque à la porte
Crois en tes ailes, ce ne sont pas mes épaules qui te portent
A l'infanterie dans les rangs, l'alcool et l'angoisse m'ont beaucoup trop fait crier
La piraterie c'est des méchants sauf quand tu sabordes le temps qui m'est compté
Aides-moi à vaincre la bête du sommier, celle qui n'a jamais dormi
J'étais triste quand mon fusil m'a dit que nous n'étions plus amis
Quand tu tues le crocodile, je regarde à l'artère de mon chrome
Au fond de ma chair grise, des rivières polychromes
J'aimerai vivre comme tes jouets avec ce qui me reste d'hormone
J'aimerai rire et jouer avec toi sans devenir un tas aphone
Quand c'est moi qui met la voix derrière tes peluches mignonnes
N'oublie pas que c'est moi qui est la proie du fauve qui grogne
Il parait que l'amour est hostile à tout ce qui fait loi
Mais tout nos mirages survivront tant que tu seras le roi
J'ai envie de porter ton enfance comme on porterait sa croix
Plonger les mains dans l'essence et te montrer la poix
Tu es le feu qui court dans les années passagères
Tout nos adieux sont sourds aux gronds de nos nerfs
Tu me dis que le monstre peut partir si je laisse le sang au fond de mes plaies
Tu me dis que je suis pathétique uniquement parce que je l'ai décidé
Je n'ai pas su pardonner le crocodile ni sauver le monde
Quand tu vas grandir, je te ferais hériter de toutes mes secondes
Je t'offrirai le poignard d'Alice qui tua l'ancienne bête
Par pitié en affrontant l'abîme, n'en fait pas qu'à ta tête
Prend la relève mais ne prend pas de revanche
Ne tourne pas la lame contre toi même si la mort te démange
Peut-être que toi, tu sauras écrire un poème