Mon bagne.
Quand les lueurs noires de la nuit s’installent sur la ville, ma cage se resserre.
Sa vitalité n’étant qu’obscure les murs de mon bagne causent seulement aux enfants de la lune.
Souffre ma petite, me dit-elle n’y-a-t-il pas mieux remède pour le vagabond solitaire que de creuser le puit dans lequel il est tombé.
Converse avec les cieux de ta lunette, tu ne l’auras plus demain, peut-être.
Remplis-moi de tes perles translucides, elles me rendent plus belle.
Âme juvénile, n’es-tu pas consciente de tes bêtises ?
Pauvre d’amour? Pauvre d’esprit? Pauvre de temps?
Mon âme est peut-être vampire mais je logerais plus longtemps que toi sous ces astres.
Pleure sans relâche, pleure et arrose tes amertumes.
Laisse couler le poison que tu captive, répand le sur mes parois.
Devoir oublier alors que tu veux aimer est-ce de la que viennent les nuances de tes flots ?
As tu crus en l’inexistant ?
Refuse-tu la parole des testaments ?
Aimes-tu pleurer sans être consolée ?
Parle-moi pauvre enfant, mon ennui me languit.
Terne cabane, toi qui ne parles que quand les étoiles se dévoilent, pourquoi me questionne tu sur mes maux ?
Oublies-tu que je suis comme toi ?
Je me vide entre les autres et m’isole pour les observer tous.
Je remarque l’injuste parole du seigneur.
En oubliant la stérilité de l’homme je m’obstine contre elle dans ma lutte perpétuelle.
J’ai cru aux fantômes la nuit mais ils ont disparu sous le soleil.
J’ai tenté d’oublier alors que je voulais aimer.
Je suis encore sourde à ma destinée.
Mais aujourd’hui je pleure pour toi.
Toi qui devras te résigner, pour plus longtemps que moi, à la cruauté de tous ces pantins.
Cette nuit je souffre pour toi qui ne pourras pas s’immoler sans d’autres bras.
Z.K