Voici trois textes en un.
Tout d'abord, c'est une réponse au défi de Niitza :
Ambrena, je te défie d'écrire un texte basé sur la conversation / une partie de la conversation suivante :J : hi !
N : ha !
J : hu ?
N : hé !
J : hy !
N : hoho
...
...
mh, cette conversation est tout à fait élaborée, digne de la suprématie de l'homo sapiens, pourrait-on dire...
J : je trouve aussi
homo sapiens sapiens, même 
N : sapiens2
C’est ça l’évolution
*Shazaaaam*
J : sapien 2.0
téléchargez la nouvelle version en exclusivité !
N : ça pourrait presque faire un texte de science-fiction
J : MDR, ouais !
N : "bonjour, nous aimerions un sapiens, version 2.3 svp"
J : TROP !
N : "2.3 ? Vous savez que nous avons jusqu'à la version 4.7 ici dans cette pharmatique ?’’
"Oh, oui, bien sûr, mais nous ne sommes nous-mêmes que des 1.9, et il sera trop dur de s'occuper d'un enfant au-dessus du niveau 2.4. Processeur trop rapide, vous comprenez ?"
"Ah, oui, la version 1.9. Je vous présente toutes mes excuses pour vos prochains bugs. Mais saviez vous que vous pouvez en éviter près du tiers si vous téléchargez le logiciel Azerty 5.1 sur votre disque dur cervical ?"
J : xD
disque mou, tu veux dire !
N : "Ah, quel dommage, nous sommes chez Qwert. Je trouve leur version AntiBug 3.8 vraiment efficace. N'est-ce pas John29 ?"
"John29 ? Johnny ?"
"M. John29?’’
"Oh mon dieu, mon mari est buggé, que dois-je faire ? Nous avons laissé notre câble d'alimentation à la maison... Je ne peux pas le redémarrer comme ça. M. le pharmaticien, faites quelque chose !"
J : xDDDDD
N : Que fera M. le pharmacien ? Va-t-il dévoiler la technique secrète de débuggage de Sapiens 1.9 ? Ou bien va-t-il bugger à son tour ? Vous le saurez en regardant le prochain épisode de Sapiens Sapiens, le logiciel du Futur"
J : Et la suite dans Sapiens 2, le Retour du Néanderthal
N : XD
J : xD
à faire à 2 pour le prchain blind test, s'ils réouvrent les collaborations !
N : Sans oublier Sapiens 3 : La Revenge des Virus
Bien sûr, tu as le droit de citer directement des parties de cette conversation hautement philosophique si l'envie t'en prend. On n'est pas des monstres, tout de même 
J'en ai un autre en réserve, sous forme de pièce de théâtre, si celui-ci ne te plaît pas.
Deuxièmement, c'est mon entraînement d'octobre,. Il fait donc 1 700 mots pile et a été écrit en environ deux heures - et des poussières. Je suis fière de moi sur ce coup-là. ^_^
Pour finir, c'est un exercice de style : une fois de plus, je me suis basée sur une vidéo - en l'occurrence,
Bad Romance de Lady Gaga.
LadyLa jeune femme sortit de son caisson de conservation.
Elle était habillée tout en blanc, et détenait une sorte de coiffe extravagante en forme de griffe sur la tête, qui lui couvrait les yeux et une partie du nez, en ne laissant que les narines et la bouche apparentes.
C’était parce qu’il s’agissait là d’une Homo sapiens version 4.7, une version d’être humain à la pointe même du progrès.
Ses sept compagnes sortirent elles aussi des caisses qui les conservaient, et entamèrent une danse qui avait été pré-programmée dans leur cortex, afin de réactiver et de réveiller tous les membres qui n’avaient pas pu s’entraîner normalement lors de leur gestation.
Elles se mirent à frapper leurs mains, à taper du pied et à projeter leurs mains aux longs ongles en avant, séductrices et élégantes.
Leur étrange tenue de futur objet sexuel laissait leurs cuisses nues, en enserrant leurs mollets dans des jambières blanches et leur corps, dans une espèce de maillot de bain de la même couleur.
Lady sentit qu’on la renversait en arrière et qu’on lui ôtait ses rares vêtements, ainsi que sa coiffe, afin de la vêtir autrement.
Elle se débattit, mais en vain, car son espèce avait été programmée pour être bien moins forte physiquement que les véritables êtres humains de base. Elle comprit également qu’on lui renversait la tête en arrière, afin qu’elle boive un étrange liquide, qui lui brûlait la bouche et lui réchauffait le ventre.
« Alcool », murmura-t-elle, une fois la vodka avalée.
Ses trois tortionnaires, toutes de vraies femmes et non des clones comme elles, s’extasièrent à son propos.
« Oh, elle parle ! Quelle jolie voix !
-Oui, les Homo sapiens version 4.7 ont été conçus pour être séducteurs en toute circonstance, expliqua celle qui était sans doute la technicienne du Centre. D’où la beauté du son qu’ils émettent. »
*
De la lumière. On l’emmenait à un endroit bien éclairé. Malgré ses paupières closes, elle le savait.
« Et voici la dernière de nos sept perles… La jeune et fringante… Lady ! »
Lady. Voilà ce qu’avait dit la dame. C’était sans doute son nom, dans ce cas.
On la jeta en pâture aux fauves.
Dans la pièce au sol carrelé couleur d’albâtre et au sol identique, se tenait un groupe d’hommes, la plupart vêtus de noir. Joli contraste, pensa la poupée.
Ses sens surdéveloppés lui indiquaient qu’ils n’étaient pas des individus ordinaires. A leur odeur, elle ressentait fortement la présence de mâles alpha, de dominants. Des humains en rut, qui plus est.
Ils étaient venus ici afin de s’accoupler. Et le spectacle qui l’avait précédée les avait visiblement déjà émoustillés.
La jolie blonde cria, impuissante, tandis qu’on lui arrachait le tissu marron et sale dans lequel elle s’était drapée pour révéler sa nouvelle tenue.
Désormais, elle ne portait plus qu’un entrelacs de colliers de diamants et d’argent pour tout soutien-gorge, et une simple culotte, elle aussi argentée.
C’était exactement comme si elle se retrouvait nue devant eux. Et ils le savaient pertinemment.
Son regard vert croisa celui de l’un des puissants personnages assis en face d’elle. Il arborait une mâchoire d’or, sans que l’on puisse savoir s’il s’agissait là d’un élément appartenant à une armure, d’une prothèse bionique ou encore d’un simple ornement.
A ses côtés, un homme détenait pour toute coiffure une crête noire, et portait également une sorte de masque à gaz. D’autres possédaient des casques, étaient torses nus et tatoués…
Elle se couvrit les yeux, terrifiée.
*
Elle se rendit rapidement compte que les autres jeunes filles clonées qui l’accompagnaient avaient rejeté la coiffe qui les aveuglait, pour révéler de splendides bijoux qu’elles portaient dans leurs cheveux. Elles étaient également détentrices d’une petite couronne.
La technicienne suivit le chemin parcouru par ses yeux et sourit.
« C’est pour indiquer leur statut. T toi, ma belle, ajouta-t-elle en tapotant de la main le magnifique diadème de Lady, tu es la meilleure de toutes. La seule sur laquelle j’ai installé Azerty 5.1. »
Les autres clones la soulevèrent dans leurs faibles bras. Elles devaient s’y prendre à six pour porter une simple jeune fille. Les forces n’étaient vraiment pas équilibrées – et c’était là totalement voulu.
La mort dans l’âme, la blondinette continua à n’être qu’un objet entre les mains de ses sœurs, qui se remirent à danser tandis que les hommes, excités, battaient la mesure.
Soudain, elle fut projetée à terre et se perdit dans les yeux bleus de l’un des spectateurs, qui sirotait avidement son alcool fort en se léchant les lèvres.
Cette poupée-là différait vraiment des autres. On sentait dans son regard une intelligence hors du commun pour de telles créatures, qui se rapprochait plutôt de celles de ses confrères humains.
Et elle semblait réellement souffrir de sa condition.
Il aimait ça.
Lady continua à marcher à quatre pattes puis, brusquement, elle chevaucha les genoux de l’homme dont elle avait déchiffré l’expression pleine de désir. C’était là une pure provocation, une volonté de se perdre, peut-être ?
Si seulement il pouvait la tuer. Si seulement elle pouvait enfin être délivrée.
A côté d’eux, un sphynx bailla, hideux. Sa morphologie de chat sans poil effrayait beaucoup le clone, qui n’avait jamais rien vu de tel, mais il se tut. De plus, deux de ses crocs se révélaient factices, un artefact futuriste étonnant. – et sans doute inutile.
*
L’un des puissants chefs d’entreprise qui assistaient à la scène, sanglé dans une sorte de costume de cuir et masqué par un triangle de métal, appuya sur un bouton de plastique blanc. C’était la clef du système qui reliait l’expérience qu’ils vivaient ici, et les prix de la vente aux enchères effectuée par le Centre.
Lady avait atteint le record incroyable de valoir 1 000 000 universaux, alors que c’était le jour même de son éclosion.
« 1 000000 µ… murmura le PDG. Toi, tu vaux ton pesant d’or, ma jolie. »
La bataille pour obtenir la perle rare avait commencé.
*
Prestement, la blonde quitta les cuisses de sa proie, pour reprendre sa chorégraphie auprès de ses congénères. Elle portait les mains à sa bouche, en prenant l’air effarouché, puis se masquait les yeux, avant de lever les bras et de bouger les hanches. Et de se déhancher, et de se baisser, et de se relever…
Le spectacle en devenait hypnotique.
« Stop ! Ça suffit pour aujourd’hui, les filles !, les interrompit la technicienne du Centre. Ceux qui sont intéressés par Lady, c’est par ici, enjoignit-elle avant qu’un viol ne se produise. Malgré le fait qu’elle soit toujours présente afin de cadrer la situation, parfois, les évènements dérapaient.
Elle prit sauvagement la fille fabriquée de toutes pièces par le bras, et se dirigea en sa compagnie vers une petite loge, semblable à celle des stars. Là, elle entreprit de déshabiller Lady, qui fut parcourue d’un frisson en sentant les mains froides sur sa peau.
Sans aucune pudeur, la patronne lui retira ses vêtements-accessoires, et lui fit se vêtir de lingerie de dentelle noire, agrémentée de maints colliers de perles de la même couleur. Elle troqua aussi ses bottes blanches contre des cothurnes sombres, dont le talon s’ourlait d’un serpent stylisé. La fille-objet était sidérée par autant de raffinement.
Une fois cette activité achevée, elle l’entraîna jusqu’à une petite pièce, elle aussi blafarde, mais un peu plus intime – contrairement à l’espace de danse. Là, elle permit aux visiteurs de s’assoir en cercle, et propulsa sa source de revenus au centre.
« Admirez bien cette gamine ! Elle détient… des pouvoirs psychiques ! »
La gérante prit une poignée de diamants et la jeta en l’air. Sans trop savoir comment, Lady fut capable de les faire flotter.
Mais, surprise, elle les fit immédiatement tomber.
« Comment j’ai fait ça ? s’étonna la poupée.
-Peu importe, fit la voix de la tenancière, aussi claquante qu’un fouet. Recommence ! »
Prise au piège, la jeune femme artificielle s’exécuta. Cette fois, les bijoux restèrent un peu plus longtemps suspendus.
« Danse ! », lui ordonna férocement sa maîtresse. Une fois de plus, elle lui obéit.
« Bien… Qui veut acquérir ce magnifique petit poussin ? N’oubliez pas, messieurs, elle est à vous pour 1 000 000 µ seulement ! »
*
Pour Lady, la nuit avait été incroyablement longue.
Sans surprise, c’était l’homme cruel aux yeux bleus qui était devenu son détenteur. Il l’avait vêtue d’une robe blanche, toute simple, sans se gêner pour contempler ses formes au passage, et il avait ensuite joué avec elle.
Et pas des jeux agréables.
Visiblement, cet individu aimait faire souffrir. Et comme elle n’était qu’un clone, elle n’était pas considérée par la loi comme un être humain. On pouvait donc disposer d’elle selon ses envies : la torturer, la violer, la tuer…
Les deux premiers venaient de lui arriver. Et elle priait pour que le troisième terme se réalise lui aussi.
Hélas, son bourreau avait bien trop joui pour renoncer à elle et aux plaisirs divers et variés qu’elle lui procurait aussi rapidement.
« Je te tuerai peut-être, lui avait-il susurré à l’oreille dès son arrivée dans leur hôtel particulier, sadique. Mais pas tout de suite. Avant cela, j’ai très envie de… m’amuser. »
Et les sévices avaient alors commencés.
Elle considéra le corps endormi à ses côtés. Et si elle se rebellait, s’enfuyait, se faisait passer pour humaine ?
Non. Impossible. Le code qui était tatoué sur son cou lui interdisait de telles libertés. Et on contrôlait sévèrement la race de tous les êtres qui déambulaient dans la rue. Aux esclaves en fuite, on réservait un sort pire que la mort : on leur coupait une jambe, sans aucune anesthésie. Ensuite, on s’en servait comme d’un vulgaire bétail, en leur tondant régulièrement les cheveux pour en faire des vêtements très prisés.
Peureuse malgré ses résolutions si nobles, Lady soupira et renonça.
Puis son regard tomba sur la laisse dont son tortionnaire s’était servi pour l’attacher.
Il lui suffirait d’une poignée de porte, et c’en serait fini de tous ces malheurs.
Le lendemain, le brillant chef d’entreprise ne comprit pas pourquoi le lit était froid, à ses côtés.
Puis, pris d’un soupçon funeste, il leva les yeux vers la porte de la chambre.
Et il hurla.
Elle avait fait sur elle dans ses derniers instants. Son beau tapis persan était à jamais ruiné.