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04 Mai 2026 à 13:46:01
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Les cosses

Auteur Sujet: Les cosses  (Lu 7686 fois)

Hors ligne Ambriel

  • Palimpseste Astral
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Les cosses
« le: 26 Octobre 2010 à 23:52:09 »
Tintintiiin... Je ne sais pas d'où il vient. Je ne sais pas s'il est bien, ni même s'il tient debout. Je n'ai pas envie de le relire pour l'instant, j'ai peur de gacher la magie. Il est tout frais, tout chaud, peut-être pas tout beau mais voilà. Et je le répète, je ne sais pas d'où il vient, où il va et dans quelle étagère. Voilà. Je suis vraiment curieuse de votre avis.
EDIT : Il y a une V2 plus bas...


Je l’aidai à fermer sa combinaison.
« Et…
–Mais oui, je sais, les cosses. Ne t’inquiète pas.
–Bon, alors j’y vais.
–…
–Tu ne dis rien ?
–Non.
–Ingrat.
–Au revoir.
–Petit crétin. Bon, j’y vais. Je reviens demain.
–C’est ça.
–Et n’oublie pas les cosses ! »
Elle claqua la porte.
Je lui en foutrais, moi, des cosses, tiens. Non mais ! Comme si je pouvais oublier les cosses.
 
Je jetai un coup d’œil dehors. Les fameuses cosses se doraient au soleil, bien tranquilles dans leurs cocons (les veinardes). Elles avaient été sages, aujourd’hui. Une seule avait ouvert les yeux, et pour les refermer aussitôt. De magnifiques yeux d’or tourbillonnant. Avec une toute petite pupille, toute noire… ç’avait été le soleil de ma journée, pour le coup.
« Eat ! »
Je poussai un soupir au cri de Try. Increvable, ce perroquet. Tout moche, obèse, déplumé et verdâtre qu’il fut, il passait ses journées à me réclamer à manger en anglais. Je ne voyais pas ce qu’il pouvait bien trouver aux infâmes graines Hurry en sachets (qu’on achetait par centaines). Enfin, tant qu’il ne faisait pas la fine bouche, je n’allais pas me plaindre.
« Eat ! »
Je versai donc l’intégralité d’un sachet (le troisième de la journée) dans sa mangeoire et me dirigeai vers la chambre. Cette pièce était aussi obèse, laide et déplumée que Try : immense et vide, si l’on omettait les deux virtua-lits, le petit bureau de verre-écran et son tabouret métallique intégré, sur lequel je m’assis.
L’ennui ne tarderait pas à me gagner, aussi je me hâtais d’allumer le bureau-écran. Celui-ci devint rouge (je fronçai les sourcils) et un message en grosses lettres noires apparut :

Try veut à manger.

… J’écarquillai les yeux. J’hésitais entre rire, pleurer, hurler ou me taper la tête contre les murs. J’optai finalement pour ce qui me paraissait le plus raisonnable : je me levai et me dirigeai vers la cuisine. Je trouvai Try, sa mangeoire vide (bizarre qu’il ait été aussi rapide, d’ailleurs), qui croassait comme un damné de sa voix cassée : « Eat ! Eat ! ». Il battit même des ailes un coup ou deux.
« Ben alors mon vieux ? Qu’est-ce qui t’arrive ? »
J’eus la bonne idée, en allant chercher un autre sachet, (j’allais vraiment finir par le faire éclater, comme j’imaginais quand j’étais petit. J’avais fait un dessin de Try en petits morceaux éparpillés dans la cuisine (cuisine d’ailleurs remplie à ras bord des infâmes grains Hurry. Je devais me représenter Try comme un sac à graines.). J’étais très fier de moi, mais Denna n’avait pas apprécié. Je n’ai jamais compris pourquoi.) de regarder par la porte-fenêtre. La cosse de tout à l’heure avait les yeux grands ouverts et me fixait.
« Elle va éclore dans quelques jours, celle-là. » me dis-je tout haut.
Je resservis Try et me rappelai soudain du message sur le bureau-écran. Le vieux perroquet plongea la tête dans sa mangeoire et commença à engloutir sa ration. Je le lorgnai un moment, songeur. D’où pouvait bien venir ce message ? Pas de Try, en tout cas. Ou alors il m’avait caché sa double vie et il avait accès au réseau-fermé de diffusion de l’appartement (et était donc doté d’une intelligence bien supérieure à celle d’un perroquet moyen). Autant dire que c’était peu probable.
Mû par un instinct bizarre, je me retournai vers les cosses, sur le balcon. L’éveillée aux yeux dorés me regardait encore. Avec insistance, même, j’avais l’impression. Je sortis et la saisis. Contrairement aux non-éveillées (froides et dures), elle était moelleuse et chaude comme un animal sans plume ni poil. Elle me contemplait toujours. Sa peau (ce terme, pourtant inutilisé pour les cosses, m’était venu naturellement) frissonnait et ondulait sous mes mains. Ses yeux étaient encore plus magnifiques de près.
Je rentrai rapidement et la déposai sur la table avec précaution.
« C’est toi qui a écris le message sur le bureau-écran ? » lui demandai-je d’un air théâtral.
Je n’attendais pas sérieusement de réponse. Aussi fus-je plutôt étonné de voir le mur-écran s’allumer et afficher, en noir sur fond rouge :

Oui.

« Pourquoi ? »

Parce que Try voulait à manger.

« Il n’est pas si goinfre, d’habitude. C’est toi aussi ? »

Il a besoin d’énergie, parce que… J’ai besoin d’énergie. Je dois éclore.

« Tu n’es pas obligé de vider ce pauvre vieux Try pour ça, tu sais. Il y a d’autres moyens. »

Je sais. Comme vider mes sœurs avant même leur éveil. C’est ce que font les autres cosses. Je ne suis pas comme ça.

« Ah, tu n’es pas comme ça ! C’est facile de dire ça. »

Non.

« Si. Tu crois vraiment que tu vas accomplir de grandes choses, changer le cours du temps ? Tu n’es pas comme les autres, pas vrai ? Pourtant, quand tu auras éclos, on va te vendre comme les autres au plus offrant, et tu deviendras au mieux putain d’un bordel de luxe. Au pire, esclave dans une usine Hurry. C’est le destin de tous les andro-cosses, et c’est le tien.»

Pas si je fais mourir Try.

« Oh, fais le donc crever, ce vieux truc. Si tu crois que ça changera quelque chose. »

Et si je n’éclos pas ? J’en suis capable.

« Alors tu finiras à l’incinératueur. »

Et si j’éclos, mais que tu m’aimes ? Je sais que tu m’aimes déjà. Tu aimes mes yeux.

« Peu importe. Mon avis n’entre pas en ligne de compte, de toute façon. La vente d’andro-cosses est notre seule source de revenus. Et elle rapporte. Grâce à ça, Denna et moi, nous vivons bien. »

Et nous ?

« Vous ? On s’en fiche. »

Regarde moi.

Je m’exécutai naïvement, un sourire narquois aux lèvres. Elle plongea ses yeux dans les miens et se mit à me sonder. C’est du moins l’impression que j’en avais. Je voulus détourner le regard, mais réalisai que j’en étais incapable. Tout comme j’étais incapable d’émettre le moindre son.
Alors commença la douleur. Une douleur tout d’abord sourde et lointaine, puis qui allait en s’aiguisant au fur et à mesure que l’éveillée me dévorait (littéralement) des yeux. J’étais de plus en plus faible. J’avais de plus en plus mal. J’étais en train de mourir.
Ma dernière vision fut l’éclosion de la cosse. Elle n’avait fait aucune erreur. Parfaite, ils n’y verraient que du feu.
Mon portrait craché.
« Modifié: 28 Octobre 2010 à 18:34:35 par ambriel »
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Hors ligne Zacharielle

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    • au bord du littéral
Re : Les cosses
« Réponse #1 le: 27 Octobre 2010 à 08:02:22 »
Super ! J'aime bien l'histoire, sa tonalité SF, humoristique... par contre je n'arrive pas du tout à visualiser les cosses, c'est dommage xD
Le dialogue est cool pour commencer mais il me gêne dans le sens où il n'apporte vraiment rien au récit, à part un lancement dynamique mais... pour l'histoire, c'est du pareil au même qu'il y soit ou pas.
Le coup des parenthèses, j'ai bien aimé, mais à partir d'un moment, ça lasse un petit peu (les derniers paragraphes avant le dialogue avec la cosse).
Le perroquet qui s'exprime en anglais, pas mal xD
Je trouve que ton personnage ne s'étonne pas très longtemps qu'une cosse puisse se connecter à un ordinateur pour lui envoyer des messages tapés dans sa propre langue ! C'est tout de même hautement improbable, ou du moins, hautement surprenant, alors pq cette adaptation aussi rapide ? Allez, hop, je me tape tout de suite la discut avec ! Même si j'ai adoré la relation qu'elle entretient avec son perroquet  :mrgreen: genre "ouais, tue le, bon débarras !!"
La fin est un petit peu prévisible dans le sens où un dialogue avec une machine généralement finit mal pour l'humain, mais pas trop non plus étant donné qu'on ne sait rien des cosses ni de leur pouvoir. C'est ça que je trouve un peu facile : si elle est dans le commerce des cosses, elle devrait savoir qu'il faut se méfier de leur regard... elle est un peu naïve, non ? Et je comprends pas : elles (les cosses) sont élevées dans une maison ?! c'est étrange.
Voilà, de très bonnes idées, une excellente narration, mais quelques bancalités à soigner, à mon sens.

Hors ligne Ambriel

  • Palimpseste Astral
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Re : Les cosses
« Réponse #2 le: 27 Octobre 2010 à 13:11:56 »
Ouf !  :) Oui, le dialogue du début, c'est vrai qu'il n'apporte rien. En fait j'avais commencé pas "Et les cosses ! N'oublies pas les cosses !" à tout hasard, et puis j'avais un peu changé.
Pour les parenthèses, peut-être, je vais le relire de toute façon (peut-être pas aujourd'hui, pas avoir le temps...)
Le perroquet XD je ne sais pas d'où ça m'est venu mais en tout cas si un beau jour j'ai un perroquet, il s'appellera Try XD
Euh c'était sensé être un gars, le narrateur en fait...
Citer
Je trouve que ton personnage ne s'étonne pas très longtemps qu'une cosse puisse se connecter à un ordinateur pour lui envoyer des messages tapés dans sa propre langue ! C'est tout de même hautement improbable, ou du moins, hautement surprenant, alors pq cette adaptation aussi rapide ? Allez, hop, je me tape tout de suite la discut avec !
XD oui je trouve aussi. Mais je ne savais pas trop quoi faire après avoir écrit ce message sur le bureau-écran. J'me disais que l'éveillée yè était pour quelque chose, alors j'ai fait ça ^^ Mais oui il faut que je revois...
Citer
La fin est un petit peu prévisible dans le sens où un dialogue avec une machine généralement finit mal pour l'humain, mais pas trop non plus étant donné qu'on ne sait rien des cosses ni de leur pouvoir. C'est ça que je trouve un peu facile : si elle est dans le commerce des cosses, elle devrait savoir qu'il faut se méfier de leur regard... elle est un peu naïve, non ? Et je comprends pas : elles (les cosses) sont élevées dans une maison ?! c'est étrange.
Oui, alors la fin je ne savais pas quoi faire. Au début j'avais pensé faire crever Try et que le narrateur tombe amoureux de l'andro-cosse qui venait d'éclore, mais ç'aurait été long, compliqué et bizarre. Je pense que ça n'a jamais été fait, cette histoire d'aspirage par les yeux, c'est pour ça qu'il ne s'est pas méfié. Généralement, les cosses éveillées puisaient dans les non-éveillés (et du coup peu éclosaient). Mais bon, c'est vrai que c'est un peu bizarre.  :huhu:
Sinon, les cosses élevées dans une maison... ben oui, c'est bizarre aussi, en effet  :D J'en sais rien. Franchement je ne me suis pas pris la tête  :-[
En tout cas merci de ta lecture (rapide) et de ton commentaire ! Ca m'a fait plaisir  :)
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Hors ligne Jezy

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  • Cabri à présence variable
Re : Les cosses
« Réponse #3 le: 27 Octobre 2010 à 14:00:55 »
Citer
De magnifiques yeux d’or tourbillonnant.
^^

Mdr le coup du perroquet !

Citer
Cette pièce était aussi obèse, laide et déplumée que Try : immense et vide, si l’on omettait les deux virtua-lits, le petit bureau de verre-écran et son tabouret métallique intégré, sur lequel je m’assis.
Mais heu mais heu... mais ça a l'air bien dis donc !!!

Juste, le coup de la parenthèse dans la parenthèse, je suis fondamentalement contre.
Par contre, leur contenu, c'est vachement bien ^^

Citer
« Si. Tu crois vraiment que tu vas accomplir de grandes choses, changer le cours du temps ? Tu n’es pas comme les autres, pas vrai ?
J'ai cru que j'allais lire "Tu n'es pas un flocon de neige merveilleux et unique !"  ><
Conditionnée, Jez' !

Citer
tu deviendras au mieux putain d’un bordel de luxe. Au pire, esclave dans une usine Hurry. C’est le destin de tous les andro-cosses, et c’est le tien.»
Mais heu... une description physique un tout p'tit peu plus poussée de ce qu'est une cosse s'impose là, je crois pasque j'ai vraiment, mais alors vraiment pas idée de ce que ca peut être... o_O

Citer
« Peu importe. Mon avis n’entre pas en ligne de compte, de toute façon. La vente d’andro-cosses est notre seule source de revenus. Et elle rapporte. Grâce à ça, Denna et moi, nous vivons bien. »
On sent un peu trop la nécessité instructive de la phrase, genre "je ne sers qu'à vous expliquer le truc au travers d'une parole du personnage". Faudrait que t'essaye de faire passer ca plus subtilement, que tu ne le fasses pas dire ce que les persos savent déjà, sinon ca fait pas naturel.


Sinon, moi j'avais compris que c'était un mec, le narrateur ^^

Bon, je vois a ton com' que ton texte c'est quasiment du premier jet, genre t'as eu une idée et pof, mettons la par écrit. C'est un excellent réflexe !
Surtout quand on voit le résultat.
Moi je trouve qu'il est prometteur ce texte, mais après c'est vrai qu'il y a beaucoup d'incohérence sur les réactions du personnage (et notamment, comme l'a dit Zach, le manque d'étonnement quand il parle via le PC, et l'impression que le narrateur s'y connait pas si bien que ca en cosse, alors qu'il est sensé en vivre).

Donc, je pense qu'en le retravaillant, sans doute en le rallongeant, tu peux en faire un truc super qui tient bien la route !
Mais déjà, je trouve que certains passage sont très bien écrits, et que l'idée est assez originale. Alors lâche pas !
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« Les câlins, c'est le bien, il faut en faire sans modération » - Ernya

pehache

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Re : Les cosses
« Réponse #4 le: 27 Octobre 2010 à 21:35:42 »
J'ai bien aimé.
Seule la fin, pas en soi mais dans sa forme, m'a déçu.

Hors ligne El Caracol

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Re : Les cosses
« Réponse #5 le: 28 Octobre 2010 à 12:59:16 »
J'ai vraiment bien aimé ton texte !
C'est vrai qu'il y a des incohérences ou des choses parfois difficiles à se représenter, mais ça ne m'a pas tant gênée que ça, étant donné que c'était un premier jet... et puis globalement, tu arrives bien à éviter de longues descriptions lourdingues et pédagogiques  :mrgreen: J'aime bien le fait que tu introduises le lecteur dans l'histoire comme si il la connaissait déjà... même si pour le coup, tu devrais en effet peut-être rallonger un peu ton texte, et insérer un peu plus de contexte.

Et le perroquet est cool :mrgreen:
"Ô beau nuage qui voyage, ne t'en vas pas sans nous, sans nous, sans nous, sans nous..."

Hors ligne libertyjoan

  • Tabellion
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    • Head over heels
Re : Les cosses
« Réponse #6 le: 28 Octobre 2010 à 13:35:29 »
Après avoir lu les premiers commentaires, je suis assez d'accord sur plusieurs points.
Un tout petit peu plus de précisions sur les cosses serait peut-être bien, quoi que j'ai réussi à les visualiser. Quand vient la suite et que tu parles de putains, je sens pourtant que ma vision doit être bien loin de la tienne.
Moi j'ai plutôt cru que les cosses étaient dans le jardin, mais dans ce cas je me pose la question de la fuite quand elles éclosent.
J'ai bien compris que le narrateur était un homme.

Petit conseil (qu'on m'a un jour donné), au lieu de mettre des parenthèses, pense aux virgules et point virgules qui alourdissent beaucoup moins le texte. Essaie peut-être aussi de ne pas trop t'emporter dans les souvenirs du perso, ça fait un peu perdre le fil sans réellement apporter au texte.

Ou alors remanie le texte, je te donne un exemple. Peut-être encore à retravailler mais ça évite au moins ces parenthèses trop présentes.

"  A force de le nourrir, j’allais vraiment finir par le faire éclater, comme je l’imaginais quand j’étais petit. J’avais fait un dessin de Try en petits morceaux éparpillés dans la cuisine, cuisine d’ailleurs remplie à ras bord des infâmes grains Hurry. (Je devais me représenter Try comme un sac à graines.). J’étais très fier de moi, mais Denna n’avait pas apprécié. Je n’ai jamais compris pourquoi. J’eus la bonne idée, en allant chercher le nouveau sachet, de regarder par la porte-fenêtre. La cosse de tout à l’heure avait les yeux grands ouverts et me fixait.
« Elle va éclore dans quelques jours, celle-là. » me dis-je tout haut.

Sinon, le texte dans l'ensemble m'a beaucoup plu.

« Si l'ordre est le plaisir de la raison, le désordre est le délice de l'imagination. » (Proust)

"Les détails, comme chacun le sait, conduisent à la vertu et au bonheur ; les généralités sont, au point de vue intellectuel, des maux inévitables." Aldous Huxley

Hors ligne Ambriel

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Re : Les cosses
« Réponse #7 le: 28 Octobre 2010 à 16:00:31 »
Wah  :) Zêtes gentils de ne pas trop l'enfoncer, ce p'tit machin bancal.
Jezy :
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Citation
Cette pièce était aussi obèse, laide et déplumée que Try : immense et vide, si l’on omettait les deux virtua-lits, le petit bureau de verre-écran et son tabouret métallique intégré, sur lequel je m’assis.
Mais heu mais heu... mais ça a l'air bien dis donc !!!
  :D Ouais, c'est pas si mal, mais ça doit pas être très joli ni chaleureux je pense.
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Juste, le coup de la parenthèse dans la parenthèse, je suis fondamentalement contre.
Ah... Vais essayer de changer alors...
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Par contre, leur contenu, c'est vachement bien
  :-[  :)
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Citation
« Si. Tu crois vraiment que tu vas accomplir de grandes choses, changer le cours du temps ? Tu n’es pas comme les autres, pas vrai ?
J'ai cru que j'allais lire "Tu n'es pas un flocon de neige merveilleux et unique !" 
Conditionnée, Jez' !
Ah bon ? ça vient d'où ?
Citer
Citation
tu deviendras au mieux putain d’un bordel de luxe. Au pire, esclave dans une usine Hurry. C’est le destin de tous les andro-cosses, et c’est le tien.»
Mais heu... une description physique un tout p'tit peu plus poussée de ce qu'est une cosse s'impose là, je crois pasque j'ai vraiment, mais alors vraiment pas idée de ce que ca peut être... o_O
Oui, ça s'impose  en effet  :huhu:
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Citation
« Peu importe. Mon avis n’entre pas en ligne de compte, de toute façon. La vente d’andro-cosses est notre seule source de revenus. Et elle rapporte. Grâce à ça, Denna et moi, nous vivons bien. »
On sent un peu trop la nécessité instructive de la phrase, genre "je ne sers qu'à vous expliquer le truc au travers d'une parole du personnage". Faudrait que t'essaye de faire passer ca plus subtilement, que tu ne le fasses pas dire ce que les persos savent déjà, sinon ca fait pas naturel.
Ah bon ? Pourtant moi quand j'avais écri ça me paraissait plutôt naturel... Vais voir.
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Bon, je vois a ton com' que ton texte c'est quasiment du premier jet, genre t'as eu une idée et pof, mettons la par écrit. C'est un excellent réflexe !
En fait j'avais même pas d'idée. C'est en partie pour ça que c'est incohérent. Tout ce dont je suis partie c'est le mot "cosse"... C'aurait pu devenir n'importe quoi...  :-[
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Surtout quand on voit le résultat.
Merci... (j'arrête de miloriser, vous allez faire une indigestion de smileys)
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Moi je trouve qu'il est prometteur ce texte, mais après c'est vrai qu'il y a beaucoup d'incohérence sur les réactions du personnage (et notamment, comme l'a dit Zach, le manque d'étonnement quand il parle via le PC, et l'impression que le narrateur s'y connait pas si bien que ca en cosse, alors qu'il est sensé en vivre).

Donc, je pense qu'en le retravaillant, sans doute en le rallongeant, tu peux en faire un truc super qui tient bien la route !
Mais déjà, je trouve que certains passage sont très bien écrits, et que l'idée est assez originale. Alors lâche pas !
  Ok ok merci beaucoup !
(je t'ai dit assez merci, tu crois ? Non !) Merci de ta lecture et de ton comm' !

pehache :
Ah, la fin ? J'essaierai de revoir alors. Merci de ton passage !

El Caracol :
Merci ! Oui je vais revoir tout ça, c'est sûr !
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Et le perroquet est cool
Il  ne plait pas qu'à moi, je suis contente XD

libertyjoan : (tu veux pas un diminutif, dis ?  :-[)
Ok pour les cosses. Je vais développer ça (j'avais hésité à les décrire, j'aurais dû) En fait pour l'histoire c'est que les cosses sont des sortes d'oeufs, ou plutôt de larves (ya un genre de guêpe ou de frelon qui vagabonde dans la maison... gloups) qui, quand elles éclosent, donnent... un genre d'humain ! Tatataam (oui, je sais. C'est pas de ma faute si ce monde est bizarre, d'abord... :mrgreen:)
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Moi j'ai plutôt cru que les cosses étaient dans le jardin, mais dans ce cas je me pose la question de la fuite quand elles éclosent.
Ben ils vivent en appart, les cosses sont sur le blacon. Et ils s'arrangent pour que les cosses éclosent à l'intérieur, sous bonne garde.
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Petit conseil (qu'on m'a un jour donné), au lieu de mettre des parenthèses, pense aux virgules et point virgules qui alourdissent beaucoup moins le texte. Essaie peut-être aussi de ne pas trop t'emporter dans les souvenirs du perso, ça fait un peu perdre le fil sans réellement apporter au texte.
Ouais, j'suis un peu partie sur les parenthèses, c'est vrai. Je ne sais pas, pourtant c'est aps trop dans mes habitudes  :D. Pour les souvenirs, ben ça me faisait trop marrer le gosse qui dessine un truc pareil, le montre à sa grande soeur d'un air grave et se fait à moitié engueuler. (A vrai dire, je n'ai pas tout à fait inventer. C'est quand j'étais gosse, j'ai vu ou lu quelque chose qui parlait d'un gosse ayant dessiné la grenouille de la fable avec le boeuf éclatée, il avait dessiné des bouts de grenouille partout...)
Je ne sais pas, je verrais si je change les parenthèses. Elles apportent au texte, quand même je pense... enfin je veux dire il a été écrit avec... bon, je verrais.
Merci !  :)
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  • Prophète
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Re : Les cosses
« Réponse #8 le: 28 Octobre 2010 à 17:04:54 »
La phrase ? Ben j'sais pas, t'as regardé la signature d'ernya ?   :-¬?
Lol tu lui demanderas ;)

Sinon, oui, assez de merci, et trop de milorisation !   ><


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Verasoie

  • Invité
Re : Les cosses
« Réponse #9 le: 28 Octobre 2010 à 17:18:57 »
OMG ces cosses m'angoissent a mort. J'imagine un melange entre des Gremlins (a cause du coup de metamorphose), le Behelit dans Berserk (ceci) et l'eponge malefique du Chair de Poule "Terreur sous l'evier". Je plaisante pas, elles me mettent vraiment mal a l'aise oO

Finalement, apres lecture : bien, je vois que ces reflexes phobiques ont encore une certaine utilite. MOI je me serais pas fait avoir.  :mrgreen:

Tiens, c'est bizarre, pour moi le narrateur etait une fille.

Bref je trouve ce texte vraiment sympa, a part le defaut de rapidite qu'a releve zach (et encore sur le moment j'y avais pas pense, j'etais focalisee sur les monstrueuses cosses TT). L'idee est cool meme si j'aurais aime en savoir plus, mais si tu decides d'en dire plus le texte devra etre plus long : pour cette longueur, on en sait juste assez. Voila-voila. ^ ^

Hors ligne Ambriel

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Re : Les cosses
« Réponse #10 le: 28 Octobre 2010 à 17:29:42 »
Hihi, j'ai fait angoissé Vera...  :mrgreen: Pour les cosses, elles me faisaient peut-être plus penser aux boules venues de mars dans Chair de Poule... Je ne me rappelle plus trop de l'histoire de l'éponge.
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Finalement, apres lecture : bien, je vois que ces reflexes phobiques ont encore une certaine utilite. MOI je me serais pas fait avoir. 
  Hihihi, toi tu ne ferais pas commerce d'andro-cosses...
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Tiens, c'est bizarre, pour moi le narrateur etait une fille.
Roh, mais zut, je sais que j'aime bien les personnages androgynes, mais là quand même, c'est un gars !   :D
Citer
Bref je trouve ce texte vraiment sympa, a part le defaut de rapidite qu'a releve zach (et encore sur le moment j'y avais pas pense, j'etais focalisee sur les monstrueuses cosses TT). L'idee est cool meme si j'aurais aime en savoir plus, mais si tu decides d'en dire plus le texte devra etre plus long : pour cette longueur, on en sait juste assez. Voila-voila. ^ ^
Ook merci d'être passé !  :) Contente que t'aies bien aimé !
A propos de deuxième version, la voilà. C'est sans doute pas la dernière, mais c'est un début de changement. J'espère que c'est mieux. Je crains que la fin ne soit artificielle.
EDIT : j'ai encore fait deux ou trois changements, comme je suis retombée dessus par hasard



   Je l’aidai à fermer sa combinaison.
   « Et… 
   – Mais oui, je sais, les cosses. Ne t’inquiète pas.
   – Bon, alors j’y vais.
   – …
   – Tu ne dis rien ?
   – Non.
   – Ingrat.
   – Au revoir.
   – Petit crétin. Bon, j’y vais. Je reviens demain.
   – C’est ça.
   – Et n’oublie pas les cosses ! »
   Elle claqua la porte. Je lui en foutrais, moi, des cosses, tiens. Non mais ! Comme si je pouvais oublier les cosses.
   Je jetai un coup d’œil dehors. Les fameuses cosses se doraient au soleil sur le balcon, bien tranquilles dans leurs cocons (les veinardes). C’étaient des sortes de boules d’un brun sombre, de la taille d’un gros pamplemousse. Elles avaient été sages, aujourd’hui. Une seule avait ouvert les yeux, et pour les refermer aussitôt. De magnifiques yeux d’or tourbillonnant. Avec une toute petite pupille, toute noire… ç’avait été le soleil de ma journée, pour le coup.
   « Eat ! »
   Je poussai un soupir au cri de Try. Increvable, ce perroquet. Tout moche, obèse, déplumé, verdâtre et vieux qu’il fut, il passait ses journées à me réclamer à manger en anglais. Je ne voyais pas ce qu’il pouvait bien trouver aux infâmes graines Hurry en sachets (qu’on achetait par centaines, du coup). Enfin, tant qu’il ne faisait pas la fine bouche, je n’allais pas me plaindre.
   « Eat ! »
   Je versai donc l’intégralité d’un sachet (le cinquième de la journée) dans sa mangeoire et me dirigeai vers la chambre. Cette pièce était aussi obèse, laide et déplumée que Try : immense et vide, si l’on omettait les deux virtua-lits, le petit bureau de verre-écran et son tabouret métallique intégré, sur lequel je m’assis. L’appartement avait beau être plutôt luxueux, il n’en était pas moins froid et inhospitalier. (quand j’étais petit, Denna, nos parents, Try et moi vivions à la lisière de la ville, dans une toute petite maison aux toutes petites pièces sombres. Une antiquité. On n’avait même pas de virtua-lits, là-bas ; on dormait sur des vieux lits à l’ancienne, avec le matelas et les draps.)
   Je soupirai et allumai le bureau-écran et fronçai les sourcils : celui-ci, chose peu commune, était rouge. Un message en grosses lettres noires s'y afficha :

   Try veut à manger. 

   J’écarquillai les yeux. J’hésitais entre rire, pleurer, hurler ou me taper la tête contre les murs. J’optai finalement pour ce qui me paraissait le plus raisonnable : je me levai et me dirigeai vers la cuisine, sans plus réfléchir à ce qui venait de se passer. Je trouvai Try, sa mangeoire vide (bizarre qu’il ait été aussi rapide, d’ailleurs), qui croassait comme un damné de sa voix cassée : « Eat ! Eat ! ». Il battit même des ailes un coup ou deux. Une plume d’un vert fatigué s’envola et partit vagabonder mollement dans la pièce.
   « Ben alors mon vieux ? Qu’est-ce qui t’arrive ? »
   J'allai lui chercher un autre sachet. J'allais vraiment finir par le faire éclater, comme j’imaginais quand j’étais petit (je me souviendrais toujours de mon dessin représentant Try en petits morceaux éparpillés dans la cuisine, cuisine d’ailleurs remplie à ras bord des infâmes grains Hurry qui s’étaient déversés du sac à graines emplumé. J’étais très fier de moi, mais mes parents n’avaient pas apprécié. Denna, elle, avait attrapé un fou rire.).
   Ce faisant, j'eus la bonne idée de regarder par la porte-fenêtre. La cosse de tout à l’heure avait les yeux grands ouverts et me fixait.
   « Elle va éclore dans quelques jours à peine, celle-là. » me dis-je tout haut.
   Je resservis Try, qui plongea aussitôt la tête dans sa mangeoire. Je le lorgnai un moment, songeur, puis me rappelai soudain du message sur le bureau-écran. D’où venait-il ?  Pas de Try, en tout cas. Ou alors il m’avait caché sa double vie et il avait accès au réseau-fermé de diffusion de l’appartement et surtout, savait écrire (en français, en plus. Encore, le message aurait été « Eat ! »...). Il serait donc doté d’une intelligence bien supérieure à celle d’un perroquet moyen. Autant dire que c’était peu probable.
   Mû par une intuition, je me retournai vers les cosses, sur le balcon. L’éveillée aux yeux dorés me regardait encore. Avec insistance, même, j’avais l’impression. Je sortis et la saisis. Contrairement aux non-éveillées, froides et dures, elle était moelleuse et chaude comme un animal sans plume ni poil. Elle me contemplait toujours. Sa peau frissonnait et ondulait sous mes mains. C'était tout à la fois agréable et légèrement dégoûtant. Ses yeux étaient encore plus magnifiques de près.
   Je rentrai rapidement et la déposai sur la table avec précaution. Elle me mettait un peu mal à l'aise, à me dévisager ainsi. Toute cette situation me dépassait et je décidai de péter un petit boulon, pour la forme :
   « C’est toi qui a écris le message sur le bureau-écran ? » lui demandai-je d’un air théâtral.
   Je n’attendais pas sérieusement de réponse. Aussi fus-je plutôt étonné de voir le mur-écran s’allumer et afficher, en noir sur fond rouge :

   Oui.

   Allons bon. Les cosses savaient manipuler l’informatique par la pensée, maintenant. Je déglutis et cherchai une question sensée dans mon esprit chamboulé.
   « Comment tu as fait ? »

   J’ai accès au réseau-fermé par l’intermédiaire de ma peau. Tu sais bien que tout est relié.

   « Oui, chaque objet est relié dans le réseau fermé de l’appartement. Je ne vois pas en quoi ça explique que tu puisses y accéder si facilement. »

   C’est comme ça que les éveillées puisent dans les forces qui les entourent pour éclore. J’ai accès au réseau fermé. C’est un jeu d’enfant de le pirater.

    « Toutes les cosses savent faire ça ? »

   Non. Enfin je n’en sais rien.

   « Pourquoi as-tu écrit ce message ? »
    
        Parce que Try voulait à manger.

   Mais bien sûr, c’était donc ça ! Elle me prenait vraiment pour le dernier des idiots.
   « Il n’est pas si goinfre, d’habitude. C’est toi aussi ? »

   Il a besoin d’énergie, parce que… J’ai besoin d’énergie. Je dois éclore.

   « Tu n’es pas obligé de vider ce pauvre vieux Try pour ça, tu sais. Il y a d’autres moyens. »

   Je sais. Comme vider mes sœurs avant même leur éveil. C’est ce que font les autres cosses. Je ne suis pas comme ça.

   « Ah, tu n’es pas comme ça ! C’est facile de dire ça. »

   Non.

   « Si. Tu crois vraiment que tu vas accomplir de grandes choses ? Tu n’es pas comme les autres, pas vrai ? Ça ne sert à rien d'essayer de te rebeller, tu vas juste réussir à te faire tuer, ou déprimer toute ta vie sur ton échec. Quand tu auras éclos, on va te vendre comme les autres au plus offrant, et tu deviendras au mieux putain d’un bordel de luxe. Au pire, esclave dans une usine Hurry. C’est le destin de tous les andro-cosses, et c’est le tien. »

   Pas si je fais mourir Try.

   « Oh, fais le donc crever, ce vieux truc. Si tu crois que ça changera quelque chose. »

        Et si je n’éclos pas ? J’en suis capable.

   « Alors tu finiras à l’incinératueur. »

   Et si j’éclos, mais que tu m’aimes ? Je sais que tu m’aimes déjà. Tu aimes mes yeux.

   « Peu importe. Mon avis n’entre pas en ligne de compte, de toute façon. La vente d’andro-cosses rapporte. Beaucoup. On est de plus en plus nombreux à faire ça. »
   AC compagnie avait en effet lancé un nouveau concept : une famille d’individus élevait les cosses, les faisait éclore sous bonne garde et recevait un bon prix pour la revente des andro-cosses. Sois-disant que les andro ayant été élevés dans un cocon familial étaient plus dociles.
Et nous ? Notre vie ?

   « Vous ? On s’en fiche. »

   Vraiment ?

   « Ben, tout le monde s'en fiche, oui, tu le sais bien. Même éclos vous n'êtes pas vraiment humains, et on vous a créé pour obéir. De toute façon, moi je n'y peux rien. »

    C'est facile de dire ça. Regarde moi.

   Je m’exécutai naïvement, un sourire narquois aux lèvres. Elle plongea ses yeux dans les miens et se mit à me sonder. C’est du moins l’impression que j’en avais. Je voulus détourner le regard, mais réalisai que j’en étais incapable. Tout comme j’étais incapable d’émettre le moindre son.
   Mes pensées commençaient à s’embrouiller, j’avais mal à la tête. J’avais le sentiment que tout mon corps se délitait. Ou mon esprit ? Je tombais en morceaux. Depuis quand les cosses éveillées pouvaient-elles… faire ça ?
   Me prendre mon énergie, c’était possible, mais… comment vais-je… dernière vision… l’éclosion. C’était… mon portrait craché, … verront que du feu.
« Modifié: 18 Juin 2012 à 00:18:08 par ambriel »
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Verasoie

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Re : Les cosses
« Réponse #11 le: 28 Octobre 2010 à 17:41:38 »
(Tu devrais editer ton premier message pour signaler l'existence de la v2)

Citer
avec le « matelas de mousse » et les « draps ».)

Pas convaincue par les guillemets, ca fait un peu "j'insiste sur le fait que ce soit de l'anticipation"

Citer
Encore, le message aurait été  Eat ! je me serais posé des questions…).

Oh, arrete-t0i juste apres "eat !". Parce que ca m'a fait rire. Mais la fin de la phrase me parait inutile, surtout que dans les deux cas il se pose des questions...

Pour le dialogue tu devrais passer une ligne a chaque fois. Quand une didascalie du narrateur est collee a une de ses repliques ca fait "oubli" :/

Sinon moi j'aimais bien le gras. Tu devrais mettre de l'italique, si tu veux pas remettre du gras. C'est plus facile a la lecture ^ ^

Trop de points de suspension a la fin. Mais sinon je trouve cette version plus maitrisee et le texte en est vraiment sympa : )

Edit :

Citer
Hihi, j'ai fait angoissé Vera...   :mrgreen:

Oui ben pas de quoi etre fier  :mrgreen: j'suis une petite nature.
« Modifié: 28 Octobre 2010 à 17:44:59 par Verasoie »

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Re : Les cosses
« Réponse #12 le: 28 Octobre 2010 à 18:34:09 »
Ooh mince le gras et l'itallique, c'est vrai qu'ils ne se conservent pas... voilà c'est remis !
Les guillemets sont enlevés.
Ok pour le sautage de ligne, après tout c'est plus clair.
J'ai enlevé un ou deux points de suspension...
Tu trouves que c'est mieux ? Cool, me voilà ravie ! Merci !  :)
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Re : Les cosses
« Réponse #13 le: 28 Octobre 2010 à 19:30:51 »
Citer
« Eat ! »
Cassie !
Avec des frites c’est mieux. :huhu: :mrgreen:


Citer
Tout moche, obèse, déplumé, verdâtre et vieux qu’il fut,
Je bugue un peu sur le «qu’il fut », je me demande s’il ne faut pas du subjonctif.

Citer
Je ne voyais pas ce qu’il pouvait bien trouver aux infâmes graines Hurry en sachets
C’est un peu lourd « je ne voyais pas ce qu’il pouvait bien », j’aurais enlevé le « bien »

Citer
L’appartement avait beau être plutôt luxueux, il n’en était pas moins froid et inhospitalier.
Bof, je trouve ce genre de remarque un peu lourde et inutile. Ou plutôt maladroite, mal intégrée en fait. Trop description, on décrirait pas notre chambre comme ça.


Citer
J’eus la bonne idée, en allant chercher un autre sachet, (j’allais vraiment finir par le faire éclater, comme j’imaginais quand j’étais petit. Je me souviendrais toujours de ce dessin que j’avais fait, représentant Try en petits morceaux éparpillés dans la vieille cuisine, cuisine d’ailleurs remplie à ras bord des infâmes grains Hurry qui s’étaient déversés du sac à graines emplumé.
Souviendrai / sinon ça saute un peu trop du cop à l’âne quand même, enfin disons que je trouve qu’il y a une tension entre la volonté de suivre les pensées du perso et ton narrateur soucieux de parler « bien », par exemple dans une pensée tu mettrais pas «  représentant »
Et coupe ta phrase ! j’ai dû relire quatre fois, XD

Citer
J’étais très fier de moi, mais mes parents n’avaient pas apprécié. Denna, elle, avait attrapé un fou rire.)
C’est bizarre d’attraper un fou rire

Citer
Je resservis Try et me rappelai soudain du message sur le bureau-écran. Le vieux perroquet plongea la tête dans sa mangeoire et commença à engloutir sa ration.
Les transitions laissent à désirer.

Citer
Sa peau (ce terme, pourtant inutilisé pour les cosses, m’était venu naturellement)
Trop de parenthèses tue la parenthèse

Citer
Je rentrai rapidement et la déposai sur la table avec précaution.
Je trouve ça trop descriptif, trop « je raconte les mouvements de mon personnage »

Citer
« Pourquoi as-tu écrit ce message, en définitive ? »
XD, tout le monde dit « en définitive » à l’oral

Citer

 et tu deviendras au mieux putain d’un bordel de luxe.
Je pige pas l’image d’un putain


J’ai pas compris la fin :'(
(je lis les commentaires pour tenter de comprendre)

Citer
Le dialogue est cool pour commencer mais il me gêne dans le sens où il n'apporte vraiment rien au récit, à part un lancement dynamique mais... pour l'histoire, c'est du pareil au même qu'il y soit ou pas.
Je plussoie

Citer
Essaie peut-être aussi de ne pas trop t'emporter dans les souvenirs du perso, ça fait un peu perdre le fil sans réellement apporter au texte.
Je plussoie aussi

Je trouve que les dernières phrases sonnent un peu bizarrement, pas assez dynamiques peut-être. Sinon, moi, j’ai eu un peu de mal à accrocher. Mais le thème en général me laisse toujours indifférente (les cosses qui parlent, l’idée du réseau surtout, c’est pas trop un truc qui me parle, je suis hermétique à la SF il faut dire).
Sinon bon j’ai pas accroché sur le fond, mais c’est surtout l’écriture qui m’a gênée, je trouve que tu fais trop de parenthèses, qu’il y a plein de détails inutiles sur les mouvements du personnage et la transcription de ses pensées, je trouve ça pas très réaliste dans le sens où on dirait que c’est le narrateur qui écrit/ raconte et non le narrateur qui pense.
Voili voilu, après comme je l’ai dit, à la base, c’est pas mon genre de texte.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : Les cosses
« Réponse #14 le: 28 Octobre 2010 à 21:22:20 »
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Citation
Tout moche, obèse, déplumé, verdâtre et vieux qu’il fut,
Je bugue un peu sur le «qu’il fut », je me demande s’il ne faut pas du subjonctif.
Euh, le subjonctif c'est "soit" ?

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Citation
Je ne voyais pas ce qu’il pouvait bien trouver aux infâmes graines Hurry en sachets
C’est un peu lourd « je ne voyais pas ce qu’il pouvait bien », j’aurais enlevé le « bien »
ouais, c'est pas faux

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Citation
L’appartement avait beau être plutôt luxueux, il n’en était pas moins froid et inhospitalier.
Bof, je trouve ce genre de remarque un peu lourde et inutile. Ou plutôt maladroite, mal intégrée en fait. Trop description, on décrirait pas notre chambre comme ça.
Ouais, je peux l'enlever cette phrase, je n'y tiens pas particulièrement XD

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Citation
J’eus la bonne idée, en allant chercher un autre sachet, (j’allais vraiment finir par le faire éclater, comme j’imaginais quand j’étais petit. Je me souviendrais toujours de ce dessin que j’avais fait, représentant Try en petits morceaux éparpillés dans la vieille cuisine, cuisine d’ailleurs remplie à ras bord des infâmes grains Hurry qui s’étaient déversés du sac à graines emplumé.
Souviendrai / sinon ça saute un peu trop du cop à l’âne quand même, enfin disons que je trouve qu’il y a une tension entre la volonté de suivre les pensées du perso et ton narrateur soucieux de parler « bien », par exemple dans une pensée tu mettrais pas «  représentant »
Et coupe ta phrase ! j’ai dû relire quatre fois, XD
Hihihi... Oui ma phrase est longue. Sinon, je ne comprends pas très bien ce que tu veux dire par ton "souviendrai/sinon..." par contre je vois assez ton histoire de tensions... t'as un peu raison  :-¬?
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J’étais très fier de moi, mais mes parents n’avaient pas apprécié. Denna, elle, avait attrapé un fou rire.)
C’est bizarre d’attraper un fou rire
Ouais, je sais pas, je crois que c'est plus ou moins une expression, non ? Peut-être pas. J'avais mis "eu" au début...

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Citation
Je resservis Try et me rappelai soudain du message sur le bureau-écran. Le vieux perroquet plongea la tête dans sa mangeoire et commença à engloutir sa ration.
Les transitions laissent à désirer.
C'est vrai que ça passe un peu du coq à l'âne...

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Citation
Sa peau (ce terme, pourtant inutilisé pour les cosses, m’était venu naturellement)
Trop de parenthèses tue la parenthèse
Ouais... remarque celle-ci n'est pas très utile je peux l'enlever carrément

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Citation
Je rentrai rapidement et la déposai sur la table avec précaution.
Je trouve ça trop descriptif, trop « je raconte les mouvements de mon personnage »
Ca peut être vrai dans ce texte mais je trouve que ça ne choque pas sur cette phrase... Mais si tu le dis, je te crois.

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Citation
« Pourquoi as-tu écrit ce message, en définitive ? »
XD, tout le monde dit « en définitive » à l’oral
MDR ! Oui là c'est un peu ridicule

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Citation

 et tu deviendras au mieux putain d’un bordel de luxe.
Je pige pas l’image d’un putain
Ben, les cosses quand elles éclosent deviennent des genres d'humains, et ils sont traités comme des esclaves, après la putain a l'air de gêner, j'avais mis ça comme ça, moi, je peux changer...

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J’ai pas compris la fin
(je lis les commentaires pour tenter de comprendre)
Ah ? Dans la deuxième version peut-être, mais dans la première ? Ben l'éveillée a éclos en volant à la fois l'énergie et l'identité du narrateur, pour prendre sa place et avoir la belle vie.

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Citation
Le dialogue est cool pour commencer mais il me gêne dans le sens où il n'apporte vraiment rien au récit, à part un lancement dynamique mais... pour l'histoire, c'est du pareil au même qu'il y soit ou pas.
Je plussoie
Je suis d'accord pour dire qu'il n'apporte rien à l'histoire, mais puisque c'est du pareil au même s'il y est ou pas, je le laisse   :P

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Citation
Essaie peut-être aussi de ne pas trop t'emporter dans les souvenirs du perso, ça fait un peu perdre le fil sans réellement apporter au texte.
Je plussoie aussi
Ouais, ouais... non mais c'est vrai mais en même temps j'aimais bien cette histoire de dessin. Donc je laisse  :-¬?

EDIT : merci de ton comm' détaillé, dommage que tu n'aie pas aimé... J'essaierai d'encore le remanier XD
« Modifié: 28 Octobre 2010 à 21:24:11 par ambriel »
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
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