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Le Monde de L'Écriture » Sous le soleil des topics » Archives croulantes » BlindText » 17e édition - BT Érotique » B9 – Songe d’une nuit d’été (BT Érotique - Très explicite )

Auteur Sujet: B9 – Songe d’une nuit d’été (BT Érotique - Très explicite )  (Lu 5421 fois)

Hors ligne Dieter

  • Palimpseste Astral
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    • Dieter

Attention : SM soft, que ceux qui n’apprécient pas la contrainte, même volontaire, s’abstiennent.


Songe d’une nuit d’été


    En ce mois de canicule, la chaleur est insupportable. Même la nuit, on étouffe. C’est pour ça que j’ai accepté sa proposition, lorsqu’il a parlé de passer quelques jours en forêt. Dans la fraîcheur des sous-bois, j’espérais que l’atmosphère serait un peu plus clémente, pour...
    Je suis devenue accro aux tourments que cet homme me fait subir. Je ne me reconnais plus. Sous son influence, mon puritanisme et mon introversion ont quasiment laissé la place à une addiction au sexe impossible à faire taire. Pourtant, c’est un rustre sans aucune manière. Au départ, je l’avais pris pour un dragueur invétéré, se servant de ses facilités littéraires pour faire du charme à toutes les femmes. Malgré ma méfiance, avec ses mots, il a su me séduire. Petit à petit, tour à tour romantique ou indécent, sans avoir l’air d’y toucher… Il m’avait pourtant prévenue : je veux que tu deviennes nymphomane de moi… Un avertissement vulgaire, que j’ai eu le tort de prendre à la légère. De fil en aiguille, je l’ai laissé se rapprocher. J’ai été comme fascinée par cet homme, sûr de lui et sans fausse pudeur. Ses paroles franchement inconvenantes hier, me semblent maintenant parfaitement acceptables. Parler de sexe avec quelqu’un n’a jamais été si simple. Toute honte effacée, je me suis prise au jeu, et les mots ont fait monter en moi le désir et l’envie, sans que je m’en rende compte. Jusqu’au jour où nous avons été amants pour la première fois. À cet instant précis, tout s’est mélangé dans mon esprit : la peur d’être déçue, la peur de perdre la tête ou le contrôle de mon corps, la peur de lui, et la peur de moi-même. Je me suis rassurée très vite. Trop vite. J’avais remarqué dès le départ qu’il n’avait rien d’un étalon. Bien membré, certes, mais sans rien d’exceptionnel. Dans la moyenne, pour autant que j’aie pu en juger. D’ailleurs, c’était loin d’être son meilleur atout. Par contre, pour le reste… Sa façon de murmurer à mon oreille, mélangeant les mots les plus crus et les plus romantiques, sa bouche, son odeur, sa langue, ses mains, ses gestes, ses doigts… Lorsqu’il se met à en jouer, il est l’archet et je suis la corde du violon : tendue à l’extrême, il me fait vibrer toute entière et je ne peux m’empêcher d’exulter sur toutes les notes de la gamme.

    Mais pour l’instant, je suis frustrée. Lorsqu’il m’avait parlé de cette idée de retraite en pleine nature, il m’était revenues des images qu’il avait fait naître dans mon imaginaire. Nous parlons souvent de nos fantasmes, sans tabous. Or, il m’a un jour expliqué qu’il rêve de m’attacher en croix entre deux arbres pour me faire subir les derniers outrages pendant des heures. Je m’étais faussement offusquée, mais rien qu’en entendant ces mots j’avais senti mon bas-ventre s’enflammer et le fin tissu de ma culotte s’inonder de désir. J’espérais qu’il passe à l’action, mais il y avait eu un problème la nuit précédente. Pour la première fois, il s’était laissé faire, lorsque j’avais voulu le dominer. Ça avait été fantastique au départ. À califourchon sur lui, empalée jusqu’au plus profond de moi-même, j’avais failli connaître le plus gros orgasme de ma vie. Mais même au fond de cette cabane de fortune, cachée au milieu des arbres, j’avais soudain eu peur. Un simple craquement de branche avait réussi à me persuader que nous n’étions pas seuls. Toute l’intensité du moment s’était éteinte et malgré l’ardeur que nous avions mise à retrouver la magie de l’instant, c’est la touffeur estivale nocturne qui avait anéanti nos désirs charnels.
    Depuis ce matin, il coupe, scie, perce, n’utilisant que des outils à main. Il a prétexté vouloir améliorer le confort du chalet qu’il est en train de construire, mais j’ai bien compris qu’il essaie seulement de passer ses nerfs sur les troncs qu’il débite un à un. Le campement est idéalement situé. Complètement dissimulé par des buissons, il est pourtant installé en lisière de forêt, jouxtant une prairie. Celle-ci, à dix mètres à peine de la cabane, est bordée de haies impénétrables. C’est là que je me suis réfugiée pour ne pas le déranger. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de tourner la tête dans sa direction. Je l’aperçois à travers les branchages. La sueur luit sur son torse nu. Je vois rouler les muscles de ses bras à chaque coup de scie, me rappelant l’image d’Épinal du bûcheron canadien. Et surtout, j’imagine aisément le sexe tendu par l’afflux sanguin d’après la bosse que fait son jean, juste sous la ceinture. Pour le détourner de sa tâche et l’attirer, j’ai tout essayé. Depuis la nuit précédente, je ne pense plus qu’à ça. L’envie me vrille les entrailles. Je le veux en moi, j’ai besoin qu’il me prenne sauvagement, qu’il me possède. Alors bravant ma peur, déjouant l’interdit, j’ai étalé une couverture dans l’herbe et m’y suis allongée. Uniquement vêtue d’une culotte diaphane, bras et jambes écartés, offerte au soleil, à sa vue, et surtout à celle des éventuels promeneurs… Il y a quelques semaines encore, jamais je n’aurais osé prendre un tel risque. Même tout habillée, je ne me serais pas allongée aussi impudiquement. Pourtant, aujourd’hui, l’ivresse de la volupté sexuelle a fait tomber toutes les barrières de mon éducation. Savoir que je peux être découverte à tout moment m’excite au plus haut point. Je suis prête à tout pour pouvoir jouir, encore et encore, sous la volonté de cet homme. Il m’a vue dans cette position, j’en suis persuadée, mais n’a eu aucune réaction autre que de redoubler de coups de hache sur les troncs d’arbres. Quelques jours auparavant, alors que je me déshabillais pour passer sous la douche, il n’avait pas pu résister à la tentation. Il m’avait poussé dans le fond de la cabine où j’avais cru mourir de plaisir sous ses coups de boutoir pendant que l’eau chaude ruisselait sur nos corps. Ça me donne une idée. J’entre dans le sous-bois où il travaille, et me dirige vers la douche de campagne qu’il a suspendue à la branche d’un chêne. M’arrêtant auprès de lui, je retire le dernier vêtement qui me couvre et lui susurre : « Je vais prendre une douche pour me rafraîchir, tu devrais m’accompagner, ça te ferait du bien, tu es trempé de sueur ». Puis je pose distraitement une main sur son fessier comme pour le caresser avant de m’éloigner de quelques pas.
« Pas le temps ! Faut que je termine avant ce soir… » bougonna-t-il.
« Le salaud ! », pensai-je. J’enrage, et en même temps, j’en aurais pleuré. Lorsqu’il abat la cognée sur le bois, il pousse un « Han ! » qui me secoue de la tête aux pieds. Me tournant le dos, il ne voit rien, mais je jouis debout, ébranlée par un orgasme qui me fait pratiquement perdre l’équilibre. Bon Dieu ! Ce type me rend cinglée ! Je m’éloigne en titubant et après m’être rafraîchie sous l’eau je retourne vers la couverture étendue dans l’herbe. Il me punit pour la nuit précédente. C’est la seule explication possible… Et bien soit ! Je vais en faire autant. Son envie est aussi forte que la mienne. C’est évident. Alors lorsqu’il viendra me trouver, enjôleur comme toujours, pour avoir droit à son repos du guerrier, je ne lui céderai pas ! Hors de question de passer après ces satanés bouts de bois ! Non mais ! Pour qui me prend-il ?
    Il ajoute :« Ce soir, c’est la nuit des étoiles filantes, et je voudrais pouvoir me poser tranquillement dans le pré, de bonne heure, pour les observer ».
Quoi ? Non mais il se fout vraiment de moi ! C’est pour observer de fichues étoiles qu’il m’a laissé tomber toute la journée comme une vieille chaussette ! Alors là, s’il pense être tranquille pour regarder le ciel, il rêve ! Je le violerai s’il le faut, mais ce soir, il sera à moi. Mieux ! Il sera en moi ! Comme la veille, je prendrai le dessus, et je me ferai jouir sur son membre… L’idée me calme un peu et ramène le sourire sur mon visage, de sorte que nous passons un agréable moment près du feu où grillent brochettes et saucisses. Comme d’habitude, c’était notre péché mignon, nous irons, avant la nuit, cueillir quelques fruits, cerises, prunes et mirabelles, dans les vergers abandonnés à proximité. Cela nous assurera un excellent dessert frais.

    Vers vingt-deux heures, je ne comprends pas pourquoi il prend deux énormes rondins de bois sur ses épaules, qu’il transporte dans la prairie. Puis il revient vers moi et me prend la main. Enfin ! Je vais avoir ma revanche. « Viens ! », dit-il simplement. Je me laisse guider jusqu’à la couverture qui n’a pas bougé de place. À chaque extrémité, il a disposé les troncs, comme pour éviter qu’elle s’envole. Il n’y a pourtant pas un souffle de vent…
    Il passe dans mon dos, applique ses deux mains calleuses de chaque côté de ma nuque et pose un baiser dans mon cou. Lentement, ses mains glissent sur mes épaules, et enfin sur mes seins. Le sang bat déjà dans mes tempes, ma poitrine se gonfle, mes tétons durcissent et si la lumière du jour n’avait pas déjà tant baissé, on aurait aisément pu les deviner à travers le tissu léger de la robe d’été que j’ai revêtue pour la soirée. Bien inutilement, d’ailleurs, parce qu’il commence à défaire, un par un, les boutons de celle-ci. Lorsque le vêtement glisse au sol, je me retrouve entièrement nue, le corps offert aux éléments, ma peau dorée uniquement éclairée par la clarté blafarde de la lune masquée par un nuage. Une pensée fugace traverse mon esprit : on ne verra certainement pas d’étoiles filantes ce soir, parce que le ciel est en train de se couvrir sérieusement.
    Il laisse ses mains descendre et elles effleurent désormais mon ventre. Hésitant lors de notre première fois, il sait désormais exactement ce que déclenche chaque caresse. Une houle commence à m’agiter. Mon bassin se met à suivre un lent mouvement d’avant en arrière que je ne contrôle absolument pas. Je pose mes propres mains entre mes cuisses, afin d’accompagner le va-et-vient d’une cajolerie coupable. Alors il me saisit les poignets. « Non, pas si vite, ma Princesse », ordonne-t-il en ramenant les bras le long de mon corps. Cela me fait l’effet d’une gifle. Ainsi donc, il me refuse encore le plaisir. Et bien c’est ce qu’on va voir… Je fais glisser mes mains dans mon dos, de manière à ce que mes doigts viennent enserrer le membre tendu de mon amant à travers la toile de son jean. Mais encore une fois, il m’en empêche. « Ça suffit, maintenant ! Puisque tu n’es pas sage, je vais devoir sévir… » Ramenant ses paumes sur mes épaules, il m’oblige à m’agenouiller. Je pense aussitôt pouvoir reprendre la main. Si je le prends dans ma bouche, il est foutu. C’est son seul point faible. Il ne peut pas résister à ce genre de caresse. Je sais faire de ma langue un serpent redoutable qui s’enroule autour de son sexe pour ne plus le lâcher jusqu’à ce qu’il craque. Mais il ne vient pas face à moi. Toujours dans mon dos, il m’oblige à m’allonger. Puis il me ramène les bras au-dessus de la tête.
    Je comprends son manège trop tard. Une cordelette, attachée à l’une des extrémités du rondin vient d’entraver mon poignet droit. Il n’a ensuite aucune peine à immobiliser le gauche de la même manière. « Qu’est-ce que tu fais ? Non ! Tu n’as pas besoin de ça… Tu sais très bien que je t’appartiens… Détache-moi… »
    Sans un mot, il me contourne, puis s’empare d’une de mes chevilles. Je commence à ruer, mais il est bien trop fort pour moi. Bientôt, je me retrouve crucifiée entre les deux troncs. Alors j’ai peur. Je me rends compte que ce type que je ne connais que depuis quelques semaines, qui m’a fait découvrir mon corps et tant de sensations nouvelles, de qui je me suis languie toute la journée, m’a amenée là où il l’a voulu sans que jamais je ne me méfie. Mais il est trop tard. Mon esprit me commande d’essayer de fuir, mais mon corps n’attend qu’une seule chose : la délivrance par le plaisir.
    Il se tient maintenant debout près de moi sur mon côté droit. Je le vois se déshabiller à son tour. Sa silhouette se détache dans le ciel blanchi par les nuages et paraît immense. Surtout, je distingue son érection. À mon souvenir, jamais il n’en a eu de si forte depuis que je le connais. C’est impressionnant. Dans cet état, jamais il ne pourra entrer en moi sans me déchirer.
    Il s’agenouille auprès de moi, et amoureusement, passe sa main gauche dans mes cheveux, puis le revers de ses doigts sur ma joue. Ceux-ci glissent jusqu’à ma bouche et dessinent le contour de mes lèvres. « Tu m’as laissé sur ma faim la nuit dernière. Je me suis juré que ça n’arrivera pas ce soir », dit-il d’une voix douce et apaisante.
    Sa main droite se pose sur un sein, qu’elle se met à pétrir. Le mamelon gonflé de désir fait dresser le téton vers le ciel. Du bout de l’index, il caresse l’aréole, puis prend le téton en tenaille avec son pouce, pour le faire rouler entre ceux-ci. Je commence déjà à perdre la tête. Je réussis à attraper entre mes poings les cordes qui tiennent mes poignets attachés. Je les serre de toutes mes forces. De l’autre côté, mes jambes se raidissent et je réussis à les replier un peu. Je suis tendue comme un arc et tout mon corps ne réclame qu’une chose : qu’il me possède enfin. Mais ce n’est pas son style. Je le sais très bien. Il aime trop m’amener au point de non-retour. À chaque fois, il fait durer ce genre de séance jusqu’à ce que je devienne folle et que je supplie. Mais jamais encore, il ne m’a forcé à subir, jamais il ne m’a empêché de repousser ses ardeurs. Même si ce n’est pas arrivé souvent, c’est toujours moi qui ai mis un terme à nos effusions lorsque je sens que ça va trop loin. Lorsque je sens que s’il insiste, je ne pourrai pas me retenir de lui dire certains mots. Les mots qu’il attend depuis si longtemps. Je l’aime. Et il sait que je l’aime. Mais jamais je n’ai accepté de le lui avouer. C’est pour moi comme un garde-fou. La barrière au-delà de laquelle il ne faut pas aller si je ne veux pas y laisser mon âme.
    Les heures qui suivent ne sont que supplice. La douceur des caresses dispensées par sa bouche et ses doigts déclenche des incendies dans tout mon être, jusqu’à ce qu’à bout de nerfs, je le supplie de mettre fin à la torture. Alors, il me délivre de mes affres et s’enfonce d’un coup en moi. C’est ce moment que le tonnerre choisit pour se mettre à gronder. Un orgasme explosif me submerge. Ma tête se met à rouler d’un côté puis de l’autre, mon corps s’agite d’un tremblement et je perds presque conscience. Lorsque je retrouve mes esprits, je me rends compte que tout ça n’était qu’un rêve : il est debout au pied de notre lit, souriant. « Moi aussi, je t’aime, mon Cœur, mais je ne te détacherai pas… » Pieds et poings liés aux quatre coins du lit de camp, je suis à sa merci, pour mon plus grand bonheur.
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
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Re : B9 – Songe d’une nuit d’été (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #1 le: 19 octobre 2020 à 12:11:30 »
En effet, du SM vraiment très soft, inutile de mette un placard comme ça en guise d’avertissement !
Le problème de ce récit, à mon avis, c’est qu’il semble évident qu’il soit écrit par un homme. Le contraire m’étonnerait beaucoup mais je peux me tromper. Tout respire le fantasme masculin : l’emprise sur les femmes, leur supposé abandon total au désir, des passages brutaux dans la formulation. Pour avoir déjà lu de la littérature érotique d'auteures, je peux vous assurer que le registre est radicalement différent, davantage dans l’implicite et la sensualité.
Je n'ai donc guère apprécié cet écrit que je trouve, pardonnez-moi l’expression, « brut de décoffrage ».
« Modifié: 19 octobre 2020 à 13:17:45 par Volk »

Hors ligne Dieter

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Re : B9 – Songe d’une nuit d’été (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #2 le: 19 octobre 2020 à 16:53:12 »
Bonsoir cher(e) auteur(e),

Comme Volk, certaines tournures me font aussi penser que ce texte est l’œuvre d'un homme (exemple : il me semble qu'une femme aurait dit "Sa main droite se pose sur mon sein gauche/droite", au lieu de "Sa main droite se pose sur un sein"), mais je n'en suis pas certain, puisque je connais au moins une femme qui aurait été parfaitement capable de l'écrire.
Ce que j'apprécie dans ce texte, c'est la montée en puissance dans le thème. Je ne me suis pas ennuyé du début à la fin. Par contre, je regrette justement cette fin qui m'apparait non pas comme une chute, mais comme un précipice. Il y a comme un déséquilibre entre une introduction trop longue à mon goût, car elle fait près de la moitié du texte, et le reste. Il aurait fallu que le texte soit un peu plus long, ou qu'on entre plus tôt dans "le vif du sujet".

En ce qui concerne les coquilles, je n'en ai pas repéré de prime abord. Mais certaines répétitions auraient peut-être pu être évitées.

Voilà-voilà  ;)
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Amélie Nothomb

Hors ligne BAGHOU

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Re : B9 – Songe d’une nuit d’été (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #3 le: 19 octobre 2020 à 17:35:28 »
Bonjour,

Je confirme cette impression d'un texte très masculin où l'auteur exprime par son clavier un fantasme des plus convenus : attacher sa partenaire. L'écriture est un exutoire bien pratique et c'est très bien. Rêve et réalité se côtoient, se mêlent sur bien des thèmes de notre vie quotidienne, tout est dans la part des choses.

Ce texte est dans le thème et chacun sait qu'écrire sur ce sujet est un risque où le lecteur catalogue, très souvent par erreur, l'auteur(e) en le qualifiant de pervers, de refoulé ou autres qualificatifs du même type dès qu'il ou elle utilise un certain vocabulaire un peu trop cru, plus objectif que subjectif. Je n'en crois rien, j'apprécie les auteurs qui sortent de leur domaine de confort pour s'essayer à d'autres choses. Osons-donc aujourd'hui et jouissons de quelques récits fantasmagoriques qui demain seront oubliés par les lecteurs, mais jamais par les auteurs.

Les personnages sont bien présentés certes quelque peu stéréotypés (femme soumise et homme "surpuissant"), à titre personnel, je me reconnais que très peu dans le personnage féminin, mais j'ai apprécié cette petite récréation campagnarde très bien écrite.

Merci pour cette détente littéraire.


"La critique, art aisé, se doit d'être constructive." Boris Vian dans "Les chroniques du menteur".

Hors ligne Persona

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Re : B9 – Songe d’une nuit d’été (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #4 le: 19 octobre 2020 à 20:41:28 »
Bonjour Inconnu,

9ème texte, tu es ma 3ème lecture.
Et j'ai envie de te dire que c'était efficace ! Bien écrit, sans complexe, sans honte, sans faux-semblants tu déroules un récit qui fait le boulot... On est dans le thème, là, contrat rempli ! Peut-être un peu convenu comme fantasme mais et alors? Si c'est convenu, c'est que c'est partagé. Un regret, que la chute soit si rapide.

Micro remarques :
Citer
il m’était revenues des images qu’il avait fait naître dans mon imaginaire
Peut être à alléger un peu. Revenu ?
Citer
Il m’avait poussé
Ce ne serait pas poussée (cod avant...?)
Citer
« Non, pas si vite, ma Princesse »
Bof, peut être pas nécessaire, ce surnom ?
Citer
Dans cet état, jamais il ne pourra entrer en moi sans me déchirer.
haha c'est pas un poil excessif ça ? Surtout qu'il n'est pas décrit comme extraordinaire.

Merci du partage !

Hors ligne MoonAngel

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Re : B9 – Songe d’une nuit d’été (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #5 le: 22 octobre 2020 à 03:46:28 »
Hello ^^

Alors déjà, j'ai eu du mal avec la structure de ton texte. Voir de gros paquets de paragraphes ne m'aide vraiment pas à me concentrer sur la lecture :-[

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Lorsqu’il abat la cognée sur le bois, il pousse un « Han ! » qui me secoue de la tête aux pieds. Me tournant le dos, il ne voit rien, mais je jouis debout, ébranlée par un orgasme qui me fait pratiquement perdre l’équilibre.
Je suis sceptique. Une fille pour me confirmer qu'on peut jouir rien qu'en entendant la voix sensuelle de l'homme de ses rêves ? Parce que j'ai un peu de mal à y croire :mrgreen:

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Je le violerai s’il le faut, mais ce soir, il sera à moi. Mieux ! Il sera en moi ! Comme la veille, je prendrai le dessus, et je me ferai jouir sur son membre…
Tiens, intéressant. Je vois rarement des gens traiter du "viol inversé". Pour moi, homme ou femme, ce genre de propos n'est juste pas acceptable. Et je trouve aussi injuste que, sous couvert que ce soit une femme, on trouve que c'est moins grave. J'espère qu'elle ne parviendra pas à ses fins.
Bref, je trouve ton personnage principal absolument détestable. Était-ce ton but ? Si oui, je trouve que l'effet est bien réussi :mrgreen:

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Sa main droite se pose sur un sein, qu’elle se met à pétrir. Le mamelon gonflé de désir fait dresser le téton vers le ciel. Du bout de l’index, il caresse l’aréole, puis prend le téton en tenaille avec son pouce, pour le faire rouler entre ceux-ci.
Je...
Soit j'ai un corps bizarre, soit j'ai jamais compris le lien entre l'excitation et les tétons qui durcissent :mrgreen:
Aussi, je repose la question que j'ai posée sur le fil de l'AT, mais...
Sérieusement, ça vous excite vraiment qu'on vous triture les tétons ? :???:

Bref, aussi eu cette impression d'auteur masculin. Je me suis très peu reconnue dans la femme, et en fait très peu dans l'homme aussi.

Remarque HS, mais... C'est moi ou je ne vois jamais de texte centré sur le plaisir de l'homme ? Sur la manière dont il voit sa partenaire, sur sa manière de vouloir lui prouver son amour, sur la potentielle joie de constater qu'il parvient à lui offrir ce savoureux plaisir ? (enfin je ne sais pas si c'est comme ça dans la tête d'un mec, mais justement, c'est triste que pour le peu que j'en vois, tout tourne autour du sexe brut.) Je vois surtout des textes avec une femme comme personnage POV, que ce soit écrit par un auteur ou une autrice.
Enfin c'est subjectif. Je n'ai pas encore tout lu du BT et ma culture littéraire est au bord du néant.

Bon, sur le fond j'ai trouvé un peu bof. Sur la forme, c'est plutôt bien écrit, mais avec parfois des phrases trop alambiquées.
Je te remercie quand même pour cette lecture ^^
🕊️
May your heart be your giding pen~♫

Hors ligne derrierelemiroir

  • Calame Supersonique
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Re : B9 – Songe d’une nuit d’été (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #6 le: 23 octobre 2020 à 09:47:27 »
Bonjour Gamy :)

Citer
je veux que tu deviennes nymphomane de moi…
je crois que j'aurais éclaté de rire si quelqu'un me sortait ça. J'imagine trop la scène, dramatique et tout, et puis le fou rire  :D

Citer
Je me suis rassurée très vite. Trop vite. J’avais remarqué dès le départ qu’il n’avait rien d’un étalon. Bien membré, certes, mais sans rien d’exceptionnel.
je ne comprends pas le pourquoi du comment de ces remarques. Pourquoi s'est-elle rassurée trop vite, et quel est le rapport à l'étalon ?

Citer
Par contre, pour le reste…
Pas friande de cette accumulation de points de suspension à travers tout le texte

Citer
il est l’archet et je suis la corde du violon
un peu cliché

Citer
il m’était revenues des images
revenu ne s'accorde pas ici me semble

Citer
Or, il m’a un jour expliqué qu’il rêve de m’attacher
rêvait

Citer
subir les derniers outrages
en rapport à la Bible ? Je visualise pas très bien ce que ça serait  :mrgreen:

Citer
et le fin tissu de ma culotte s’inonder de désir.
haha j'ai l'impression de lire un manga shojo où la culotte de la fille se mouille au moindre regard de l'homme XD

Citer
Mais même au fond de cette cabane de fortune, cachée au milieu des arbres, j’avais soudain eu peur.
pourquoi "mais même"? En relation à quoi ?

Citer
Depuis ce matin, il coupe, scie, perce, n’utilisant que des outils à main.
et oui, le fantasme de l'homme très manuel  :mrgreen:. J'imagine qu'il est torse nu, et qu'il s'est préalablement tartiné de graisse à traire.

Citer
Le campement est idéalement situé
peut-être que je serais passée à la ligne ici

Citer
La sueur luit sur son torse nu.
Bingo  :D :D :D

Citer
Et surtout, j’imagine aisément le sexe tendu par l’afflux sanguin d’après la bosse que fait son jean, juste sous la ceinture.
parce que l'homme fort et sexy a toujours le sexe tendu, c'est bien connu. Une bête de sang et de muscles  :D

Citer
bras et jambes écartés,
genre elle fait le soleil ?  :D

Citer
Pourtant, aujourd’hui, l’ivresse de la volupté sexuelle a fait tomber toutes les barrières de mon éducation
évidemment  ::)

Citer
« Pas le temps ! Faut que je termine avant ce soir… » bougonna-t-il.
petite incohérence de temps de narration. Ici par exemple, un passé simple, alors que la majorité du texte est au présent.

Citer
Me tournant le dos, il ne voit rien, mais je jouis debout, ébranlée par un orgasme qui me fait pratiquement perdre l’équilibre.
ah ben oui ! J'veux dire, comment ne pas jouir au son perturbant de ce : "han"  :mrgreen:

Citer
Je le violerai s’il le faut,
ah ben carrément ! L'esprit de ce perso s'améliore à chaque phrase (c'est ironique hein, je méprise profondément ce genre d'esprits).

Citer
le membre tendu de mon amant à travers la toile de son jean.
jean sacrément moulant

Citer
Je sais faire de ma langue un serpent redoutable qui s’enroule autour de son sexe pour ne plus le lâcher jusqu’à ce qu’il craque.
:o langue sacrément longue et musclée !

Citer
Je comprends son manège trop tard.
ce perso n'est décidemment pas très perspicace

Citer
Mon esprit me commande d’essayer de fuir, mais mon corps n’attend qu’une seule chose : la délivrance par le plaisir.
C'est typique ça. Quand une femme ne veut pas et qu'en fait elle veut.

Citer
Dans cet état, jamais il ne pourra entrer en moi sans me déchirer.
:D sympa

Citer
Lorsque je retrouve mes esprits, je me rends compte que tout ça n’était qu’un rêve : il est debout au pied de notre lit, souriant. « Moi aussi, je t’aime, mon Cœur, mais je ne te détacherai pas… » Pieds et poings liés aux quatre coins du lit de camp, je suis à sa merci, pour mon plus grand bonheur.
Étrange cette fin. Pas très utile selon-moi.

Haha alors vraiment, j'ai eu l'impression de lire du shojo du début à la fin. Femme soumise et pas très intelligente, prude au départ, et qui malgré elle mouille et s'excite au moindre mouvement mâle, qui a peur mais qui tremble quand même de désir ; homme indifférent et fort, qui coupe du bois – torse nu par dessus le marché.

Mais pourquoi pas ? Ce genre d'histoire marche très bien pour de nombreuses personnes. J'avoue que j'ai surtout trouvé cette accumulation de clichés drôle, mais je ne peux pas prétendre que le texte n'était pas dans le thème. 

J'ai décelé des imprécisions au niveau du temps de narration, et quelques passages m'ont paru peu clairs. Sinon, le style est cohérent avec l'histoire racontée, plutôt cliché qu'original.

Voilà, à la prochaine  :mrgreen:


"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

Hors ligne Deofresh

  • Calliopéen
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Re : B9 – Songe d’une nuit d’été (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #7 le: 23 octobre 2020 à 20:15:11 »
Bonsoir numéro 9,

Tu es mon avant-dernier texte. Malheurusement, je suis un peu fatigué et je n'ai lu que d'un œil. J'ai bien peur que mon commentaire ne soit donc que de surface.

Je dois avouer ne pas avoir trop accroché, je suis désolé. J'ai trouvé ce texte trop classique, trop attendu, trop peu réaliste dans sa dépiction de la femme peut-être. En somme, j'avais l'impression de lire un Harlequin. Mais c'est un avis tout à fait personnel. Ce texte n'est pas mauvais, loin de là, il n'est juste pas du genre de ceux qui me font vibrer.

Sinon, je n'ai pas relevé de coquilles, en revanche deux incohérences. La première est dans le fait que la narratrice évoque les changements amenés par sa relation avec son amant, l'un d'entre eux étant le fait qu'elle est moins puritaine, plus encline à parler de sexe. Or deux lignes plus haut on a droit à ça

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j’espérais que l’atmosphère serait un peu plus clémente, pour...

Elle rechigne donc toujours à évoquer la chose  :D.

La deuxième est plus triviale. La prairie dans laquelle elle se trouve

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est bordée de haies impénétrables.

Pourtant, elle l'observe au travers. Pas très impénétrable donc  ;).

Voilà, je ne pense pas avoir été très constructif, désolé encore.

La bise !

En ce moment, je travaille sur ça : Les cinq masques

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Re : B9 – Songe d’une nuit d’été (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #8 le: 26 octobre 2020 à 16:11:15 »
Salut,

un petit texte vraiment très érotique.
Certains fantasmes ne me correspondent pas, mais c'est tout à fait personnel !
Pas grand chose à dire sur l'écriture. Le texte se lit très bien, le vocabulaire est soigné.
Un exercice de style réussi !

Si je dois chercher la petite bête, je ne suis pas très fan de l'introduction que je trouve un peu trop descriptive. Je crois que j'aurais préféré être plongée dans l'action et apprendre de manière plus indirecte les infos sur les personnages principaux (anatomiquement, relationnel, de caractère).

Pour le détail :

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Merci pour la lecture.

« Modifié: 27 octobre 2020 à 12:24:59 par Samarcande »
«Trees are full of songs and we are not shy to seeing them.» (Elif Shafak - The island of missing trees)

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Bonjour Volk, merci de ce commentaire  :)

En effet, du SM vraiment très soft, inutile de mette un placard comme ça en guise d’avertissement !
Disons que par les temps qui courent, j'ai préféré ménager certaines susceptibilités.

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Le problème de ce récit, à mon avis, c’est qu’il semble évident qu’il soit écrit par un homme.
Effectivement, mais il a été soumis à l'appréciation d'une femme avant d'être publié. Le commentaire qu'elle en a fait concerne uniquement le manque de futilité dans le caractère du personnage féminin, le reste ne l'ayant pas choqué. D'ailleurs, il ne diffère pas beaucoup des passages de "Delta 3" qui ont été écrits par Baghou, parce que jusqu'à maintenant, je ne m'étais jamais essayé à ce style.

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Tout respire le fantasme masculin : l’emprise sur les femmes, leur supposé abandon total au désir, des passages brutaux dans la formulation.
En fait, certaines formulations apparaissent plus brutales qu'à l'origine, parce que c'était un texte que je destinais à l'A.T. Il était donc deux fois plus long, et j'ai du "sabrer" certains passages qui lissaient le tout pour correspondre à la longueur maximum autorisée. Par contre, en ce qui concerne le côté soi-disant fantasmatique, ce n'est pas de ma faute si tu ne déclenches pas ce genre de réaction chez tes partenaires, parce que personnellement, même s'il s'agit de fictions, il y a toujours une grande part d'autobiographique dans mes textes. J'écris principalement du vécu : c'est beaucoup plus simple que d'imaginer.

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Pour avoir déjà lu de la littérature érotique d'auteures, je peux vous assurer que le registre est radicalement différent, davantage dans l’implicite et la sensualité.
Tu oublies une chose : on ne lit généralement que ce qu'on aime. Si une auteure écrivait comme moi, tu ne la lirais pas. Ton affirmation est donc biaisée.

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Je n'ai donc guère apprécié cet écrit
CQFD

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je trouve, pardonnez-moi l’expression, « brut de décoffrage ».
Ou plutôt réaliste, et dénuée des artifices littéraires qui font passer le cul pour ce qu'il n'est pas, comme ça a été fait avec La Belle au bois dormant ou avec Le Petit chaperon rouge. Or, le B.T. demandait "surtout du cul", pas des contes pour enfant. Mais je comprends que ça ne puisse pas plaire à tout le monde. Comme quoi l'avertissement n'était pas dénué d'intérêt.
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
Amélie Nothomb

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@ la modération : je vais répondre à chaque commentaire dans un post séparé, ce sera plus simple. Je regrouperai ensuite l'ensemble dans un seul et même trait.

Rêve et réalité se côtoient, se mêlent sur bien des thèmes de notre vie quotidienne
Merci de le comprendre et de le rappeler, ma chère  :oxo:
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Amélie Nothomb

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Un regret, que la chute soit si rapide.
Comme je le disais à Volk, ce texte était à l'origine deux fois plus long. J'ai longtemps hésité à participer au BT parce qu'il me fallait le découper, et effectivement, la chute n'était à l'origine pas si brutale.

Je prends les remarques concernant les coquilles et autres lourdeurs en compte, et je modifierai par la suite  ;)
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Amélie Nothomb

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Alors déjà, j'ai eu du mal avec la structure de ton texte. Voir de gros paquets de paragraphes ne m'aide vraiment pas à me concentrer sur la lecture :-[
Je te comprends. Je n'aime pas non plus. C'est pourquoi je ne me risque pratiquement jamais aux textes courts. Bien trop compliqués à mettre en forme.

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Je suis sceptique. Une fille pour me confirmer qu'on peut jouir rien qu'en entendant la voix sensuelle de l'homme de ses rêves ? Parce que j'ai un peu de mal à y croire :mrgreen:
Et pourtant...  :-¬? Je peux t'assurer que même pendant un rêve, chez les hommes comme chez les femmes, les hormones sont de puissants aphrodisiaques et qu'elles peuvent déclencher ce genre de réaction en dormant. Or, il ne faut pas oublier que là, le personnage féminin était en plein "trip" depuis le matin, voire depuis la nuit précédente.

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Tiens, intéressant. Je vois rarement des gens traiter du "viol inversé". Pour moi, homme ou femme, ce genre de propos n'est juste pas acceptable. Et je trouve aussi injuste que, sous couvert que ce soit une femme, on trouve que c'est moins grave. J'espère qu'elle ne parviendra pas à ses fins.
Bref, je trouve ton personnage principal absolument détestable. Était-ce ton but ? Si oui, je trouve que l'effet est bien réussi :mrgreen:
Ça n'a rien à voir. On parle là d'un couple uni depuis maintenant un petit moment. Ce genre de remarque m'a aussitôt fait penser à une vidéo d'Astronogeek que je suis régulièrement sur YouTube, dans laquelle il s'emportait contre la cancel culture sur les réseaux sociaux, et en particulier dans ce domaine. Il y expliquait très bien que dans son couple, régulièrement, chacun réveillait l'autre par des gestes très suggestifs. Puisque l'autre est endormi, ça s'apparente à du viol. Or, aucun d'eux ne s'en offusque, puisque c'est fait pour donner du plaisir. Pourtant, il s'est fait spammer par le même genre de remarques, certains allant même jusqu'à dire que chaque membre du couple devrait être traduit en justice tellement c'est "inacceptable". Comme lui, je considère que ceux qui pensent ça n'ont pas la chance de savoir ce qu'est la vie d'un couple qui s'aime, et que la leur doit être bien pauvre et bien triste.

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Soit j'ai un corps bizarre, soit j'ai jamais compris le lien entre l'excitation et les tétons qui durcissent :mrgreen:
Aussi, je repose la question que j'ai posée sur le fil de l'AT, mais...
Sérieusement, ça vous excite vraiment qu'on vous triture les tétons ? :???:
Oui, tu dois avoir un corps bizarre... Ou alors tu n'as jamais rencontré la personne qui sait faire déclencher certaines réactions de ton corps. Je trouve ça dommage, parce que j'estime très important de s'assurer que le plaisir et l'excitation montent crescendo chez son partenaire. Aimer, ce n'est pas seulement "baiser", c'est avant tout savoir faire attention à l'autre, savoir détecter les gestes et les caresses que l'autre apprécie, comme par exemple la chair de poule qui apparaissent sur la peau, les lèvres et les aréoles qui gonflent et les tétons qui durcissent, les frissons qui secouent le corps lorsque les doigts ou la langue passent sur ces terminaisons nerveuses... Bien sûr, toutes les femmes ne réagissent pas aux mêmes stimulis (pour certaines ce sera les lobes d'oreille, pour d'autres le nombril...), mais en général, les seins et surtout les tétons sont un bon indicateur.

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Remarque HS, mais... C'est moi ou je ne vois jamais de texte centré sur le plaisir de l'homme ? Sur la manière dont il voit sa partenaire, sur sa manière de vouloir lui prouver son amour, sur la potentielle joie de constater qu'il parvient à lui offrir ce savoureux plaisir ? (enfin je ne sais pas si c'est comme ça dans la tête d'un mec, mais justement, c'est triste que pour le peu que j'en vois, tout tourne autour du sexe brut.) Je vois surtout des textes avec une femme comme personnage POV, que ce soit écrit par un auteur ou une autrice.
Là, tu n'as pas tort du tout. Je me suis même demandé après coup pourquoi je n'avais pas écrit de cette manière. J'en viens à penser que peut-être est-ce la peur de trop s'exposer. Je ne suis pourtant pas pudique, mais je me vois mal, en effet, décrire tous ces petits gestes instinctifs, toutes ces préoccupations qui me traversent l'esprit (que j'explique à la suite de ta remarque précédente) lors de l'acte. On touche là à l'intime, aux pensées qu'on ne veut garder et partager qu'avec l'être cher. Et pourtant, encore une fois, tu as raison : c'est beau. Mais justement, c'est trop beau et trop important pour en faire profiter quelqu'un d'autre que celui ou celle qu'on aime. J'aurais un peu l'impression de la tromper.
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
Amélie Nothomb

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Hello DLM  :)

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je veux que tu deviennes nymphomane de moi…
je crois que j'aurais éclaté de rire si quelqu'un me sortait ça. J'imagine trop la scène, dramatique et tout, et puis le fou rire  :D
C'est effectivement ce qui est arrivé. N'empêche que...  :-¬?

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je ne comprends pas le pourquoi du comment de ces remarques. Pourquoi s'est-elle rassurée trop vite, et quel est le rapport à l'étalon ?
Rien à voir avec "l'étalon". C'est à remettre dans le contexte de la phrase précédente, où elle dit avoir eu peur d'elle-même et de ses propres envies. Elle constate à ce moment précis qu'elle s'est rassurée trop vite en croyant pouvoir échapper aux désirs que l'homme fait naître en elle.

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Pas friande de cette accumulation de points de suspension à travers tout le texte
C'est une façon de laisser l'imagination du lecteur travailler, mais j'ai peut-être abusé, effectivement.

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un peu cliché
Pourtant tellement vrai.

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revenu ne s'accorde pas ici me semble
C'est une remarque qu'on m'a déjà faite, mais je reverrai toutes ces coquilles par la suite.

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Or, il m’a un jour expliqué qu’il rêve de m’attacher
rêvait
Pas évident : j'en reve encore maintenant donc le présent s'applique à mon avis.

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subir les derniers outrages
en rapport à la Bible ? Je visualise pas très bien ce que ça serait  :mrgreen:
Imagine : c'est un endroit plein d'arbres et de fruits...

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et le fin tissu de ma culotte s’inonder de désir.
haha j'ai l'impression de lire un manga shojo où la culotte de la fille se mouille au moindre regard de l'homme XD
Les asiatiques ont inventé le kama sutra. Je l'ai mis en pratique. Et pas en BD.

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Mais même au fond de cette cabane de fortune, cachée au milieu des arbres, j’avais soudain eu peur.
pourquoi "mais même"? En relation à quoi ?
Parce que c'est sensé être isolé de tout, en sécurité.

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Étrange cette fin. Pas très utile selon-moi.
Comme je l'ai déjà expliqué, le texte était à l'origine beaucoup plus long. J'ai donc du "sabrer" pour le faire entrer dans les limites du BT.

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Haha alors vraiment, j'ai eu l'impression de lire du shojo du début à la fin. Femme soumise et pas très intelligente, prude au départ, et qui malgré elle mouille et s'excite au moindre mouvement mâle, qui a peur mais qui tremble quand même de désir ; homme indifférent et fort, qui coupe du bois – torse nu par dessus le marché.

Mais pourquoi pas ? Ce genre d'histoire marche très bien pour de nombreuses personnes. J'avoue que j'ai surtout trouvé cette accumulation de clichés drôle, mais je ne peux pas prétendre que le texte n'était pas dans le thème.

Pour ça et pour le reste, qui te parait cliché et tiré de l'imagination, voici la cabane au fond des bois :


(en cours de construction, au début de l'été)

La douche de campagne :


La tache claire, à droite, c'est la prairie, dont la photo est plus bas

Le feu de camp :


La prairie entourée de haies jouxtant la forêt :


Désolé, tu n'auras pas de photo de moi, torse nu, en train de fendre du bois...  :noange:
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
Amélie Nothomb

Hors ligne Dieter

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Hello Deofresh  :)

Je dois avouer ne pas avoir trop accroché, je suis désolé. J'ai trouvé ce texte trop classique, trop attendu, trop peu réaliste dans sa dépiction de la femme peut-être. En somme, j'avais l'impression de lire un Harlequin. Mais c'est un avis tout à fait personnel. Ce texte n'est pas mauvais, loin de là, il n'est juste pas du genre de ceux qui me font vibrer.
Mais c'est génial, Harlequin  ;D

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Sinon, je n'ai pas relevé de coquilles, en revanche deux incohérences. La première est dans le fait que la narratrice évoque les changements amenés par sa relation avec son amant, l'un d'entre eux étant le fait qu'elle est moins puritaine, plus encline à parler de sexe. Or deux lignes plus haut on a droit à ça

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j’espérais que l’atmosphère serait un peu plus clémente, pour...
Parce qu'au moment où le personnage masculin a commencé à parler de cette retraite dans les bois, le personnage féminin est déjà en train de changer. Mais effectivement, ce n'est pas très clair, donc à revoir.

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La deuxième est plus triviale. La prairie dans laquelle elle se trouve

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est bordée de haies impénétrables.

Pourtant, elle l'observe au travers. Pas très impénétrable donc  ;).

Voir les photos du dessus. La cabane est en lisière de forêt, et cette lisière n'est pas très dense. Si quelqu'un ou quelque chose bouge à l'intérieur, on peut l'apercevoir. Par contre, les haies qui entourent la prairie qui elle-même jouxte la forêt sont de véritables murs de ronciers et d'aubépine. Il n'y a que les renards et les blaireaux qui arrivent à y passer.
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
Amélie Nothomb

 


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