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06 novembre 2026 à 18:12:43
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Le Monde de L'Écriture » Sous le soleil des topics » Archives croulantes » BlindText » 17e édition - BT Érotique » B8 – Mes rayons d’avant (BT Érotique - Très explicite )

Auteur Sujet: B8 – Mes rayons d’avant (BT Érotique - Très explicite )  (Lu 3128 fois)

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  • Calame Supersonique
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Mes rayons d’avant



 
   Elle m’a traitée d’égoïste, d’insensible, avait la voix blanche de colère. M’a dit que je prenais des décisions sans même me rendre compte que c’en était. J’ai essayé de me défendre, de dire que, mais elle m’a raccroché au nez. Suis restée seule sur le roof top, dépitée, emmerdée. En bas, ils étaient encore tous à boire mais probablement pas à m’attendre et maintenant Annie m’en voulait. En vérité, pourquoi étais-je là ?

   Je suis descendue. Mon ex m’a tout de même regardée ; il ne m’avait pas totalement oubliée. J’ai contemplé ses yeux trop indifférents qui pulvérisaient mon espoir languissant, et puis ses amis hilares, leurs traits déformés par des expressions bourrées, et la salle en désordre. J’ai bien envie de tout ranger, de les enfermer dans des boîtes que je glisserais sous un meuble. J’ai bien envie de tout exploser, leurs rires de connards, mon hypocrisie sale, les regards impassibles de mon ex, ceux trop audacieux d’Adri qui s’est bien moqué d’Annie.

   J’ai traîné encore de longues minutes, la tête remplie d’excuses friables, mais finalement mes scrupules ont eu raison de mon entêtement, je suis partie. Mon ex m’a accompagnée à la porte, a hasardé des trucs comme : « à bientôt, c’était cool de te revoir », j’ai eu envie de répondre : « whatever ». De l’anglais plus fort que mon français. J’ai compris à ses adieux fades que je ne l’aurais plus jamais. Il a fermé la porte, a clos notre histoire et j’ai eu mal. Dans ma tête, un stupide voile s’est ouvert en deux et derrière, mes grotesques illusions, mes espoirs grains de sable, ma honte.

   En dévalant les escaliers de l’immeuble, j’ai oblitéré mes larmes désormais inadmissibles. En fait, notre histoire s’était terminée le jour où il m’avait quittée. Des mois plus tard, j’étais la dernière à vraiment l’apprendre.

   Dehors, l’hiver soufflait. Le vent s’est insinué dans mes oreilles, m’a susurré ou crié que je ferais mieux de rentrer, de disparaître dans mon sommeil. Les rues ternes et humides se sont succédées. Janvier, c’est toujours cette même histoire. Une histoire de cœur las, d’essais à la gaité avortés car vraiment, cœur las. D’envie de se calfeutrer au fond d’un trou pour n’en émerger qu’au printemps. Malgré ça, de s’obstiner à avancer tête basse dans les rues décolorées en recherche de quelque chose, d’un brise-routine, d’une aventure quelque peu éclatante. Et justement, une rage remuait dans mes entrailles, une frustration dont il me fallait me libérer, qui depuis des semaines m’entraînait dans des situations plus tortueuses les unes que les autres.

   Des échos joviaux ont résonné non loin de moi et détourné mes yeux de l’asphalte gris. À cinquante mètres, les portes du Mad s’étaient ouvertes, des fêtards ivres en étaient sortis, allègres et bruyants. Je m’en suis approchée, ai reconnu François et Sylvain et d’autres encore. Ils m’ont accueillie avec gaité, m’ont proposé leurs verres puant la vodka et des Marlboro tirées d’un paquet fatigué. Au fond de moi, ce n’était pas encore ce que je recherchais, mais j’ai bu avec eux et j’ai fumé. François, à travers force gestes et allusions, m’a fait comprendre qu’il me raccompagnerait volontiers chez moi et cette rage qui grondait dans mon ventre a failli me faire fléchir. J’ai imaginé ses lèvres sur mon cou et ses mains ailleurs, cette manière troublante qu’il avait de me regarder quand il me surplombait, son nombril qui pour une raison inconnue me faisait fondre, que j’aimais lécher comme un bonbon à l’envers. Puis j’ai vu Annie. Elle aussi m’a aperçue. Elle s’est avancée vers moi d’un pas décidé et, livide, m’a dit des choses que depuis je cherche à oublier.

   « Tu t’es encore fait jetée – ça t’a servi à quoi, sauf à nous faire mal à toutes les deux – je te comprends plus – quand je pense à comment je t’ai suppliée de partir, ça me dégoûte – tu te rends compte qu’entre eux il me traitait de pute, juste parce que de temps en temps je couchais avec ce porc d’Adri ? Mais tu vaux pas mieux en allant chez eux, en te traînant derrière ton ex pour ramasser les miettes de votre relation fanée. Tu le comprends, non, qu’il te veut plus ? La semaine dernière, je l’ai vu flirter toute la nuit avec Véro, je te l’ai pas dit pour te ménager, mais je vois que tu ne prends pas les mêmes précautions avec moi, alors à quoi bon ? »

   Pointes amères, parfaitement aiguisées. Elle est repartie, je n’ai même pas vu qui l’entourait. J’ai accepté la douleur qu’elle m’avait jetée dessus tout en trouvant injuste qu’elle ait le droit de m’en vouloir et pas moi. Elle était toujours si prête à m’accuser, pourquoi s’obstinait-elle à maintenir notre amitié ?

   Il y a de ces moments où l’on croit se connaître, où la sensation du « soi » est chaude et confortable, comme un plaid enroulé autour du corps. Et puis il y a les autres moments, ceux où le néant se dilate, s’échappe de galeries que l’on ne savait même pas posséder, et alors les points d’interrogations s’écroulent en masse de partout. Mon ex ne me voulait plus et couchait avec Véro, je dégoûtais ma meilleure amie à répétition, François espérait sans doute m’attendrir à l’usure, j’étais ivre et n’avais plus aucune envie de démêler les bonnes décisions des mauvaises.

   J’ai remercié François et Sylvain pour leurs attentions et suis repartie. J’ai vogué dans les rues maussades fouettées de courants d’air et la colère dans mon ventre s’est épanchée. J’ai eu envie de faire quelque chose d’irraisonné, d’absurde, au point de m’en effrayer. Une nouvelle fois, j’ai pensé aux lèvres pleines de François. Peut-être qu’il aurait fallu accepter, m’oublier entre ses bras hirsutes, musclés de toute l’escalade qu’il faisait. Me vider de ma peine en le baisant sans amour. Transfuser ma souffrance dans son corps à travers mes regards indifférents. Ou alors, rencontrer un inconnu, me perdre entre ses doigts inédits, me donner l’illusion, le temps de cette fin de nuit, d’être moi aussi nouvelle. Faire l’amour dans un endroit fou, sur un bateau volé ou des rails de train, frôler la mort pour revigorer ma vie. Le laisser me prendre violemment, pour arracher de mon cœur ma propre violence égarée.

   Pour me distraire j’ai appelé Tom. Il était le seul à pouvoir me tirer de cette fange dans laquelle je me sentais sombrer. Il répondrait en rigolant parce qu’il était trois heures du matin, il m’inviterait à boire une tisane chez lui, je m’endormirais sur son canapé et en me réveillant plus tard, je réaliserais que sous le soleil, rien n’est si terrible qu’il ne paraît la nuit. Il n’a pas répondu.

   Résignée, je me suis avancée vers la place des bus, ai aperçu le mien, y suis entrée avec l’impression que tout était gâché, avec la peur que la vie ne se résumait qu’à ça. Tout le monde désirant ce que le prochain possèdait. La ronde de l’insatisfaction.

   Palpitant en moi, ma rage sinueuse avait gagné ma tête. Des pensées écarlates m’ont envahies. Pendant une seconde, j’ai intensément détesté tous les protagonistes de ma douleur, et puis j’ai vu mon reflet dans la vitre et en même temps ma faiblesse. Mon visage fatigué, et toutes les larmes que j’avais entassées derrière mes yeux.

   Le bus a démarré, la vitre a tremblé, mon téléphone s’est mis à vibrer. C’était mon ex.

   Dialogue emmêlé, remontant d’un passé révolu et pourtant là. Des phrases inespérées mais troubles, comme si elles n’étaient que l’écho de celles prononcées il y avait longtemps. Hélas. Des mots au revers suintant la laideur.

   « Tu fais quoi ? – pourquoi t’es partie ? – cette robe te va trop bien – j’ai cru que je devenais fou – t’es où ? – descends du bus, je viens te chercher – personne n’en saura rien – demain on fera comme s’il ne s’était rien passé mais là j’ai trop envie de toi – le sexe entre nous deux c’était quand même explosif ! – j’y pense souvent tu sais – Véro ? mais quelle Véro ? – Annie a dû mal voir – et puis on n’est plus ensemble – j’ai trop envie de toi – je suis sûr que t’en as aussi envie, coquine comme tu es – je connais tous tes points faibles – mais Annie n’est qu’une frustrée, elle est degu qu’Adri ne veuille plus d’elle alors elle se venge sur toi – t’inquiète pas – etc. »

   Je suis descendue du bus trois arrêts plus loin. Il m’a promis qu’il viendrait me chercher en taxi, m’a dit de ne pas bouger. J’ai imaginé ses lèvres sur ma peau frissonnante, ses grandes mains dans mes courbes. Mes parties roses. Ses parties roses. Notre histoire. Ressuscitée ?

   Des miettes. Annie avait dit : « fanée ».

   Sans tout d’abord m’en rendre compte, j’ai commencé à m’éloigner de l’arrêt de bus. Dans ma tête comme dans un film, des banderoles d’images se déroulaient. Nos débuts flamboyants, nos virées en moto, l’amour qu’on avait fait dans la forêt et cette vieille femme scandalisée, l’amour qu’on avait fait dans le parking et la police peu amusée. Il me dévorait le corps comme si ça le démangeait, il me disait : « for ever » et j’y croyais. J’avais rencontré ses parents, lui ma mère, il avait pleuré quand je lui avais parlé de mon père, ses bras devenus ma coquille de noix. Il répétait : « pour toujours » et je le croyais. Et puis j’avais voulu faire ce stage aux États-Unis, il m’avait encouragée. M’avait persuadée que vu la durée de mon absence, autant se séparer. On verrait bien à mon retour. À distance, rien ne changeait. On s’appelait, se skypait. Il bandait pour moi, je jouissais pour lui. J’en oubliais que j’étais libre, refusais des avances, rentrais tôt le soir pour ne penser qu’à lui que j’estimais m’appartenir encore. Et puis…

   Devant moi, le lac immense. Des rafales de vent ont tempêté dans mes cheveux. Mes yeux étaient secs. Et puis, il a parlé d’autres filles.

   Il n’y avait personne alentours. Les vagues éclaboussaient les rochers, quelques gouttes s’accrochaient à ma veste. Le ciel vertigineux a laissé à ma rage toute la place de se déployer.   

   Dans mon ventre, dans ma tête, les envies rouges.

   Les lèvres de François, celles de mon ex. Ma chair de poule sous leurs langues râpeuses. Besoin impérieux de me déchaîner. Les grandes mains de mon ex, celles plus rugueuses de François. Mes seins concaves pincés. Les yeux fulminants d’Annie. Ses : « tu n’aurais pas dû ». Les ricanements d’Adri et de ses amis, les éclats sales qu’ils dispersaient. Le torse velu de mon ex, large, celui plus trapu de François. Et ma main sous ma veste. Il allait venir me cherchait en taxi, il était sûrement déjà en route. Mais moi, où étais-je ? L’inconnu qui me prendrait violemment et tout autour, des choses qui voleraient et se fracasseraient. Il hurlerait qu’il me hait et ça m’exciterait. Tom qui n’avait pas répondu. Les épaules fortes de mon ex, Adri avec qui j’avais fini une nuit d’alcool, bien avant Annie. L’avalanche des « tu n’aurais pas dû ». Véro explorant la nudité musclée, tendue, de mon ex. Son corps puissant. L’inconnu me déflorant de toute ma violence. Ma main dans mon pantalon. L’eau devant moi qui mouillait les cailloux, ma main me trouvant. Mon humidité. Ses putains de pour toujours. François, au fond si tendre, me faisant rire, peureux d’apercevoir l’indifférence que cachaient mes sourires. Moi égoïste, moi insensible. On avait fait l’amour dans les bois avec mon ex, j’avais crié par rébellion, pour lui montrer que j’étais prête à tout. La vieille dame et son chien, scandalisés. Mes doigts rapides. La première fois qu’il avait effleuré mon anus, cette découverte folle de nouvelles possibilités. Son sexe épais et long, celui plus court et recourbé de François.

   Le lac et ses vagues extravagantes. Le ciel ouvrant sur l’univers. Mes mains fatiguées. Quelque chose me bloquait. Mon ex, François, l’inconnu, Tom, Annie, Véro. Tout ça pour quoi ? Ce chaos, mais à quoi bon ? Trop de bordel dans ma tête et mes doigts frénétiques qui ne savaient le surmonter.

   Et puis autre chose.

   Une photo affichée sur le frigo de maman.

   Mon visage qui souriait encore du dedans.

   Cette moi d’avant.

   Témoignage qu’il fut un temps de bonheur et d’amour propre. Un temps de plaid enroulé en toutes circonstances, une période où mes buts n’étaient pas les autres, où je ne prétextais pas la disparition de mon père pour me disperser dans d’autres bras que les miens. Avec Annie, nous rigolions de tout. Le jour de la photo, je m’étais jetée dans l’eau glacée pour lui prouver notre amitié géante. J’offrais mon amour non pas en tremblant, non pas en m’abaissant afin qu’on règne sur moi. Ne me débarrassais pas de tous mes choix en même temps. J’en faisais cadeau avec triomphe et bonté, sans honte ni crainte de me voir rejetée.

   Téléphone vibrant. Il m’avait dit de ne pas bouger, qu’il viendrait me chercher en taxi. Notre amour, ressuscité ?

   Téléphone vibrant mais je n’ai pas décroché. Derrière mes yeux, mon sourire d’avant. Mes doigts dans mon pantalon me réchauffant. Qu’il me cherche, notre amour fané. Exploser la myriade de pour toujours, mes doigts précipités. Peut-être m’attendait-il, son sexe large comme une pomme de pin, mais je n’en voulais plus. Mon sourire du dedans, rien d’autre que mon sourire du dedans, atomiser l’image des autres, les yeux fulminants, les regards inconnus et tendre, ne laisser place qu’aux rayons de ma joie.

   Me ressentir encore une fois.

   Libérée.
"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

Hors ligne Deofresh

  • Calliopéen
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Re : B8 – Mes rayons d’avant (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #1 le: 18 octobre 2020 à 21:49:39 »
Salut l'inconnu.e !

J'ai cliqué sur un des textes du BT au hasard, il faut bien commencer quelque part. Et je dois dire, c'est une très belle façon d'ouvrir le bal.

Ton texte n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais. Je pensais lire de l'érotisme, j'ai trouvé de la rage. Je pensais lire du désir de l'autre, j'ai trouvé de la haine. Je pensais lire à propos de libération sexuelle, j'ai appris à propos de libération de soi. Et le tout, très, très bien ficelé. En somme : j'ai aimé  :coeur:.

Et puis cette apothéose ... Le tourbillon de pensées et de sensations, j'étais absorbé :D.

Maintenant, j'ai quand même quelques petites remarques sur la forme. Je n'ai jamais été très doué avec les flash back, les récits au passé dans le passé etc, DONC, je peux me tromper. Mais je crois qu'il y a deux passages dans lesquels tu n'emploies pas le bon temps. Tu fais usage du conditionnel présent là où j'aurais vu du futur antérieur (je crois).

Sinon j'ai aussi quelques remarques au fil de ma lecture :

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


En ce moment, je travaille sur ça : Les cinq masques

Hors ligne Dieter

  • Palimpseste Astral
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    • Dieter
Re : B8 – Mes rayons d’avant (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #2 le: 19 octobre 2020 à 09:21:07 »
Bonjour auteur(e) mystrieux(se),

Ce texte très intéressant du point de vue de sa construction, mais je n'y ai pas trouvé ce qui pour moi en ferait un texte érotique. On comprend bien le parcours de la pensée, les raisons du recentrage onanique, mais on n'y détecte pas la moindre once d'un plaisir qui déclencherait une envie personnelle.
Pour faire un parallèle, c'est comme si un auteur avait décrit un feu de feu de cheminée en hiver : on voudrait ressentir la chaleur nous réchauffer, la couleur des flammes nous illuminer, mais on voit juste le personnage entasser le bois humide dans l'âtre, craquer l'allumette, et... plus rien.
C'est un très beau texte (ou plutôt une belle fable dont la conclusion serait "on n'est jamais si bien servi que par soi-même") mais il s'arrête là où il devrait commencer. Dommage.

J'ai aussi relevé quelques coquilles :

Citer
Tu t’es encore fait jetée
-> jeter

Citer
les points d’interrogations s’écroulent en masse
-> interrogation

Citer
Tout le monde désirant ce que le prochain possèdait.
-> possède ou possédait ; personnellement, dans ce petit paragraphe, j'aurais employé le présent (résume & possède)

Citer
Des pensées écarlates m’ont envahies
-> envahie

Citer
Il n’y avait personne alentours
-> alentour ou aux alentours

Voilà-voilà...
« Modifié: 19 octobre 2020 à 09:36:03 par Dieter »
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
Amélie Nothomb

Hors ligne BAGHOU

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Re : B8 – Mes rayons d’avant (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #3 le: 20 octobre 2020 à 11:21:05 »
Bonjour,

Surprenant ce texte, "l'héroïne" est d'abord une tête à claques et puis, l'auteure, assurément du genre féminin, par quelques passages montre un personnage complexe et mal dans sa peau. Mon côté méchante dirait qu'elle avait effectivement besoin de prendre son pied pour faire redescendre cette pression mentale, mais je ne suis pas méchante, alors je crois qu'une bonne crise de larmes dans les bras d'une amie bienveillante avec un brin de psychologie aurait fait l'affaire.

Je n'ai pas trouvé une part d'érotisme suffisante et pourtant des bribes de scènes disséminées dans le texte auraient méritées d'être approfondies.

Le texte est écrit avec un style personnel pas dénué d'intérêt, est-ce les émotions de l'auteure qui transparaissent  dans les mots ?
"La critique, art aisé, se doit d'être constructive." Boris Vian dans "Les chroniques du menteur".

Hors ligne Persona

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Re : B8 – Mes rayons d’avant (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #4 le: 20 octobre 2020 à 19:51:07 »
Bonjour Inconnu.

Ou inconnue ? j'ai moi aussi eu l'impression de lire une femme, mais qui sait.

J'ai beaucoup aimé. Peut être que ce n'est pas l'érotisme auquel je m'attendais mais je me sens secouée, au point où je n'ai plus fait attention à la forme pour me laisser absorber dans le tourbillon d'émotions.
Il y a beaucoup d'âme là-dedans. J'ai surtout eu l'impression de lire un texte sur l'amour et le rapport à soi-même et ça a fonctionné, j'ai été touchée.

Bravo et merci

Hors ligne derrierelemiroir

  • Calame Supersonique
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Re : B8 – Mes rayons d’avant (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #5 le: 21 octobre 2020 à 18:04:58 »
Bonjour Gamy :)

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M’a dit que je prenais des décisions sans même me rendre compte que c’en était.
n'est-ce pas notre cas à tous  ? ::)

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de dire que, mais elle m’a raccroché au nez.
j'aime bien que nous non plus, on ne puisse entendre sa défense, puisque l'autre a raccorché.

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Suis restée seule sur le roof top
je vois pas trop ce que l'expression anglaise ajoute ici. Mais j'avoue ne pas être très adepte des anglicismes en général ^^

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En vérité, pourquoi étais-je là ?
"En vérité", ça sonne bizarre, on dirait Jésus qui parle  :mrgreen: ("En vérité je vous le dis")

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J’ai contemplé ses yeux trop indifférents qui pulvérisaient mon espoir languissant, et puis ses amis hilares, leurs traits déformés par des expressions bourrées, et la salle en désordre. J’ai bien envie de tout ranger, de les enfermer dans des boîtes que je glisserais sous un meuble. J’ai bien envie de tout exploser, leurs rires de connards, mon hypocrisie sale, les regards impassibles de mon ex, ceux trop audacieux d’Adri qui s’est bien moqué d’Annie.
j'aime beaucoup ce passage

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d’excuses friables
:coeur:

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j’ai eu envie de répondre : « whatever ». De l’anglais plus fort que mon français.
bon ben l'anglais a l'air bien présent dans sa vie, donc peut-être que ça justifie le "roof top" d'en-haut, mais ne faudrait-il pas préciser pourquoi? Enfin, c'est vraiment pas important hein  :mrgreen: c'est juste que ça me rend curieuse

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Il a fermé la porte, a clos notre histoire et j’ai eu mal. Dans ma tête, un stupide voile s’est ouvert en deux et derrière, mes grotesques illusions, mes espoirs grains de sable, ma honte.
j'aime bien aussi

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j’ai oblitéré mes larmes désormais inadmissibles. En fait, notre histoire s’était terminée le jour où il m’avait quittée. Des mois plus tard, j’étais la dernière à vraiment l’apprendre.
pareil, j'aime bien. J'aime bien qu'elle précise que l'histoire s'est terminé quand il l'a quitté. Comme si ce n'était pas une évidence, et justement, souvent ça ne l'est pas.

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m’a susurré ou crié
j'imagine que la contradiction est voulue, mais je ne comprends pas ce qu'elle apporte

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Malgré ça, de s’obstiner à avancer tête basse dans les rues décolorées en recherche de quelque chose, d’un brise-routine, d’une aventure quelque peu éclatante. Et justement, une rage remuait dans mes entrailles, une frustration dont il me fallait me libérer, qui depuis des semaines m’entraînait dans des situations plus tortueuses les unes que les autres.
d'un côté, j'aime bien ce passage, de l'autre j'ai l'impression qu'il manque un lien entre ces deux phrases, une amorce plus douce. On passe très vite du général au particulier.

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des Marlboro tirées d’un paquet fatigué
je visualise bien  :mrgreen:

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et ses mains ailleurs
j'aime bien que ce soit décrit vaguement et que pourtant on imagine très bien

Citer
de me regarder quand il me surplombait
pareil, c'est décrit vaguement, mais dans ce context on imagine très bien :)

Citer
que j’aimais lécher comme un bonbon à l’envers
:mrgreen: l'image m'a fait sourire (mais je pense comme Deofresh que cette phrase tire un peu en longueur)

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tu te rends compte qu’entre eux il me traitait de pute, juste parce que de temps en temps je couchais avec ce porc d’Adri ?
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


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Mais tu vaux pas mieux en allant chez eux, en te traînant derrière ton ex pour ramasser les miettes de votre relation fanée. Tu le comprends, non, qu’il te veut plus ? La semaine dernière, je l’ai vu flirter toute la nuit avec Véro, je te l’ai pas dit pour te ménager, mais je vois que tu ne prends pas les mêmes précautions avec moi, alors à quoi bon ? »
aïe '-'

Citer
   Il y a de ces moments où l’on croit se connaître, où la sensation du « soi » est chaude et confortable, comme un plaid enroulé autour du corps. Et puis il y a les autres moments, ceux où le néant se dilate, s’échappe de galeries que l’on ne savait même pas posséder, et alors les points d’interrogations s’écroulent en masse de partout.
j'aime bien :)

(n'empêche, je me demande où ça va, toute cette histoire ^^, je me laisse un peu entraîner dedans en oubliant le context du BT ^^)

Citer
Me vider de ma peine en le baisant sans amour.
:coeur:

Citer
Transfuser ma souffrance dans son corps à travers mes regards indifférents.
pareil

Tout ce paragraphe est chouette en fait

Citer
Pour me distraire j’ai appelé Tom. Il était le seul à pouvoir me tirer de cette fange dans laquelle je me sentais sombrer. Il répondrait en rigolant parce qu’il était trois heures du matin, il m’inviterait à boire une tisane chez lui, je m’endormirais sur son canapé et en me réveillant plus tard, je réaliserais que sous le soleil, rien n’est si terrible qu’il ne paraît la nuit. Il n’a pas répondu.
ça aussi c'est cool. Qu'elle s'imagine déjà comment il va répondre, mais au final, il répond pas ^^. Ça m'arrive tellement souvent haha

Citer
Tout le monde désirant ce que le prochain possèdait.
J'aurais mis au présent je crois "ce que le prochain possède".

Citer
Des pensées écarlates m’ont envahies.
j'aime bien, et les phrases qui suivent aussi haha

Citer
  Je suis descendue du bus trois arrêts plus loin. Il m’a promis qu’il viendrait me chercher en taxi, m’a dit de ne pas bouger. J’ai imaginé ses lèvres sur ma peau frissonnante, ses grandes mains dans mes courbes. Mes parties roses. Ses parties roses. Notre histoire. Ressuscitée ?
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
   Sans tout d’abord m’en rendre compte, j’ai commencé à m’éloigner de l’arrêt de bus.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
Il répétait : « pour toujours » et je le croyais.
j'aime bien cette répétition

Citer
   Sans tout d’abord m’en rendre compte, j’ai commencé à m’éloigner de l’arrêt de bus. Dans ma tête comme dans un film, des banderoles d’images se déroulaient. Nos débuts flamboyants, nos virées en moto, l’amour qu’on avait fait dans la forêt et cette vieille femme scandalisée, l’amour qu’on avait fait dans le parking et la police peu amusée. Il me dévorait le corps comme si ça le démangeait, il me disait : « for ever » et j’y croyais. J’avais rencontré ses parents, lui ma mère, il avait pleuré quand je lui avais parlé de mon père, ses bras devenus ma coquille de noix. Il répétait : « pour toujours » et je le croyais. Et puis j’avais voulu faire ce stage aux États-Unis, il m’avait encouragée. M’avait persuadée que vu la durée de mon absence, autant se séparer. On verrait bien à mon retour. À distance, rien ne changeait. On s’appelait, se skypait. Il bandait pour moi, je jouissais pour lui. J’en oubliais que j’étais libre, refusais des avances, rentrais tôt le soir pour ne penser qu’à lui que j’estimais m’appartenir encore. Et puis…

   Devant moi, le lac immense. Des rafales de vent ont tempêté dans mes cheveux. Mes yeux étaient secs. Et puis, il a parlé d’autres filles.
je suis pas sûre, mais j'ai l'impression qu'il y a un soucis au niveau du temps de narration...

Citer
Le ciel vertigineux a laissé à ma rage toute la place de se déployer.   
joli

Citer
Mes seins concaves pincés.
mmh, pas très friande de ce "pincé"

Citer
les éclats sales qu’ils dispersaient.
cool aussi

Citer
Et ma main sous ma veste.
ah ouaaaais  8) ::)

Citer
L’inconnu qui me prendrait violemment et tout autour, des choses qui voleraient et se fracasseraient. Il hurlerait qu’il me hait et ça m’exciterait.
j'aime cette rage

Citer
Adri avec qui j’avais fini une nuit d’alcool, bien avant Annie.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
François, au fond si tendre, me faisant rire, peureux d’apercevoir l’indifférence que cachaient mes sourires.
:coeur:

Citer
  Le lac et ses vagues extravagantes. Le ciel ouvrant sur l’univers. Mes mains fatiguées. Quelque chose me bloquait. Mon ex, François, l’inconnu, Tom, Annie, Véro. Tout ça pour quoi ? Ce chaos, mais à quoi bon ? Trop de bordel dans ma tête et mes doigts frénétiques qui ne savaient le surmonter.
han c'est chouette, ça, parce que dans le passage au-dessus, je me suis vraiment sentie emportée, comme on peut l'être quand on fantasme, et puis tout est retombé dans les quelques phrases du paragraphe suivant. Comme quand vraiment quelque chose coince et bloque l'orgasme.

Citer
Le jour de la photo, je m’étais jetée dans l’eau glacée pour lui prouver notre amitié géante.
  :miaw:

Citer
J’en faisais cadeau avec triomphe et bonté, sans honte ni crainte de me voir rejetée.
oh ouais  8)

Citer
Téléphone vibrant mais je n’ai pas décroché. Derrière mes yeux, mon sourire d’avant. Mes doigts dans mon pantalon me réchauffant. Qu’il me cherche, notre amour fané. Exploser la myriade de pour toujours, mes doigts précipités. Peut-être m’attendait-il, son sexe large comme une pomme de pin, mais je n’en voulais plus. Mon sourire du dedans, rien d’autre que mon sourire du dedans, atomiser l’image des autres, les yeux fulminants, les regards inconnus et tendre, ne laisser place qu’aux rayons de ma joie.

   Me ressentir encore une fois.

   Libérée.
très chouette fin ! Je ne suis pas déçue.

Bon, en général, j'ai bien aimé :). C'est vrai que pendant un moment, je me demandais où tu allais nous mener, quand est-ce que l'érotisme serait introduit, et au final, j'ai réalisé qu'il était là depuis le départ, déguisé en rage et en besoin d'amour pour soi. C'est subtil, peut-être un peu trop en fait, peut-être qu'une ou deux phrase en plus permettrait de rendre cet érotisme plus frappant. Mais en dehors de toute considération érotique, c'est un bon texte, qui emporte jusqu'à la libération finale. (Par contre, tout du long, je me suis un peu questionnée au niveau des temps de narration que tu utilises, ce serait peut-être à revoir).

Merci et bravo pour ce texte !









"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

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Re : B8 – Mes rayons d’avant (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #6 le: 22 octobre 2020 à 19:40:44 »
Autant j’avais trouvé un texte typiquement masculin, autant celui-ci me semble un exemple de psyché féminine. Les hommes et les femmes vivent vraiment sur deux planètes différentes !  ::) De l’intériorité, des émotions à fleur de peau, une foule de sentiments. L’opposé du masculin qui est plutôt dans la projection brute de son désir.
L’auteure me semble assez jeune, certaines expressions sonnent un peu ados (« mon ex »), je ressens parfois une forme d’immaturité. Ce n’est pas une critique, juste le reflet de l’âge.
 La narration est très – trop – décousue, on s’y perd. À un moment je ne savais plus qui était qui !
Quelques expressions spontanées, propre à ce style, que j’ai bien aimé :
« Mes parties roses. Ses parties roses. »
 « Il bandait pour moi, je jouissais pour lui. »
Une texte sympa à lire bien qu’un tantinet brouillon.

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Re : B8 – Mes rayons d’avant (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #7 le: 23 octobre 2020 à 02:27:10 »
Hey !
Je finis par toi donc j'espère finir en beauté :mrgreen:

Déjà, c'est très très bien écrit. On s'attache très vite à tous ces différents personnages et on comprend aussi très vite leur rôle dans l'histoire.

Après il y a des trucs sur la fin que je n'ai pas compris (pour me dédouaner, je sors la carte du "il est 2h du matin" :D ) :
- Les SMS de l'ex, c'est des vrais ou des imaginés ? J'ai cru qu'ils étaient imaginés (car c'était ce que souhaitait la narratrice et pour moi il y a beaucoup de phrases, ce qui tend à me faire penser que c'est toutes celles qu'elle pense possible), mais en relisant, on dirait qu'ils étaient bien réels, finalement.
- Je n'ai pas compris si c'était mon esprit tordu ou si oui, ton héroïne se masturbait à la fin. Mais c'est moi et mon peu de subtilité. Comme ce n'est pas la première chose que je ferais si j'étais en colère (surtout dans un espace public), et comme à côté ce n'est pas non plus écrit noir sur blanc, je me suis sentie un peu perdue à ce niveau-là.

Pis juste pour être tatillonne, j'aurais peut-être mis "Libre" au lieu de "Libérée" à la fin. Juste pour ne pas avoir d'écho avec la chanson de la Reine des Neiges (enfin sauf si c'était voulu :D )

Sinon, je n'ai rien contre le manque d'érotisme. Le sexe peut être décliné de bien des façons et c'est vachement cool de voir tous ces textes aborder le sujet de manières parfois totalement différentes :coeur:

Merci à toi pour cette lecture :)
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Re : B8 – Mes rayons d’avant (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #8 le: 25 octobre 2020 à 22:20:08 »
Salut,

C'est un texte très fort, des sentiments qui semblent embrouillés au premier abord, mais si l'on accepte de suivre le fil de cette pelote de mots, et tous les détours qu'elle nous fait prendre,  (pas moyen d'avoir un accent aigu sur la tablette ce soir, c'est soit É soit è quand le correcteur ne trouve pas le mot, sorry) on avance immancablement vers le final, que j'ai beaucoup aimé.
 Niveau personnages je trouve qu'il y en a un peu trop pour un texte si court : je n'ai pas bien compris la dispute avec Annie et toutes les dynamiques des deux groupes dans le détail, mais je pense que c'est voulu de garder un certain flou.
Il me semble que l'inconnu est un fantasme plus qu'un souvenir, mais je n'en suis pas cerraine et là encore je pense que c'est pour garder l'effet "flot de pensées qui passent du coq à l'âne.

Il y en plein d'expressions que je trouve superbes :
"excuses friables"
"espoirs grains de sable"
"le néant se dilate, s'échappe de galeries..."
"les points d'interrogation d'écroulent en masse"
"démêler les bonnes décisions des mauvaises"

La masturbation comme un gros "f..k" au monde entier, à son ex, à l'amie en colère, aux espoirs déçus et même à elle-même du present, toujours à la recherche de l'approbation des autres est très forte.

Merci pour ce texte.
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Re : B8 – Mes rayons d’avant (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #9 le: 28 octobre 2020 à 11:45:03 »
Bonjour

Un peu trop de personnages et pas assez d erotisme...........

J  ai bien aime :
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son sexe large comme une pomme de pin
Deja teste ? :)
Je ne crains pas d etre paranoiaque

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Re : B8 – Mes rayons d’avant (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #10 le: 04 novembre 2020 à 17:17:15 »
Tu nous racontes les tourments d'une femme et de ses souvenirs de ses nombreux amants.
Les gens qui lui font la morale et ses choix , avec ses souvenirs, qui lui "embrouille" son esprit.
Je ne suis pas  experte dans ce genre de texte, mais il a des passages marrants.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
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Re : B8 – Mes rayons d’avant (BT Érotique - Très explicite )
« Réponse #11 le: 06 décembre 2020 à 14:11:45 »
Salut à tous, je réponds enfin à vos commentaires !

@Deofresh

Citer
Ton texte n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais. Je pensais lire de l'érotisme, j'ai trouvé de la rage. Je pensais lire du désir de l'autre, j'ai trouvé de la haine. Je pensais lire à propos de libération sexuelle, j'ai appris à propos de libération de soi. Et le tout, très, très bien ficelé. En somme : j'ai aimé  :coeur:.
oh chouette  !

Citer
Maintenant, j'ai quand même quelques petites remarques sur la forme. Je n'ai jamais été très doué avec les flash back, les récits au passé dans le passé etc, DONC, je peux me tromper. Mais je crois qu'il y a deux passages dans lesquels tu n'emploies pas le bon temps. Tu fais usage du conditionnel présent là où j'aurais vu du futur antérieur (je crois).
ouais, ça ne m'étonnerait pas (j'ai tendance à faire des retours dans le passé ET à me mêler les pinceaux avec les temps  :mrgreen:)

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


merci beaucoup pour ton passage !

@Dieter

Citer
Ce texte très intéressant du point de vue de sa construction, mais je n'y ai pas trouvé ce qui pour moi en ferait un texte érotique. On comprend bien le parcours de la pensée, les raisons du recentrage onanique, mais on n'y détecte pas la moindre once d'un plaisir qui déclencherait une envie personnelle.
Je comprends que tu puisses ressentir ça. Effectivement, je trouve aussi que le plaisir n'y est pas assez évoqué. Il est caché derrière la rage, il était cette volupté ressentie dans la libération du soit face aux autres, ce plaisir très personnel de se suffir à soi-même. Mais justement, dans le texte, il était trop caché, je pense aussi. Quand je me relis, je ne ressens pas exactement ce que j'avais envie d'écrire à la base.

Citer
C'est un très beau texte (ou plutôt une belle fable dont la conclusion serait "on n'est jamais si bien servi que par soi-même") mais il s'arrête là où il devrait commencer. Dommage.
Merci. Pour moi, c'est pas tant qu'il s'arrête où il devrait commencer, mais plutôt qu'il n'est pas allé assez en profondeur dans la volupté qui peut être ressentie dans un moment pareil.

Merci pour ton passage (et le relèvement des coquilles) !

@Baghou

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Je n'ai pas trouvé une part d'érotisme suffisante et pourtant des bribes de scènes disséminées dans le texte auraient méritées d'être approfondies.
du coup, cf à ce que j'ai répondu à Dieter.

Merci pour ton passage !

@Persona

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J'ai beaucoup aimé. Peut être que ce n'est pas l'érotisme auquel je m'attendais mais je me sens secouée, au point où je n'ai plus fait attention à la forme pour me laisser absorber dans le tourbillon d'émotions.
Il y a beaucoup d'âme là-dedans. J'ai surtout eu l'impression de lire un texte sur l'amour et le rapport à soi-même et ça a fonctionné, j'ai été touchée.
:) cool

merci beaucoup pour ton passage !

@Volk

Citer
Autant j’avais trouvé un texte typiquement masculin, autant celui-ci me semble un exemple de psyché féminine. Les hommes et les femmes vivent vraiment sur deux planètes différentes !  ::) De l’intériorité, des émotions à fleur de peau, une foule de sentiments. L’opposé du masculin qui est plutôt dans la projection brute de son désir.
C'est une façon de voir les choses. Certes, complètement opposée à la mienne.

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L’auteure me semble assez jeune, certaines expressions sonnent un peu ados (« mon ex »), je ressens parfois une forme d’immaturité. Ce n’est pas une critique, juste le reflet de l’âge.
Tu ne confonds pas avec le personnage qui sort de l'adolescence ? Parce que c'est clair qu'un perso jeune va utiliser des expression de jeune. Après, mon ex, je l'entends dire par des peronnes de toute âge  :mrgreen:.

Citer
À un moment je ne savais plus qui était qui !
Peut-être le reflet de ton âge  :mrgreen: (c'est pas une critique). (et oui, c'est vrai que j'ai tendance à introduire trop de persos dans un texte court, c'est pas la première fois que je perds un peu mes lecteurs)

Citer
Une texte sympa à lire bien qu’un tantinet brouillon.
mais en vrai oui, j'admets complètement que, si je décidais de le reprendre, j'essayerais de le rendre plus limpide (pas forcément moins décousu par contre).

Merci pour ton passage !

@Moon

Citer
Déjà, c'est très très bien écrit. On s'attache très vite à tous ces différents personnages et on comprend aussi très vite leur rôle dans l'histoire.
cool :)

Citer
Les SMS de l'ex, c'est des vrais ou des imaginés ? J'ai cru qu'ils étaient imaginés (car c'était ce que souhaitait la narratrice et pour moi il y a beaucoup de phrases, ce qui tend à me faire penser que c'est toutes celles qu'elle pense possible), mais en relisant, on dirait qu'ils étaient bien réels, finalement.
(dans ma tête c'était un appel téléphonique, mais en fait des SMS ça marche très bien). Alors du coup, c'était réel, pas imaginés.

Citer
- Je n'ai pas compris si c'était mon esprit tordu ou si oui, ton héroïne se masturbait à la fin. Mais c'est moi et mon peu de subtilité. Comme ce n'est pas la première chose que je ferais si j'étais en colère (surtout dans un espace public), et comme à côté ce n'est pas non plus écrit noir sur blanc, je me suis sentie un peu perdue à ce niveau-là.
Alors ce n'est pas ton esprit tordu. Après, pour dédouanner mon perso, c'était le milieu de la nuit et il n'y avait pas un chat  :mrgreen: elle n'aurait pas fait ça en pleine journée. C'était un peu sa rébellion.

Citer
Pis juste pour être tatillonne, j'aurais peut-être mis "Libre" au lieu de "Libérée" à la fin. Juste pour ne pas avoir d'écho avec la chanson de la Reine des Neiges (enfin sauf si c'était voulu :D )
hahahah évidemment, j'y ai pensé, mais j'ai pas voulu me censurer à cause de Disney.

Citer
Sinon, je n'ai rien contre le manque d'érotisme. Le sexe peut être décliné de bien des façons et c'est vachement cool de voir tous ces textes aborder le sujet de manières parfois totalement différentes :coeur:

Merci à toi pour cette lecture :)
merci à toi pour ton passage !

@Sam

Citer
C'est un texte très fort, des sentiments qui semblent embrouillés au premier abord, mais si l'on accepte de suivre le fil de cette pelote de mots, et tous les détours qu'elle nous fait prendre,  (pas moyen d'avoir un accent aigu sur la tablette ce soir, c'est soit É soit è quand le correcteur ne trouve pas le mot, sorry) on avance immancablement vers le final, que j'ai beaucoup aimé.
chic, merci :)

Citer
Niveau personnages je trouve qu'il y en a un peu trop pour un texte si court
Oui, Volk a fait la même remarque, et c'est vrai que leur nombre pourrait être réduit sans forcément impacter sur le texte

Citer
je n'ai pas bien compris la dispute avec Annie et toutes les dynamiques des deux groupes dans le détail, mais je pense que c'est voulu de garder un certain flou.
oui, c'est vrai que le flou est voulu, mais pas au point d'égarer la lectrice/le lecteur

Citer
Il me semble que l'inconnu est un fantasme plus qu'un souvenir, mais je n'en suis pas cerraine et là encore je pense que c'est pour garder l'effet "flot de pensées qui passent du coq à l'âne.
tout à fait, l'inconnu est un fantasme !

Citer
La masturbation comme un gros "f..k" au monde entier, à son ex, à l'amie en colère, aux espoirs déçus et même à elle-même du present, toujours à la recherche de l'approbation des autres est très forte.
:)

merci beaucoup pour ton passage !

@Txuku

merci pour ton passage ! (après, euh, il y a des remarques qui sont quand même très déplacées quand on ne se connait pas, donc par la suite si tu peux t'abstenir...)

@Cendres

Citer
Tu nous racontes les tourments d'une femme et de ses souvenirs de ses nombreux amants.
Les gens qui lui font la morale et ses choix , avec ses souvenirs, qui lui "embrouille" son esprit.
Je ne suis pas  experte dans ce genre de texte, mais il a des passages marrants.
tant mieux que tu te sois marrée  :mrgreen:

merci pour ton passage !

"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

 


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