J'écris essentiellement des "Phoque". C'est le nom que je donne à mes grattoirs et mes brouillons. Je les trouve rampant et disgracieux comme l'animal, plongés dans un glacier impitoyable : Ce sont eux qui me tractent hors de l'enfer. C'est comme ça que je laisse le feu des idées venir, et que je me vide.
Quand j'attaque du plus concret, j'ai un mal terrible à ne pas parler à la première personne. J'explore mes rêves. Mes pensées. Il y a longtemps, j'avais rencontré un réalisateur de documentaire, et je lui avais fais lire un de mes textes. Il lui reprochait son hermétisme, sa psychose. Mon écriture est enfermée.
Le seul projet que j'ai jamais terminé est un journal sur mes expériences avec la drogue dure : "Fractal".
Je n'en suis pas satisfait. Je le retravaille de temps en temps.
J'ai tenté des fictions. Je ne les termine pas. Je travaille sur l'une d'entre elle en ce moment, maintenant que je suis en arrêt maladie.
C'est un projet étrange. Ca s'appelle "Après Fractal". Le héros porte mon nom, des caractéristiques de mon apparence et intègre des gens de ma vie, dans un univers acide et nocturne. Ca s'est fait instinctivement, pourtant, il n'y a pas d'égocentrisme, de projection particulière. Tout projet est cathartique au fond, et j'imagine que j'ai voulu rendre ça littéral.
C'est ce que je vous partagerai probablement en premier.
Je lis peu. J'essaye de lire plus. Les lectures qui m'ont influencées sont la Divine Comédie, le Coeur des Ténèbres, les Boutiques de Cannelle, le Loup des Steppes et le Comte de Monte Cristo.
Je suis un ignorant. J'ai appris à écrire en écrivant.