Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

10 Juin 2026 à 19:45:35
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » L'invasion d'Akram [26 000 signes]

Auteur Sujet: L'invasion d'Akram [26 000 signes]  (Lu 2221 fois)

Hors ligne RoWoNe

  • Plumelette
  • Messages: 10
    • Rowone créations
L'invasion d'Akram [26 000 signes]
« le: 28 Septembre 2010 à 13:03:45 »
Bonjour,

Avant de poster la nouvelle, quelques petits mots pour vous dire que c'est le premier texte que je post ici et, qu'au delà d'être une nouvelle, cet écrit est également l'introduction d'un jeu que j'ai crée il y a maintenant un certains temps et dont la mise en place avance à grands pas.

Par conséquent, cette nouvelle est un peu plus neutre que mes autres textes car vitrine d'un monde et d'un évènement.

Je n'en dis pas plus et prépare le copier/coller, sachez néanmoins que vous pouvez retrouvez mes autres textes et projets sur www.rowone.fr.

A vos critiques =)


–  L’invasion d’Akram  –
[/b]
2203CU

   Akram n’est pas une cité qu’on présente tant elle brille par sa taille, son architecture, son rayonnement culturel, militaire et surtout philosophique. C’est en effet sa construction, il y a plus de deux millénaires, qui a lié solidement les principaux peuples de la Terre et a instauré le calendrier universel, celui auquel la majeure partie des habitants de ce monde se réfère.
Régnant depuis l’ouest des terres du centre, son alliance de dirigeants elfes, nains et humains a réussi au fil des siècles à maintenir une paix relative autour des principales cités du continent, prévoyant les conflits et, dans la mesure du possible, les résolvants loin de ses territoires.
Comptant au bas mot plus de trois millions d’âmes où hommes, elfes et nains se mélangent, cette gigantesque demeure abrite en son sein une pléthore de quartiers très différents les uns des autres, des riches résidentiels du centre aux districts marchands des bordures, des cloaques où le crime règne en maître aux coins dédiés aux paris et jeux en tout genre.
Éparses, d’innombrables lieux de fête, ponctués de salles de concerts, de théâtres populaires, de bordels ou encore de brasseries aussi diverses que variées enflamment la ville du crépuscule à l’aube. Artistes, rencontres, drogues et alcools peuvent aussi bien y altérer une soirée que transformer une vie.
Moins agité, le Thelpha, fleuve qui s’étend du delta de la mer bouillante plusieurs centaines de kilomètres au nord et qui s’échoue très loin à l’est, dans les innombrables marécages de la terre des morts, là où personne ne s’aventure, où réside depuis plus longtemps qu’Akram encore, Zälhtonnia, premier vampire, maître des morts – le Thelpha donc – traverse verticalement Akram, se séparant plusieurs fois, formant au cœur de la cité une agglomération de minuscules îles.
C’est sur plusieurs d’entre elles que le gouvernement d’Akram est installé, tout comme la faramineuse bibliothèque de la ville, qui regroupe dit-on des ouvrages de tout temps, de toutes civilisations, d’ancestraux parchemins ou encore les mémoires d’hommes d’histoire. On y trouve d’ailleurs diverses versions de l’Histoire, des cartes du monde plus ou moins exactes, d’indéchiffrables grimoires, des romans en tout genre, des traités, des essais, des pièces ou encore autant de mythes et légendes que l’imagination des vivants le permet.
Diverses religions ont tenté de conquérir les hommes et c’est en toute logique que disséminés partout dans la cité – quoiqu’en abondance dans les endroits les plus riches et les plus pauvres – pointent divers lieux de culte, ornés à outrance, comme si la richesse extérieure d’une bâtisse représentait la profondeur et la justesse de la pensée lui étant liée.
Des milliers d’autres trésors habillent Akram ; ses tavernes où penseurs et érudits débattent, ses tournois de tirs, ses courses de chevaux, ses parties de fauconneries… il serait impossible de nommer en quelques lignes les activités qui animent une cité emplie du luxuriant héritage d’un ternaire de peuples sur plusieurs millénaires.
Les trois statues d’oxil que l’on peut apercevoir depuis tout lieu de la cité et même de plus loin encore, véritables symboles de l’ère qu’a instaurée Akram, de son essor financier, technologique et du contrôle de ses peuples sur les terres centrales, ne peuvent quant à elles être omises dans la présentation des principaux éléments qui font d’Akram ce qu’elle est.
Hautes de la taille de près de cent hommes, emplies d’or et recouvertes d’oxil, elles représentent, en tenue de guerre, un homme, un elfe et un nain, empoignant dans une main tombante une arme pointée vers le bas tandis que dans l’autre, paume ouverte élevée vers les cieux, se tiennent debout un duo de petites statues représentant les deux races complémentaires aux colosses qui les soutient.
Enserrant les quartiers centraux de la ville, ces effigies titaniennes ont été bâties au premier siècle de la vie de la cité, comme une affirmation au projet d’unification des peuples.
Répartie entre la milice, véritable essaim grouillant au cœur du centre du monde et les troupes régulières, établies dans la ville, en garnison dans des postes avancés ou encore dans des régions à risque comme celles bordant les terres de Lzar, ancien refuge des démons de Tarr’’mazz’’rr, occupées aujourd’hui majoritairement par les clans orques les plus téméraires, l’armée d’Akram constitue avec les légions naines d’Alzgane et les forces Elfes établies sur le continent rouge, à l’ouest, une des plus importantes puissances reconnues au monde.

Tel le soleil de notre système planétaire, Akram flamboie et de par son rayonnement, utile, étouffant, ou encore rejeté car non admis, influe sur tout ce qui gravite autour d’elle.

*

   La nuit n’allait pas tarder à draper le ciel d’Akram de son voile noir, à exciter la ville, quand Thoznia arriva sur son lieu de travail.
Cela faisait maintenant près de dix années qu’elle servait, six nuits sur sept, des centaines et des centaines de nains dans une des rares tavernes exclusives de la ville.
Les lois d’Akram interdisaient fermement de réserver à une race un établissement mais certains, officieusement, le devenaient et, dans le cas de la taverne de l’ivresse, la porte et le mobilier à l’échelle naine aidaient beaucoup.
Thoznia n’était pas lassée par son travail mais n’aimait pas penser qu’elle y passerait certainement le reste de sa vie, soit encore près d’un siècle et demi. Elle n’en était pas au point d’envier ces humains ne vivant pour la plupart qu’à peine plus de cinquante années ni ces elfes qui, bien que vivants près d’un demi-millénaire, étaient aussi laids et faibles que des gobelins, mais elle n’aimait pas penser à la finalité des choses.
La plupart du temps, elle profitait du présent et ces nuits de travail, entre dynamisme, bière et rigolade, passaient bien vite.

Celle-ci pourtant allait déroger à la règle.

*

Ilkmar détestait Akram.
Logé sur un des ilots centraux, dans une bâtisse vaste et opulente, il savait pertinemment que sa situation n’était pas à plaindre et que bon nombre d’Akraméens donneraient tout pour être à sa place.
Cela pourtant, ne le consolait en rien.
Ilkmar détestait Akram.
Non pas en elle-même, mais surtout par opposition à ses terres qui lui manquaient douloureusement.
Ancien commandant de la garde personnelle du roi Yklyss II, il n’avait avant sa nouvelle affectation jamais rien connu d’autre que les plaines fertiles et rougeâtres du continent élfique où en parfaite harmonie s’élevaient palais démesurés, érables flamboyants, cités resplendissantes et pins aux éternelles couleurs d’automne.
Fervent patriote elfe, Ilkmar n’avait pas hésité un instant quand on lui avait proposé de rejoindre Akram pour devenir commandant de la section élfique de l’armée de la ville. Aujourd’hui, près de trente ans après son arrivée, son mal du pays en devient presque insoutenable.
Doté d’un esprit puissant quand il le fallait – donc faible parfois – son travail était depuis toujours irréprochable et jamais son détachement n’avait connu la défaite. Nuits et moments d’oisiveté par contre devenaient d’épouvantables épreuves où dans sa tête tournoyait un indéfectible jeu de questions réponses infini.
Songeant à maintes reprises à quitter les terres du centre et à profiter de sa fortune déjà importante pour retourner vivre où il se sentait bien – et pourquoi pas commencer à profiter de l’une de ses innombrables passions – la réflexion d’Ilkmar en arrivait toujours au même point, à savoir qu’il ne pouvait renoncer à une mission confiée par son peuple tant il croyait en son avènement.
Pensée contrebalancée aussitôt par son envie de bien-être, elle-même d’emblée remise en opposition avec sa pensée précédente, sans parler des nuances, peurs mal ou trop refoulées, mensonges inconscients et autres facteurs ponctuels qui ne manquaient pas d’intervenir dans ses réflexions.
Les moments où Ilkmar n’était pas oppressé par l’ambivalence propre à son être étaient rares, bénis, et arrivaient essentiellement quand l’effervescence autour de lui germait.
Peut-être était-ce cela qui avait fait de lui un si bon commandant, téméraire et accompli, pensait-il parfois.

Peu importe.
Il ne le savait pas encore, mais cette nuit allait le combler.
Aucune chance qu’il puisse être torturé – du moins mentalement.

*

   Depuis toute petite, à l’instar de son père avant elle, Agharra travaillait dans une des nombreuses écuries de la ville.
Installées à proximité des portes les plus fréquentées, elles accueillaient et choyaient les montures des voyageurs.
Ce labeur était éreintant mais l’amour qu’Agharra portait à ces canassons rendait agréable chacune de ses journées.
Pourtant, elles se ressemblaient toutes. Entre le toilettage, la préparation de la nourriture, les ballades et exercices pour les chevaux qui restaient un certain temps, le ferrage, l’aide à son père dans la tâche délicate d’administrer les soins, sans parler du nettoyage des excréments, Agharra n’avait pas une seconde à elle.
Cette vie lui convenait et jamais elle ne s’était plainte ou avait envisagé d’en changer. Elle savait bien que cela ne durerait pas éternellement.
Cela la rendait-elle plus heureuse pour autant ? La question n’avait pas lieu d’être.
Au petit matin elle alla voir les étalons qu’elle préférait, le palefroi ivoirin de l’alchimiste Bögvann et Alzim, le barbe gris d’un voyageur arrivé il y a peu depuis les contrées ensablées, très loin au sud, derrière la chaîne montagneuse d’Alzgane.

Demain leurs propriétaires seraient morts.
Cela ne lui faisait ni chaud ni froid ; cela devait être accompli.

*

   Melniia s’était levée tard et d’excellente humeur.
Bien que les jours comme celui-ci ne fussent pas si rares, l’occasion pour une apprentie astronome comme elle d’observer la pleine lune était immanquable et la fascinait toujours autant.
Elle passa l’après-midi à préparer sa nuit, s’occupant de ses lentilles grossissantes et de ses vivres – fruits et viande séchée – sans oublier ses innombrables carnets où y étaient, avec la plus grande minutie, répertoriées ses innombrables observations du soleil, de la lune, des constellations et de deux planètes parfois visibles, une étrange qui semblait prisonnière dans une sorte d’anneau et une petite au teint rougeâtre.
Elle s’était fait de nombreux amis à l’école des sciences, certains également passionnés par le ciel et ses mystères. C’était cependant seule qu’elle aimait s’adonner à ses observations.
Le soleil commençait à disparaître, teintant le ciel de son ardeur, quand Melniia s’arrêta au sommet d’une colline douce et verdoyante à plusieurs dizaines de kilomètres d’Akram.

Patiente, sa lunette grossissante bien en place, elle attendait.
Elle ne s’imaginait pas que le spectacle qui allait s’offrir à elle serait des plus affolants.

*

La nuit tomba.
Fantasmagorique, une lune, pleine, transperça l’obscurité du ciel.

*

Thoznia avait auprès des autres nains, ivres ou non, beaucoup de succès. Son menton imberbe et ses fines moustaches dorées plaisaient beaucoup, autant que la redondance de l’arrondi de ses formes.
Alors que Thangalt tentait une énième approche, un bruit lointain et sourd surpassa l’ambiance de la taverne.
Surpris, les nains se turent. Plus puissants, plus fréquents, plus proches, les bruits reprirent.
C’était comme si une armée de golems gigantesques marchait sur la cité.
Malgré l’ivresse générale, la tension était palpable dans la taverne.
Sans un mot, Hërmur, le patron, descendit à la cave.
De l’extérieur des cris naquirent, des pas précipités, un écroulement.
Les cris s’intensifièrent et l’établissement trembla.
Le patron revint de la cave chargé de Kalazdûns et les nains, d’un accord implicite, s’en équipèrent.
Maintenant armés, ils s’échangèrent de brefs regards pleins de détermination et tous sortirent.
Tous sauf Thoznia.
Recroquevillée dans un coin de la pièce, elle avait regardé le lieu se vider tandis que son angoisse montait et étouffait dans sa gorge les sons qu’elle aurait pu émettre.
Elle aurait voulu sortir elle aussi – du moins le pensait-elle – ou à défaut encourager ces amis nains, mais son corps refusait d’obéir. Il ne semblait plus qu’être capable d’une chose, trembler.
Effondrements, hurlements, collisions, pièces de métal s’entrechoquant et plaintes déchirantes composaient maintenant le chaos qu’entendait tout résidant d’Akram.
Perdue, Thoznia tentait du mieux qu’elle le pouvait de retrouver son calme.
Un rugissement inhumain mit fin à ses efforts, lui glaçant le sang tandis que de son dos, ses aisselles et son front perlèrent de lourdes gouttes de sueur.

Le monde allait changer.

*

   Morrarrdir, ennemi juré de Zälhtonnia, jubilait. Les garous tenaient leur engagement.
Il avait été sceptique en apprenant qu’Akram était infiltrée depuis plusieurs générations. Puis, devant l’assurance et le pragmatisme affichés par les grands érudits il avait commencé à le croire.
Mais jamais il n’avait imaginé que ce fut à ce point.
Planté devant le seuil de la maison dans laquelle il se cachait depuis vingt nuits maintenant, il observait avec délectation les garous, ce peuple longtemps ignoré, puis persécuté, mettre en place une vengeance murement réfléchie.
Quel bonheur que cette attaque surprise savamment orchestrée, quel bonheur que ces citoyens massacrés alors que l’armée était prise à défaut.
Les forces d’Akram cependant ne tarderaient pas à se regrouper et, les garous en étaient conscients, l’alliance des humains, des elfes et des nains était des plus redoutable.
C’est pour cela qu’ils avaient fait appel à lui.
C’est pour cela qu’il avait quitté son château.
C’est pour cela qu’il vivait, depuis maintenant près d’un siècle.

Il savoura encore quelques instants le spectacle en tant que simple témoin puis entra en scène.
Il dégagea le tissu qui masquait son visage vieux de plus d’un millénaire, saisit son bâton ancestral, gardien de sa vie et, d’un geste, ranima les Akraméens tombés au combat.
Un nouveau souffle de vie leur était offert, à la différence près qu’ils étaient maintenant asservis à leur nouveau maître, Morrarrdir, haut empereur liche, maître des morts.

*

   Ilkmar avait vite réagi.
Insomniaque, il avait pu presque immédiatement regrouper l’élite de ses guerriers et partir défendre la cité.
Il parvenait sans peine à vaincre les garous les plus communs mais ne pouvait toujours protéger les citoyens qui à chaque instant tombaient par poignée, encore moins la cité qui ne cessait de changer de visage.
Retirant sa longue lame de la gueule ouverte d’un loup-garou, il aperçut au loin, bien plus imposant que les autres, un dragon-garou qui causait, notamment par ses jets de flammes, des ravages incommensurables.
Rassemblant son groupe d’élite il fonça vers lui.

Autour de lui, généraux nains, tourbillonneurs élfiques, paladins humains et autres archimages combattaient valeureusement, causant de lourds dégâts dans les rangs garous. Miliciens, soldats ensuqués, petits généraux et population, quant à eux, semblaient désemparés et agonisaient par groupes entiers.

*

   Agharra était avec son père quand la lune, pleine, belle, défigurée, était apparue dans le ciel étoilé surplombant la cité.
Les yeux grands ouverts, ils l’avaient fixé un instant.
Agharra s’était muée en centaure tandis que son père avait pris l’apparence d’un aigle humanoïde.
Puis ils s’étaient séparés.
Équipée de l’arc qu’elle avait depuis longtemps entreposée près de son lit, n’y pensant ou même n’y touchant que très rarement, elle fauchait avec une aisance surprenante en plus d’un plaisir certain tout Akraméen à sa portée.
Elle devait en être à sa quinzième victime quand un humain drapé de mauve lui fit face.
Elle tira, le projectile ricocha contre le champ protecteur mage.
Elle chercha près d’elle du soutien mais n’aperçut qu’un scorpion-garou recouvert de flammes, s’agitant vivement, se roulant au sol, prêt à tout pour ne pas finir en un tas de cendre.
Elle reposa son regard sur le mage et ne chercha pas à éviter le jet de feu qui lui fonçait dessus.
Elle ne chercha pas non plus à se débattre et accepta son sort, comme si une partie d’elle pensait qu’elle méritait de mourir.

*

   Morrarrdir jubilait toujours.
Il éliminait avec une facilité incroyable ses opposants, quels qu’ils soient, du pauvre milicien cinquantenaire au jeune général élfique et chacune de ses victimes l’emplissait de vie et de magie, avant de se relever sous la forme d’un zombie, d’un squelette ou d’un spectre pour les plus puissants d’entre eux.
Ses réserves magiques semblaient inépuisables et l’on ne comptait plus le nombre de monstres qu’il avait invoqué.
Ombres immatérielles et abominables ortomies venaient en masse s’ajouter aux légions de morts-vivants qu’il commandait.

*

   Nichée sur sa colline, Melniia avait un mal réel à croire ce qu’elle voyait.
Elle n’observait évidemment pas la pleine lune mais Akram.
Un des trois colosses était déjà tombé et en d’innombrables points de la cité s’élevaient des flammes sanglantes.
Semblable à celle régnant dans une fourmilière, l’activité de la cité semblait chaotique. Elle ne l’était en fait qu’en partie car les hommes armés avaient retrouvé de leur discipline, femmes et enfants s’étaient nichés à l’abri dans les sous-sols, caves et égouts tandis que d’autres, lâches ou réalistes, se ruaient vers les échappatoires leur semblant les plus accessibles.
Les garous étaient les plus désordonnés mais cela faisait partie de leur plan. Ils frappaient partout, tout le temps, forçant l’armée Akraméenne à se séparer, supprimant chaque individu qu’ils croisaient.
Seuls les morts vivants amenaient à cette frénésie une touche de calme.
Leurs cohortes de zombies et de squelettes avançaient lentement, quadrillant le champ de bataille, saisissant et dévorant ceux qui avaient le malheur de s’empêtrer dans leur toile étendue.

Melniia ne comprenait pas ce qu’elle ressentait. Curiosité, irréalité et soulagement se mêlaient à la terreur et créaient en elle un sentiment nouveau, pas forcément désagréable en soi.
Une part d’elle néanmoins savait que cela ne durerait pas et que ces cris qu’elle entendait pouvaient aussi bien être ceux de sa famille que ceux de ses amis.

*

   Thoznia ne parvenait pas à retrouver son calme. Elle n’arrivait pas à s’ôter de l’esprit qu’à tout moment un garou pouvait faire irruption dans la taverne et l’exterminer.
Elle n’avait pas tort.

La petite porte en bois vola et alla s’écraser contre le mur opposé.
Puis ce fut au tour du mur qui la ceignait de s’écrouler.
Recouvert d’écailles, haut et puissant, le dard de sa queue laissant échapper un liquide visqueux et verdâtre, le scorpion-garou pénétra dans la pièce et repéra Thoznia aussitôt.

Au bruit régulier de ses pas faisait écho celui tout aussi régulier, quoique bien plus rapide, des genoux de la naine qui s’entrechoquaient.
Alors que le monstre s’approchait d’elle, elle s’attendait à voir sa vie défiler devant ses yeux, à se remémorer une dernière fois quelques bons moments…
Rien.
Juste le silence et la mort qui avançait.
D’épaisses larmes coulèrent de ses yeux et elle se jeta aux pieds du garou. D’une voix corrompue par la terreur elle l’implorait de l’épargner.

Le scorpion-garou n’hésita pas.

*

   Ilkmar, fidèle à lui-même, faisait à travers son habileté, sa ténacité et son efficacité, honneur au peuple elfe.
Mais plus encore qu’éliminer les garous et autres abominations revenus d’entre les morts, son influence sur le moral des troupes était inestimable.
Donnant aux choses une finalité, il permettait à ses soldats de ne pas voir les obstacles comme insurmontables. Akram serait à reconstruire mais le mot circulait qu’il suffisait de passer la nuit pour vaincre. La pleine lune disparue, les garous redeviendraient humains et, le soleil levé, les morts-vivants s’affaibliraient.

Les stratégies changèrent. L’armée Akraméenne se regroupa davantage, laissant les garous saccager certaines parties de la cité.

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, un renfort inespéré survint.

*

   Sensible au moindre mouvement dans le ciel, Melniia leva les yeux.
Ce qu’elle aperçut la laissa pantoise.
Une gigantesque masse sombre apparaissait à la lueur blafarde de la lune. A ces deux extrémités verticales semblait saillir une pointe. Plutôt uniforme sur le bas, comme le sommet d’une montagne jeune, l’autre pôle ressemblait plus à une série de lances inégales plantées dans un sol.
Elle saisit sa lentille grossissante afin de mieux observer l’étrange phénomène, mais, à son plus grand étonnement, ne parvint plus à le discerner.

Elle s’y reprit à l’œil nu.
Rien.
L’objet avait bel et bien disparu.

*

   Morrarrdir fut surpris de croiser sur sa route un tribalis.
D’apparence inoffensive, ces êtres minuscules et colorés étaient emplis d’énergie magique et maîtrisaient de façon instinctive un des domaines les plus dévastateurs qui soit, la magie ancestrale.
Morrarrdir espérait qu’il s’agirait d’un haut Seltum, les mages les plus puissants existants disait-on, afin que l’invasion puisse être pimentée d’un affrontement à la hauteur de son pouvoir.

*

   L’armée d’Akram accueillit avec un soulagement non dissimulé les premiers Auchtones et Tribalis qui, apparaissant par un passage énergétique artificiel, déchirure de l’espace-temps, foulèrent le sol de la cité.
Les Seltums arrivèrent des cieux, montés sur des plumes colorées et ardentes tandis qu’un haut Seltum, juché sur un phœnix blanc, transperça le ciel de sa grâce et inonda Akram de sa puissance.

Au loin à l’ouest, le soleil n’allait pas tarder à chasser la lune.
Le moral de l’armée Akraméenne était au plus haut.

*

   Iphalte était solidement encerclé par sa garde personnelle.
En tant que chef élfique du gouvernement d’Akram, il connaissait l’existence des Auchtones et Tribalis, avait déjà traité avec eux et se doutait qu’ils viendraient prêter main-forte à la cité.
Ce qu’il ne comprenait pas c’était le temps écoulé. Pourquoi si tard ?
Une de leurs villes se trouvait proche pourtant à cette période de l’année.

Il chassa vite cette préoccupation de son esprit car sa garde commençait à s’agiter.
Un sorcier mort-vivant drapé de noir semblait leur faire face.

*

   Enfin, la rotation de la Terre fut suffisante pour dévoiler aux Akraméens un soleil rutilant et donner à la lune une pâleur extrême.

Une liesse accompagna ce phénomène auquel personne auparavant n’avait jamais prêté si prompte attention.

*

   Morrarrdir observa la chose et sourit.
La lueur du jour n’avait aucune incidence sur lui ou ses troupes. Il ne savait d’ailleurs d’où cette légende était née. Peut-être était-ce dû à sa préférence – et à celle de Zälhtonnia et Zietschen pensa-t-il amèrement – de combattre la nuit.

Il pointa son bâton vers un groupe d’elfes qui semblaient protéger quelqu’un. En un instant leurs vies furent aspirées, leurs pièces d’armures s’écrasant sur le sol en un fracas aigu.
Avant que ne se lèvent de nouveaux zombies, Morrarrdir reconnut Iphalte et, avec lenteur, l’exécuta.

*

   Après une nuit d’affrontement, les troupes Akraméennes suivirent avec une joie presque indécente si elle n’était pas si légitime, le retour des garous à l’état de simples humains.
Face à toutes ces silhouettes nues, des rires vengeurs s’élevèrent et se répandirent rapidement.

Les garous cependant ne semblaient pas s’affoler.

Un général humain se dirigea vers un petit groupe d’entre eux. Ils ne réagirent pas à son approche.
Telle une flèche pénétrant un corps non protégé, il entra dans leur rang avec une facilité déconcertante, sous le regard médusé de ses soldats.
Il ôta alors son casque et le jeta violemment sur le pavé abîmé des rues d’Akram avant de pointer vers le ciel sa main droite.
S’en échappa aussitôt une boule d’énergie pas plus volumineuse qu’un melon. Elle produisait une lueur affolante.

Les garous la fixèrent.
L’invasion reprit.

*

   Ilkmar commençait à être à bout de force. Il n’avait pas prévu ce qu’il qualifiait de seconde vague.
Partout dans la cité les garous avaient repris leurs apparences bestiales et poursuivaient l’invasion comme si la lutte venait de commencer.
Comment avaient-ils pu si minutieusement préparer leur attaque ?
Ils avaient même infiltré certains de leurs mages dans la section humaine de l’armée Akraméenne !
Malgré la fatigue qui, tel un boulet de plus en plus lourd auquel on serait attaché, transforme le moindre geste en effort, demande qu’on se fasse violence à chaque instant, Ilkmar savait que face aux premiers garous qu’il croiserait tout cela s’évaporerait.
Sa rage de vaincre serait plus forte que son épuisement.
Son psychisme vaincrait son physique.

Des bruits de pas, lourds et précipités, se firent entendre dans son dos.
Il se retourna, se protégea avec sa lame et parvint à contenir le premier assaut du cerbère-garous qui lui faisait face.
Lors du second assaut la bête perdit une de ses trois têtes.
Après le troisième assaut, elle ressemblait à un molosse quelconque.
Au quatrième assaut, Ilkmar était violemment projeté en arrière, stoppé brutalement par un mur de briques encore debout, et plus rien.
Les crocs de la bête avaient trouvé sa jugulaire.

*

La seconde vague avait été massacrante, les corbeaux n’allaient pas tarder à s’en régaler.

Tels les pavés d’une route, Akram était en tous lieux recouverts de cadavres.
Entiers ou mutilés, ravagés ou carbonisés, blottis contre un jouet ou un autre corps, parfois armés, les macchabés empestaient déjà.
La plupart des ponts étaient détruits, les bâtisses ne cessaient de s’écrouler sur elles-mêmes tandis que le savoir qu’abritait la grande bibliothèque allait à jamais s’oublier dans des flammes aussi éphémères que dévastatrices.
Elles se rapprochaient dangereusement.
Une fois l’édifice atteint, un pan entier de l’Histoire brûlerait avec lui.

Accompagnant les piaillements du feu et les mugissements des assaillants victorieux, les colosses restants tombèrent en un bruit grave et prolongé, dernier hurlement d’une cité à l’agonie.

Il ne restait plus d’Akraméens vivants et pourtant les garous continuaient leur destruction.
Ni le savoir, ni la culture, ni même l’or que renfermait Akram ne les intéressaient. Seuls le saccage, la destruction et la victoire comptaient. Akram, ses idées, ses habitants et bientôt son influence n’allaient être que souvenirs avant de disparaître à jamais.
Les garous s’acharnaient à les piétiner.

*

Melniia ne supportait plus le spectacle.
Son télescope et ses carnets à la main, elle partit trouver refuge dans le village le plus proche.
Le visage inondé de larmes, elle ne savait si elle devait maudire son sort ou s’en satisfaire.

À quoi bon être vivante dans un monde comme celui-ci ?

*

   Les grands érudits garous avaient de quoi être satisfaits. Leur plan, préparé depuis près d’un siècle, avait été un succès.

Akram en ruine, la face du monde allait changer.

Le soleil pourtant, continuait son ascension.

RoWoNe

J'espère sincèrement que ca vous a plus, n'hésitez pas dans vos avis à être sincère au possible, négatif quand il le faut, je ne suis pas ici pour querrir les avis complaisants.
Si cependant vous voulez mettre en exergue des points positifs, n'hésitez pas non plus : )

Je terminerais en vous remerciant de m'avoir lu et non sans vous inviter à me contacter si l'envie vous en prend.

"Vivre de telle sorte qu'il te faille désirer revivre, c'est là ton devoir."
NIETZSCHE

Sinon, pour mes projets c'est par là www.rowone.fr
et ma page facebook ici : http://www.facebook.com/pages/RoWoNe-creations/114728535247233?ref=ts
Au plaisir ! =)

Hors ligne Niitza

  • Scribe
  • Messages: 84
    • Niitza
Re : L'invasion d'Akram [26 000 signes]
« Réponse #1 le: 29 Septembre 2010 à 22:56:12 »
Commentaire tu veux, commentaire tu auras.
Alors.

Dans l'ensemble, j'ai bien aimé. La narration est maîtrisée, il n'y a pas de fautes d'orthographe trop gênantes ni fréquentes, les phrases sont en général bien construites, ce qui rend la lecture assez facile.

Cependant, je n'ai pu m'empêcher de trouver le tout un peu lourd et plat. Lourd parce que les phrases, même si elles sont bien construites, traînent parfois en longueur (t'en fais pas, j'ai moi aussi le même problème parfois ^^). Lourd et plat parce que le style et le choix de vocabulaire fait très... encyclopédique. C'est particulièrement marquant (et un peu décourageant) au début de la lecture, lorsque tu présentes la ville. En lecteur patient, on lit ce passage un peu fastidieux en se disant que c'est une scène d'exposition et qu'on va ensuite entrer dans le vif du sujet. Mais pas vraiment : une fois la ville présentée, tu présentes aussi les personnages un par un - le format biographie abrégée empêche qu'on s'attache particulièrement à l'un d'entre eux et on finit par craindre de les confondre. Et ensuite ça devient du "il se passe ça. Et puis ça. Et puis ça. Et puis encore ça."

Pas super captivant. Et un peu décevant. Après la présentation d'un lieu prétendument si extraordinaire, on s'attendrait à quelque chose... d'extraordinaire.

Or... Bon, d'après ce que tu dis, c'est un scénario de jeu vidéo, donc on ne peut pas s'attendre à de profondes considérations psychologiques et tout mais... Le thème de la ville parfaite dans un univers de fantasy utopique où tout le monde s'entend bien dans le meilleur des mondes possibles (les nains ne se font même pas snober ? Etrange) et où les Méchants (attention on est très méchants hyarkhyarkhyark) arrivent pour détruire le monde est un peu... cliché ? ^ ^" Et donc forcément difficile à écrire sans tomber dans le vu et revu - surtout quand on est au format 1/4 de description/présentation, 3/4 de scènes de combats (parmi les plus dures à décrire de façon convaincante. Ici, elles finissent par paraître bien répétitives).

Bref. Un texte qui montre du potentiel mais hélas pas (encore ?) exploité en raison du thème choisi et de la façon de le traiter.

Maintenant pour des remarques plus ponctuelles ^^ (en veux-tu en voilà) :

Akram n’est pas une cité qu’on présente tant elle brille par sa taille, son architecture, son rayonnement culturel, militaire et surtout philosophique.
Le sens des deux termes est bien proche et donne une forte impression de répétition. Mh.
Et il est aussi étrange de présenter la ville au présent quand on voit ce qui se passe ensuite.

Moins agité, le Thelpha, fleuve qui s’étend du delta de la mer bouillante plusieurs centaines de kilomètres au nord et qui s’échoue très loin à l’est, dans les innombrables marécages de la terre des morts, là où personne ne s’aventure, où réside depuis plus longtemps qu’Akram encore, Zälhtonnia, premier vampire, maître des morts – le Thelpha donc – traverse verticalement Akram, se séparant plusieurs fois, formant au cœur de la cité une agglomération de minuscules îles.
Exemple de phrase bien trop longue. Dans ton effort pour donner des détails, tu te perds et es obligé de te reprendre toi-même. Dommage.
Ensuite pour les verbes : il manque la moitié de la structure du verbe s'étendre : le fleuve s'étend de... à... Sa source peut-être ? J'inverserais d'ailleurs les deux : s'étend de (endroit où il prend sa source) à (delta). Il est d'autre part étrange que ce même fleuve "s'échoue" dans une autre direction : soit il a deux branches, soit c'est géographiquement impossible. ^^

C’est sur plusieurs d’entre elles que le gouvernement d’Akram est installé, tout comme la faramineuse bibliothèque de la ville, qui regroupe dit-on des ouvrages de tout temps, de toutes civilisations, d’ancestraux parchemins ou encore les mémoires d’hommes d’histoire.
Incise, donc entre virgules. Et l'adjectif faramineux me semble un peu trop hyperbolique (mais dans l'ensemble, tout est hyperbolique dans ce texte...)

Diverses religions ont tenté de conquérir les hommes et c’est en toute logique que disséminés partout dans la cité – quoiqu’en abondance dans les endroits les plus riches et les plus pauvres – pointent divers lieux de culte, ornés à outrance, comme si la richesse extérieure d’une bâtisse représentait la profondeur et la justesse de la pensée lui étant liée.
A mettre entre virgules. Et ce genre de critiques de la religion est un peu planplan.

Hautes de la taille de près de cent hommes, emplies d’or et recouvertes d’oxil, elles représentent, en tenue de guerre, un homme, un elfe et un nain,
Le mot donne l'impression qu'on ouvre les statues (faites à vide) par le sommet du crâne et y déverse des lingots d'or jusqu'à ce qu'elles soient pleines. Mh. Ce ne serait pas forgées d'or (et plaquées d'oxil) ?

Enserrant les quartiers centraux de la ville, ces effigies titaniennes ont été bâties au premier siècle de la vie de la cité, comme une affirmation au projet d’unification des peuples.
Titanesques ?

Répartie entre la milice, véritable essaim grouillant au cœur du centre du monde et les troupes régulières, établies dans la ville, en garnison dans des postes avancés ou encore dans des régions à risque comme celles bordant les terres de Lzar, ancien refuge des démons de Tarr’’mazz’’rr, occupées aujourd’hui majoritairement par les clans orques les plus téméraires, l’armée d’Akram constitue avec les légions naines d’Alzgane et les forces Elfes établies sur le continent rouge, à l’ouest, une des plus importantes puissances reconnues au monde.
Virgule entre les deux. Et attention, on se perd franchement au niveau des "terres de Lzar".

Tel le soleil de notre système planétaire, Akram flamboie et de par son rayonnement, utile, étouffant, ou encore rejeté car non admis, influe sur tout ce qui gravite autour d’elle.
A mort ! :mrgreen: "De par" est une expression convenue qu'on ne trouve que dans les édits royaux. En tant que modeste homo sapiens qui ne parle pas à la première personne du pluriel, tu peux laisser tomber le "de" si tu ne veux pas finir décapité toi aussi.

Cela faisait maintenant près de dix années qu’elle servait, six nuits sur sept, des centaines et des centaines de nains dans une des rares tavernes exclusives de la ville
Dix ans irait très bien. Envie qu'on parte sur un débat sur la différence entre an/année, jour/journée, matin/matinée ? Le suffixe -ée renvoie au contenu spécifique vu dans sa durée. Là, il s'agit de l'ensemble qu'on contemple dans son entièreté. Bilan, donc an.
Je crois que mon explication est foireuse...

Elle n’en était pas au point d’envier ces humains ne vivant pour la plupart qu’à peine plus de cinquante années ni ces elfes qui, bien que vivants près d’un demi-millénaire, étaient aussi laids et faibles que des gobelins, mais elle n’aimait pas penser à la finalité des choses.
Pas de S car c'est un participe présent, donc invariable. La phrase me semble particulièrement pesante, entre son "à peine", son "années" (encore !) et le contenu philosophique de ce fameux terme, "la finalité des choses". Vanité vanité. Est-ce bien nécessaire ?

Cela pourtant, ne le consolait en rien.
Manque une virgule entre cela et pourtant car pourtant est en incise.

Non pas en elle-même, mais surtout par opposition à ses terres qui lui manquaient douloureusement.
Je comprends ce que cette phrase veut dire mais elle est très mal formulée. "par opposition" fait très terme de rhétorique et ne va pas dans le contexte d'un texte littéraire. Le "non pas" est lourd, même s'il peut passer. Non pas pour elle-même, mais tout simplement parce qu'elle n'était pas ses terres, qui lui manquaient douloureusement ? Ce n'est pas beaucoup mieux, désolée...

Ancien commandant de la garde personnelle du roi Yklyss II, il n’avait avant sa nouvelle affectation jamais rien connu d’autre que les plaines fertiles et rougeâtres du continent élfiqueen parfaite harmonie s’élevaient palais démesurés, érables flamboyants, cités resplendissantes et pins aux éternelles couleurs d’automne
Premier groupe entre virgules, c'est encore une incise.
Adjectif elfique sans accent - le e suivi de deux consonnes se prononce toujours en è ouvert (et non en é fermé d'ailleurs).
Deuxième groupe soit entre virgules, soit placé après le verbe.
Et les pins portant des aiguilles persistantes (vertes et non caduques), j'ai du mal à voir en quoi ils ont des couleurs d'automne...

Aujourd’hui, près de trente ans après son arrivée, son mal du pays en devient presque insoutenable.
Devenait. Attention à la concordance des temps. Et je ne suis pas sûre que le "en" soit nécessaire.

Nuits et moments d’oisiveté par contre devenaient d’épouvantables épreuves où dans sa tête tournoyait un indéfectible jeu de questions réponses infini.
Indéfectible et infini se répètent l'un l'autre - ne serait-ce que par leur structure d'adjectifs à préfixe négatif.

Pensée contrebalancée aussitôt par son envie de bien-être, elle-même d’emblée remise en opposition avec sa pensée précédente, sans parler des nuances, peurs mal ou trop refoulées, mensonges inconscients et autres facteurs ponctuels qui ne manquaient pas d’intervenir dans ses réflexions.
Sauf si tu te moques ouvertement de ton personnage et cherche à le rendre ridicule aux yeux du lecteur, décrire ainsi les circonvolutions de son esprit est fastidieux et donne un résultat absurde. ^^
"Remise en opposition" est une structure que je ne connais pas. Remis en question oui, mis en opposition peut-être, mais pas d'hybride s'il vous plaît.

Ce labeur était éreintant mais l’amour qu’Agharra portait à ces canassons rendait agréable chacune de ses journées.
Registre inattendu au milieu du ton très détaché (et pourtant hyperbolique) que le narrateur a adopté depuis le début du texte. Le terme irait si on se plaçait ouvertement du point de vue du personnage : dans ce cas, ce terme (à connotation négative) pourrait dénoter son affection envers les bêtes. Ce qui n'est pas le cas.

Entre le toilettage, la préparation de la nourriture, les ballades et exercices pour les chevaux qui restaient un certain temps, le ferrage, l’aide à son père dans la tâche délicate d’administrer les soins, sans parler du nettoyage des excréments, Agharra n’avait pas une seconde à elle.
La ballade, la ballade des gens heureux... :-¬? Ce dont tu parles est une balade avec un seul l ^^
Et l'accumulation est un peu excessive, même si tu veux montrer à quel point ses journées sont remplies. Normalement, elle ne fait pas tout cela seule avec son père, il y a une hiérarchie dans la gestion des écuries, et ce n'est certainement pas la même personne qui a l'heur d'entraîner les chevaux et de nettoyer leur box...

Cette vie lui convenait et jamais elle ne s’était plainte ou avait envisagé d’en changer.
Ni n'avait.

Au petit matin elle alla voir les étalons qu’elle préférait, le palefroi ivoirin de l’alchimiste Bögvann et Alzim, le barbe gris d’un voyageur arrivé il y a peu depuis les contrées ensablées, très loin au sud, derrière la chaîne montagneuse d’Alzgane.
Virgule après matin.
Attention à la concordance des temps qui rend cette expression inutilisable. Peu de temps auparavant.
Des au lieu de depuis est plus léger et va très bien.

Elle passa l’après-midi à préparer sa nuit, s’occupant de ses lentilles grossissantes et de ses vivres – fruits et viande séchée – sans oublier ses innombrables carnets où y étaient, avec la plus grande minutie, répertoriées ses innombrables observations du soleil, de la lune, des constellations et de deux planètes parfois visibles, une étrange qui semblait prisonnière dans une sorte d’anneau et une petite au teint rougeâtre.
Y inutile.
Je placerais l'incise après "répertoriés"
L'une... et l'autre... (puisqu'il n'y en a que deux, autant en profiter)

C’était cependant seule qu’elle aimait s’adonner à ses observations.
Structure un peu lourde. Elle préférait cependant s'adonner seule à ses observations ?

Le soleil commençait à disparaître, teintant le ciel de son ardeur, quand Melniia s’arrêta au sommet d’une colline douce et verdoyante à plusieurs dizaines de kilomètres d’Akram.
Le terme ardeur (qui fait référence à de la chaleur, non à une couleur).
Le verbe s'arrêter donne l'impression qu'elle vient de faire le trajet. Or elle a passé l'après-midi à préparer ses observations. Tu m'expliques comment elle a fait un trajet d'une à deux journées à pied avec tout son matériel en deux heures maxi... ? A moins qu'elle ne vienne pas de la ville. Ou qu'elle ait utilisé un sort. À sous-entendre alors.

Son menton imberbe et ses fines moustaches dorées plaisaient beaucoup, autant que la redondance de l’arrondi de ses formes.
Perturbant chez une femme. Jusqu'au moment où on comprend que c'est une naine, ce qui n'est pas clair lorsque tu la présente.

De l’extérieur des cris naquirent, des pas précipités, un écroulement.
Virgule après "extérieur." Beaucoup de termes désignant la même chose que les trois présents ici se retrouvent dans le passage, lui donnant un aspect très répétitif.

Maintenant armés, ils s’échangèrent de brefs regards pleins de détermination et tous sortirent.
Désormais au lieu de maintenant. On est dans un récit au passé.
Pas besoin du réfléchi : l'expression est "échanger un regard"
De même, le tous n'est pas nécessaire. Ou alors irait mieux après le verbe.

Elle aurait voulu sortir elle aussi – du moins le pensait-elle – ou à défaut encourager ces amis nains, mais son corps refusait d’obéir.
Ses.

Il ne semblait plus qu’être capable d’une chose, trembler.
Il ne semblait plus être capable que d'une chose.

Un rugissement inhumain mit fin à ses efforts, lui glaçant le sang tandis que de son dos, ses aisselles et son front perlèrent de lourdes gouttes de sueur.
Le tandis que appelle un imparfait.

Puis, devant l’assurance et le pragmatisme affichés par les grands érudits il avait commencé à le croire.
Virgule après érudits.

Mais jamais il n’avait imaginé que ce fut à ce point.
Que ce FÛT. Tu as bien utilisé le subjonctif imparfait plus haut, pourquoi pas ici ?

Planté devant le seuil de la maison dans laquelle il se cachait depuis vingt nuits maintenant, il observait avec délectation les garous, ce peuple longtemps ignoré, puis persécuté, mettre en place une vengeance murement réfléchie.
Mûrement avec circonflexe. Mur sans accent c'est... ben, un mur.

Quel bonheur que cette attaque surprise savamment orchestrée, quel bonheur que ces citoyens massacrés alors que l’armée était prise à défaut.
Prise de court. Sinon, connais pas.

Retirant sa longue lame de la gueule ouverte d’un loup-garou, il aperçut au loin, bien plus imposant que les autres, un dragon-garou qui causait, notamment par ses jets de flammes, des ravages incommensurables.
A cause de l'incise, on a l'impression que causer est employé comme verbe intransitif. Genre il aperçoit plus loin un dragon qui tape la discute. Etrange.
Incommensurable : "qu'on ne peut mesurer, évaluer, par manque de commune mesure" dixit Robert. Un peu exagéré, tu crois pas ? ;)

Autour de lui, généraux nains, tourbillonneurs élfiques, paladins humains et autres archimages combattaient valeureusement, causant de lourds dégâts dans les rangs garous.
Verbe déjà utilisé un peu plus haute, donc répétition.

Elle tira, le projectile ricocha contre le champ protecteur mage.
Du mage ? Magique ? Mage tout seul ne va pas.

Elle chercha près d’elle du soutien mais n’aperçut qu’un scorpion-garou recouvert de flammes, s’agitant vivement, se roulant au sol, prêt à tout pour ne pas finir en un tas de cendre.
Cendres avec un s. Et l'expression est un peu familière dans le contexte.

Elle reposa son regard sur le mage et ne chercha pas à éviter le jet de feu qui lui fonçait dessus.
Idem pour "foncer" : trop familier, et étrange pour un "jet de feu" (c'est à dire pas pour un être vivant).

Ses réserves magiques semblaient inépuisables et l’on ne comptait plus le nombre de monstres qu’il avait invoqué.
Ah, une faute d'accord. Manque un S.

Elle ne l’était en fait qu’en partie car les hommes armés avaient retrouvé de leur discipline, femmes et enfants s’étaient nichés à l’abri dans les sous-sols, caves et égouts tandis que d’autres, lâches ou réalistes, se ruaient vers les échappatoires leur semblant les plus accessibles.
Répétition : ce terme peu fréquent a déjà été utilisé au début du passage.

Curiosité, irréalité et soulagement se mêlaient à la terreur et créaient en elle un sentiment nouveau, pas forcément désagréable en soi.
Cherchez l'intrus. Vous avez 10 secondes.
...
Irréalité n'est hélas pas un sentiment.

Elle n’arrivait pas à s’ôter de l’esprit qu’à tout moment un garou pouvait faire irruption dans la taverne et l’exterminer.
On extermine un peuple. Une espèce. Pour une seule personne, c'est un peu exagéré.

Ilkmar, fidèle à lui-même, faisait à travers son habileté, sa ténacité et son efficacité, honneur au peuple elfe.
Germanisme :mrgreen: Grâce à, plutôt. ou avec.

Une gigantesque masse sombre apparaissait à la lueur blafarde de la lune. A ces deux extrémités verticales semblait saillir une pointe. Plutôt uniforme sur le bas, comme le sommet d’une montagne jeune, l’autre pôle ressemblait plus à une série de lances inégales plantées dans un sol.
Elle saisit sa lentille grossissante afin de mieux observer l’étrange phénomène, mais, à son plus grand étonnement, ne parvint plus à le discerner.
Description vague qui ne fait qu'embrouiller l'esprit du lecteur. On a l'impression que toi-même tu n'as pas une vision claire de ce que tu veux montrer. Et comme la masse est au féminin, on est troublé face à ce "elle" qui revient. On comprend que c'est notre astronome, mais pas spontanément.

D’apparence inoffensive, ces êtres minuscules et colorés étaient emplis d’énergie magique et maîtrisaient de façon instinctive un des domaines les plus dévastateurs qui soit, la magie ancestrale.
L'un.
Et que deviennent ces bestioles dans la suite du texte malgré leur pouvoir ? Cela reste un mystère...

Les Seltums arrivèrent des cieux, montés sur des plumes colorées et ardentes tandis qu’un haut Seltum, juché sur un phœnix blanc, transperça le ciel de sa grâce et inonda Akram de sa puissance.
Même remarque que précédemment. Et Seltum se répète, hélas.

Il pointa son bâton vers un groupe d’elfes qui semblaient protéger quelqu’un. En un instant leurs vies furent aspirées, leurs pièces d’armures s’écrasant sur le sol en un fracas aigu.
Virgule après instant.
Pas de s à "leur vie" car chacun n'en a qu'une seule (attention, dans d'autres langues la règle n'est pas la même, juste pour embêter le monde).
Et un "fracas aigu" me fait l'effet d'une oxymore.

Après une nuit d’affrontement, les troupes Akraméennes suivirent avec une joie presque indécente si elle n’était pas si légitime, le retour des garous à l’état de simples humains.
Formulé tel quel, quelque chose me dérange...
Une joie qui aurait été indécente si elle n'avait pas été si légitime... ?

Malgré la fatigue qui, tel un boulet de plus en plus lourd auquel on serait attaché, transforme le moindre geste en effort, demande qu’on se fasse violence à chaque instant, Ilkmar savait que face aux premiers garous qu’il croiserait tout cela s’évaporerait.
Sa rage de vaincre serait plus forte que son épuisement.
Son psychisme vaincrait son physique.
Tel bla bla bla... Comparaison homérique. Lourdissime. A éviter - sauf quand on caricature une épopée. Parce qu'écrire une épopée, on l'a vu, c'est pas d'actualité (même si ton texte en a certaines caractéristiques. Il manque juste les Héros)
Attention à la répétition.

Lors du second assaut la bête perdit une de ses trois têtes.
Après le troisième assaut, elle ressemblait à un molosse quelconque.
Au quatrième assaut, Ilkmar était violemment projeté en arrière, stoppé brutalement par un mur de briques encore debout, et plus rien.
Exemple de moment où la bataille devient du "il se passe ça ça et ça." Effet renforcé par l'emploi de l'imparfait. Ça coupe le lecteur de l'action et le rend indifférent à ce qui s'y passe.

La seconde vague avait été massacrante, les corbeaux n’allaient pas tarder à s’en régaler.
Adjectif déplacé. Avait été un massacre, à la rigueur, mais ces termes on vraiment pris un tour familier qui ne va pas avec le texte.

Tels les pavés d’une route, Akram était en tous lieux recouverts de cadavres.
Encore une comparaison homérique ?
L'idée n'est pas mal, mais la formulation annule le côté positif. La structure donne l'impression que tu compares Akram à des pavés, alors que ce sont plutôt les cadavres qui la jonchent avec une telle régularité...

Entiers ou mutilés, ravagés ou carbonisés, blottis contre un jouet ou un autre corps, parfois armés, les macchabés empestaient déjà.
Macchabées. Et vivent les orthographes tordues. :mrgreen:

Dans l'ensemble, on remarque surtout des inégalités dans le style et des décalages de registres un peu gênant, parfois provoqués par des termes qui ne sont pas employés de façon correcte.

Je pense que, pour éviter d'ennuyer le lecteur, il faudrait être beaucoup moins descriptif. Quitte à ne pas donner autant de détails que tu le souhaiterais : il faut lui laisser l'occasion d'imaginer quelque chose, au lieu de vouloir tout fixer comme le fait une image de film - c'est ce qui est bien dans la littérature, c'est qu'au lieu d'un foisonnement de détail, tu peux river l'attention du lecteur sur quelques points particuliers (et faire passer l'essentiel sous son nez sans qu'il s'en aperçoive, nyark). Suggérer. Bref, au risque de répéter des conseils gnangnans, il faut chercher à montrer plutôt que dire ou décrire. Si tu le fais bien, le lecteur verra quelque chose sans que tu aies besoin de fixer toi-même chaque élément, aussi infime soit-il (bonus : d'où moins de risques de lourdeur ! ^^).

Et maintenant que j'ai fini de griller mon cerveau, je me retire et vais me taper la tête contre un mur en essayant d'écrire quelque chose de potable...
Und meine Seele spannte
Weit ihre Flügel aus,
Flog durch die stillen Lande
Als flöge sie nach Haus.

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Re : L'invasion d'Akram [26 000 signes]
« Réponse #2 le: 06 Octobre 2010 à 12:56:05 »
Je connais les écueils qu'impose la création d'un univers à des fins de jeu (bien que dans un autre cadre, celui des forums rpg) et je sais qu'il est bien souvent indispensable de passer par une étape descriptive pour que chaque joueur puisse s'approprier l'univers, et en cerner les limites. Pour autant, la première partie qui décrit la ville manque de relief, a minima il faudrait la remanier pour lui donner une âme, ou même la retirer, la suite permettant de comprendre l'essentiel. Cette première partie se veut exhaustive, mais nous abreuve de généralités en nous privant d'originalité et de spontanéité.

J'ai mieux apprécié la suite, même s'il est dommage que cette myriade de personnages et de points de vue ne soient qu'esquissés, on a parfois du mal à les situer, eux ou leur quotidien, dans cette cité dont on sait tout et rien à la fois. Quant à l'affrontement qui s'en suit, il est trop cliché à mon goût et presque gratuit tant on ne perçoit rien des fondements de ces rancœurs qui apparemment courent depuis longtemps... Et ... le titre ! Nom d'un spoil !

Pour l'écriture en elle-même c'est plutôt bien écrit, pour moi c'est surtout le fond qui pêche... Il doit pourtant bien y avoir des personnages attachants et des choses originales dans cet univers ! Même si ton intention première est de décrire l'univers, tu perdras moins tes lecteurs si tu parviens à capter leur intérêt. (J'aurais préféré en savoir plus que Thoznia que sur l'essor d'Akram par exemple. x') )

Pour ma part - et je n'ai absolument pas la prétention d'avoir une solution miracle à ce genre de dilemme - j'avais écrit une présentation pure de l'univers la plus courte possible - que j'ai été contrainte de rallonger à la demande de ma co-admin - et j'avais essayé d'inclure dans toutes les descriptions des lieux des scènes à part, des anecdotes, à tel point que certaines "descriptions" ne décrivaient plus rien du tout mais tant pis... On peut apporter des informations sur un univers beaucoup plus facilement en centrant sur autre chose...

Il faut aussi garder à l'esprit que le lecteur est naïf, ne gardera pas à l'esprit tous les noms/lieux/races/bêbêtes/objets singuliers juste parce qu'on les lui aura mentionné une fois. (Surtout quand il a une mémoire des noms aussi pourris que la mienne...) Et une fois qu'on sait plus de quoi parle un texte alors qu'il s'adresse à nous comme si c'était l'évidence même, c'est dur à lire. x')

Bon courage !

J'avais aussi relevé quelques trucs, bien que bien moins que Niitza.

Citer
les résolvants
résolvant

Citer
où hommes, elfes et nains se mélangent,
La répétition de l'énumération est lourde je trouve.

Citer
aussi diverses que variées
Ca fait un peu fourre-tout je trouve.

Citer
Tel le soleil de notre système planétaire, Akram flamboie et de par son rayonnement, utile, étouffant, ou encore rejeté car non admis, influe sur tout ce qui gravite autour d’elle.
il y avait déjà rayonnement plus haut.
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne RoWoNe

  • Plumelette
  • Messages: 10
    • Rowone créations
Re : L'invasion d'Akram [26 000 signes]
« Réponse #3 le: 09 Octobre 2010 à 13:53:21 »
Bonjour,

Je ne peux qu'aller dans votre sens, c'est vrai que le  premier paragraphe fait lourd.

Il s'agit en fait de l'intro non pas d'un jeux video mais d'un wargame. J'ai pensé au non lecteur qui voudrait directement savoir dans quoi il pénètre mais c'est vrai que beaucoup d'infos arrivent d'un coup.

C'est en fait vraiment complexe de bien doser quand il ne s'agit pas d'un texte purement littéraire. Certains veulent plus d'infos, d'autre les veulent plus diluée, d'autres trouvent que ca fait trop...

Pareil pour les personnages, certains les voient comme le moyen de faire ressentir l'invasion, d'autres les voient comme de vrais 'personnages' et veulent en savoir plus.

Au niveau de style je vais me repencher dessus, éviter le trop de superlatifs =)

Pour le 'spoil' par contre, je le trouve totalement logique. Il donne au récit un côté fatlité plutot qu'un côté suspens et pour un jeu qui s'appel 'Les ruines d'Akram' je ne trouve pas cela trop domageable.


Les fautes enfins,
Merci pour tous ce que vous avez relevé, je vais m'y pencher dès que le temps me le permet.

J'ai recu pas mal d'avis, certains convergeant, d'autres divergeant ; je vais rassembler tout cas et voir ce que j'en fais =)

Merci encore d'avoir pris le temps de me lire.

Ro =)
"Vivre de telle sorte qu'il te faille désirer revivre, c'est là ton devoir."
NIETZSCHE

Sinon, pour mes projets c'est par là www.rowone.fr
et ma page facebook ici : http://www.facebook.com/pages/RoWoNe-creations/114728535247233?ref=ts
Au plaisir ! =)

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.016 secondes avec 16 requêtes.