Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

18 Juin 2026 à 15:08:18
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » De charmantes retrouvailles [Contenu explicite]

Auteur Sujet: De charmantes retrouvailles [Contenu explicite]  (Lu 712 fois)

Hors ligne Aelyan

  • Plumelette
  • Messages: 6
De charmantes retrouvailles [Contenu explicite]
« le: 16 Juin 2020 à 23:22:26 »
Salut à vous chers Mdeïens ! Je ne devrais pas surfer sur ce forum en ce moment car j'ai un concours qui approche mais il semblerait que je ne puisse pas m'en empêcher  ><
Alors voilà je vais faire vite. J'aimerais recueillir vos avis sur un extrait qui se déroule au milieu de l'histoire sur laquelle je travaille. Je ne montre quasiment pas mes textes alors je n'ai pas énormément de retours. Vos commentaires peuvent porter sur la forme, sur le fond, peu importe ! Je les accepte avec plaisir ! N'hésitez pas non plus à me faire part de vos critiques négatives, j'ai beau être susceptible je préfère qu'on soit honnête avec moi. (J'irai pleurer toute seule dans mon coin après  :s).
Merci d'avance !  :D

Je n'expliquerai pas le contexte, je préciserai juste que :
- Les protagonistes ont une relation complexe et que ça fait plusieurs mois qu'ils ne se sont pas vus.
- L'héroïne est une Empathe, elle peut ressentir les émotions des autres mais pas de manière continue.
Allez je me lance !

Retrouvailles

Alors que je tournai à l’angle du couloir, j’aperçus une silhouette dans la pénombre. Et qui que ce fut elle semblait m’attendre. À l’instant où je découvris son visage, mon cœur rata un battement et je m’élançai vers lui. Et lorsque je fus assez proche pour voir l’hésitation sur ses traits, je me jetai en avant et mon poing vint percuter sa pommette, glissant sur sa peau pour finir par s’écraser sur son nez. Du sang jaillit de sa narine formant un sillon sanglant le long de son cou. La satisfaction de le voir grimacer de douleur n’atténua pas la rage qui habitait en moi et n’apaisa pas non plus l’élancement dans ma main. Avant qu’il puisse se ressaisir, je lançai mon pied vers son ventre, mais il fut plus rapide et se décala vers la droite ; pas assez toutefois pour que mon talon ne rencontre pas ses côtes. Il émit un léger grognement puis para un autre coup que je dirigeais vers son menton avec son avant-bras tout en me repoussant de sa main libre, ce qui me coupa le souffle. Je reculai quelque peu, haletante, puis ayant retrouvé l’usage de mes poumons, je repartis à l’assaut. Je tentai à nouveau un coup en direction de son visage, mais il l’esquiva et propulsa son poing dans mon épaule. Je savais qu’il n’avait pas cherché à me faire mal, mais la douleur me cueillit par surprise et je titubai sous le choc. Il me laissa reprendre mes esprits en me fixant tranquillement ce qui me mit encore plus en rogne. Je n’arrivais pas à garder mon sang-froid et mes mouvements désordonnés ne faisaient que renforcer mon trouble. Et pourtant, son visage à lui ne trahissait aucune émotion. Comment diable pouvait-il être si calme alors qu’un feu ardent brûlait en moi et menaçait de tout consumer ? Aveuglée par la fureur, je poussai un son primitif et fonçai une nouvelle fois vers lui pour le frapper. D’habitude si habile au combat, je n’étais à présent guère plus douée qu’une débutante. J’agissais comme une désespérée et quand je commis une nouvelle erreur, il en profita pour m’attraper le poignet et me retourner. Des larmes de rage brouillèrent ma vue tandis qu’il remontait mon coude le long de mon dos jusqu’à ce que je ne puisse plus bouger sans sentir la douleur irradier dans mon épaule. Je tentai de frapper ses tibias avec mes pieds, mais sa prise me faisait trop souffrir et entravait mes mouvements. Je bouillais intérieurement, essayant tant bien que mal de réfléchir à une manière de me soustraire à son emprise. Pensant que je me calmais, il desserra sa poigne sur ma main et j’en profitai pour la dégager. Mais je n’eus pas le temps de me retourner, car il enroula ses bras autour de moi et me serra si fort que je pouvais à peine respirer. Lâche-moi hurlai-je. Je me débattis comme une furie, sans succès.
- Bordel Mila calme toi ! M’ordonna-t-il d’un ton sec.
Ignorant son injonction, je hurlai de plus belle et m’agitai dans tous les sens pour essayer de me dégager.
- Putain mais lâche moi ! Je ne veux pas que tu me touches, dégage !
- Arrête ! cria-t-il excédé, puis reprenant dans un murmure : s’il te plaît, arrête.
Ma résistance faiblit instantanément. Trop de sentiments se bousculèrent à ce moment à l’intérieur de moi. Je me sentis tout à coup désemparée et vulnérable. Il posa son front à l’arrière de mon crâne et son souffle haché vint caresser ma nuque. Il semblait lui aussi ébranlé par la situation. Soudain, le flot tourbillonnant de mes émotions atteignit son paroxysme et éclata en une myriade de petites larmes qui dévalèrent mes joues avant de s’écraser au sol. Je m’effondrai alors le corps secoué de sanglots et il me retint dans ses bras, avant de se laisser glisser contre le mur et de m’entraîner avec lui. Il ne prononça pas un mot, n’émit aucun bruit, mais il resserra son étreinte et me berça tandis que ma tristesse, ma colère et ma peur se muaient en un flot intarissable. Nous restâmes dans cette position un long instant, jusqu’à ce que mes larmes aient séchées et que ma respiration se soit apaisée. Puis lentement, je me relevai, me dirigeai vers ma chambre et refermai la porte derrière moi sans même un regard en arrière. Bouleversée par la scène qui venait de se produire, je me laissai glisser à terre, dos à la porte, et enfouis ma tête dans mes genoux. Je me sentais vide, la colère ayant temporairement déserté mon cœur. Je restai un long moment assise contre cette porte, le regard perdu au loin et bercée par le son du vent à travers les fissures de la roche. Soudain, je ressentis un pincement au niveau du cœur, signe d’un sentiment étranger, qui semblait venir de derrière la porte. Un sentiment qui semblait dire : « Tu n’es plus seule désormais, laisse-moi panser tes plaies. » Peut-être que j’étais trop fatiguée pour continuer à lui en vouloir, peut-être même que j’avais juste besoin que quelqu'un me réconforte, car je baissai mon bouclier et me laisser transporter par ses émotions. Il n’y avait aucune trace de peur, de colère ou de tristesse dans ce qu’il me laissa entrevoir. Seulement des sentiments qui me firent oublier la solitude dans laquelle j’errais depuis si longtemps, et chassèrent les souvenirs traumatisants de mes pensées. Des sentiments qui me firent me sentir en sécurité. Cette nuit-là, je pus m’endormir sans être hantée par d’atroces cauchemars. Malgré l’inconfort du sol sur lequel j’étais allongée, ce fut la meilleure nuit que je passai depuis des mois.

Hors ligne Deofresh

  • Calliopéen
  • Messages: 417
Re : De charmantes retrouvailles [Contenu explicite]
« Réponse #1 le: 17 Juin 2020 à 00:47:38 »
Salut Aelyan !

Haha la procrastination, quelle belle chose ! Je vais encourager ta pratique et passer commenter (bonne chance pour le concours quand même ;)).

J'ai peu de reproches à faire à ce petit bout de texte, franchement. C'est bien écrit, assez fluide, et pourtant, les bagarres, je ne trouve pas ça facile à écrire. Je ne connais ni tes persos, ni ton histoire, mais je n'ai pas eu à me forcer pour terminer ton récit. Et puis, même s'ils n'ont échangé que trois lignes de dialogue, je les ai trouvé très naturelles.

Mais bon, j'aime aussi pinailler. Et puis, une critique est suspicieuse quand elle n'est que positive. Je pense que toi et moi, on partage une faiblesse : notre écriture est un peu lourde. J'ai remarqué quelques moments traînants, quelques phrases longues et quelques participes présent un peu lent. Je suis loin d'être un spécialiste, j'ai litéralement appliqué des conseils que l'on m'a donné ici même il y a une semaine max, donc tout ce que je dis est à prendre avec des pincettes.

Voilà ce que ça donne au fil du texte :

Citer
et je m’élançai vers lui. Et lorsque je fus assez proche pour voir l’hésitation sur ses traits, je me jetai en avant et mon poing vint percuter sa pommette,

Le deuxième "et" est superflu, je pense. Il ralentit un peu l'action.

Citer
Je reculai quelque peu, haletante, puis ayant retrouvé l’usage de mes poumons, je repartis à l’assaut.

Ici, la phrase est parfaitement juste, mais elle est un peu molle dans le feu de l'action, notamment à cause du participe (ce n'est que mon avis). Tu pourrais peut-être essayer de dynamiser en le supprimant et en ajoutant un point au lieu du puis ?

Citer
qui habitait en moi

Pourquoi ne pas simplement dire "qui m'habitait" ? Ce serait plus léger.

Citer
poussai un son primitif

Je ne suis pas sûr qu'il soit possible de pousser un son. Un cri plutôt non ?

Citer
Des larmes de rage brouillèrent ma vue tandis qu’il remontait mon coude le long de mon dos jusqu’à ce que je ne puisse plus bouger sans sentir la douleur irradier dans mon épaule.

Je comprends ce que tu cherches à dire avec ce complément final, mais je pense que c'est une intention implicite de la clef de bras. Je ne suis pas sûr que la précision soit importante. Te débarrasser de ce petit bout de phrase permettrait de la raccourcir. Mais ce n'est que mon avis :mrgreen:.

Sinon je pense que tu y gagnerais à aérer un peut ton texte et à le justifier.

Voilà, c'est vraiment du détail, pour le plaisir de pinailler. :D

J'espère lire bientôt d'autre morceaux de ton récit,
Ciao !
En ce moment, je travaille sur ça : Les cinq masques

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.012 secondes avec 14 requêtes.