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11 juillet 2020 à 02:50:09
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Auteur Sujet: [B12] Threshold my skin  (Lu 529 fois)

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  • Palimpseste Astral
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[B12] Threshold my skin
« le: 01 juin 2020 à 09:46:10 »

- Lèches.
Voeu dans le vent, un triple cornet au biscuit grillagé, fraise, vanille, coco. Une poupée vaudou en plastique me souffle à l'oreille : "viens, je t'attends", et c'est bien la réalité qui est soufflée par-delà de ce soleil allongeant la plage, sur une serviette arrosée, nous sommes étendus, et l'étoile filante qui m'a inspiré une pensée a disparu derrière les lunes. Je répète auprès du smilodon ailé :
- Lèches, Félix.
Alors sa langue rapeuse magique vient cautériser agréablement la plaie que je me suis ouvert avec une miette de cornet de glace. Il fait chaud, je sue, je me demande comment Félix s'en sort avec son pelage.
A côté la poupée vaudou en plastique n'a pas pris une carotène... Au contraire même, le soleil tapant lui a ôté ses couleurs, évaporées, dissoutes, envolées, et elle git là, comme si moi aussi, je l'attendais. Mais non. Puisqu'elle est là. Qui l'attend cette poupée ? Elle-même ne l'imagine pas. J'ai mis dedans une rondelle d'onion, parce que je n'avais pas de cheveux magique pour invoquer la métaphysique humaine. Sur misanthroplanète, je suis le dernier. Et Félix ne suffit pas tout-à-fait à ce qu'il me faudrait de la poupée vaudou, un coeur d'onion, c'est, comme on dit, des couches successives, que Félix n'a pas autrement le moyen pour m'en partager qu'avec des larmes...
Je me lève et l'abandonne pour aller nager.
Les méduses sur les dunes de vagues se parallélisent en ondes cosmologiques. Les étoiles de mer sont également filantes aux cinq vents ; car il y en a un de plus, celui dans lequel j'ai soufflé mon voeu, le plus cher, le plus pieux, le plus sincère du mieux que je peux, je l'espère, rendre aussi mélodieux qu'un chant d'espérance, qu'une mélodie de l'absence, cet amour qui me retient, ce chancellement de la conscience dans un corps en ébullition, toi mon démon, à qui je rends ce pouvoir vaudou, dans l'eau, le remou, dont une oraison m'aurait rendu fou, je le vaux, je le veux, ce qui se dissout contre ma peau, le sel marin au sucrier sous l'oeil de Félix, qui m'a vu, un instant, avant de ronronner et de se rendormir.
Je fais la planche.
Au dessus de moi le néant, les lunes tournent, les couleurs chatoyent, les lumières brillent, des galaxies se font claires dans le ciel de jour, les astres ne sont présents que dans un ténu effet que je connais d'habitude en cette saison où les soleils eux aussi, sont comme ils sont. Et les nuages. Roses, je les range dans la catégorie : "bonbon qu'on ne touche qu'avec les yeux" et je les déguste.

Le soir venu, la cabane en palmier tressé se distingue avec les néons tropicaux. Au bar, l'elfe-robot est impassible. Je lui ai demandé il y a bien trop longtemps pour que je m'en souvienne, mais lui s'en souvient, et il ne change rien depuis.
- Un triple cornet, s'il-te-plait. Comme d'habitude.
Il dresse ses antennes pointues, et s'empare de divers instruments. Un boulier, un shaker, une bombe de chantilly. Le biscuit en cornet sort du moule, et les glaces s'y calfeutrent. Elles commencent alors à fondre, en cette soirée pas tout-à-fait fraîche au contraire, plutôt suave et délicieuse.

Et alors que la plupart des soleils sont couchés, et que de soir il n'y a qu'un nom pour les humains de la Terre, je songe à eux et à leur petit système héliocentrique. Un seul et unique soleil, le ciel est toujours pareil. Un interrupteur un peu binaire. Jour. Nuit.
Ici sur misanthroplanète, les diverses sources de lumières et de couleurs font qu'on ne peut pas être dans une telle dichotomie.
Râ s'est couché, il a enlevé un filtre vert.
Dieux est au zénith, il entame une descente d'or.
Zeus est caché derrière les nuages orageux du fond de l'horizon.
Quant aux autres petits soleils, boules de feu gravitationnelles, ils filent leurs coursent et éclairent à tout-va de leur mouvement incessant, éclairant parfois de rouge, de bleu, de vert, d'argent. Oh la belle.
Ces feux d'artifices ont destitué la rotation de misanthroplanète de toute perception amenant le repère que constitue le concept terrien de journée. Ici le spirographe ne rentre pas dans les clous toutes les vingt-quatre heures. Il y a plusieurs phénomènes de répétition temporelle, et ils sont décalés, ce qui assure une image multiple de l'éclairage et de la température, de l'hygrométrie, des vents, bref, d'une météo de mes sentiments que l'elfe-robot, en barmaid désintéressé, ne saurait vraiment comprendre. Je fais comme si.
- Vanille, pour les filles.
Il ne grimace pas, c'est une rime facile et il sait que je m'en fous du sens, au contraire, que tout ceci m'est drôle, de singer les terriens qui se contrefoutent de leurs répétitions intrinsèques. La première boule se lèche un coup, puis se fait croquer, car elle le peut encore.

- Fraise, pour les balèzes.
L'elfe-robot me ressert un cornet. La deuxième boule se happe avec les lèvres, je la croque de douceur.
La poupée vaudou à la tranche d'onion est restée sur la serviette, l'autel de sa paresse un peu passive, inerte, que je lui en veux oui, certes, mais pas vraiment c'est une poupée vaudou, seul ce qui lui est connecté peut se targuer d'être déterminé. En l'occurrence un onion qui s'est déshydraté sous les rayons multiples de la lumière de misanthroplanète...
Pendant ce temps Félix dort, elle rêve qu'elle chasse le corbeaumouth, ou le merle laineux, ou même la souris géante. Ronronnant de ce songe qui lui agite la queue, elle fait rugir ses canines saillantes. De faim.

- Coco, pour les crocos.
Ne sourcillant, l'elfe-robot n'a pas remarqué qu'il n'y avait pas de crocodile sur misanthroplanète. Il en aurait un portrait sur la devanture de la cabane qu'il ne saurait pas vraiment ce que c'est pour autant.
Je verse une larme de glace, la dernière boule se boit à la cuillère ou au cornet directement, pour les sauvages comme moi. Mais je préfère la paille. Alors le vrai tube de l'été plonge dans le recéptacle rempli de fluide blanc. Le jus de noix se rafraichit.
Et alors je peux manger.
Croustillant le cornet.
Je l'amoindris devant mon propre regard, et ma pondération gravitationnelle est toute chamboulée au centre des astres qui viennent remuer mes nouvelles ingestions d'imperceptibles mouvements spirographiques.
Une glace, deux glaces, trois glaces. Les cornets sont à l'infini, et à la nullité : aucun n'est avant que je ne l'aie demandé, et tous sont selon ma volonté, sortis du gaufrier de l'elfe-robot aux antennes pointues.

Lorsque j'ai assez attendu, Félix se réveille. Elle cligne d'un cil félin.

Dans le ciel elle bat des ailes, je la chevauche droitement.
Nous survolons les îlots de misanthroplanète, ma solitude incarnée. Ici un volcan en éruption ; là sur les rochers, un troupeau de sirènes mâles dore au soleil. Là des méduses et des poulpes. Ou encore, les goélands, ces terres ailées qui flottent entre deux airs. Il y a des relents accoustiques, des effluves nourriciers, qui émanent des nuages.
Félix plane ensuite, et nous formons une hélicoïde pour redescendre paisiblement en suivant les frottements doux de l'atmosphère sur notre poids conjugué. Nous flottons de plus en plus vers le bas. Et la surface de s'approcher.

Un jour, il y aura une nuit.
Je pourrai m'allonger pour oublier.
Je pourrai mourrir d'un paroxysme bien heureux.

Lorsque les soleils seront alignés, derrière le dos de misanthroplanète.
"Une cave et tu sais que
Y'a pire que mourir"
- SCH -

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  • Calame Supersonique
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Re : [B12] Threshold my skin
« Réponse #1 le: 02 juin 2020 à 13:29:24 »
Olà Gamy  :miaw:

Comme d'hab, au fil du texte :

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- Lèches.
Sans s, non ?

Citer
ce soleil allongeant la plage
:coeur:

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smilodon ailé
:coeur:

Citer
Les méduses sur les dunes de vagues
:coeur:

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Je me lève et l'abandonne pour aller nager.
Citer
Je fais la planche.
j'aime bien l'alternance pensées / action simple

Citer
Au dessus de moi le néant, les lunes tournent, les couleurs chatoyent, les lumières brillent, des galaxies se font claires dans le ciel de jour,
j'aime bien. La suite de la phrase, je la comprends moins '-'

Citer
Au bar, l'elfe-robot est impassible.
:coeur:

Citer
Et alors que la plupart des soleils sont couchés, et que de soir il n'y a qu'un nom pour les humains de la Terre, je songe à eux et à leur petit système héliocentrique. Un seul et unique soleil, le ciel est toujours pareil. Un interrupteur un peu binaire. Jour. Nuit.
:coeur:

Citer
aucun n'est avant que je ne l'aie demandé, et tous sont selon ma volonté, sortis du gaufrier de l'elfe-robot aux antennes pointues.
:coeur:

Citer
Lorsque les soleils seront alignés, derrière le dos de misanthroplanète.
:coeur:

Voilà, fini. Il me semble que t'as placé aucun des éléments, donc pas de points pour toi, mais on s'en fout, parce que des points pour quoi faire ? – c'est pas un kermesse !

J'ai bien aimé ! J'ai pas tout tout compris les images, mais ça me permettra de la relire et de re-découvrir. J'ai beaucoup apprécié l'ambiance mélancopoétique. Les mouvements simples : être allongé sur la page, puis nage, puis faire la planche, puis commander des glaces. Et entre, toutes ces pensées arc-en-ciel, et la poupée vaudou à coeur d'ognon et puis Felix  :coeur:

Merci pour ce beau texte !
"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

Hors ligne Krapoutchniek

  • Calame Supersonique
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Re : [B12] Threshold my skin
« Réponse #2 le: 07 juin 2020 à 00:29:01 »
Citer
elle chasse le corbeaumouth

Moi je chasse plutôt le canarmouth  :huhu:

Je pensais pas qu'il y aurait de la réflexion métaphysique sur base de la playa, mais pourquoi pas ?  :huhu:

Les images sont cool et effectivement ça demande relecture pour bien tout cerner  ^^
It will reveal its meaning when it lives in victory...

Hors ligne Alan Tréard

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Re : [B12] Threshold my skin
« Réponse #3 le: 08 juin 2020 à 18:00:00 »
Bonjour à toi, Bel.le Inconnu.e,


Je te consacre ma huitième lecture depuis le début du BT. :)

Voici un texte féerique où la magie s'entremêle à l'innocence la plus sincère et où les plus amusants enchantements se mêlent à la beauté du monde. Il y a dans cette vision digne d'une fée une forme de parabole de la solitude, de la mélancolie ou des plaisirs épicuriens avec une touche de fantasme qui alimente l'imaginaire.


À un moment du récit, une réplique se répète sous des formes nuancées : d'abord la vanille ; ensuite la fraise ; enfin la noix de coco. C'est typiquement le type de procédé qu'on trouve dans les contes féeriques, je crois que tu aurais pu appuyer cette dimension orale tout au long de ton histoire car cela aurait attiré l'attention sur un détail amusant : c'est facile à mémoriser et très amusant à imaginer !


Mention spéciale pour le smilodon ailé : cette femelle du nom de Félix adore se prélasser aux soleils, un rêve carnivore en tête de chasseuse expérimentée, songes à lui faire agiter la queue ; elle se montre très bénéfique à son maître car elle peut cicatriser ses plaies d'une léchouille magique.


 :zzz:

Hors ligne Opercule

  • Aède
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Re : [B12] Threshold my skin
« Réponse #4 le: 11 juin 2020 à 11:45:08 »
Bonjour ! Merci de m’inviter sur misanthroplanète, où on a des glaces, une smilodon ailée et plusieurs soleils ? enfin, tous les trucs les plus dangereux de la création ! J’ai vu beaucoup de contemplation, de tendresse, et des situations dont j’ai moins apprécié la force.

- Lèches.
En effet, un impératif de prends pas de "s".

Une poupée vaudou en plastique me souffle à l'oreille : "viens, je t'attends", et c'est bien la réalité qui est soufflée par-delà de ce soleil allongeant la plage, sur une serviette arrosée, nous sommes étendus, et l'étoile filante qui m'a inspiré une pensée a disparu derrière les lunes.
La réalité est soufflée par qu(o)i ? pourquoi la serviette est "arrosée" (elle est juste trempée ?) ?

A côté la poupée vaudou en plastique n'a pas pris une carotène... Au contraire même, le soleil tapant lui a ôté ses couleurs, évaporées, dissoutes, envolées, et elle git là, comme si moi aussi, je l'attendais. Mais non. Puisqu'elle est là. Qui l'attend cette poupée ? Elle-même ne l'imagine pas. J'ai mis dedans une rondelle d'onion, parce que je n'avais pas de cheveux magique pour invoquer la métaphysique humaine.
Tu veux dire n’a pas bronzé pour "prendre une carotène" ? On bronze plutôt par la mélanine, il me semble – mais on parle de la physiologie d’une poupée vaudou.
Pourquoi mettre des cheveux humains dans une poupée vaudoue sauf pour maudir qqn ? Or, il me semble pas que le narrateur veuille maudire qui que ce soit ?

Les méduses sur les dunes de vagues se parallélisent en ondes cosmologiques. Les étoiles de mer sont également filantes aux cinq vents ; car il y en a un de plus, celui dans lequel j'ai soufflé mon voeu, le plus cher, le plus pieux, le plus sincère du mieux que je peux, je l'espère, rendre aussi mélodieux qu'un chant d'espérance, qu'une mélodie de l'absence, cet amour qui me retient, ce chancellement de la conscience dans un corps en ébullition, toi mon démon, à qui je rends ce pouvoir vaudou, dans l'eau, le remou, dont une oraison m'aurait rendu fou, je le vaux, je le veux, ce qui se dissout contre ma peau, le sel marin au sucrier sous l'oeil de Félix, qui m'a vu, un instant, avant de ronronner et de se rendormir.
C’est assez lourd comme phrase, c’est une envolée qu’on sent plein d’enjeux, de tiraillements, de conflit interne, mais surtout àpd "le plus cher, le plus pieux, le plus cinsère du mieux que je peux" qui est assez bancal. Après, pareil : l’oraison de qui ?

Et les nuages. Roses, je les range dans la catégorie : "bonbon qu'on ne touche qu'avec les yeux" et je les déguste.
Petit point : c’est une forme fautive d’anacoluthe ; tu sous-entends que c’est les nuages qui sont roses, mais tu ne peux pas dire "Roses, je les range"… parce qu’évidemment "roses" est censé s’appliquer au sujet de la phrase – le narrateur.

J’aime bien la dédication du narrateur à un seul trio de glaces. Le pauvre-elfe ne doit faire qu’un seul genre de glaces toute la journée, tiraillé par la peur au ventre que le narrateur commande un "citron c’est pas que pour les cons" de façon inopinée.

Les considérations gravitationnelles sur les multiples (et très nombreux) Dieux-Étoiles-Feux-d’Artifice est vraiment magique. Cette exloration de ce que serait "un jour" ou une unité de temps qui rythme la journée est particulièrement inspirante.
Par contre nous autres petits terriens reconnaissons aussi que malgré notre unique Soleil nous avons aussi pas mal de couleurs dans le ciel x)

Pendant ce temps Félix dort, elle rêve qu'elle chasse le corbeaumouth, ou le merle laineux, ou même la souris géante. Ronronnant de ce songe qui lui agite la queue, elle fait rugir ses canines saillantes. De faim.
j’ai bien envie de voir la gueule des merles laineux, et comment ils peuvent bien voler. mais pour un prédateur apex ailé, il n’est que de nature de manger des animaux préhistoriques qui volent.

Une paille est ton "tube de l’été", huh ?

Lorsque j'ai assez attendu, Félix se réveille. Elle cligne d'un cil félin.

Dans le ciel elle bat des ailes, je la chevauche droitement.
Nous survolons les îlots de misanthroplanète, ma solitude incarnée. Ici un volcan en éruption ; là sur les rochers, un troupeau de sirènes mâles dore au soleil. Là des méduses et des poulpes. Ou encore, les goélands, ces terres ailées qui flottent entre deux airs. Il y a des relents accoustiques, des effluves nourriciers, qui émanent des nuages.
Sur misanthroplanète, non seulement il n’y a pas d’humains (autres que, vraisemblablement, le narrateur – car il faut bien être humain pour être misanthrope). Mais il n’y a même pas d’autre présence que l’animal de compagnie, et un genre de faune intouchable. Ça semble être isolé.
Félix plane ensuite, et nous formons une hélicoïde pour redescendre paisiblement en suivant les frottements doux de l'atmosphère sur notre poids conjugué.

Un jour, il y aura une nuit.
Je pourrai m'allonger pour oublier.
Je pourrai mourrir d'un paroxysme bien heureux.

Lorsque les soleils seront alignés, derrière le dos de misanthroplanète.
:coeur:

Hors ligne Persona

  • Aède
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Re : [B12] Threshold my skin
« Réponse #5 le: 14 juin 2020 à 11:46:34 »
Bonjour,

Les lectures de la playa se terminent pour moi sur ce texte empreint d'une forme de langueur poétique. Il y a de très beaux passages, doux, colorés. De belles images, de belles formules. Cela demande un peu de concentration pour tout apprécier, j'ai préféré ma 2ème lecture.

Merci pour ce partage !

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Bonne journée
Une erreur originale vaut peut-être mieux qu'une vérité banale

Hors ligne Samarcande

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Re : [B12] Threshold my skin
« Réponse #6 le: 19 juin 2020 à 22:53:16 »
Salut gamer inconnu.e

last text, but not least.

Comme les autres je commente au fil du texte.

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- Lèches.
Lèche.

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biscuit grillagé
:coeur:

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smilodon ailé
:coeur:

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Et Félix ne suffit pas tout-à-fait à ce qu'il me faudrait de la poupée vaudou, un coeur d'onion, c'est, comme on dit, des couches successives, que Félix n'a pas autrement le moyen pour m'en partager qu'avec des larmes...
Très triste, mais beau.

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Les étoiles de mer sont également filantes aux cinq vents
:coeur:

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Et les nuages. Roses, je les range dans la catégorie : "bonbon qu'on ne touche qu'avec les yeux" et je les déguste.
:coeur:

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Au bar, l'elfe-robot est impassible
C'est bien trouvé. Un ersatz de créature mythologique impassible qui ne fait que renforcer la solitude du personnage.

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Ici sur misanthroplanète, les diverses sources de lumières et de couleurs font qu'on ne peut pas être dans une telle dichotomie.
Râ s'est couché, il a enlevé un filtre vert.
Dieux est au zénith, il entame une descente d'or.
Zeus est caché derrière les nuages orageux du fond de l'horizon.
Quant aux autres petits soleils, boules de feu gravitationnelles, ils filent leurs coursent et éclairent à tout-va de leur mouvement incessant, éclairant parfois de rouge, de bleu, de vert, d'argent.

J'aime beaucoup ce passage, très poétique et visuel.

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- Vanille, pour les filles. - Fraise, pour les balèzes. - Coco, pour les crocos.
J'aime beaucoup le coté décalé de la petite comptine enfantine devant le mutisme de l'elfe-robot tandis que les glaces se délitent et que l'oignon sèche au soleil.
La mélancolie d'une parodie d'été, d'une vague tentative d'insouciance sur une planète déserte, à laquelle personne ne croit plus.

Citer
Le vol au dessus de l’île est doux, lent comme le temps qui s'étire dans cet été infini aux mille soleils.
Un jour, il y aura une nuit.
Je pourrai m'allonger pour oublier.
Je pourrai mourrir d'un paroxysme bien heureux.

Lorsque les soleils seront alignés, derrière le dos de misanthroplanète.

La fin est juste wow :coeur: :coeur: :coeur: :coeur:

Merci pour ce superbe texte, poétique et mélancolique à souhait.
Sait-on jamais, nos chemins pourraient se croiser ! (Amin Maalouf )

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    • mordelang
Re : [B12] Threshold my skin
« Réponse #7 le: Hier à 22:41:39 »
j'ai pas grand-chose à rajouter à vos commentaires en vrai, j'y pense depuis plusieurs jours et j'y reviens sans cesse, j'ai juste aimé un peu de suspense dans l'histoire et l'univers m'a inspiré, j'suis content de voir votre implication à la commentation mais pour le coup n'en tire aucune leçon si ce n'est celle vers un bonheur d'avoir participé à ma mesure à ce truc lancé bien comme il faut, une thématique que j'aimais pas trop l'aspect BT, mais qui au final m'a fait voir autre chose...

hu
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