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18 Juin 2026 à 17:55:46
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Extra-muros

Auteur Sujet: Extra-muros  (Lu 2144 fois)

Hors ligne Miromensil

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Extra-muros
« le: 08 Mars 2020 à 11:59:33 »
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Une fois, j’ai rencontré quelqu’un.
Son prénom était une date sortie de nulle part que je m’étais tatouée sur la nuque. On s’était peu parlé. Dans les rues, les parcs. Quelque part. On ne s’élevait pas au-dessus des foules et on savait qu’on n’irait pas loin. Elle m’avait dit : « Tu ne seras pas même un souvenir ». A l’époque, elle disloquait son esprit afin que de nouvelles perspectives s’offrent à elle. Son attention se portait sur les culs-de-sac, où elle restait longtemps assise, à interroger les briques noires de ses mains. Elle m’a annoncé avoir trouvé une ouverture. Avant de partir, elle m’a donné un foulard anthracite qui ne me quitte plus. Je ne devais plus la croiser, les rues la mangeraient pour moi. Du moins ce qu’il en reste. Les murs se sont effilochés, et les briques envolées vers le haut.
J’ai migré dans un vieux bâtiment sur le point d’être démoli. La cloison qui donne sur la rue s’est effondrée, ouvrant la pièce sur le paysage.
Depuis, je n’ai rencontré personne d’autres fois.

Seul un ami architecte vient parfois me rendre visite. Adossé contre le mur décrépi, je lui dis :

« Encastre les fleuves
Sème des champs de blé dans les greniers
Déserte les rues
Fais en sorte qu’aucun vent ne respire, que seul l’ennui vive
Et que ne s’emmure avec moi
que ma solitude »

Il me reluque de haut en bas en me demandant pour qui je me prends de m’adresser à lui à l’impératif. Il ne me promet rien : la ville est en piteux état. Un mal invisible la ravage ; elle semble avoir avalé quelque chose de travers. La pesanteur s’inverse et des bouts de toits, des branches et des parapluies, montent mollement dans l’atmosphère – d’ailleurs, ça je peux le voir par moi-même. Mon air apocalyptique n’y changerait rien, je suis un égoïste. Je ne l’écoute déjà plus.

J’entends des voix quand je suis seul : les vieilles bâtisses, à moitié écroulées, se marmonnent des histoires du temps où la foule leur passait sous les yeux. L’architecte s’adosse au mur crevé, à quelques pas du vide. Je relève la tête : « Ma peur grouille en tes caves », mais de ça aussi il s’en fout. Il me jette à la figure que de toute façon, la ville a sa propre volonté, qu’elle se construira si elle le décide. Mais quand même, il essaierait de faire ce que je lui ai demandé. Il s’assied et contemple la brocante d’objets en tous genres qui s’élèvent.

Les jours passent pendant que l’architecte conçoit la ville — il dit qu’il y arrive. Sa méthode consiste principalement à attendre en regardant. Les boulevards se pensent, une ligne en engendre une autre. Il y a des fleuves dans les souterrains, des champs sous les toits. Des parcs s’agglutinent autour de vieux sofas et de lampes art déco. Parfois il se tourne dans ma direction et maugrée : « C’est quoi ce bordel que tu m’as supplié, une métropole créee pour ton petit paradis personnel ? »

Il a voulu se venger, sans d’autres raisons que sa conviction — fausse, au demeurant — d’avoir à me supporter dans cette pièce béate. Il déteste cet avenir abscons que je lui inflige. « Qu’on s’inflige », je le corrige. Je m’assieds près de lui et chuchote :  « Tu as mis des gens ». On en voit un peu partout dans les méandres urbains — il sourit, fier de lui. « Tu allais quand même pas te croire seul au monde ». Puis il ajoute, goguenard :

« Les gens que tu regardes de haut, ils malaiment déjà cette ville
Et je te condamne de t’y faire ruines ».

Son projet achevé, il s’en va. Je reste encore un moment assis. Quand je me lève, je suis à vif : prêt à m’écorcher sur des façades neuves. Le cœur battant derrière chaque pan de mur. Des nuées de nœud-papillons traversent alors mon champ de vision. Leurs ailes, de soie ou de satin chatoyants, colorent le ciel. Je trouve ça beau et c’est ce qui me convainc de descendre vers la rue.
En faisant le tour de l’immeuble, je lis un dernier indice du passage de l’architecte, peint en grand et blanc :


Car c’est le lot des amabsentes
que de ne pouvoir se rencontrer dans une ville
en laquelle elles auraient enfin voulu vivre
« Modifié: 16 Juin 2020 à 19:26:59 par Miromensil »

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Re : Extra-muros
« Réponse #1 le: 10 Mars 2020 à 08:35:22 »
wow, c'est à la fois vertigineux et édifiant

je me suis retrouvé dans les ruines du rêve le plus profond d'inception, avec l'homonyme matrixien que tu poses en un créateur énigmatique dont la teneur amère semble la cause mais surtout la conséquence de l'apocalypse de ta ville... ce dans la deuxième partie que j'ai expérimentée d'un switch avec une première qui était pluss toi, plus dans les virages impromptus d'un début de phrase avec tout ce qu'il faut pour soulever l'incrédulité du lecteur...

j'ai tout lu, attentivement, je crois que j'aime la dimension humaine quand je lis ton art, parce que je m'y perds moins qu'ailleurs, que j'ai moins de douleur, et que quelque part, ça me parle un peu

j'ai noté une touche très pessimiste, presque trop triste pour se résoudre à la question métaphysique de l'architecte, qui m'apparait ici comme un  malin ensorceleur dont on ne sait démêler l'origine de la vengeance, mais qui, presque à contre coeur, avance en se donnant des excuses, jusqu'à ce que finalement les excuses aient raison et qu'il s'en aille sous l'absence de ton protagoniste qui reste pantois, en fin, puisqu'en tant que lecteur je ne lui octroie que le constat de silence

tout reste ouvert et pourtant si sombre encore
et tout est bouché par le regard perçant et inactif de l'architecte...

pour la première partie avec les histoires d'une rencontre, je trouve que ça lance bien le propos et aurais presque eut envie de voir pluss de foulard dans la suite

diantre, tu me surpris l'esprit ce matin à le prendre par la main pour une lecture !
au plaisir d'un prochain !
.

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Extra-muros
« Réponse #2 le: 10 Mars 2020 à 18:42:38 »
Bonjour Miromensil,


Par certains aspects merveilleux de cette histoire, mais aussi à cause de la morale philosophique à la fin, j'ai eu le sentiment de t'entendre raconter l'histoire de quelqu'un que je découvrirais à travers tes seuls yeux d'auteur.

Pourtant, quelque chose m'échappe, c'est le thème que tu as choisi d'exposer.


Dans l'ensemble du récit, j'ai eu le sentiment que la thématique de l'immobilité était très présente, qu'elle donnait à voir une situation depuis une position qui n'évoluerait pas. Pourtant, je crois que j'aurais instinctivement attendu une évolution entre une situation initiale et une situation finale, comme quelque chose qui donne à ces personnages la liberté d'exprimer leurs états d'âme.

Parfois, l'utilité de faire évoluer un personnage autour d'une situation immobile permet de voir combien le mécanisme est enrayé (le personnage essaie cent façons de faire bouger les choses sans jamais parvenir à ses fins), je me suis demandé si c'était ce que tu souhaitais retranscrire comme impression, sans en être tout à fait certain.

De cette façon, j'ai eu le sentiment qu'il n'y avait pas de progression entre le début du récit et sa fin, sans pour autant comprendre ton choix d'écriture ; j'en garde donc une certaine frustration à ne pas avoir compris le sens profond de la morale de l'histoire.


C'est pourtant toujours un plaisir de te lire, et je suis ravi de voir que tu ne perds pas l'inspiration. :)
« Modifié: 10 Mars 2020 à 18:44:31 par Alan Tréard »

Hors ligne Rémi

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Re : Extra-muros
« Réponse #3 le: 10 Mars 2020 à 22:44:20 »
Salut Miro :)

Citer
Depuis, je n’ai rencontré personne d’autres fois.
d'autrefois ?
ou alors, tu veux dire qu'une telle rencontre ne s'est jamais reproduite ?

Citer
des bouts de toits, des branches et des parapluies, montent mollement vers l’atmosphère
:coeur:
(j'aurais dis "dans l'atmosphère")

Citer
une métropole crée pour ton petit paradis personnel ? ».
créée
(je pense que tu peux supprimer le point)

Citer
Il a voulu se venger, sans d’autres raisons que son sentiment — faux, au demeurant — d’avoir à me supporter dans cette pièce béate.
un sentiment d'avoir à supporter quelqu'un ? est-ce une raison ? peut-elle être fausse ?
(ressentiment ? et pourquoi "faux" ? plutôt "infondé" ?)

Citer
« Les gens que tu regardes de haut, ils malaiment déjà cette ville
Et je te condamne de t’y faire ruines ».
:coeur:

Citer
Car c’est le lot des amabsentes
que de ne pouvoir se rencontrer dans une ville
en laquelle elles auraient enfin voulu vivre
très jolie conclusion

J'ai un sentiment de profonde nostalgie, en lisant ce texte. Comme une recherche de recommencement, un appel à la reconstruction impossible, faite par un autre, avec une foule qui apparaît mais qui n'est pas peuplée de l'être recherché. Je ne sais pas si c'est volontaire, mais l'écho entre le foulard anthracite et les noeuds papillons colorés a résonné très fort en moi.
Un texte très sensible, que je perçois comme une métaphore filée (la ruine autour de l'être esseulé, l'ami qui tente de tendre la main maladroitement, la reconstruction de travers...).

Merci pour cette belle lecture, très émouvante.

Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Miromensil

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Re : Extra-muros
« Réponse #4 le: 14 Mars 2020 à 10:13:51 »
@Dot
Me fait très plaisir que tu aies pu lire ce texte sans encombre ni douleur. Tu as bien acqueusement saisi et souligné l’essence du texte je trouve, ça veut dire que je l’ai – inconsciemment – bien retransmise !
« envie de voir pluss de foulard dans la suite » : Rémi fait le lien entre les noeud-pap et le foulard... comment ont raisonné ceux-ci en toi, en fait ? si jamais tu repasses.
Merci pour ton passage E>

@Alan
Ta lecture est comme d’habitude déroutante et intéressante. J’ai à cœur d’écrire des textes qui questionnent l’immobilité et l’évolution, tu m’en fais rendre compte plus nettement. C’est ‘voulu’ que le narrateur n’évolue pas vraiment.. d’autant plus qu’il n’a que 700 mots pour le faire. On peut voir ce texte plus comme une coupe vive dans un vécu un peu plus large. Quant à la fin je ne la vois pas vraiment comme une morale philosophique, bien qu’elle en ait l’air, mais plus comme une bribe de nostalgie généralisée.

Quand j’y réfléchis, si, d’une certaine façon, il y a une évolution dans le texte : entre le début qui raconte l’histoire avec une fille qui est partie, puis le milieu où il est avec l’architecte dans un immeuble en ruine, et la fin où il est obligé de rejoindre une ville peuplée de gens mais sans elle… on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de changement entre tous ces états.

@Rémi

Citer
ou alors, tu veux dire qu'une telle rencontre ne s'est jamais reproduite ?
Oui, c’est ça. C’est pour créer un pluriel de « une » fois.

Citer
(j'aurais dis "dans l'atmosphère")
Bien vu !

Citer
un sentiment d'avoir à supporter quelqu'un ? est-ce une raison ? peut-elle être fausse ?
j’ai changé sentiment par « conviction »

Merci beaucoup pour ton retour et la façon dont tu as pu décrire ton ressenti par rapport au texte. Dot a fait référence au foulard aussi, et c'est vrai qu'à la fin il y a des noeud-papillons... il doit y avoir un lien entre les deux, oui, comme des petites touches. Tout s’est joué autour des silences je pense, de ce qui est dit et de ce qui n’était pas dit, d’où toutes ces choses que tu décris.

Je vais probablement l'envoyer à un AT. Je trouve un truc pas logique à ce texte : le fait que certains objets s'élèvent vers le haut mais pas les personnages... je pense rajouter un passage où ils doivent s'attacher à des cables et des cordes pour ne pas s'élever avec le reste de la 'brocante'. Encore merci à vous 3 !

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Re : Extra-muros
« Réponse #5 le: 14 Mars 2020 à 10:27:19 »
han ouiii non je les ai vu passer en volant mais j'ai été un peu frileux du col à ce niveau
je me repencherai d'une lecture plus apaisée lorsque je le sentirai

tu sais éclairer tes contrastes, dans cette réponse, ça ouvre du détail très palpable je trouve merci



zut je suis obligé d'édit pour cet autre passage :
heu je sais pas si ça se fait de commenter en images
mais suite à ce fil j'ai pas pu m'empêcher de réagir





je crois ça vaut un : "voici ce que je vois d'aimable" pour le début du texte
« Modifié: 16 Mars 2020 à 05:17:09 par Dot Quote »
.

Hors ligne Miromensil

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Re : Extra-muros
« Réponse #6 le: 16 Mars 2020 à 10:04:32 »
C'est
trop
beau
o.o
même les détails, comme l'arbre de la 2e...

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Re : Extra-muros
« Réponse #7 le: 17 Mars 2020 à 13:50:05 »
 :mafio: :mafio:
.

Hors ligne Chapart

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Re : Extra-muros
« Réponse #8 le: 26 Mars 2020 à 13:40:44 »
Plop,


Son prénom était une date sortie de nulle part que je m’étais tatoué sur la nuque.

j'aurais dit "tatouée", parce que vu comme la phrase est construite, il me semble que c'est la date qui est tatouée. Mais ptet pas.

On s’était peu parlé. Dans les rues, les parcs. Quelque part. On ne s’élevait pas au-dessus des foules et on savait qu’on n’irait pas loin. Elle m’avait dit : « Tu ne seras pas même un souvenir ». A l’époque, elle disloquait son esprit afin que de nouvelles perspectives s’offrent à elle. Son attention se portait sur les culs-de-sac, où elle restait longtemps assise, à interroger les briques noires de ses mains. Elle m’a annoncé avoir trouvé une ouverture. Avant de partir, elle m’a donné un foulard anthracite qui ne me quitte plus. Je ne devais plus la croiser, les rues la mangeraient pour moi. Du moins ce qu’il en reste. Les murs se sont effilochés, et les briques envolées vers le haut.

j'aime beaucoup l'ambiance un peu étrange, floue et mystérieuse, avec en même temps le cadre de la ville mais sans être trop précis sur les descriptions. La seule phrase qui m'a moins convaincu, je crois, c'est "A l’époque, elle disloquait son esprit afin que de nouvelles perspectives s’offrent à elle." En fait le début de la phrase est très chouette, mais je crois que je m'attendais à quelque chose de plus… précis ? que "perspectives" après ça… après, c'est sans doute voulu, dans l'idée d'une ambiance plutôt floue.

Depuis, je n’ai rencontré personne d’autres fois.

la tournure m'a paru un peu maladroite, "d'autres fois".


la ville est en piteuse état.

en piteux état

Un mal invisible la ravage ; elle semble avoir avalé quelque chose de travers. La pesanteur s’inverse et des bouts de toits, des branches et des parapluies, montent mollement dans l’atmosphère – d’ailleurs, ça je peux le voir par moi-même.

j'ai trouvé un peu curieux, l'observation qui suit le tiret cadratin, je crois. J'ai pas l'impression que ça amène la suite, ni que ça donne plus de réalité à ce qui précède.

mais ça aussi il s’en fout.

de ça ?

Il me jette à la figure que de toute façon, la ville a sa propre volonté, qu’elle se construira si elle le décide.

chouette !

Les boulevards se pensent, une ligne engendre une autre.

ça devrait pas plutôt être "en engendre une autre" ? même si ça sonne pas très très joli. Ou alors "une ligne engendre une autre ligne" ? je sais pas.

une métropole crée pour ton petit paradis personnel ? »

créée

Il a voulu se venger, sans d’autres raisons que sa conviction — fausse, au demeurant — d’avoir à me supporter dans cette pièce béate. Il déteste cet avenir abscons que je lui inflige. « Qu’on s’inflige », je le corrige. Je m’assieds près de lui et chuchote :  « Tu as mis des gens ». On en voit un peu partout dans les méandres urbains — il sourit, fier de lui. « Tu allais quand même pas te croire seul au monde ». Puis il ajoute, goguenard :


Je trouve ça beau, et c’est ce qui me convainc de descendre vers la rue.

j'aime pas trop trop le "et" après la virgule.

Car c’est le lot des amabsentes

joli !

J'ai bien aimé ; les phrases sont plus courtes et le rythme moins sautillant que dans d'autres textes que j'ai lus de toi; ça colle assez bien avec le ton l'ambiance de la ville désertée. Par endroits j'ai presque été frustré que les descriptions des rues, des bâtiments, des façades, etc., ne soit pas un peu plus précise, mais ça aurait sans doute cassé le côté un peu nébuleux et vaporeux du texte.

Ah oui, et sinon, y a pas mal de cadratins, et par endroits je crois que j'ai pas très vu ce qu'ils apportaient (rythme, tic du narrateur, ... ?). Par endroits le ton est peut-être un tout petit peu inégal.

Une chouette lecture !
« Modifié: 26 Mars 2020 à 13:43:23 par Chapart »

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Re : Extra-muros
« Réponse #9 le: 26 Mars 2020 à 16:29:05 »
j'aime beaucoup l'ambiance un peu étrange, floue et mystérieuse, avec en même temps le cadre de la ville mais sans être trop précis sur les descriptions. La seule phrase qui m'a moins convaincu, je crois, c'est "A l’époque, elle disloquait son esprit afin que de nouvelles perspectives s’offrent à elle." En fait le début de la phrase est très chouette, mais je crois que je m'attendais à quelque chose de plus… précis ? que "perspectives" après ça… après, c'est sans doute voulu, dans l'idée d'une ambiance plutôt floue
hey je me permets de rebondir là dessus
au contraire, moi le mot 'perspective' me renvoie à des choses concernant la précision
un point de fuite les rassemble
nietzsche les prévoit et les construit
en industrie elles sont primordiales
et dans ce contexte je lui trouve cette ouverture qui... aaaah c'est peut-être d'ouverture qu'on peut sentir un flou, t'sais genre t'es sur une piste est, 'des nouvelles perspectives', c'est des nouveaux chemins, et où aller alors...

mais je baragouine bien tant O.o
.

Hors ligne Miromensil

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Re : Extra-muros
« Réponse #10 le: 16 Juin 2020 à 19:31:09 »

So


Pour le temps de réaction  :miaw:

Citer
j'aurais dit "tatouée", parce que vu comme la phrase est construite, il me semble que c'est la date qui est tatouée. Mais ptet pas.
Yep !

Citer
la tournure m'a paru un peu maladroite, "d'autres fois".
C’est fait exprès pour jurer avec le « une fois »

(Oui pour les fautes que tu relèves, j’ai modifié)

Pour les tirets cadratins, je note, bien vu… il faudra que j’y repense à tête reposée. Je note aussi pour le ton inégal. Pour le perspective, effectivement c’est une phrase du texte auquel je tiens () et Dot a bien vu tout ce que je voulais développer à partir de là.

Bon après ce texte a été accepté à un AT tel quel, sans correction des fautes que tu relèves… comme y a le temps avant la publi je leur proposerai de modifier le texte avec les améliorations que tu proposes, ou à voir selon les remarques des deux membres du comité édito.

Merci beaucoup pour ta lecture ! ça me donne à penser.

(Quand tu verras ce message, je veux bien que tu engeoles le texte dans la partie « à ne pas jeter » des geoles, vu qu’il est pris à un AT ^^)

 


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