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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » L'Enfant du Lac [double défi]

Auteur Sujet: L'Enfant du Lac [double défi]  (Lu 5723 fois)

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L'Enfant du Lac [double défi]
« le: 17 Août 2010 à 23:22:55 »
Tadaam, voici le défi le plus rapide de toute l'Histoire du MdE ! 8) Applaudissements, s'il vous plaît... Et un autre texte - qui était lui aussi un autre défi au départ - est en préparation pour répondre à la première partie du "OU" !

Citation de: Rain
Je te défie d'écrire un conte original (donc incompatible avec ton défi de fanfic’ :mrgreen:) sans histoire d'amour dedans. Un vrai défi vu tes derniers textes   :D

Mauvaise langue... :huhu:

Citation de: Zephyr
Ambrena, je te défie d'écrire un texte (qu'importe la forme) qui comporte cette phrase au moins deux fois : "Ne restait que le souffle du sable qui l'emporte au loin.", et qui colle à cette musique-ci OU  qui contient cette phrase "Il n'y a pas de place pour le destin" et qui va avec cette musique-là.

Pour Zeph', je réponds à ce qui est en gras, et la musique correspond à peu près à la première partie du texte, environ jusqu'à "tannée par le soleil".

Alors, pour les inspirations, j’ai revu Le Prince d'Égypte y a pas très longtemps, et j’ai aussi relu des bouts de L’Etrange Vie de Nobody Owens. Voilà pour le côté Livre de la Jungle et Moïse XD.

*

L’Enfant du Lac

Il était une fois un petit village peuplé de magiciens qui se situait au bord d’un lac, dans une profonde forêt. Tous, du plus jeune enfant au vieillard le plus cacochyme, étaient dotés de pouvoirs magiques. Ils s’en servaient dans leur vie quotidienne, en veillant à toujours respecter l’équilibre des forces de la nature. Ces dons leur permettaient d’aller chercher l’eau au puits, de moudre la farine ou encore de balayer leurs maisons.  Ce n’était là que de la magie élémentaire, de la magie blanche qui ne servait qu’à faire le bien.
   Un jour, le roi de ce pays fut berné par un mage qui lui vola une considérable somme d’argent, en se prétendant capable de ressusciter la petite fille du souverain, qui était morte de maladie. Le seigneur ignorait en effet que rien ne pouvait contrer la mort, pas même le plus puissant des sorciers…  Furieux, ce dernier décida alors que la magie serait interdite dans tout le royaume et punie de mort. Il envoya alors des soldats dans tous les lieux habités du pays afin de tuer tous ceux qui détenaient des dons surnaturels.
   Caché dans les bois, le village échappa pour un temps au sinistre décret. Ses habitants ne savaient même pas qu’ils étaient hors-la-loi, isolés comme ils se trouvaient. Ils continuaient donc à mener leur paisible existence de thaumaturges. Mais cette situation devait un jour changer.
   Un matin, une jeune femme partit vendre des légumes enchantés au marché le plus proche. À son arrivée, tous les villageois fermèrent leur porte ou ramassèrent leurs articles, car ils n’avaient guère oublié la nature de cette visiteuse et de ses confrères.
   Les soldats que le roi avait postés dans cette ville de taille moyenne s’étonnèrent du comportement des gens, qui leur fut expliqué par une vieille au nez verruqueux. Ils se lancèrent alors à la poursuite de la femme, et la rattrapèrent alors qu’elle revenait dans son village natal.
   Sans pitié, ils enflammèrent alors les lieux et se mirent à attaquer les magiciens qui, en état de choc, ne pensèrent pas immédiatement à se servir de leurs dons pour se protéger. Flammes, cris et violence, voilà ce que devint soudain leur monde. Les enfants pleuraient, les femmes hurlaient, et les hommes réveillés tentaient de se battre, mais sans grand succès. Leurs pouvoirs ne leur servaient jamais à cela, et ils ignoraient tout de l’art du combat. Il ne leur restait plus qu’à courir.
Paniquée, la femme du marché alla chercher son bébé, jusque-là gardé par sa propre mère, et l’emporta. Dans sa course éperdue, elle oublia la vieille dame, qui se fit sauvagement égorger par la soldatesque.
Prise de peur, elle enserra farouchement son enfant entre ses bras et se dirigea vers le lac. Ses poursuivants étaient déjà sur ses talons, épée dénudée à la main…
Arrivée à destination, elle tomba à genoux et implora les esprits de la forêt.
« Ô nymphes des bois, je vous supplie de prendre soin de mon enfant ! Veuillez l’élever comme s’il était des vôtres, je vous en prie… » Elle embrassa une dernière fois son petit et le jeta dans le lac. L’enfant brailla, puis se tint coi.
La jeune femme ne saurait jamais si son bébé avait été adopté ou non, car ce fut à ce moment précis que les soldats arrivèrent à son niveau. Dénués de toute compassion, ils lui coupèrent la gorge et la laissèrent ainsi sur les rives du lac magique.

*

Mais l’enfant n’était pas mort. S’il s’était tu, c’était parce qu’une ondine l’avait rattrapé, une fois sous l’eau, puis doucement bercé. Un baiser sur le front avait suffi pour lui permettre de respirer sous les flots, et une calme berceuse aquatique l’avait apaisé.
« Tais-toi, mon bébé, sois sage, ne pleure pas… Dors, bercé par le lac sacré…», chantonnait la nymphe du lac, enchantée par ce bébé qui lui était confié. Elle rêvait d’avoir un enfant, et son souhait était enfin exaucé.
Mais le peuple de la forêt se devait d’obéir à des lois, elle le savait. C’est pourquoi, le lendemain, Raksha, démon mineur des eaux, sortit de l’eau, le bébé dans ses bras, et s’en alla quérir le grand Conseil des êtres des bois, composé de vénérables hamadryades qui vivaient dans des chênes.
Tous les nouveau-nés féériques devaient en effet être présentés au grand Conseil, afin d’être admis par la forêt sacrée. Il se composait de dieux anciens. Si l’enfant était accepté, il vivrait en être des bois et des eaux, libre et fier. Mais si ce n’était pas le cas, l’abandon l’attendait.
L’ondine avait toutefois un peu peur, car le bébé qu’elle venait d’adopter était humain, et non pas faë. Et si le Conseil lui ordonnait de l’abandonner aux bêtes sauvages ?
Si le Conseil hésitait, il faudrait que deux membres se portent volontaires pour être les tuteurs de l’enfant. Ces deux personnages devaient soit appartenir au peuple des fées, soit être reconnus par ce dernier.
Comme elle s’y attendait, le Conseil hésitait grandement. Certes, le petit d’homme avait été confié au lac par une jeune magicienne, mais les faë et les êtres humains n’avaient pas toujours vécu en harmonie. Il y avait donc autant de partisans à l’exposition aux animaux de la forêt que d’arbres favorables à l’adoption.
Les Ents continuèrent ainsi leurs palabres, jusqu’à ce que le géant Orcus arrive et prenne la défense du bébé.
« Il vaut mieux prendre avec nous le petit d’homme. Les mages ont toujours été bons pour nous. Et à quoi nous servirait le meurtre d’un enfant, le meurtre d’un bébé qui ne sait pas même marcher ? »
Les sages allaient reprendre leurs démarches complexes, influencés par ce premier avis, lorsqu’un deuxième individu intervint en entrant dans le cercle.
Cette fois, il s’agissait de Pan, le dieu satyre, aux sabots en guise de pieds, au front cornu et à la célèbre flûte qui portait son nom. Il en joua un bref air, avant de prendre la parole de sa voix rocailleuse.
«  Il n'y a pas de place pour le destin. Il nous a été confié, il ne sera pas maltraité. Je me porte moi aussi garant de l’enfant. Qu’il grandisse ici, libre élément des bois ! »
C’est ainsi que, protégé par Orcus et par Pan, le Conseil décida de garder l’enfant. Le destin du petit humain était dès lors scellé : il appartiendrait à la forêt.

*

La nymphe des eaux nomma son fils adoptif « Sylvain », en l’honneur de la forêt qui l’avait accepté comme l’un de ses enfants. Il fut élevé par Orcus et par Pan, en prenant des leçons à propos du monde qui l’entourait.
C’était un charmant petit garçon, aux longs cheveux bruns et à la peau rendue mate par ses expéditions en plein air. Ses yeux, du même vert que les feuilles des arbres, pétillaient de malice, et nul ne dansait aussi bien que lui – hormis peut-être Pan, son professeur en la matière.
   Il apprenait docilement ce que ses maîtres lui enseignaient, et s’y connaissait aussi bien en sortilèges qu’en potions, en danse qu’en chant, en chasse qu’en pêche.
   Il pensait que l’ondine était sa véritable mère, et ne s’était jamais interrogé sur sa peau bleue, alors que la sienne était blanche. Après tout, le petit du cygne n’avait-il pas le plumage gris, alors que celui ses parents était d’un blanc de neige ?
Un jour, toutefois, il y eut un incident qui lui fit comprendre qu’il n’était pas ce qu’il croyait.
Sylvain et Orcus se promenaient ensemble dans les bois, tandis que le géant chantait un air de sa composition à propos du fait qu’il dormait d’ordinaire sous les frondaisons, et que toutes les abeilles de la forêt butinaient pour lui dans les bosquets.
Soudain, des enfants faë surgirent devant eux, en jouant manifestement à chat. Mais, lorsque Sylvain voulut se joindre à eux, l’un des gamins lui lança :
« Hors de question que tu joues avec nous, espèce de sale humain ! »
Et ils s’égayèrent en chantonnant : « Sale humain, sale humain, sale humain… », en tâchant d’éviter les coups qu’Orcus semblait vouloir leur asséner.
Ce soir-là, l’enfant rentra tout triste dans le palais sous-marin qui se trouvait tout au fond du lac. Sa mère, soupçonnant quelque mésaventure, le questionna au sujet de sa journée.
Étrangement, le jeune garçon devinait que ce qui était arrivé pouvait également faire souffrir sa propre mère, et il ne voulait donc pas lui répondre. Ce ne fut qu’après maintes remontrances qu’il lâcha enfin :
« On m’a traité de sale humain, maman ! De sale humain ! Et je ne sais même pas ce que cela veut dire. »
L’ondine sentit son cœur se serrer. Le jour qu’elle avait tant redouté était finalement arrivé.
Elle choisit soigneusement ses mots afin de répondre à son fils.
« Un humain, c’est une autre espèce, qui n’est pas féérique.
-Mais si je suis un humain, tu l’es forcément toi aussi, dans ce cas, non ? »
-Non, mon chéri. Je suis bel et bien faë.
-Mais alors, tu n’es pas ma vraie mère ? », sanglota Sylvain, effondré.
L’ondine soupira.
« Non, mon chou. Je ne suis que ta mère adoptive. Mais je t’aime comme si tu étais mon véritable fils…
-Et dans ce cas, qui sont mes parents ?
-Ta mère par le sang se nommait Yokébed, murmura la nymphe aquatique en dévoilant à l’enfant un miroir magique, qui leur montra ce qu’elle racontait au fil de ses paroles. C’était l’une des magiciennes du village qui se trouve juste au-dessus, au bord du lac. Malheureusement, un jour, elle fut tuée par des soldats, sur ordre du roy, à l’instar de tout le hameau.
-C’est affreux !, s’exclama le petit humain, empli d’effroi. Je jure que je la vengerai, elle et les siens !
-Ne prête pas de tels serments, mon enfant, répondit l’être féérique. Peut-être que tu ne pourras pas tenir celui que tu viens de formuler…
-Tant pis ! Au moins, j’essayerai de le faire. Je remonterai à la surface et… »
Il s’interrompit en voyant le visage de sa mère d’adoption se baigner de larmes.
« Qu’y a-t-il, maman ?
-J’ai le pressentiment que tout ne se passera pas aussi bien que tu le dis. Es-tu certain de ta décision ?
-Oui, sans aucun doute. Pardonne-moi, mais je dois en avoir le cœur net. »
Elle soupira, triste et anxieuse.
« Il n'y a pas de place pour le destin. Les dieux des bois ont voulu que tu viennes, les dieux des eaux ont voulu que tu t’en ailles…
Elle le serra fort dans ses bras et lui confia une amulette magique, qu’elle lui passa au cou.
« Tiens. Garde-la précieusement. Elle te permettra de franchir le portail qui dissimule la forêt aux yeux des humains et de revenir, si jamais tu le souhaites… »
Après une dernière étreinte, elle prit le jeune humain par la main et l’amena à la surface du lac sacré.

*

    Pieds nus dans la poussière, Sylvain avançait. Le sable du lac s’était changé en débris divers, eux-mêmes remplacés par une matière grise et dure que l’enfant n’avait jamais rencontrée auparavant.
   En vérité, il s’agissait d’asphalte, mais l’enfant n’en avait jamais vu, et ne savait donc pas ce que c’était. Le lac avait été bordé d’une route, elle-même proche d’un hôpital.
   Lorsque Sylvain vit l’immense bâtiment blanc, il crut, dans son obsession pour la vengeance, que c’était là le palais du roi meurtrier.
De fait, il ignorait que le souverain ennemi de la magie était mort depuis bien longtemps. Dans le monde des fées, le temps ne s’écoulait pas de la même manière que chez les humains. Ainsi, le royaume s’était transformé en un empire, qui s’était changé en une nation. De même, le village de ses ancêtres était devenu une bourgade, qui avait grandi jusqu’à s’établir en tant que ville.
Ignorant tout cela, il se lança contre les portes vitrées, en les frappant de toutes ses forces, mais il ne réussit qu’à se faire mal.
   Il tambourina tant et si bien sur les portes qu’il finit par réveiller plusieurs infirmières, ainsi qu’un médecin. Ces derniers furent très étonnés de voir devant l’hôpital un enfant aux longs cheveux bruns emmêlés, pieds nus, vêtu d’étranges habits faits de feuilles et de lianes, et à la peau trempée, tannée par le soleil.
   Ils ouvrirent les battants, tous très étonnés.
   « Mais qui es-tu, bon sang ?, demanda le médecin abasourdi.
-Gié pour apelement Sylvain, fiz de Raksha, la daemon des eaux, et je faz le demant d’une audience pres del roy !
-Une démone ? Le roi ?, s’étonnèrent les infirmières. Mais qui est ce gosse ? »
   Par chance, le médecin était un descendant des magiciens survivants du village. Aux paroles de l’enfant, il se souvint soudain des légendes que lui racontait son grand-père, alors qu’il était assis sur ses genoux. Des contes qui parlaient de nymphes des eaux et des bois, d’enfants confiés aux êtres de la forêt et de rois malveillants.
   Ces souvenirs en tête, il répondit au gamin :
« Le roi ne se trouve pas ici. Il est mort, depuis maintenant plus de deux siècles. Que lui voulais-tu ?
-Meie mere avoit dunc raison. Voi, gié sui dans l’incapacité d’acompliment de mon serment. Quelle improperie !
-Quel serment ?
-J’avais juré le vengement pour mon peuple navré à morte, meis c’est désormais impossible… Mon induration n’a point de sens. »
   L’enfant éternua. Pleines d’amour maternel, les infirmières s’exclamèrent qu’il fallait l’emmener au chaud.
   « D’où viens-tu, petit ?
-Del lac. J’ai été élevé par une deee.»
   L’histoire fit le tour des journaux. « L’enfant du lac », comme l’appelaient les journalistes, avait été retrouvé par des infirmières et par un médecin. Il était gravement malade, et un séjour prolongé dans le lac avait certainement altéré sa raison, le petit garçon tenant des propos incohérents.
   Malgré toutes leurs recherches, les policiers n’avaient pu découvrir aucun indice à propos de parents ou même d’état civil. C’était comme si l’enfant n’existait pas.
   Et l’équipe médicale décelait d’étranges anomalies dans son métabolisme. Par exemple, il semblait particulièrement atteint par la pollution ambiance et toussait beaucoup, comme si son corps tentait de s’y habituer sans tout à fait y parvenir.
   Plus surprenant encore, il possédait des branchies !
   « J’y crois pas, s’exclama le médecin principal. Ce gosse a carrément la capacité de respirer sous l’eau ! C’est dingue. Il est aussi amphibie qu’une grenouille. »
   Évidemment, l’armée n’avait pas tardé à apparaître, attirée par les fabuleux secrets du garçon. Toutefois, le docteur refusait de le laisser partir avec eux.
   « Il ne s’agit pas d’un cobaye ! C’est un enfant, jeune, qui plus est, et qui se trouve en état de choc. Je refuse que vous le preniez pour faire des expériences ! »   
   Sylvain – car tel était son nom – était en effet fort atteint par son aventure, quelle qu’elle soit. Il s’exprimait dans une langue étrange, emplie d’archaïsmes et de tournures médiévales que seul un spécialiste emploierait.  
   « J’ai appris l’ingremance dès mon plus jeune âge, ains n’en avez-vous ouï dire ?
-L’ingremance ?, balbutiaient les jeunes infirmières qui l’entouraient.
-Il veut dire par là la magie, leur apprit le médecin qui s’était procuré un dictionnaire d’ancienne langue. Et  ̎̎ ains ̎̎ veut dire   ̎̎ jamais ̎̎.
-Quel enfant étrange ! », s’étonnaient-elles.
   Néanmoins, le jeune garçon supportait mal le climat ambiant et ne cessait de tousser, les poumons atteints.
   « Dumne gié rentrerai chiés mei tantôt ?, demandait-il sans relâche.
-Oui, oui, tu rentreras bientôt chez toi, le rassurait le docteur – le seul à véritablement le comprendre.

Pourtant, l’armée se faisait de plus en plus pressante et l’état de l’enfant, sans pour autant s’aggraver, restait stationnaire.
   Il était toutefois capable de marcher jusqu’à la fenêtre, où il semblait prier la lune. En fait, il appliquait tout simplement les conseils de ses deux maîtres, Orcus et Pan. Il chantait ainsi doucement :

   
« Gié vos salue, ô Lune, pleine de grâce,
Li esteiles sont avec vos.
Vos estes sublime parmi chaque des astres
Et Soleil, votre frere jaune paille, est béni…
Ô Lune sacree, mere des cieux,
Priez por nos, sœur de fraîcheur,
Maintenant et à l’heure de nostre morte,
Ainsi soit-il… »

L’une des infirmières, plus âgée mais aussi plus croyante que les autres, fronça les sourcils en entendant cette prière païenne, récitée par une tendre voix d’enfant.
« C’est un blasphème ! », rugit-elle.
Malgré tout, le médecin se contenta de secouer la tête en signe de désaccord et lui expliqua qu’une théorie affirmait que les êtres féériques aient conçu la civilisation humaine… Peut-être était-ce là la version authentique du chant ?
Son interlocutrice pinça les lèvres, mais ne dit plus rien à l’avenir.
Un soir, après avoir récité son rituel   ̎Je vous salue ô Lune  ̎, Sylvain fit un pas hors de sa chambre, pieds nus. Puis encore un autre. Puis encore un autre…
Il descendit de la sorte les escaliers, sans que personne ne s’en rende compte. Il rejoignit ensuite la route, le lac, traversa la barrière et revint auprès des siens, qui l’attendaient sans doute.

*

« Oh mon Dieu… Ce pauvre enfant a dû se noyer… »
L’infirmière pleurait toutes les larmes de son corps, et le médecin la serra contre lui afin de la réconforter. Devant eux, le lac, et des traces de pieds nus qui y menaient…
« Souvenez-vous, il avait des branchies, lui rappela-t-il.
-Oui, mais il doit être si seul, désormais, dans ce grand lac… »

*

« Ainsi, tu es revenu… »
La voix de l’élémentaire, qui parlait faë, il le savait maintenant, lui semblait à la fois douce et triste. Quel était ce sentiment qui la sous-tendait ? Des regrets ? De la joie ? Ou peut-être les deux, inexplicablement mêlés ?
« Je sais désormais que je ne suis pas des vôtres. Seulement… »
Sylvain semblait chercher ses mots, hésiter dans ses explications hasardeuses.
« Seulement, je ne suis plus des leurs. Plus maintenant. Je m’en suis enfin rendu compte. »
Sa mère adoptive soupira et ouvrit grand ses bras, dans lesquels il se jeta. Par-dessus son épaule bleue, il pouvait apercevoir les autres habitants de la forêt, tous réunis pour accueillir son retour.
« Je veux rester ici. Pour toujours.
- Il n'y a pas de place pour le destin… » chuchota la voix tant chérie à son oreille.
Lorsque leur étreinte finit par s’achever, il était impossible de deviner que l’enfant n’avait pas appartenu à cette race, jadis.

Viendrait peut-être l'armée. Viendrait peut-être la guerre. Mais ils seraient ensemble et ce, pour toujours.

Il n'y avait pas de place pour le destin.

Ils s’en furent, main dans la main.
« Modifié: 21 Août 2010 à 14:42:00 par Ambrena »
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

Roi Loth, Kaamelott, Livre V

Hors ligne BloodMoon

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Re : L'Enfant du Lac [double défi]
« Réponse #1 le: 18 Août 2010 à 01:54:37 »
Citer
Ces dons leur permettaient d’aller chercher l’eau au puits, de moudre la farine ou encore de balayer leurs maisons.
l'eau des puits ? :P

Citer
Il s’interrompit en voyant le visage de sa mère d’adoption se baigner de larmes.
Ah.. simple réflexion que je me suis faite : Elle n'est pas sous l'eau par hasard ? :mrgreen:

Sinon... j'ai beaucoup aimé cette lecture, et je crois que Rain et Zephyr vont l'aimer aussi ! :D
C'était original, distrayant, beau...
J'aime l'énergie qui s'y en dégageait !

Et le langage dont il usait m'a énormément plu aussi « Gié vos salue, » :coeur:

Cette finale était, si je puis le dire, très touchante ! Même si, je dois avouer, je m'y attendais quelque peu.
J'ai senti un sourire me monter aux lèvres lorsqu'il est tombé de les bras de sa mère adoptif, même si sa véritable maman me semblait aussi douce et délicate, avant qu'elle ne meure dans un dernier moment de bravoure.

Enfin... un mot : j'aime !  ^^
« Modifié: 18 Août 2010 à 01:56:22 par BloodMoon »

Hors ligne Zephyr

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Re : L'Enfant du Lac [double défi]
« Réponse #2 le: 18 Août 2010 à 10:45:40 »
Bien bien, voyons ce défi relevé très rapidement. Pour ma part, ça me va. La musique colle (même si il faut lire trèès vite ^^) et la phrase est bien présente (et très utile de surcroit!).
Sur cette musique, j'aurai pas imaginé ça, mais finalement, ça va !

Donc oui, défi réussi !

Ensuite, pour le texte en lui même. J'aime bien. Il y a des phrases un peu lourdes toutefois, mais c'est choquant pas outre mesures. Un joli conte qui ne parle pas d'amour (quoi que si on prend l'amour maternel  ... :-¬?)
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

Hors ligne Ambriel

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Re : L'Enfant du Lac [double défi]
« Réponse #3 le: 18 Août 2010 à 11:41:27 »
Je plussoie c'est très joli !  :)  Je ne crois pas avoir grand chose de plus constructif à dire, désolée...
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne Leia Tortoise

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Re : L'Enfant du Lac [double défi]
« Réponse #4 le: 18 Août 2010 à 12:15:38 »
J'aime bien, ça fait assez Rainesque.
C'est joli comme tout, très "conte".
Peut-être un peu long, mais un conte ça se lit en prenant son temps.

J'ai beaucoup apprécié l'ancien français glissé ici et là, c'est super!

Juste un truc:
Citer
Les dieux des eaux ont voulu que tu viennes, les dieux des bois ont voulu que tu t’en ailles…
Euh, je croyais que c'était le contraire? (les Ents étaient favorables pour le garder?)
Of course it is happening inside your head, but why on earth should that mean that it is not real ?
- Dumbledore -
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Re : L'Enfant du Lac [double défi]
« Réponse #5 le: 18 Août 2010 à 12:38:08 »
@ BloodMoon : Non non, c'est bien "l'eau au puits", c'est une expression. Pour les larmes sous l'eau... Ma foi, je n'y avais pas pensé XD . Bien vu.  Mais après tout, on voit bien Ariel pleurer dans la Petite Sirène de Disney, donc... Comme c'est de l'eau salée, ça ne se mélange pas tout de suite à l'eau douce du lac ? :mrgreen: Pour la fin, je l'ai moi aussi trouvée un peu prévisible, mais bon... Je te remercie d'avoir commenté avec précision !

@ Zephyr : Oui, parfois mes tournures sont un peu lourdes, c'est l'un de mes défauts récurrents que je dois corriger... Tu as des exemples précis, que je m'y attelle, s'il te plaît ? En général, j'ai tellement le nez dans mon texte que je ne les vois pas... Ah non, non, l'amour maternel ne compte pas, non mais ! :P Et puis Rain a dit "histoire d'amour", pas "amour" tout seul. :noange:

@ Ambriel : Ce n'est peut-être pas très constructif mais ça fait toujours plaisir - même si je sais qu'il y a nombre de choses sur lesquelles redire, de la longueur à des lourdeurs, en passant par la fin prévisible... Mais merci pour ton  gentil commentaire. ^ ^

@ Leia : En effet, c'est un brin long, mais à ma décharge, je dois dire que cela fait un moment que ce texte est sur le feu... Oui, je me suis éclatée pour l'ancien français, c'est vrai. ^ ^ Je suis allée voir dans ma méthode et dans mon dictionnaire, et tout et tout ! Ouip, bien vu, Leia, c'est l'inverse, je corrige ça de suite. ^^ Merci d'avoir lu et d'avoir commenté !


« Modifié: 18 Août 2010 à 12:46:14 par Ambrena »
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

Roi Loth, Kaamelott, Livre V

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Re : L'Enfant du Lac [double défi]
« Réponse #6 le: 18 Août 2010 à 20:06:22 »
Cette histoire m'a charmée au final, alors qu'au début j'étais plutôt sceptique...le village de magicien, le roi, je craignais le conte un peu plan plan. Mais je me suis laissée prendre par l'histoire et j'ai apprécié. Certes, la fin n'est pas renversante, c'est un récit plutôt calme somme toute, mais agréable à lire.

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Re : L'Enfant du Lac [double défi]
« Réponse #7 le: 18 Août 2010 à 21:29:38 »
Merci beaucoup !

Il est vrai que j'avais peur d'être trop banale, mais si tu dis que tu as finalement été charmée, alors, je suis contente. ^^
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

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Re : L'Enfant du Lac [double défi]
« Réponse #8 le: 18 Août 2010 à 23:04:06 »
Bon, c'est indubitablement un conte sans histoire d'amour :mrgreen:

Concernant l'histoire j'ai vraiment bien aimé ! J'ai eu peur de la taille au début, et finalement, ça se lit très vite. J'aime beaucoup le gamin qui fait anachronisme au milieu du paysage urbain.

Mais bon, tant que j'y suis, autant pinailler  :P. J'ai trouvé deux trois phrases lourdes ou réactions facile/rapide/pas nécessairement crédible.

Citation de: Ambre
Un jour, toutefois, il y eut un incident qui lui fit comprendre qu’il n’était pas ce qu’il croyait.
Celle-ci est la première à m'avoir vraiment marqué. Elle m'a un peu coupé dans ma lecture. Je l'ai relu deux fois, parce que je trouvais vraiment qu'elle collait pas trop. J'aurais moi aussi mis une phrase de ce type, mais avec une tournure différente. Moins lourde, moins "j'explique sauvagement" je pense. Une phrase introduisant le changement plus en douceur et de manière légèrement moins évidente. Quelque chose comme "Cela, pourtant, ne dura pas." (enfin, en moins moisi que mon exemple XD) ou bien introduire la phrase suivante par "Un jour, pourtant, alors qu'Orcus et Sylvain se promenaient dans la forêt..." (tout en bidouillant la suite pour que ça aille). C'est suffisant pour comprendre le changement. De toute façon, le changement, on sait qu'il va arriver dès le début  :-¬?

Citation de: Ambre
Étrangement, le jeune garçon devinait que ce qui était arrivé pouvait également faire souffrir sa propre mère, et il ne voulait donc pas lui répondre.
Là, j'aime pas la première partie. Elle est lourde et pas très belle. Et le "Etrangement", aussi, je le trouve pas franchement utile. C'est surtout lui qui alourdit, d'ailleurs, je pense.

Citation de: Ambre
Elle choisit soigneusement ses mots afin de répondre à son fils.
« Un humain, c’est une autre espèce, qui n’est pas féérique.
-Mais si je suis un humain, tu l’es forcément toi aussi, dans ce cas, non ? »
-Non, mon chéri. Je suis bel et bien faë.
-Mais alors, tu n’es pas ma vraie mère ? », sanglota Sylvain, effondré.
Je sais : c'est un conte, faut essayer d'être bref. Mais je trouve que Sylvain arrive bien vite à la bonne conclusion. Peut être introduire une courte phrase narrative où sa mère lui explique ? Parce que la réaction logique de l'enfant (enfin, ma réaction logique surtout  :mrgreen:) aurait été "Alors, je ne suis pas un humain, si ?" et on aurait deux, trois phrases de dialogue en plus. Ca alourdirait le texte aussi, je pense. Enfin, là, c'est à toi de voir.

Cela dit, les remarques que j'ai faites ne concernent en fait qu'un seul passage et je suis seul à les avoir relevées  :D Donc attend peut être un ou deux avis de plus, avant de trop chambouler. Et puis c'est de la pinaillerie. Y'avait quelques longueurs/lourdeurs dans la suite aussi, mais rien de notable ou de gênant pour la lecture.

Voilà ! Malgré ces trois points j'ai beaucoup aimé la lecture ! Ca faisait longtemps que tu nous avais pas sorti un texte aussi bien (même si je préfère toujours Lienn et Emergence  :noange: Mais il s'en rapproche, il est pas loin derrière, il les côtoie presque).

Défi relevé.
Perdu

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Re : L'Enfant du Lac [double défi]
« Réponse #9 le: 21 Août 2010 à 13:30:32 »

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Ils se lancèrent alors à la poursuite de la femme, et la rattrapèrent alors qu’elle revenait dans son village natal.
   Sans pitié, ils enflammèrent alors les lieux et se mirent à attaquer les magiciens qui
alors alors alors...

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La jeune femme ne saurait jamais si son bébé avait été adopté ou non, car ce fut à ce moment précis que les soldats arrivèrent à son niveau.
je bloque sur "saurait", enfin sur le temps

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« « Il n'y a pas de place pour le destin.
bug avec les guillemets

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sur ordre du roy
pourquoi mettre cette ancienne graphie  ? alors qu'ils parlent "normalement" entre eux ?

Citer
Ainsi, le royaume s’était transformé en un empire, qui s’était changé en une nation.
j'ai du mal à percevoir l'évolution. Enfin empire et nation ne sont pas incompatibles me semble-t-il.

J'ai bien aimé dans l'ensemble. Ce qui m'a gêné c'est les passages avec de l'ancien français, je vois pas trop pourquoi il parle comme ça en fait. Enfin j'ai peut-être loupé l'explication... Enfin s'il était bébé, il parlait même pas la langue de sa mère en fait...
Sinon j'ai un peu bloqué sur la dernière phrase, enfin l'image de l'ondine avec Sylvain se tenant par la main m'a fait rire, j'ai trouvé ça un peu niais en fait :huhu:
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Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : L'Enfant du Lac [double défi]
« Réponse #10 le: 21 Août 2010 à 14:15:16 »
@Rain : Contente que ça t'ait plu ! Je suis d'accord pour les phrases lourdes et pour la trop grande rapidité de Sylvain. Et je suis contente que tu le compares à "Emergence" et à "Lienn", avec "Guerre Civile", ce sont mes textes préférés. ^ ^

@ Ernya : Ah, ça ne m'étonne pas du tout que tu n'aimes pas trop la fin et que tu la trouve niaise XD . C'est trop "fleur bleue", je m'en doutais...

Ouip, y a trop de "alors", je vais tenter de corriger ça...

Pour le "saurait", non, normalement il est normal, comme il y a concordance des temps... T'aurais mis quoi ? ???

Je corrige de suite les guillemets !

Non, non, non, ils ne parlent pas "normalement" entre eux. C'est juste que comme on est dans leur point de vue, on ne perçoit pas ç quel point leur langue est aberrante. C'est en la confrontant à celle qui est parlée de nos jours qu'on s'en rend compte. C'était une pirouette à la Orson Scott Card...

Ce n'est pas la langue de sa mère, d'ailleurs, c'est celle des esprits de la forêt, qui se sont figés dans le temps... Cette explication te convient-elle, ou te semble-t-elle tirée par les cheveux ?  :P

"Empire" dans le sens "Napoléon", etc, et "nation" pour avoir un mot plus moderne. C'est vrai que ce n'est pas incompatible, mais c'est tout ce que j'ai trouvé... Qu'est-ce que tu aurais proposé, à la place ?

Voilà ! Je vous remercie tous les deux pour vos commentaires... :)
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

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Re : L'Enfant du Lac [double défi]
« Réponse #11 le: 21 Août 2010 à 14:18:45 »
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Flammes, cris et violence, voilà ce que devint soudain leur monde.
trop démonstratif

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« « Il n'y a pas de place pour le destin. Il nous a été confié, il ne sera pas maltraité. Je me porte moi aussi garant de l’enfant. Qu’il grandisse ici, libre élément des bois ! »
guillemets en promotion ? ^^

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tendis
tandis ?

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« On m’a traité de sale humain, maman ! De sale humain ! Et je ne sais même pas ce que cela veut dire. »
L’ondine sentit son cœur se serrer. Le jour qu’elle avait tant redouté était finalement arrivé.
ultra classique mais bon, c't'un conte

peau tannée ... // la musique s'est arrêtée bien avant ce passage xD //

Citer
« Mais qui es-tu, bon sang ?, demanda le médecin abasourdi.
le bon sang fait pas très naturel

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Par chance, le médecin était un descendant des magiciens survivants du village.
ouais mais ça doit faire un certain temps quand même xD on sent bien l'artifice, ça pourrait passer si le texte était humoristique/décalé/parodique mais j'ai pas trop le sentiment que ça l'est, c'est gênant xD

Citer
Pleines d’amour maternel, les infirmières s’exclamèrent qu’il fallait l’emmener au chaud.
pleines d'amour maternel ? beuark

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C’est dingue. [...] »
dis donc, ton médecin il parle drôlement xD

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-Oui, oui, tu rentreras bientôt chez toi, le rassurait le docteur – le seul à véritablement le comprendre. Pourtant, l’armée se faisait de plus en plus pressante et l’état de l’enfant, sans pour autant s’aggraver, restait stationnaire.
Pourtant à la ligne ?

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« C’est un blasphème ! », rugit-elle.
LOL


Un conte bien mené et classique, j'ai bien aimé le lire :] Je trouve que les dialogues sont parfois un peu trop artificiels (ou décalés comme dit plus haut), mais à part ça c'était cool. J'ai bien aimé quand il parlait ancien français le gamin  :mrgreen: et aussi le fait qu'il déboule deux siècles plus tard. Cependant la musique collait bizarrement au début, j'avais du mal à me concentrer pour concilier les deux en fait. Mais étant donné qu'elle s'est finie un milliard de paragraphes avant l'endroit prévu, j'ai pu me plonger dedans  :) Malgré la longueur ça se lit bien, posément je veux dire. Talent de conteuse, sans doute !

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Re : L'Enfant du Lac [double défi]
« Réponse #12 le: 21 Août 2010 à 14:39:19 »
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Flammes, cris et violence, voilà ce que devint soudain leur monde.
trop démonstratif
Sans doute, mais moi j'aimais bien... >.<

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« « Il n'y a pas de place pour le destin. Il nous a été confié, il ne sera pas maltraité. Je me porte moi aussi garant de l’enfant. Qu’il grandisse ici, libre élément des bois ! »
guillemets en promotion ? ^^
Ouaip, pour l'achat de trois guillemets, on vous offre une sandale !
Corrigé. ^ ^

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tendis
tandis ?
Je file corriger cette HORRIBLE faute. :P

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« On m’a traité de sale humain, maman ! De sale humain ! Et je ne sais même pas ce que cela veut dire. »
L’ondine sentit son cœur se serrer. Le jour qu’elle avait tant redouté était finalement arrivé.
ultra classique mais bon, c't'un conte
Oui, j'approuve, c'est tellement abasourdissant d'originalité qu’on s’en tartinerait les genoux avec de la crème de marrons en chantant des comptines slovaques à l’envers.

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peau tannée ... // la musique s'est arrêtée bien avant ce passage xD //
Voui. C'est parce que je lis mon propre texte assez vite, en fait...

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« Mais qui es-tu, bon sang ?, demanda le médecin abasourdi.
le bon sang fait pas très naturel
Ah ? Je trouvais que ça sonnait bien... :-X

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Par chance, le médecin était un descendant des magiciens survivants du village.
ouais mais ça doit faire un certain temps quand même xD on sent bien l'artifice, ça pourrait passer si le texte était humoristique/décalé/parodique mais j'ai pas trop le sentiment que ça l'est, c'est gênant xD
Oh, à ce point-là ? Dommage...

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Pleines d’amour maternel, les infirmières s’exclamèrent qu’il fallait l’emmener au chaud.
pleines d'amour maternel ? beuark
Lol.

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C’est dingue. [...] »
dis donc, ton médecin il parle drôlement xD
Eh, faut pas oublier qu'il comprend l'ancien français, aussi, le gugusse ! :mrgreen:

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-Oui, oui, tu rentreras bientôt chez toi, le rassurait le docteur – le seul à véritablement le comprendre. Pourtant, l’armée se faisait de plus en plus pressante et l’état de l’enfant, sans pour autant s’aggraver, restait stationnaire.
Pourtant à la ligne ?
Affirmatif, sergent.

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Talent de conteuse, sans doute !
Merci !  :-[
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

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Re : L'Enfant du Lac [double défi]
« Réponse #13 le: 28 Août 2010 à 13:26:01 »
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Mais cette situation devait un jour changer.
   Un matin
J'aime pas trop l'accumulation "un jour", "un matin".

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« Tais-toi, mon bébé, sois sage, ne pleure pas… Dors, bercé par le lac sacré…»
Mais reviens un jour, pour nous sauver à ton tour ? *sort*

Oh... Baloo et Bagheera... ^^

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la pollution ambiance
ambiante ?

J'ai eu un peu de mal à me plonger dedans. Ca se lit bien, mais y a pas trop de surprises au final. J'ai aussi été gênée par le changement de langue, car s'il en parle une autre avec les faës on voit pas trop d'où ça peut lui venir. Enfin, c'est pas tant l'ambiance du conte qui m'a lassée, mais le fait qu'il y ait une ribambelle de personnages qui ne sont qu'esquissés et au final un peu creux et peu attachants.

Après, faut dire que je suis pas fan de l'ancien français.  :D
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

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Re : Re : L'Enfant du Lac [double défi]
« Réponse #14 le: 28 Août 2010 à 14:30:23 »
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Mais cette situation devait un jour changer.
   Un matin
J'aime pas trop l'accumulation "un jour", "un matin".
D'accord, je vois comment changer ça... "Devait finalement changer", peut-être ?

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« Tais-toi, mon bébé, sois sage, ne pleure pas… Dors, bercé par le lac sacré…»
Mais reviens un jour, pour nous sauver à ton tour ? *sort*
C'est exactement ça ! ;D

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Oh... Baloo et Bagheera... ^^
Ouaip.

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la pollution ambiance
ambiante ?
En effet, faute de frappe...

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J'ai eu un peu de mal à me plonger dedans. Ca se lit bien, mais y a pas trop de surprises au final. J'ai aussi été gênée par le changement de langue, car s'il en parle une autre avec les faës on voit pas trop d'où ça peut lui venir. Enfin, c'est pas tant l'ambiance du conte qui m'a lassée, mais le fait qu'il y ait une ribambelle de personnages qui ne sont qu'esquissés et au final un peu creux et peu attachants.
Ah, dommage... Mais merci pour ton commentaire franc !

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Après, faut dire que je suis pas fan de l'ancien français.  :D
Ce qui est mon cas XD .
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

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