L'Aime-Chant
L'aime-chant il a sué
Il a chanté pour son succès
Pour dénigrer les paroxés
De paroxysme il a boxé
L'aime-chant...
D'un revers ailé, au rétro miroitant.
Une veste noire, en retard est le tard.
De son cuir velu, un retors pile à l'heure.
L'aime-chant...
Au fredon un peu fredonné, la chanson qu'il n'a point nommée, celle, infinie, tant que, se prolonge... sa vie, s'avilie, sa ville y va, à vaudeville, à va-au-delà, au vaut-l'eau comme d'un fluide, un peu vieux, un peu v'là-là-va, qui devient, sans venin, aussi vain qu'un écrit, dénué des on-dits, des ondées de maudits médulés, il la chante, en aimant, ce qui hante, le présent, imparable mais digérant, des directions, imprécises selon les bonnes questions, car qu'en dise, l'iraison, c'est de ce valeureux et virevoltant air, la musique même de l'atmosphère, qu'il titube au fil du rasoir, le chante-aime, qu'il aime tant, qu'il martèle, sans tout-le-temps, puisque maintenant, c'est pas dans tout-à-l'heure, c'est encore des efforts, des heurts, des torts...
L'aime-chant...
Il a dans la tête quelque musique à plaindre,
Une tête si fine qu'elle sort comme d'une épingle,
Et dans l'articulaire de ses mouvements malingres,
Il y a d'atrophié ce qu'il a de plus simple :
L'aime-chant...
Entre toutes les notes
Il pianote
Despote
De ses carottes à gloglottes
Les doigts siègent le fond de sa grotte
De son son il est le seul pote
Mais c'est quand il s'y frotte
Que se révèle la cote
De son art en pelotes
Déroulé à l'espoir
L'aime-chant...
Arpente les terres
Transiteur des méritoires
D'un silence tu te fais le la maître
Des partances
D'aime-chanter fait bien attention
Il y a quelque part un flux d'obscurcion
Qui t'aspire que t'aspeure...
N'ai pas peur !