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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le déserteur amoureux

Auteur Sujet: Le déserteur amoureux  (Lu 6043 fois)

Hors ligne Zacharielle

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Le déserteur amoureux
« le: 11 Août 2010 à 23:52:56 »
J'ai hésité à le poster tout de suite, mais je me suis dit que s'il vous plaisait pas (j'essaye des nouveaux trucs), au moins il serait noyé dans la masse des nouveaux textes  :mrgreen: (le plan de la mort). Bon, le voici, je vous préviens, c'est pas joyeux.
EDIT mars 2011 : j'ai posté une version développée de ce texte dans les romans-feuilletons.



Le déserteur amoureux

     Le Colport, en voulant aller trop vite, avale de travers. Il devient rouge et tousse. Son voisin lui assène alors, bien inutilement, plusieurs claques dans le dos. Allez allegro presto ! Ils rient tous bruyamment. Le Colport, une fois rétabli, joint ses camarades, s’amuse de sa maladresse, remplit de nouveau le verre, le porte en toast. La joie fuse de part et d’autre de la table. Jeux et blagues font office de pansement.
     Le clong de l’écoutille que l’on tourne.
     C’est pour lui.

     Au soir, il est en bas. Il va grimper l’échelle métallique frappée en cadence par ses amis de labeur. Le Colport est en tenue de colport. Il n’a plus qu’à partir avec tous ses kilos d’équipement. Et le petit papier. Il lance un grognement féroce. L’assemblée est enthousiaste, grogne avec lui, crie, frappe encore contre les parois pour faire résonner les tambours d’acier. Jusqu’à ce qu’un officier s’empresse de disperser la meute. Il souhaite bonne route, serre la main. S’éloigne ensuite d’un pas rapide. Ne restent que les barreaux.

     Blong-ong-ng-g. Le Colport referme l’écoutille de surface. La verrouille. L’observe un moment, en se rappelant les choses du dessous : les gars, les repas, la fraîcheur, entre autres. En se rappelant son plan de course. Il se relève. Les cailloux succèdent aux cailloux, les cailloux succèdent aux cailloux et ainsi de suite. Il pense Matilde va sortir, elle aussi. La poussière ocre en suspension dans l’air s’accroche déjà. Pour éviter de gripper son arme il l’a badigeonnée de répulseur. Mais ça sèche très vite. Il ne faut pas tarder.

*

     J’entends taper à la machine. Ça doit être Matilde. Elle écrit pour distraire les gens. Des histoires d’amour, des histoires de famille, des histoires histoire de, n’importe quelle histoire, mais pas de guerre, non, plus de guerre. Elle ne rencontre jamais de lecteurs, c’est comme ça aux éditions Léger. Une industrie tout ce qu’il y a de plus honnête, du texte au kilomètre, palimpseste sur palimpseste, de temps en temps une illustration en couleurs quand les finances le permettent.

     Au soir, elle rejoint son lit, épuisée, ne pense à rien sauf au nombre de tickets qu’il lui reste pour la fin de la semaine, compte, ferme les yeux, épuisée, se laisse aller. Parfois elle se lève au milieu de la nuit son addition est fausse elle en est sûre. Effrayée par un mécompte elle ne se rendort qu’après avoir vérifié dix fois qu’on ne lui a rien volé. Demain, elle écrira plus, elle aura plus d’argent, elle pourra sortir un instant.

     Ticiticiticitcitic tacat tictici... Elle s’interrompt. Il vient de passer comme un souffle chaud venu de la lisière du désert.  La douceur brusquement retrouvée d’une embrassade. Tout à coup les images déferlent. Elle ne voit plus son visage, mais se souvient qu’il était aimable. Elle ne sait plus où ils étaient mais ils y étaient tous les deux. Elle a oublié ce qu’il disait mais c’était plein de sens. Elle perd son clavier, son histoire, ses personnages. Abbas, Abbas, Abbas. Il est partout autour d’elle.

*

     Il est quelque part sous terre. Mort ou sur le point de l’être. Irradié mais dans le noir. Dans les bandes d’un pharaon sans la majesté de son nom. A courir encore dans la poussière, à l’ombre des ruines. Abbas cherche un abri en lui comme il n’y en a pas dehors. Il s’imagine dans un creux, assis à boire de l’eau, quand tout à coup, il entend un pak pak pak. Il se couche, arme le chien. Il fait chaud, il transpire. Son ombre le poursuit, toujours elle, derrière, au-devant, en-dedans. Pak pak pak. Les pas s’éloignent. Pak. Pak. Ralentissent. La sueur coule de son front. Pak pak… S’arrêtent ? Abbas tourne lentement la tête.

     Au soir, on vient le voir, pour lui parler, pour le soulager. Ce n’est pas beaucoup, ce ne sera jamais assez, ce sera toujours trop tard. En apercevant le Colport avec son masque à la main, dans l’embrasure de la porte, il a un coup au ventre. Celui-là finira comme lui. Il sortira et sera malade, malade, malade jusqu’au moment où il ne sortira plus. Cela le chagrine. Il veut lui dire. Il veut lui dire quand il se souvient de sa dernière sortie, de sa dernière course, d’une femme, qu’il allait voir et qu’il venait de quitter, une femme à qui il pensait souvent, qu’il chérissait, qu’il chérissait. Tout à coup il panique. Parti sans au-revoir ! Parti sans prévenir ! Parti pour ne plus revenir ! Le dire, lui dire !

     Gratgratgratgrat grat grat. Le Colport note, il note toutes les lettres, scrupuleusement, avec application. Il n’a pas beaucoup fréquenté les classes, ne pourra pas deviner le contenu. Et l’officier code, encode, entortille son message dans des paquets sophistiqués. L’autre continue jusqu’à ce que le papier soit noirci. Ensuite il le plie, le confie à une poche de son uniforme, salue le supérieur et retrouve le couloir. Il va prendre son masque à l’infirmerie, le numéro 205, celui qui est à sa taille. Il vérifie l’élastique quand il sent du mouvement un peu plus loin. Son prédécesseur lui fait signe.

*

     La chaleur est accablante mais le Colport reste immobile. C’est un serpent venimeux. Un éclat de soleil a suffi au reptile pour se faufiler jusqu’à lui et se dresser. Sa vue fait peine à voir. Il perd des écailles à cause des radiations, celles qui restent sont ternes. Survivre a été une souffrance. Emporter un autre avec lui, sait-on jamais, une délivrance. C’est à qui cèdera le premier. Mais le Colport est obligé de nettoyer l’arrivée d’air ou il va s’asphyxier. Il dit au serpent Je capitule, il capitule. Le serpent mord en un éclair, empoisonne, disparaît. Le Colport n’a presque rien senti. La combinaison, la faiblesse de l’animal, son état de fatigue. Il y aura peut-être des conséquences.

     Au soir, il déplie la pelle et creuse son trou. Il aimerait enlever son barda qui lui pèse et le brûle, il ne peut pas, bien sûr. Avant d’aller dormir il s’assoit par terre, badigeonne son arme de répulseur. La voûte céleste se courbe patiemment sur la ceinture du désert. Quand le soleil est parti pour la nuit, il n’en reste plus que quelques milliers. Le Colport ne sait pas s’il y a assez de place pour tous. Il cherche un chemin parmi eux. Un pour ses pieds, un pour le vaisseau qu’il construira. Dessine des routes à main levée. Devine un port au jugé. Il pourrait bien faire un détour par là.

     Frrrt, frrrt, frrrt. Un grattement près de son oreille le réveille. Une gerbille, peut-être. Il regarde sa montre. C’est le milieu de la nuit. Des nuages se sont amoncelés au-dessus de lui. Il déplie le petit papier de l’officier. Il informe peut-être à l’autre capitaine qu’ils n’en ont plus pour longtemps. Ou alors qu’un vaisseau les emmènera demain sur une autre terre. Le Colport s’interroge, est-ce un message important ? Au dos il y a un mot tremblant d’Abbas. Le Colport essaie de le déchiffrer mais il fait sombre. Il sait que c’est joli puisque c’est destiné à Matilde. Il sait que c’est triste puisqu’Abbas va mourir. Il sait que c’est interdit pour Le Colport de savoir. Alors il range le petit papier de l’officier.

*

     C’est une demi-journée où Matilde est libre de faire ce qu’elle veut. En général elle se repose et s’offre un bain, pour finir. Avant elle lave du linge, réclame une réduction auprès des commerçants, se rend auprès de l’administration pour renouveler son contrat d’une semaine, vérifie son compte, vérifie ses tickets, va voir son fils qui s’éduque, coupe un légume plein de goût et le mange, ferme les yeux. A la fin de la journée, elle met la radio en marche et écoute de la belle musique. Mais ça, elle le fait tous les soirs parce que ça l’aide à s’endormir. Cet après-midi, Matilde n’a pas envie de faire comme d’habitude. Cet après-midi, elle se souvient d’Abbas.

     A  seize heures, elle est en colère. Elle qui voulait faire différemment, elle perd son temps ! Regarde ce qu’elle a déjà gaspillé en tournant en rond dans sa pièce : pas de repas pour ce soir ! Pas de vêtements propres ! Et si elle ne se bouge pas, elle n’ira pas écrire des histoires la semaine prochaine ! Quant à aller voir son fils, eh, il faudrait qu’elle s’en aille ! Mais elle ne peut pas s’y résoudre. Ce serait se mentir à elle-même, elle s’est promis de passer un après-midi original. Oui mais voilà. Abbas n’est pas là, Abbas reviendra, peut-être ce soir, peut-être ce soir, mais s’il vient demain, elle ne le verra pas ! L’ignorance la ronge. Elle claque la porte. Si c’est comme ça, autant partir.

     Au soir, Matilde est perdue. Les rues sont toutes les mêmes, les gens sont tous les mêmes, elle croise des clones et des clones, tous gris, tous laids, tous mornes. Matilde a envie de fuir. Elle serait partie avec Abbas s’il n’y avait pas eu son fils, s’il n’y avait pas des histoires à écrire, s’il y avait des barreaux aux échelles. Si seulement elle osait ! Monter au puits, sortir de son trou, enfin. Elle n’a pas l’autorisation. Elle n’a pas l’autorisation mais la surveillance est plutôt relâchée, elle a entendu ça une fois. Elle réprime un frisson. Ce sont les trafiquants qui se réunissent dans les coins sombres. Est-ce qu’au soir ils ne risquent pas de l’agresser ?
     Elle ne pense plus vraiment droit. Elle pense qu’Abbas sera là pour l’aider.
     La fin est triste, j’aimerais m’arrêter là.

*

     J’arrive devant la porte de Matilde. Elle n’a pas répondu au Colport. Il l’attend depuis qu’il est arrivé, appuyé à la rambarde. Il joue avec l’élastique de son masque, pour faire passer le temps. Tu n’es pas le bon Colport, tu es trop jeune. Le serpent t’a rendu jaune. La poussière remplit tes bronches. Mais tu restes là, tant que tu le peux, c’est pour Abbas. Il a été comme toi, le même uniforme mais en moins efficace, le même masque mais en moins récent, la même envie, quand tu cours, de courir vers la lisière du désert pour apercevoir un brin d’herbe. Comme lui tu redescends dans le puits, tu penses Je ne suis pas assez fort. Comme lui tu as tort.
     Il faut que tu t’en ailles maintenant. Matilde essaye de sortir. Tu attends qu’elle rentre. C’est inutile. Pars, maintenant. Vous ne vous pouvez pas vous croiser, il faut abandonner. Allez, va. Ne regrette rien, c’est ma faute, c’est ma faute. Pars, il est temps.

*

     L’officier donne au Colport une rasade d'allegro.
     L’officier déplie le petit papier. Le retourne. Reste interdit. Ce côté-là a l’air plus récent, il est aussi plus bref. Il se triture les méninges, cherche, ne trouve pas. Est-ce un ordre de départ ? Si urgent qu’il n’a pas de code ?  
     Je peux faire de la voile sans vent.
     Il répète.
     Je peux faire de la voile sans vent.
     Tout haut.
     Je peux faire de la voile sans vent.
     Quelques secondes piétinent.
     L’écho reste en suspens.

     Le Colport finit son verre.
« Modifié: 06 Mars 2011 à 09:14:16 par Zacharielle »

Hors ligne Ambriel

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Re : Le déserteur amoureux
« Réponse #1 le: 12 Août 2010 à 16:22:58 »
J'ai beaucoup aimé ce texte, il est bien écrit et il dégage vraiment une ambiance. Après, j'ai pas vraiment tout compris... eh ouais j'suis pas fut' fut'. La fin, par exemple (the truc qu'il fallait comprendre) et j'ai eu du mal à différencier quand on était dehors ou non. Donc voilà. (Ca m'a fait penser, je ne sais pas pourquoi, à La Horde par moments. Je deviens folle sans doute  ><)
Citer
La douceur brusquement retrouvé d’une embrassade.
retrouvée
Citer
Se serait se mentir à elle-même,
Ce serait
Et j'aime bien le titre, aussi ^^
Voilà voilà, franchement bravo !  :)
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne Zacharielle

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Re : Le déserteur amoureux
« Réponse #2 le: 13 Août 2010 à 08:53:44 »
Merci de ta lecture ! Cest pas que t'es pas fut fut c'est que j'ai pas été assez claire xD la fin fait référence à une chanson extrêmement triste que sans doute peu de monde connaît, dont voici un extrait (je l'ai pas mis dans le texte ni en explication, ça aurait fait trop lourdingue lol) :

Qui peut faire de la voile sans vent ?
Qui peut ramer sans rames ?
Et qui peut quitter son ami
Sans verser de larmes ?

Je peux faire de la voile sans vent,
Je peux ramer sans rames,
Mais ne peux quitter mon ami
Sans verser de larmes.


Donc bon, Abbas veut dire qu'il se souvient d'elle et qu'il ne peut pas quitter son amie sans verser de larmes xD C'est gai comme tout o/ Et l'officier qui comprend de travers, bien sûr, mais le colport comprend.
C'est vrai qu'à la fin je suis allée un peu vite pour dire que le colport était redescendu dans un puits... Mais je pensais que le fait qu'il soit à la porte de Matilde serait assez clair pour ça.
Merci pour ton relevé de fautes lol, des fois je fais vraiment pas attention xD Merci pour le titre aussi, je le trouve un peu niais mais bon, c'est ce que j'ai trouvé en premier donc je le laisse.
En bref, merci pour tout bibi !

Hors ligne ernya

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Re : Le déserteur amoureux
« Réponse #3 le: 13 Août 2010 à 22:34:30 »
Bon. Je sais pas trop ce que j'en ai compris. Quelque chose qui m'a un peu titiller, qui m'a laissé un petit bout d'atmosphère, bref, je viendrai relire ce texte  (peut-être pas pour le commenter mieux, je sais pas si j'y arriverai et flemme quand tu nous tiens..., mais ce texte m'a pas laissé indifférente quoi).
Ca m'a fait penser à du Lo', à ses nouvelles et ses RF, je saurais pas trop dire en quoi, les personnages peut-être ou la façon d'en parler, d'amener les choses, que sais-je. Ca m'y a fait penser mais c'en est pas, tant mieux donc tout va pour le mieux dans le meilleur des textes possibles.
Bref, j'ai bien aimé quoi, continue ma grande, on te voit filer au loin mais comme tu sèmes tes bouts de pain de mie ( pain de mie ! pain de mie !) on te suivra^
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Zacharielle

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Re : Le déserteur amoureux
« Réponse #4 le: 13 Août 2010 à 22:46:04 »
C'est marrant, y'a un chien qui me suit de près quand je sème mes miettes !
Mais c'est un autre sujet. Merci pour ton passage alors, et à la prochaine xD

Hors ligne Matt

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Re : Le déserteur amoureux
« Réponse #5 le: 14 Août 2010 à 20:25:20 »

Citer
Le Colport est en tenue de colport.
Euh, voui, peut-être... En fait je vois pas l'image.  ><

Citer
Les cailloux succèdent aux cailloux, les cailloux succèdent aux cailloux et ainsi de suite.
La répétition est lourde.

Citer
Il pense Matilde va sortir, elle aussi.
"que" (oubli ?)

Citer
Pour éviter de gripper son arme il l’a badigeonnée de répulseur.
Une virgule avant "il".

Citer
Elle écrit pour distraire les gens, distraire les gens,  distraire.
J'aime pas faire ce genre de réflexion, mais honnêtement c'est moche. C'est lourd à lire.

Citer
Des histoires d’amour, des histoires de famille, des histoires histoire de, n’importe quelle histoire, mais pas de guerre, non, plus de guerre.

Idem, tu peux raccourcir.

Citer
Elle ne rencontre jamais de lecteurs, c’est comme ça aux éditions Léger.
:mrgreen:

Citer
son addition est fausse elle en est sûre.
Virgule avant "elle".

Citer
Demain, elle écrira plus, elle aura plus d’argent, elle pourra sortir un instant.
Je trouve là aussi que c'est lourd.

Citer
qu’il chérissait, qu’il chérissait.
Il y en a partout des répétitions, c'est congénital comme dirait un prof de math.

Citer
Il dit au serpent Je capitule, il capitule.
"je"

Citer
La combinaison, la faiblesse de l’animal, son état de fatigue.

Je suis perdu ici. Je comprends pas bien en fait ce que ça vient faire là et ce que ça apporte.

Citer
Quant à aller voir son fils, eh, il faudrait qu’elle s’en aille !
"eh" ? eh quoi ? eh ben ? Il est un petit peu paumé ce "eh".  :mrgreen: C'est pas plutôt "euh..." (si c'est pour exprimer le temps de réflexion).

Citer
Abbas reviendra, peut-être ce soir, peut-être ce soir, mais s’il vient demain, elle ne le verra pas !
Encore une répétition !

Citer
Est-ce qu’au soir ils ne risquent pas de l’agresser ?
Je suis pas sûr qu'on puisse dire ça. Déjà la tournure "au soir" en début de phrase me titille, et là "est-ce qu'au soir"... bof !

----------

Bon, je pense que les répétitions sont voulues, mais c'est vraiment lourd ! Cela m'a beaucoup gêné à la lecture, et au final je crois n'avoir pas compris grand chose (surtout par la longueur du texte avec des passages assez compliqués). C'est la première fois que je me perds dans l'un de tes textes. J'avoue ne pas te reconnaître là. J'espère que tu ne m'en voudras pas car je n'ai pas du tout accroché.
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

Hors ligne Zenaïs

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Re : Le déserteur amoureux
« Réponse #6 le: 14 Août 2010 à 22:24:00 »
Moi j'ai saisi le texte tout de suite, sans doute parce que je connais la chanson, et qu'ell e m'évoque tant de choses... Un commentaire plus détaillé plus tard, peut-être.


Je peux faire du pain sans levain
Je peux faire du vin sans raisin

Hors ligne Kailiana

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Re : Le déserteur amoureux
« Réponse #7 le: 15 Août 2010 à 12:31:25 »
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Il n’a pas eu beaucoup fréquenté les classes,
mot en trop ?


C'est... bizarre.
J'ai compris le texte dans son ensemble, et j'aime bien le fait que tu ne donnes pas vraiment d'explication en bloc mais laisse deviner. Par contre j'avais pas compris la fin sans l'explication après le texte, c'est vraiment dommage, on sent qu'il y a qq chose à comprendre mais... je ne savais pas quoi, c'est frustrant et ça enlève du charme à la lecture.
Ensuite je trouve que le titre pourrait sans doute être mieux, là il va moyennement avec le texte (il est un peu trop simple peut-être)

Mais sinon, j'ai bcp aimé l'ambiance. Par contre j'aime surtout l'ambiance en elle-même, guerre (nucléaire ? ou un truc équivalent pour qu'il soit dangereux de sortir sans combinaison) et le fait que les humains soient terrés, mais qu'on ne fasse que deviner.
Mais du coup je trouve un peu dommage de limiter ce monde à une "simple" histoire amoureuse, même si une histoire simple peut-être tout aussi bien. Disons que pour que ce scénario me touche vraiment (et, surtout, me touche autant que l'univers et l'ambiance) je pense qu'il aurait fallu que la fin soit plus compréhensible, car là c'est tombé à plat.

Bref, la fin pourrait être mieux, mais sinon y'a quelques trucs vraiment excellent (d'autant que tu utilises pas un style "commun") et une ambiance bien trouvée. Bon texte quoi, même si perfectible !
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
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Hors ligne Jezy

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Re : Le déserteur amoureux
« Réponse #8 le: 16 Août 2010 à 16:09:07 »
Haha ! Zach en vacance, un peu de répit pour lire ses textes   :-¬?


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Le Colport, une fois rétabli, joint ses camarades
Se joint ?

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Il se relève. Les cailloux succèdent aux cailloux, les cailloux succèdent aux cailloux et ainsi de suite.
Joli ^^

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Il pense Matilde va sortir, elle aussi.
Mathilde, c'est pas dans un Long Dimanche de Fiançailles ? J'y ai pensé direct, bizarrement... alors que j'ai jamais vu le film en entier XD.

Le coup du serpent fait très Petit Prince... mais j'suis pas objective...  :noange:

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La voûte céleste se courbe patiemment sur la ceinture du désert.
:huhu:

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et le mange fermant les yeux.
en fermant ?

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La fin est triste, j’aimerais m’arrêter là.
C'est dingue tout l'effet que peut avoir une petite phrase.


Et dommage, mais j'ai raté la fin  >< j'ai toujours du mal à comprendre à demi-mot !

A la lumière des commentaires, voilà :

 ton texte, j'aime bien le décor, j'aime assez le scénario, et certains passages sont juste parfait. Mais il manque parfois des explications, je sais que t'aimes pas trop mais tu devrais penser à rajouter quelques longueurs, par exemple à la fin, et... hum, là je saurai pas dire où exactement, mais personnellement j'ai eu souvent du mal à différencier le Colport et Abbas, surtout que tu yo-yote encore d'une scène et d'un perso à l'autre (enfin ça je m'en plaint pas ^^ j'adore quand tu fais ça) et du coup... je me perds un peu vite.

Malgré tout, le texte est magnifique !

P.S : Et je suis pas d'accord avec Matt pour les "lourdeurs"  ><, moi je trouve au contraire que ça donne toute sa poésie au texte ! Change rien !


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Hors ligne Zacharielle

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Re : Re : Le déserteur amoureux
« Réponse #9 le: 21 Août 2010 à 15:25:17 »
Pfff quelle vilaine fille, je réponds en quinze kilomètres à vos commentaires ! je vais même mettre des HR ! désolée  :huhu:

à Matt

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Le Colport est en tenue de colport.
Euh, voui, peut-être... En fait je vois pas l'image.  ><
j'ai hésité à faire un dessin (c vrai en plus) et puis après je me suis souvenue que je savais pas dessiner. En gros c'est une combinaison et un casque/masque à respirer

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Les cailloux succèdent aux cailloux, les cailloux succèdent aux cailloux et ainsi de suite.
La répétition est lourde.
petit caillou, viens par ici !

Citer
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Il pense Matilde va sortir, elle aussi.
"que" (oubli ?)
nope, j'ai mis de l'ital, il pense ça " bla bla bla"

Citer
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Pour éviter de gripper son arme il l’a badigeonnée de répulseur.
Une virgule avant "il".
bof, c'est déjà court alors virguler...

Citer
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Elle écrit pour distraire les gens, distraire les gens,  distraire.
J'aime pas faire ce genre de réflexion, mais honnêtement c'est moche. C'est lourd à lire.
mais t'as le droit de dire ce que tu penses MDR. Oui, c'est lourd, mais les répétitions sont là pour marquer bla bla bla qu'elle tourne en rond bla bla bla qu'elle se perd dans son activité pas-sio-nnante etc etc

Citer
Citer
Des histoires d’amour, des histoires de famille, des histoires histoire de, n’importe quelle histoire, mais pas de guerre, non, plus de guerre.

Idem, tu peux raccourcir.
bah, pourquoi ?

Citer
Citer
son addition est fausse elle en est sûre.
Virgule avant "elle".
mais non, ça pullule partout ces bêtes après on s'en sort plus :[

Citer
Il y en a partout des répétitions, c'est congénital comme dirait un prof de math.
j'ai envie de dire lol

Citer
Citer
Il dit au serpent Je capitule, il capitule.
"je"
id, ital

Citer
Citer
La combinaison, la faiblesse de l’animal, son état de fatigue.

Je suis perdu ici. Je comprends pas bien en fait ce que ça vient faire là et ce que ça apporte.
il explique pourquoi il ressent pas trop les effets du poison du serpent :
1) sa combinaison, de par son épaisseur, le protège
2) le serpent crève au soleil et est tout faiblard
3) id pour le 3

Citer
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Quant à aller voir son fils, eh, il faudrait qu’elle s’en aille !
"eh" ? eh quoi ? eh ben ? Il est un petit peu paumé ce "eh".  :mrgreen: C'est pas plutôt "euh..." (si c'est pour exprimer le temps de réflexion).
pitié non, c'est pas de la réflexion, c'est elle qui tente de se motiver

Citer
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Abbas reviendra, peut-être ce soir, peut-être ce soir, mais s’il vient demain, elle ne le verra pas !
Encore une répétition !
oui mon bon monsieur, je vous en donne une autre en prime ?
en prime ?

Citer
Je suis pas sûr qu'on puisse dire ça. Déjà la tournure "au soir" en début de phrase me titille, et là "est-ce qu'au soir"... bof !
dans ma tête les formulations cherchent pas la grammaire pure, je suppose que c pareil ici.


Citer
Bon, je pense que les répétitions sont voulues, mais c'est vraiment lourd !
dommage, c'est un peu l'essence du truc  :mrgreen:

Citer
et au final je crois n'avoir pas compris grand chose (surtout par la longueur du texte avec des passages assez compliqués).
bah, c'est pas si long, c'est juste que j'ai essayé de tout condenser, je plaide coupable pour la fin obscure

Citer
C'est la première fois que je me perds dans l'un de tes textes.
désolée l'ami !

Citer
J'espère que tu ne m'en voudras pas car je n'ai pas du tout accroché.
pas grave, non, tinkiet



à Zen
merci, toi qui connais la chanson, ça doit pas être la même lecture (enfin juste pour la fin)



à Kail
Citer
Citer
Il n’a pas eu beaucoup fréquenté les classes,
mot en trop ?
oui, oubli de suppression involontairement laissé pour compte de côté !

Citer
C'est... bizarre.
un peu différent, yep mais pas tant que ça, enfin, je me suis pas sentie schizophréner en l'écrivaillant

Citer
Par contre j'avais pas compris la fin sans l'explication après le texte, c'est vraiment dommage, on sent qu'il y a qq chose à comprendre mais... je ne savais pas quoi, c'est frustrant et ça enlève du charme à la lecture.
ouais je sens que c'est dommage mais j'aime pas être explicative. hum peut-être qu'en développant dans un texte plus long le colport et abbas pourraient parler de la chanson... dans leur passé... ou alors juste ils l'évoquent... oui mais ça fait un gros patchwork tout pas beau. Arf je me sens prisonnière de mon choix de phrase. Déjà j'ai tourné un moment. Quand j'ai trouvé je me suis dit "pfff mais y'en a qu'une qui va comprendre". Faute de mieux, j'ai laissé ça là, planté comme un petit drapeau qui tombe à l'eau. Bon...

Citer
Ensuite je trouve que le titre pourrait sans doute être mieux, là il va moyennement avec le texte (il est un peu trop simple peut-être)
faut dire que je l'avais en premier et qu'après j'ai écrit le texte. en fait c'est vrai y'a un écart. mais le reste est simple aussi.

Citer
Mais sinon, j'ai bcp aimé l'ambiance. Par contre j'aime surtout l'ambiance en elle-même, guerre (nucléaire ? ou un truc équivalent pour qu'il soit dangereux de sortir sans combinaison) et le fait que les humains soient terrés, mais qu'on ne fasse que deviner.
merci, j'ai des images assez précises dans la caboche mais quoi, j'ai pas envie d'assommer les gens avec des descriptions laborieuses et pénible "alors le puits il est comme ça tu vois" "et puis la terre elle a eu une bombe dans la tronche alors paf elle est toute grillée c'est triste", alors voyez ce que vous voyez, du moment qu'on va dans la même direction, j'suis vot' zach

Citer
même si une histoire simple peut-être tout aussi bien.
c'est mon credo/créneau  :mrgreen:

Citer
Disons que pour que ce scénario me touche vraiment (et, surtout, me touche autant que l'univers et l'ambiance) je pense qu'il aurait fallu que la fin soit plus compréhensible, car là c'est tombé à plat.
je vois ce que tu veux dire. seulement... bon. dur de développer sans tout dire de but en blanc. toujours le même problème. merci de détailler ton point de vue comme ça, c'est très éclairant.



à Jezy
Haha ! Zach en vacance, un peu de répit pour lire ses textes
sale profiteuse

Citer
Citer
Le Colport, une fois rétabli, joint ses camarades
Se joint ?
problème : "se joint à ses camarades" = lourd, raccourcissons le saucisson (au poivre)

Citer
Mathilde, c'est pas dans un Long Dimanche de Fiançailles ? J'y ai pensé direct, bizarrement... alors que j'ai jamais vu le film en entier XD.
ah, j'y ai pas pensé, mais peut être mon inconscient est allé chercher jusque là ! mais c pas trop la même dans ce cas, même si le nom est pareil

Citer
Le coup du serpent fait très Petit Prince... mais j'suis pas objective...

bah normal c'était une référence lol mais il est tout fripé le serpent xD

Citer
Citer
et le mange fermant les yeux.
en fermant ?
non, j'ai juste squizzé une virgule qui cassait le rythm

Citer
Mais il manque parfois des explications, je sais que t'aimes pas trop mais tu devrais penser à rajouter quelques longueurs, par exemple à la fin
ouais, c dommage que vous ayez l'impression de perdre quelque chose alors que jusque là vous suiviez... arf arf arf, fo que j'y remédie, ça sûr, vite, ou pas vite, un jour, oui! j'aimerais bien !

Citer
j'ai eu souvent du mal à différencier le Colport et Abbas, surtout que tu yo-yote encore d'une scène et d'un perso à l'autre
aïe, c'est gênant. cela dit, abbas est un ancien colport donc c'est pas hyper grave. n'empêche, ça peut nuire à la compréhension du truc.

merci pour ton avis mon petit cabri bri ri

Hors ligne Ambrena

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Re : Le déserteur amoureux
« Réponse #10 le: 21 Août 2010 à 15:56:31 »
Je peux voir le soleil la nuit
Je peux voir la nuit sans étoile...


Moi aussi, je connaissais la chanson. Je l'avais apprise aux Éclaireurs. ^ ^

Le déserteur amoureux
Le titre est beau. Oui, je sais, cette remarque n'a aucun intérêt. :mrgreen:

Citer
Tu sais, il ne faut pas croire ce qu’on voit. Jeux et blagues font office de pansement.
Il ne manquerait pas des italiques, là ?

Citer
    Au soir, il est en bas.
"Le" soir, plutôt, non ?

Citer
Le Colport est en tenue de colport.

Alors, je sais que je suis à côté de la plaque, mais moi, je m'étais imaginé une tenue de colporteur futuriste. Un truc comme ça :



J'y ajoutais juste une sorte de masque ou de casque pour respirer...

Citer
Il n’a plus qu’à partir avec tous ses kilos d’équipement. Et le petit papier.

J'aime beaucoup ce segment de phrase après le point.

Citer
Il lance un grognement féroce. L’assemblée est enthousiaste, grogne avec lui, crie, frappe encore contre les parois pour faire résonner les tambours d’acier. Jusqu’à ce qu’un officier s’empresse de disperser la meute. Il souhaite bonne route, serre la main. S’éloigne ensuite d’un pas rapide. Ne restent que les barreaux.
Chouette extrait.

Citer
Les cailloux succèdent aux cailloux, les cailloux succèdent aux cailloux et ainsi de suite.
Moi, j'apprécie cette répétition, je trouve qu'elle a du rythme.

Citer
Pour éviter de gripper son arme il l’a badigeonnée de répulseur.
Tu es vraiment sûre que tu ne veux pas ajouter de virgule ? Moi aussi, ça me gêne.

Citer
Elle écrit pour distraire les gens, distraire les gens,  distraire.

Là, par contre, tu aurais pu t'arrêter à "gens" - le premier.

Citer
Des histoires d’amour, des histoires de famille, des histoires histoire de, n’importe quelle histoire, mais pas de guerre, non, plus de guerre.

Je l'ai déjà dit à Ella, mais trop de répétition tue la répétition. :huhu:

Citer
Une industrie tout ce qu’il y a de plus honnête, du texte au kilomètre, palimpseste sur palimpseste, de temps en temps une illustration en couleurs quand les finances le permettent.
J'aime énormément le "palimpseste sur palimpseste".

Citer
Parfois elle se lève au milieu de la nuit, son addition est fausse elle en est sûre.
Une chtite virgule après "fausse" ? A vot' bon coeur, m'dame, à vot' bon coeur...

Citer
Effrayée par un mécompte elle ne se rendort qu’après avoir vérifié dix fois qu’on ne lui a rien volé.
Idem, mais après "mécompte".

Citer
Demain, elle écrira plus, elle aura plus d’argent, elle pourra sortir un instant.
J'apprécie la rime interne.

Citer
Elle ne voit plus son visage, mais se souvient qu’il était aimable. Elle ne sait plus où ils étaient mais ils y étaient tous les deux. Elle a oublié ce qu’il disait mais c’était plein de sens. Elle perd son clavier, son histoire, ses personnages.
Joli.

Citer
Abbas, Abbas, Abbas. Il est partout autour d’elle.
C'est qui/quoi, Abbas ? J'ai pas compris, là...

    
Citer
Il est quelque part sous terre. Mort ou sur le point de l’être. Irradié mais dans le noir. Dans les bandes d’un pharaon sans la majesté de son nom. A courir encore dans la poussière, à l’ombre des ruines.

Bien formulé, mais un brin banal sur les bords. C'est rare, chez toi.

Citer
Abbas cherche un abri en lui comme il n’y en a pas dehors. Il s’imagine dans un creux, assis à boire de l’eau, quand tout à coup, il entend un pak pak pak.
Ah, oki, j'ai compris. ^^

Citer
    Au soir, on vient le voir, pour lui parler, pour le soulager.
"Le" soir ? (bis)

Citer
Il sortira et sera malade, malade, malade jusqu’au moment où il ne sortira plus.
Trop de répétitions, ma vieille !

Citer
Il veut lui dire quand il se souvient de sa dernière sortie, de sa dernière course, d’une femme, qu’il allait voir et qu’il venait de quitter, une femme à qui il pensait souvent, qu’il chérissait, qu’il chérissait.
Idem.

Citer
Tout à coup il panique.

Virgule après "coup" ?

Citer
Parti sans au-revoir ! Parti sans prévenir ! Parti pour ne plus revenir ! Le dire, lui dire !
Belles sonorités.

Citer
    Gratgratgratgrat grat grat.
Tes onomatopées déchirent tout ! :P

Citer
Le Colport n’a presque rien senti. La combinaison, la faiblesse de l’animal, son état de fatigue.
Avant de lire ton explication, moi non plus, je n'avais pas compris. Peut-être que ça vaut le coup d'ajoueter une phrase ou un segment de phrase pour expliciter...

Citer
Il aimerait enlever son barda qui lui pèse et le brûle, il ne peut pas, bien sûr.
"Mais" après "brûle" ? Là, c'est un peu sec...

Citer
 vérifie son compte, vérifie ses tickets, va voir son fils qui s’éduque, coupe un légume plein de goût et le mange fermant les yeux.

Je pense que ça va devenir une habitude, mais je n'aime pas la répétition.

Citer
après-midi elle se souvient d’Abbas.
Une petite virgule après "midi" ? S'il te plaît !!!

Citer
Regarde ce qu’elle a déjà gaspillé en tournant en rond dans sa pièce : pas de repas pour ce soir !

Euh, à qui elle parle ? :o

Citer
Les rues sont toutes les mêmes, les gens sont tous les mêmes,
Je pense que tu devines d'ici ce que je vais dire... :mrgreen:

Citer
elle croise des clones et des clones, tous gris, tous laids, tous mornes.

Trop de "clones", trop de "tous".

Citer
Monter au puits, sortir de son trou, enfin.

Belle tournure.

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Elle n’a pas l’autorisation. Elle n’a pas l’autorisation mais la surveillance est plutôt relâchée, elle a entendu ça une fois.

Pour une fois, la répétition passe bien. Elle donne du peps, du rythme. J'aime.

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    Elle ne pense plus vraiment droit.
Bizarre, comme tournure.

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    La fin est triste, j’aimerais m’arrêter là.
:coeur:

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Tu n’es pas le bon Colport, tu es trop jeune. Le serpent t’a rendu jaune. La poussière remplit tes bronches. Mais tu restes là, tant que tu le peux, c’est pour Abbas. Il a été comme toi, le même uniforme mais en moins efficace, le même masque mais en moins récent, la même envie, quand tu cours, de courir vers la lisière du désert pour apercevoir un brin d’herbe. Comme lui tu redescends dans le puits, tu penses Je ne suis pas assez fort. Comme lui tu as tort.
     Il faut que tu t’en ailles maintenant. Matilde essaye de sortir. Tu attends qu’elle rentre. C’est inutile. Pars, maintenant. Vous ne vous pouvez pas vous croiser, il faut abandonner. Allez, va. Ne regrette rien, c’est ma faute, c’est ma faute. Pars, il est temps.
Il ne manque pas des italiques, là ?

Citer
    L’officier donne au Colport une rasade d'allegro.
C'est quoi, l'allegro ? De l'alcool ?

Citer
    Je peux faire de la voile sans vent.
     Il répète.
     Je peux faire de la voile sans vent.
     Tout haut.
     Je peux faire de la voile sans vent.
     Quelques secondes piétinent.
     L’écho reste en suspens.

     Le Colport finit son verre.
Très belle fin. Et cette chanson est incroyablement triste.

Je peux faire du vin sans raisin
Je peux faire du pain sans levain
Mais ne puis quitter mon ami
Sans verser de larmes


A deux voix, c'est encore plus beau. ::)
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

Roi Loth, Kaamelott, Livre V

Hors ligne Milora

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Re : Le déserteur amoureux
« Réponse #11 le: 22 Août 2010 à 10:59:40 »
Rhooo, mais c'est quoi cette fin ? Peut-être que si tu mettais la chanson en note, on comprendrait ? Non, le mieux ce serait de l'intégrer au récit, à un autre moment, pour que ça fasse "tilt" chez le lecteur. Sinon, la fin, le texte perdent tout leur sens !
Et c'est dommage, parce qu'il est très beau, très zachien : une ambiance, un ton juste, vrai, des personnages attachants, un univers original... Bref, j'ai beaucoup, beaucoup aimé... sauf la fin ! Mériterait vraiment d'être retravaillée.

Le fait qu'on ne comprenne le contexte et le dessous/surface que peu à peu, je trouve que ça rend bien ; ça plonge dans le texte.
(Et moi, j'ai beaucoup aimé les répétitions. Je les ai trouvées kailianaesques. Elles donnent du charme au texte  ^^ )


Seule phrase où j'ai beugué :
Citer
et le mange fermant les yeux
"En" en fuite ?
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Kathya

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Re : Le déserteur amoureux
« Réponse #12 le: 28 Août 2010 à 16:53:37 »
Citer
Il informe peut-être à l’autre capitaine
"informer à"   ???

Je connaissais pas la chanson et j'avais pas trop compris la fin du coup. Enfin je suspectais quelque chose comme ça vu que tu avais annoncé que c'était triste. Niveau répétitions, certaines m'ont gênée d'autres non, il faut dire qu'en général je ne les aime pas même lorsqu'elles sont voulues.

Pour le texte en lui même, j'ai un avis mitigé. J'ai l'impression qu'on suit l'histoire à demi, sans jamais vraiment rentrer dedans, comme si l'univers n'était là qu'un brouillard épais. C'était pas désagréable, mais je me suis aussi embrouillée entre Abbas et Colport.

Au plaisir de te relire, cela dit. ^^
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Zacharielle

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Re : Re : Le déserteur amoureux
« Réponse #13 le: 01 Septembre 2010 à 09:06:10 »
Je réponds tard, mais je réponds, le monde est sauf.


Ambrena

Moi aussi, je connaissais la chanson. Je l'avais apprise aux Éclaireurs. ^ ^

cool, une autre qui connaît !

Citer
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Tu sais, il ne faut pas croire ce qu’on voit. Jeux et blagues font office de pansement.
Il ne manquerait pas des italiques, là ?
où ? le "tu sais" vient du narrateur donc je mets pas d'italique. Mais j'ai envie de supprimer ce bout je le trouve trop moche.

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    Au soir, il est en bas.
"Le" soir, plutôt, non ?
Je sais plus pourquoi j'ai mis "au" et pas "le", mais en tous cas je trouve ça plus joli xD

lol ton image du colport, à vrai dire je voyais plus :


les cheveux en pétard en moins

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Pour éviter de gripper son arme il l’a badigeonnée de répulseur.
Tu es vraiment sûre que tu ne veux pas ajouter de virgule ? Moi aussi, ça me gêne.
ben c'est vraiment court comme phrase, y'a pas 10 000 lectures possible je pense ?

Citer
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Elle écrit pour distraire les gens, distraire les gens,  distraire.

Là, par contre, tu aurais pu t'arrêter à "gens" - le premier.
c'est vrai que c'est c'est pas très beau, avec le recul, je vais m'arrêter à distraire les gens.

Citer
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Des histoires d’amour, des histoires de famille, des histoires histoire de, n’importe quelle histoire, mais pas de guerre, non, plus de guerre.

Je l'ai déjà dit à Ella, mais trop de répétition tue la répétition. :huhu:
celle-là par contre j'y tiens plus...

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Parfois elle se lève au milieu de la nuit, son addition est fausse elle en est sûre.
Une chtite virgule après "fausse" ? A vot' bon coeur, m'dame, à vot' bon coeur...
mmm... ui... ou supprimer celle d'avant.

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Effrayée par un mécompte elle ne se rendort qu’après avoir vérifié dix fois qu’on ne lui a rien volé.
Idem, mais après "mécompte".
trop attendu lol

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Abbas, Abbas, Abbas. Il est partout autour d’elle.
C'est qui/quoi, Abbas ? J'ai pas compris, là...
son chéri

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Il sortira et sera malade, malade, malade jusqu’au moment où il ne sortira plus.
Trop de répétitions, ma vieille !
oups, j'avais pas remarqué... j'déconne ! lol hum c'était pour marquer qu'il ne pourra vraiment pas en être autrement, et que c'est un mal interne qui le détruira forcément... et férocement xD pourquoi j'ai mis un smiley ? c'est pas marrant. Mais si j'enlève le reste ça fait tellement pauvre comme phrase, alors que ce truc va le consumer tout entier. J'veux dire ce serait en décalage, malhonnête.

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Il veut lui dire quand il se souvient de sa dernière sortie, de sa dernière course, d’une femme, qu’il allait voir et qu’il venait de quitter, une femme à qui il pensait souvent, qu’il chérissait, qu’il chérissait.
Idem.
au fur et à mesure que les souvenirs lui reviennent il réalise combien il l'aimait, le deuxième est comme une confirmation des réminiscences du premier "chérissait".

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Tout à coup il panique.

Virgule après "coup" ?
non sinon ça fait pas effet mitraillette

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Le Colport n’a presque rien senti. La combinaison, la faiblesse de l’animal, son état de fatigue.
Avant de lire ton explication, moi non plus, je n'avais pas compris. Peut-être que ça vaut le coup d'ajoueter une phrase ou un segment de phrase pour expliciter...
arf, bien reçu chef

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Il aimerait enlever son barda qui lui pèse et le brûle, il ne peut pas, bien sûr.
"Mais" après "brûle" ? Là, c'est un peu sec...
en fait j'aurais aimé qu'on puisse simultanéiser l'écriture, je me sens à l'étroit là  :mrgreen: j'aurais voulu que ce soit en même temps (il veut enlever mais il sait bien qu'il peut pas, tu vois? comme deux pensées qui se superposent, d'où une non-rupture)

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après-midi elle se souvient d’Abbas.
Une petite virgule après "midi" ? S'il te plaît !!!
lol d'accord

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Regarde ce qu’elle a déjà gaspillé en tournant en rond dans sa pièce : pas de repas pour ce soir !

Euh, à qui elle parle ? :o
c'est pas elle c'est le narrateur qui s'adresse au lecteur, aux autres personnages

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    Elle ne pense plus vraiment droit.
Bizarre, comme tournure.
je sais, c'est tordu :p c'est à dire qu'elle ne formule plus de pensées très cohérentes et que ça s'en ressent sur sa démarche. OK, tiré par les cheveux.

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Il ne manque pas des italiques, là ?
c'est encore le narrateur, donc non

Citer
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    L’officier donne au Colport une rasade d'allegro.
C'est quoi, l'allegro ? De l'alcool ?
je sais pas trop. c'est un liquide non toxique, c'est tout ce que je peux dire !

|quote]A deux voix, c'est encore plus beau. ::)[/quote]
c'est sûr !


Merci pour ton relevé détaillé et tes commentaires pertinents, c'est cool d'avoir la lecture d'une autre personne qui connaît la chanson !


Milora

Rhooo, mais c'est quoi cette fin ? Peut-être que si tu mettais la chanson en note, on comprendrait ? Non, le mieux ce serait de l'intégrer au récit, à un autre moment, pour que ça fasse "tilt" chez le lecteur. Sinon, la fin, le texte perdent tout leur sens !
je sais, c'est vraiment nul, c'est pas en faisant des références que peu connaissent que le texte va prendre son sens >_< j'aurais pas dû, j'aurais dû trouver autre chose... trouver un moyen d'y faire référence ds un texte aussi court ça risque de faire panneau de signalisation. But I HAVE TO find a way.

Citer
Et c'est dommage, parce qu'il est très beau, très zachien : une ambiance, un ton juste, vrai, des personnages attachants, un univers original... Bref, j'ai beaucoup, beaucoup aimé... sauf la fin ! Mériterait vraiment d'être retravaillée.
merci beaucoup, je tourne dans ma tête pour trouver un moyen d'expliciter sans expliquer...

Citer
Le fait qu'on ne comprenne le contexte et le dessous/surface que peu à peu, je trouve que ça rend bien ; ça plonge dans le texte.
(Et moi, j'ai beaucoup aimé les répétitions. Je les ai trouvées kailianaesques. Elles donnent du charme au texte  ^^ )
merci :] c'est marrant que les avis soient si variés concernant les répétitions ! c'est pas pratique

Citer
Citer
et le mange fermant les yeux
"En" en fuite ?
[/quote]
je vais mettre fermant en ferme

Merci pour ta lecture!!



Kathya
Citer
Il informe peut-être à l’autre capitaine
"informer à"   ???
hin hin, merci lol j'avais pô vu, j'avais mis un truc avec à avant informer

Citer
Je connaissais pas la chanson et j'avais pas trop compris la fin du coup. Enfin je suspectais quelque chose comme ça vu que tu avais annoncé que c'était triste.
ouais mais si on connaît pas c'est vrai qu'on peut pas deviner ! sinon c'est pas moi qui annonce que c'est triste c'est le narrateur uh uh

Citer
Niveau répétitions, certaines m'ont gênée d'autres non, il faut dire qu'en général je ne les aime pas même lorsqu'elles sont voulues.
ok x')

Citer
Pour le texte en lui même, j'ai un avis mitigé. J'ai l'impression qu'on suit l'histoire à demi, sans jamais vraiment rentrer dedans,
ah ? t'es censée le faire au fur et à mesure en fait xD

Citer
comme si l'univers n'était là qu'un brouillard épais. C'était pas désagréable, mais je me suis aussi embrouillée entre Abbas et Colport.
ah ça c'est gênant ça confusionnasité des deux... hum... oui l'univers est euh dans un flou artistique. Nan c'est vrai décrire à tout va c'est pas mon fort, ce qui n'empêche que j'avais une vision relativement précise des scènes xD

Merci pour ton commentaire !

Verasoie

  • Invité
Re : Le déserteur amoureux
« Réponse #14 le: 05 Mars 2011 à 15:08:23 »
Zut, je croyais l'avoir lu.

C'est parti :

Citer
palimpseste sur palimpseste,

trop ouf j'ai retrouvé le sens de ce mot y'a deux heures quand Mil m'en a parlé (mais je sais toujours pas où je l'avais vu avant)

Citer
  La fin est triste, j’aimerais m’arrêter là.

oh c'est trop cool comme phrase

Je peux ramer sans rames !


J'ai beaucoup aimé le style comme d'habitude mais cette fois j'ai eu l'impression de pas réussir à rentrer dedans, de pas comprendre ce qui se passait, de pas comprendre la fin. Ni où on était (je nous voyais dans un sous-marin au début..?). Mais tu sais quoi c'est pas grave parce que ce n'était que l'apéritif et que là je vais lire le petit papier de l'officier ^ ^

Moi je la connaissais la chanson ! Elle est trop jolie, je l'aime beaucoup :3

Bon en tout cas ça m'a donné envie de lire le RF donc see you there (c'est pas très développé comme commentaire mais j'imagine que tu te concentres plus vraiment sur ce texte maintenant ? voilà voilà)

 


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