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Auteur Sujet: Malboire (Camille Leboulanger)  (Lu 2950 fois)

Hors ligne Kailiana

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Malboire (Camille Leboulanger)
« le: 04 novembre 2019 à 21:33:36 »

Citation de: 4eme de couverture
Un coin entre mer et montagne. Une lande, longtemps après un désastre qui a laissé la terre exsangue et toxique. Ses rares habitants vivent les yeux tournés vers le ciel dans l’attente de la pluie, ou vers le sol où la mort les attend.
La faute au Temps Vieux dont les traces subsistent encore sous forme de micro-organismes, qui devaient faire pousser le maïs plus vite et plus droit, et de monstres autonomes qui continuent à labourer une terre depuis longtemps désertée par leurs concepteurs.
Heureusement, il y a Arsen, qui a gardé des souvenirs, un appétit d’avenir, et surtout un projet : forer le sol pour trouver de l’Eau potable sous la Malboire afin d’échapper au diktat de la pluie. Et il y a surtout Zizare, qu’Arsen a tiré de la Boue et recueilli, tout comme Mivoix, sa compagne. Il leur donne le goût de l’aventure et ne les retient pas lorsqu’ils partent, obnubilés par la rumeur d’un barrage derrière lequel se trouverait une immensité d’Eau...
 
Faire route avec Zizare, c’est entreprendre une quête d’un monde qui se fonde sur la quête des mots, c’est découvrir que géographie physique et géographie psychique se répondent, c’est entendre la leçon d’une fable écologique qui se conjugue pour le lecteur au futur antérieur.

J'ai pas lu ce livre super vite, mais il y a des images très fortes, qui se sont gravées dans ma rétine et jusqu'au coeur. C'est un peu Mad Max (Fury Road) mais sous forme textuelle et plus contemplatif. Avec un monde post-apo et les communautés délirantes et sans logiques qui paraissent pourtant dans le contexte parfaitement crédibles. Et de la boue. Beaucoup de boue.

Ceci étant, il faut suspendre son incrédulité pour pas mal de trucs (j'ai du mal à capter comment tous ces humains ont survécu, surtout), mais comme j'aimais bien l'ambiance c'est passé. Je regrette surtout la fin, qui essaie  (et réussi certes) à être logique, à boucler, mais que je trouve bien trop commune par rapport à ce qui précède. Dommage.
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
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La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
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Re : Malboire (Camille Leboulanger)
« Réponse #1 le: 05 novembre 2019 à 05:12:55 »
Ça a l'air bien °_*
le "Temps Vieux" me fait penser à Enig Marcheur...
Comment c'est stylistiquement ? est-ce que le post-apo a modifié des trucs dans le langage ?
Tu crois que c'est dispo en numérique ?
(merci d'en parler en tout cas !)
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Hors ligne Dieter

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Re : Malboire (Camille Leboulanger)
« Réponse #2 le: 05 novembre 2019 à 08:28:05 »
Bonjour,

Il existe en e-pub sur des sites des partages pas tout à fait légaux, alors on doit le trouver à la vente.
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
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Hors ligne Kailiana

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Re : Malboire (Camille Leboulanger)
« Réponse #3 le: 05 novembre 2019 à 21:08:45 »
Je l'ai lu (et acheté... ) en dématérialisé.

Niveau style, c'est bien sans trop sortir des normes (mais j'ai des critères assez extrêmes ceci dit sur le "sortir des normes stylistiques")
Au niveau du langage, c'est surtout qu'il y a certains mots qu'ils ne connaissent plus donc ils utilisent autre chose / c'est décrit sans le mot. Le narrateur (Zizare) a un langage plutôt soutenu, ce qui me faisait très bizarre au début par rapport au personnage (même si c'est pseudo expliqué). C'est bien écrit et on s'y sent, mais il ne faut pas s'attendre à voir casser les codes habituels du roman, surtout au niveau du style, et je n'ai pas souvenir d'avoir vu un langage très différent.

Tu as quelques extraits sur babelio.

Dans le résumé de l'éditeur, je ne suis finalement pas trop d'accord avec :
Citer
Faire route avec Zizare, c’est entreprendre une quête d’un monde qui se fonde sur la quête des mots, c’est découvrir que géographie physique et géographie psychique se répondent, c’est entendre la leçon d’une fable écologique qui se conjugue pour le lecteur au futur antérieur.
Zizare est surtout en quête de l'eau (pure), et sur le chemin il croise des communautés qui gèrent le monde actuel à leur manière, et il est toujours à la recherche de l'eau + de son passé d'avant de sortir de la boue. Et je l'ai pas trop vu comme une fable écologique (sauf la fin peut-être, que j'ai moyen aimée) car ça n'insiste pas trop dessus et surtout c'est pas spécialement original (les hommes d'avant ont fichu le bazar dans le monde, maintenant c'est la merde, ok, c'est pas la première oeuvre qui traite ce sujet)
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

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Einstein

 


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