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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » (explicite) Violence silencieuse

Auteur Sujet: (explicite) Violence silencieuse  (Lu 1388 fois)

Mys

  • Invité
(explicite) Violence silencieuse
« le: 25 Octobre 2019 à 10:09:18 »
Bonjour. Je reviens avec le premier chapitre de Violence silencieuse, une histoire que je voulais écrire depuis longtemps. Cette histoire est une histoire sur l'autisme, un sujet qui me tient à cœur et qui me concerne. Voici le premier chapitre qui est, à mon sens, un début un peu hésitant.

Attention
Certains chapitres pourront heurter la sensibilité des lecteurs, en particulier des plus jeunes. Les thèmes suivants seront abordés: violence physique, violence psychologique, violence sexuelle, violence institutionnelle, exclusion, discrimination, violence psychiatrique ainsi que d'autres thèmes pouvant choquer.

Je vous laisse avec le texte.


Le père d'Allison alluma la télé, comme chaque soir. La présentatrice de la chaîne d’information BFMTV annonça : « Bonjour et bienvenue à notre édition du soir. Commençons avec les gros titres. Un centre d'études et un fast-food ont été vandalisés. Lya Masson en direct des lieux.
- Bonjour, enchaîna la journaliste. Les témoins racontent que les responsables ont aspergé les bâtiments de faux sang. Le sol à l'intérieur en est toujours aspergé. Des bornes de commande ont été brisées et des serveurs agressés. D'autres témoins parlent d'individus portant des casquettes, des masques inspirés du symbole des Anonymous ainsi que des t-shirts de l'association Life for all Libération animale et des pancartes avec des images choquantes d'élevages intensifs et des slogans tels que, je cite… »
Télévision éteinte. La mère d'Allison dit : « Encore ces merdeux de vegans ! Tu vois ma fille, c'est une des raisons pour laquelle on n'aime pas les gens de dehors. Allez mange ta viande.
Pause.
- Est-ce nécessaire à notre survie ? demanda Allison.
Pause.
- Oui, lui répondit son père. Tu vois tous ces végétariens, végétaliens et vegan ? Ils sont tous carencés. Nous avons toujours mangé de la viande et du poisson, donc notre corps en a besoin. Donc écoute ta mère. »
Elle mangea sa viande à contrecœur, dégoûtée. Elle redoutait le centre d'études, ce lieu où chaque jour elle retrouvait des centaines de jeunes âgés de quatorze à dix-huit ans, et ce sans compter les étudiants en prépa.

Le lendemain…
Aloïse était en avance. Elle attendait avec impatience l'ouverture du portail. Un groupe de personnes arriva et quelqu'un lui cria : « Tu vas à un enterrement ?
Pause.
- Le tien, lui répondit-elle cyniquement. »
Ava et Aiden arrivèrent à leur tour. Allison arriva enfin. La cloche lui transperça les oreilles. Elle entendit quelqu'un lui dire « Alors l'asociale, ça va ? » et la foule du rang l'oppressait. Les couloirs étaient si illuminés que ses yeux lui faisaient mal. L'un de ses professeurs portait tellement de parfum qu'il lui faisait tourner la tête. Aloïse lui tendit des bouchons. A la sortie des cours, Kaya aperçut un groupe de jeunes qui scrutaient la cour, le terrain et les abords du centre d'études. Elle leur demanda : « Qu'est-ce que vous faites ?
Pause.
- On cherche les affaires d'Aloïse depuis dix minutes ! lui répondit l'un deux.
Pause.
- Un sac gris foncé avec des pin's et des dessins faits au Posca ? dit-elle.
Pause. Surprise.
- Exactement, confirma Camille en voyant des gens avec des masques ressemblant à ceux des Anonymous mais avec une carotte à la place de la moustache. Tous aux abris ! La secte vegan arrive !
Pause.
- Je rêve ou ils vandalisent la boutique en face ? chuchota quelqu'un.
Pause.
- On va encore m'associer à ces extrémistes, s'énerva Camille en secouant ses cheveux décolorés en blanc. Ils s’en vont, on peut reprendre les recherches.
Pause.
- Venez ! leur cria quelqu'un. »
Ils allèrent vers celle qui les avait appelés. Quelle ne fut pas leur surprise : ils appelèrent Aloïse. Elle trouva son sac dans une flaque d'eau, totalement humide et couvert de crachats. Ils rentrèrent chez eux. Mais ce que personne ne savait, c'est que depuis quelques semaines, Victoria, entre autres, les observait. Cette dernière parlait avec Adélie. Elle lui demanda : « T'observes souvent Allison. On dirait que tu te poses des questions.
Pause.
- Je commence à avoir de sérieux doutes. Et si elle était… comment dire…
Pause.
- Comment ça ?
Pause.
- Tu vois Aloïse ? Quand je vois son comportement dans certaines situations je vois le sien aussi. Par exemple lors des deux alarmes incendie de la journée, les deux se bouchaient les oreilles. Même quand le prof d'histoire parlait. Et elle a failli péter un plomb parce qu'Arya avait eu la bonne idée de la toucher. Et elle ne veut jamais aller avec les autres. Ça plus pas mal d'autres trucs. Entre autres, elle tripote souvent ses cheveux.
Pause.
- Si tu le dis. »

À la maison, les parents d'Allison entendirent des cris provenant de chez les voisins. Cela énerva les parents. Ils étaient excédés et avaient de sérieux soupçons. Au bout de dix minutes, plus aucun bruit. Ils décidèrent de frapper chez eux afin d'avoir plus d'informations. La fille des voisins leur ouvrit. Mais elle fit l'erreur de laisser sa boîte de médicaments sur la table du salon. Le fils avait des bleus sur le visage. Le père commença à discuter avec les parents et pendant ce temps, la mère observait la maison. Il y avait des affiches avec ce que les enfants devaient faire ainsi que leurs emplois du temps respectifs. La famille quitta la maison. La mère soupira : « Visiblement ils ont été vaccinés ! »
Son mari écrivait une lettre en espérant avoir de bonnes raisons de s'inquiéter.

Le lendemain…
Samedi, une heure du matin. Les parents d'Allison la réveillèrent comme chaque samedi avant de l'emmener à sa thérapie de groupe habituelle. Comme chaque semaine, ils lui dirent : « T'es tout le temps fatiguée, tu pourrais pas faire des efforts. On dirait une autiste là ! Et après les services sociaux vont dire qu'on te maltraite ! Dépêche-toi, on va être en retard. Déjà que ça fait chier le psy que tu sois trop fragile. Va falloir qu’il s'occupe de ton problème, histoire que tu sois mieux que ton frère. Tu mériterais qu'on t'envoie dans la Normale ou dans la dimension de l'Ordre ! »
Allison prit peur. Ses parents savaient ce qu'elle craignait le plus : la Normale, cette dimension et sa société à deux classes, les Normaux et les Anormaux, dont on ne savait que très peu de choses, et la terrible dimension de l'Ordre, cette société oppressive dont on ne savait presque rien non plus. Elle s'exécuta car elle les savait capables de mettre leurs menaces à exécution, comme ils l'avaient fait avec son frère.
Une heure et demie du matin. Ils étaient à l'intérieur d'un grand bâtiment. Les enfants et les adolescents étaient tous réunis dans une grande pièce. Un homme et une femme étaient avec eux. La femme commença : « Vous avez tous vos instruments ?
Instruments montés.
Très bien. À présent nous pouvons commencer à chasser le mal et soigner vos esprits. On s'accorde ! »
La. Instruments désaccordés. Hurlements. La. Instruments accordés. Soupir. Répétition. Fin de la répétition. Discussions. Dialogues. Hurlements. Cris. Claquements. Pleurs. Silence de mort.
Après avoir payé la séance, tout le monde partit. À quelques mètres du bâtiment, les pierres volaient. Vitres brisées. Slogans. Insultes. Les habitants ne rêvaient pas : le vandalisme du laboratoire de la ville était en cours.

Le lundi suivant…
Les investigations de la police pour arriver à retrouver les vandales étaient toujours en cours. En voyant Allison arriver, Camille commença à s'inquiéter davantage que les jours précédents. Elle paraissait de plus en plus fatiguée : ses cernes se creusaient et s'assombrissaient toujours plus tandis que sa concentration devenait toujours plus difficile. Elle devenait plus irritable et s'endormait sans prévenir. Un prospectus tomba de son sac. Camille le ramassa, comprenant qu'elle n'était pas au bout de ses surprises.
Pendant ce temps, les voisins d'Allison rentraient chez eux. Ils trouvèrent une camionnette blanche devant leur maison. Ils savaient que c'était le début de la fin.

Hors ligne Feather

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 038
Re : (explicite) Violence silencieuse
« Réponse #1 le: 25 Octobre 2019 à 12:57:11 »
La douleur d'être tout simplement, comment trouver sa place lorsque le corps somatise les difficultés d'adaptation. J'y perçois une grande sensibilité qui me touche. Cette jeune fille est attachante, elle crie tout haut par sa souffrance les affres de la différence, de l'incompréhension d'un coeur noble face à la cruauté d'une altérité égoïste et méprisante.
Merci du partage.
Les larmes sans pleurs sont une lanterne.

Hors ligne Feather

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 038
Re : (explicite) Violence silencieuse
« Réponse #2 le: 25 Octobre 2019 à 13:38:53 »
Je pense que l'idée est assez forte, et supplée au style qui n'en demeure pas moins sincère par sa forme. J'ai été emportée par le récit et ne me suis pas attardée sur la technique.
Les larmes sans pleurs sont une lanterne.

Hors ligne flulu

  • Aède
  • Messages: 175
Re : (explicite) Violence silencieuse
« Réponse #3 le: 26 Octobre 2019 à 17:10:55 »
Le titre est accrocheur
Le récit l'est moins
C'est assez décousu et parfois même incohérent
Il y a cependant de belles envolées
J'avoue humblement que je ne comprends pas bien la finalité du texte
Peut être le découvrirais je dans les chapitres suivants puisqu'il av y en avoir
carpe diem

 


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