Vois sur le chemin zébré de ces vertes collines
S'étendre des champs de verdure et de couleurs,
Quelques maisons blanches sur leurs sommets s'alignent,
Que le soleil embrase de rayons et de chaleur.
Un cygne prend son envol avec lenteur et grâce,
Ses ailes géantes fendant l'air lourdement
Son vol soudain exprime liberté, ardeur et audace,
Méfiant, s'éloigne du garçon qui l’approchait prudemment.
Eparpillées ça et là sur ce tableau de merveilles,
Fleurs et roses lui donnent une teinte vive et animée,
S'inclinant paresseusement vers la lumière du soleil
Par la brise légère, se laissent doucement emporter.
Seul la litanie des animaux de ferme brise le silence ;
Leurs cris barbares résonnent avec une prestigieuse harmonie,
Formant, aux oreilles rêveuses, une prodigieuse symphonie ;
Tantôt une note haute, tantôt une note étreignant la décadence.
Et accoudée au rebord de ma fenêtre, à l'étage;
J'observe, écoute ce monde paresseux et serein
Jusqu'à ce qu'il s'éclipse en fin de journée tel un mirage
Et que cet univers campagnard succombe au sommeil divin.
Plume d'Argent