Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » La route des vacances

Auteur Sujet: La route des vacances  (Lu 2748 fois)

Hors ligne PierrePierre

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La route des vacances
« le: 06 Octobre 2019 à 14:44:03 »
Bonjour à tous,  :)

Voici un texte que j'ai écrit ce matin. Je n'ai pas fait de rimes, pas compté les pieds, je me suis permis cette liberté...

Il y a dans ce texte quelques faits réels (mes doigts sont très jaunis par la nicotine !), d'autres non (j'ai pris ma douche ce matin !).
Mais qu'importe...

J'espère avoir quelques retours de vous  ;)
Pierre


-------------------------------------------

Si j'enregistrais le texte (un peu amélioré...) en audio, le fond sonore serait la musique du lien ci-dessous. Si, pour des questions de droit d'auteur, je n'en ai pas le droit (car je ne suis pas Monolake... mais je suis fan !), dites-le moi !

Référence musicale du type hyper optimiste : (Artiste : Monolake, Titre: Nucleus)
==> https://www.youtube.com/watch?v=zxGIzeQY7qU

-------------------------------------------

La route des vacances

Tu fermes la portière et marches le long du bitume,
Sur le bord de la septième route nationale à l’infernal trafic.
Tu es nu, laid dans tout ton corps, les doigts jaunes de nicotine et la peau noircie de crasse.

Fermes-tu les yeux afin que nul ne te voie ?

Tes larmes coulent et les gouttes de pluie s’en mêlent.
Tu lèves la tête pour appeler la belle lune derrière tes yeux,
Mais ne reçois que le glaçant et indifférent contact de l’eau

Et tu penses …
À sa voix tantôt flûte, tantôt basson,
À ses cheveux feuilles ondulantes de châtaigner,
À sa bouche et ses lèvres de sucre candi,
À tous les instants immobiles où, assis sur les chaises vertes des Tuileries, vos langues s’entremêlaient sous le regard incrédule ou amusé des passants.

Et tu penses…
À son adieu que jamais tu ne comprendras.

Et tu te souviens…
De ton appel au secours.
Tu ne demandais rien de plus qu’un mot, juste un,
Pour la sensation de n’exister qu’un instant, juste un,
Dans sa mémoire amnésique.

Tu restes immobile, le regard fixe,
La pluie incise l’iris de tes yeux.

Et tu te souviens…
De ton s.o.s. resté sans réponse aucune,
Son silence est une grêle qui broie tes profondeurs secrètes.

Et tu réalises…
Que la pourriture de l’inhumanité a ce pouvoir de s’infiltrer dans les plus parfaites enveloppes,
Et que plus aucune ancre ne te retient désormais.

Alors tu fermes de nouveau les yeux, une ultime fois, et te remets en marche, aperçois derrière tes paupières ces doubles couleurs jaunes ou blanches s’approchant de toi à la vitesse de la lumière,

Et pour une seconde,
Juste une,
Imagines le bout de cette route noire que jamais tu n’atteindras.
« Modifié: 14 Octobre 2019 à 13:51:44 par PierrePierre »
Certains hommes espèrent entrer dans l'Histoire,
je préfère, quant à moi, disparaître dans la Géographie.

Phrase honteusement piochée - et un peu modifiée - dans mon livre de chevet.
ISBN 978-2-07-282342-8 (l'ISBN, c'est une vraie poésie)

Hors ligne Miromensil

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Re : La route des vacances
« Réponse #1 le: 08 Octobre 2019 à 17:29:41 »
Bonjour Pierrex2 !

Citer
Tu lèves la tête pour appeler la belle lune derrière tes yeux,
Étrange qu’il lève la tête pour appeler la lune mais… derrière les yeux, c’est-à-dire ? la lune est dans son corps ?

Citer
À ses cheveux feuilles ondulantes de châtaigner,
Cela me laisse sceptique… elle a les cheveux verts, du coup
(mais l’image pourrait être chouette, il manque pas grand-chose)

Des feuilles de châtaigner, ça ressemble à ça

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
À tous les instants immobiles où, assis sur les chaises vertes des Tuileries, vos langues s’entremêlaient sous le regard incrédule ou amusé des passants.
On dirait une phrase tirée d’un texte court

Citer
Dans sa mémoire amnésique.
L’oxymore semble un peu maladroit quant au sens

Citer
La pluie incise l’iris de tes yeux.
Ouh ça doit faire mal

Citer
De ton s.o.s. resté sans réponse aucune,
Son silence est une grêle qui broie tes profondeurs secrètes.
Ca fait un peu redondant avec l’appel au secours ^^
L’image, là aussi, me laisse dubitatif

Alors hum, tu l’as peut-être compris, je ne suis pas très séduit par ce poème. Je lui ai trouvé des airs de textes courts. Peut-être que c’est une forme qui lui siérait mieux ? Ce n’est pas une question de vers libres ou de rimes mais j’ai trouvé qu’il manquait de musicalité et de rythme. Le côté las des « et tu penses… » m’a semblé un peu poussif. Les images sont bancales et ne m'apparaissent pas très justes ni parlantes - je reconnais que c'est dur à faire. La fin est presque jolie, ceci dit. C’est un conseil qu’on donne souvent mais n’hésite pas à lire ton texte à voix haute pour voir comment il sonne.

A bientôt !

Hors ligne PierrePierre

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Re : La route des vacances
« Réponse #2 le: 08 Octobre 2019 à 20:06:58 »
Bonjour Miromensil,

Tout d'abord, merci à toi pour ta lecture minutieuse et la sincérité de tes ressentis, c'est uniquement comme cela qu'on peut se remettre en cause.

"Tu lèves la tête pour appeler la belle lune derrière tes yeux"
Étrange qu’il lève la tête pour appeler la lune mais… derrière les yeux, c’est-à-dire ? la lune est dans son corps ?
Disons que ce que j'appelle le "monde derrière mes yeux" correspond à mes rêves que je ne veux pas montrer. Il appelle la belle lune dans son monde pour embellir ses rêves

"À ses cheveux feuilles ondulantes de châtaigner"
Cela me laisse sceptique… elle a les cheveux verts, du coup
(mais l’image pourrait être chouette, il manque pas grand-chose)
Je te l'accorde, ce n'est pas très clair. Elle a les cheveux de la couleur de la châtaigne... Je vais réfléchir à une modif...


"À tous les instants immobiles où, assis sur les chaises vertes des Tuileries, vos langues s’entremêlaient sous le regard incrédule ou amusé des passants."
On dirait une phrase tirée d’un texte court
Là, je reconnais mon ignorance, je ne sais pas ce qu'est un texte court... Un texte sans rime qui possèdent peu de mots ?

"Dans sa mémoire amnésique."
L’oxymore semble un peu maladroit quant au sens
Moi je ne trouve pas... La mémoire correspond à la fixation des souvenirs et l'amnésie, c'est justement la perte des souvenirs...

"La pluie incise l’iris de tes yeux."
Ouh ça doit faire mal
Je ne sais pas, je n'ai jamais testé, remarque ça doit être mieux que d'avoir le compas dans l’œil :)

"De ton s.o.s. resté sans réponse aucune,
Son silence est une grêle qui broie tes profondeurs secrètes."

Ca fait un peu redondant avec l’appel au secours
L’image, là aussi, me laisse dubitatif
Tout à fait d'accord avec toi sur l'aspect redondant, je vais modifier. En ce qui concerne l'image, ...., comme c'est une pure vérité, je ne peux pas la modifier, malheureusement.....  :(

tu l’as peut-être compris, je ne suis pas très séduit par ce poème
C'est pour ça que je me suis inscrit sur le forum, pour avoir des réponses de personnes objectives, spécialistes, et la critique me remet en cause, donc je te remercie pour la lecture minutieuse que tu as faite ainsi que pour tes commentaires constructifs. Quant à moi, pour te dire toute la vérité, j'étais un peu sceptique sur ce texte aussi, il est très proche de mon vécu et je n'ai pas eu le courage d'y mettre des rimes ou de faire plus attention que ça aux images. La seule idée que j'ai eue est de l'écrire à la 2ème personne du singulier... Pas l'idée du siècle, mais bon...


j’ai trouvé qu’il manquait de musicalité et de rythme
Pour être franc (encore une fois), j'étais las, fatigué, juste envie de balancer les mots. Donc le manque de musique et de rythme ne m'étonne(nt ?) pas...
Si je devais mettre en mots oralement ce texte, j'aurais mis en fond sonore une musique dont je mets le lien à la fin de mon texte. Pas la joie... (mais je suis fan de l'artiste !)

Merci à toi Miromensil pour ton retour, et en bon parisien que je suis, le nom Miromensil me fait sourire...
Allez, un petit merci sous la forme d'un texte en l'honneur de ton pseudo :

-J’suis perdu, j’veux rentrer à mon hôtel mais je ne sais pas où prendre le métro
-Bin où tu veux aller mec ?
-À Gabriel Piré
-No Problem, tu remontes le champ de Mars et tu prends le métro à Trocadoré, ligne 9 direction Mairie de Monrteuil, tu changes à Miromensil et tu prends la ligne 13 direction Asnèries-Genneliviers et tu arriveras à Gabriel Piré


Bien à toi,  :)
Pierre
« Modifié: 08 Octobre 2019 à 20:51:04 par PierrePierre »
Certains hommes espèrent entrer dans l'Histoire,
je préfère, quant à moi, disparaître dans la Géographie.

Phrase honteusement piochée - et un peu modifiée - dans mon livre de chevet.
ISBN 978-2-07-282342-8 (l'ISBN, c'est une vraie poésie)

Hors ligne Meilhac

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Re : La route des vacances
« Réponse #3 le: 08 Octobre 2019 à 21:33:34 »
Bonjour à tous,  :)

Voici un texte que j'ai écrit ce matin. Je n'ai pas fait de rimes, pas compté les pieds, je me suis permis cette liberté...

Il y a dans ce texte quelques faits réels (mes doigts sont très jaunis par la nicotine !), d'autres non (j'ai pris ma douche ce matin !).
Mais qu'importe...

J'espère avoir quelques retours de vous  ;)
Pierre


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Si j'enregistrais le texte (un peu amélioré...) en audio, le fond sonore serait la musique du lien ci-dessous. Si, pour des questions de droit d'auteur, je n'en ai pas le droit (car je ne suis pas Monolake... mais je suis fan !), dites-le moi !

Référence musicale du type hyper optimiste : (Artiste : Monolake, Titre: Nucleus)
==> https://www.youtube.com/watch?v=zxGIzeQY7qU

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La route des vacances

Tu fermes la portière et marches le long du bitume,
Sur le bord de la septième route nationale à l’infernal trafic.
Tu es nu, laid dans tout ton corps, les doigts jaunes de nicotine et la peau noircie de ta crasse.

Fermes-tu les yeux afin que nul ne te voie ?

Tes larmes coulent et les gouttes de pluie s’en mêlent.
Tu lèves la tête pour appeler la belle lune derrière tes yeux,
Mais ne reçois que le glaçant et indifférent contact de l’eau

Et tu penses …
À sa voix tantôt flûte, tantôt basson,
À ses cheveux feuilles ondulantes de châtaigner,
À sa bouche et ses lèvres de sucre candi,
À tous les instants immobiles où, assis sur les chaises vertes des Tuileries, vos langues s’entremêlaient sous le regard incrédule ou amusé des passants.

Et tu penses…
À son adieu que jamais tu ne comprendras.

Et tu te souviens…
De ton appel au secours.
Tu ne demandais rien de plus qu’un mot, juste un,
Pour la sensation de n’exister qu’un instant, juste un,
Dans sa mémoire amnésique.

Tu restes immobile, le regard fixe,
La pluie incise l’iris de tes yeux.

Et tu te souviens…
De ton s.o.s. resté sans réponse aucune,
Son silence est une grêle qui broie tes profondeurs secrètes.

Et tu réalises…
Que la pourriture de l’inhumanité a ce pouvoir de s’infiltrer dans les plus parfaites enveloppes,
Et que plus aucune ancre ne te retient désormais.

Alors tu fermes de nouveau les yeux, une ultime fois, et te remets en marche, aperçois derrière tes paupières ces doubles couleurs jaunes ou blanches s’approchant de toi à la vitesse de la lumière,

Et pour une seconde,
Juste une,
Imagines le bout de cette route noire que jamais tu n’atteindras.

salut PierrePierre !

y a des trucs que j'aime bien dans ton texte ! des belles images, de la sensibilité !

si je puis me permettre : y  a des côtés un peu trop compliqués (y compris ton speech introductif d'ailleurs :à mon très humble avis, les longues présentations sont souvent + un obstacle qu'une aide, pour entrer dans un texte

vraiment y a des trucs touchants et qui "sonnent" juste dans ton texte, des trucs que j'aime bien!

de quoi faire ! n'hésite pas tes prochains textes à "dépouiller" peut-être un peu +, à garder ce qui est tip top (et qui sera d'autant + mis en valeur), et à enlever ce qui n'est ni très beau ni complètement indispensable :--)

merci beaucoup pour ce texte!!  :)

Hors ligne PierrePierre

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Re : La route des vacances
« Réponse #4 le: 09 Octobre 2019 à 10:06:01 »
Salut Meilhac,

Merci à toi pour ta réponse et aussi pour tes commentaires :)

Je reconnais humblement que mes intros sont un peu longues et peut-être un peu ennuyeuses et je vais écourter par la suite (c'est l'intérêt aussi de ce forum : avoir le ressenti d'autres personnes et remettre en cause des habitudes)

vraiment y a des trucs touchants et qui "sonnent" juste dans ton texte, des trucs que j'aime bien!
Merci :) Si tu trouves qu'ils sonnent juste, peut-être cela signifie-t-il qu'ils ont été réels un jour  :/ (sauf la dernière phrase, je précise... sinon je ne serais pas là pour te répondre ;) ).

En tous les cas, merci à toi pour ce retour !
Au plaisir de te lire,
Pierre
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Hors ligne Miromensil

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Re : La route des vacances
« Réponse #5 le: 09 Octobre 2019 à 12:27:22 »
Citer
Là, je reconnais mon ignorance, je ne sais pas ce qu'est un texte court... Un texte sans rime qui possèdent peu de mots ?

C’est ça :

Citation de: Forum
Coin écriture

    Textes courts

Envie de commenter ou de nous faire lire un texte de moins de quinze pages ?   
   

Disons, un texte non-poétique, comme une nouvelle ou une micronouvelle (un texte, quoi).

Citer
Moi je ne trouve pas... La mémoire correspond à la fixation des souvenirs et l'amnésie, c'est justement la perte des souvenirs...
Oui, je ne dis pas que je trouve ton oxymore « non réussi ». Mais dans le contexte du poème, je trouvais qu’il ne faisait pas trop sens. « Et tu te souviens… De ton appel au secours » ça fait pas très amnésique, mais c’est vrai que si c’est « sa mémoire amnésique », donc pas celle du narrateur, ça change la donne... Je reste pas très convaincu mais c’est pas grave haha.
(En fait je crois que j’avais pas vu cette subtilité hier, autant pour moi)

(Un oxymore dont j’ai entendu parler il n’y a pas longtemps et qui est parlant je trouve, c’est « une brève éternité ». C’est curieux, je me demande d’où ça sort, qu’est-ce qu’on a voulu dire par là, etc. Après je pense que mémoire amnésique peut plaire à des gens, c’est subjectif tout ça. Puis c’est le contexte qui entoure l’oxymore qui me parlait pas trop… surtout maintenant avec ce « tu ». Mais tu ne dois pas forcément modifier le poème pour qu’il me plaise à moi…).

Citer
il est très proche de mon vécu et je n'ai pas eu le courage d'y mettre des rimes ou de faire plus attention que ça aux images. La seule idée que j'ai eue est de l'écrire à la 2ème personne du singulier... Pas l'idée du siècle, mais bon...
Ah, je ne savais pas. Souvent je n’aime pas commenter des textes qui collent fort à la personnalité et au vécu de leur auteur, de peur qu’ils prennent mal la critique et se sentent attaqué… mais j’entends que c’est ce que tu voulais, quelque part – pas être attaqué, mais qu’on te dise honnêtement ce qu’on en pense. Après je pense qu’on peut faire un bon poème sans forcément mettre des rimes et compter les syllabes… mais c’est un art difficile (dans tous les cas) – ou pas selon les gens. Si je devais le dire de manière un peu simpliste, je dirais que c’est de pouvoir créer une petite musique, avec des images, la mise en page, les sonorités, les choix des mots… c’est un peu ça qu’il m’a manqué ici.

Citer
Pour être franc (encore une fois), j'étais las, fatigué, juste envie de balancer les mots. Donc le manque de musique et de rythme ne m'étonne(nt ?) pas...
Ah euh oui bien sûr, je ne sais pas toujours dans quel état se trouve l’auteur d’un texte avant de le commenter – jamais, en fait.  C’est pour ça que les préambules sont utiles. Si ton état d’esprit était : « J'ai écrit un petit truc parce que j’en avais envie sans me prendre la tête mais je ne cherche pas à le retravailler en profondeur », ça peut être utile de le savoir, je n’aurais pas commenté de cette manière. Par défaut, je considère que les gens qui postent un texte ont envie d’en tirer le meilleur, et je commente en fonction… ou bien qu’ils ont juste envie de savoir ce qu’on pense d’un texte.

Mais je plussoie Meilhac dans le fait que faire de grands préambules décourage parfois de commenter (le deal c’est de le mettre en spoiler, pourquoi pas).

Après c’est peut-être pas étonnant si de tous tes textes je commence celui-là, parce que j’ai plus de mal à commenter des poèmes qui ne sont pas en vers libres :mrgreen:

Merci pour le texte, je ne sais pas si « Gabriel Piré » fait référence à quelque chose ^^
(édit : je ne viens pas de Paris, j'ai pris ce pseudo sans savoir qu'il venait d'une station de métro)
« Modifié: 09 Octobre 2019 à 12:33:19 par Miromensil »

Hors ligne PierrePierre

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Re : La route des vacances
« Réponse #6 le: 09 Octobre 2019 à 13:06:21 »
Bonjour Miromensil :)

Merci pour ta réponse minutieuse :)
Je suis d'accord aussi avec Meilhac, je limiterai les préambules, ça peut être un peu "ennuyeux"...

En ce qui concerne l'oxymore, dans mon texte, tout ce qui est en "tu" correspond au narrateur (vu par un observateur extérieur), et tout ce qui est en "son" ou "sa" fait référence à une autre personne (tiens, je l'ai oubliée... Vaut mieux d'ailleurs)
Donc je fais référence à un appel que j'ai donné, qui n'a pas eu de réponse. Donc j'aurais disparu de sa mémoire qui, du coup est amnésique !

Mais quelque soit mon état d'esprit au moment où j'écris le texte, j'apprécie les commentaires francs et sincères (s'ils sont négatifs, et bien je me remets en question et c'est très bien !)

Oui, je suis parisien d'origine (vivant ailleurs  :( ) et en fait : Miromesnil est une station de métro.
Donc j'ai pris l'itinéraire allant de la station "Trocadéro" à la station "Gabriel Péri", et pour aller de l'une à l'autre, il faut changer par ... Miromesnil !!
C'était un clin d’œil :)

Merci encore à toi pour la qualité de tes commentaires,
Au plaisir de te lire,
Pierre
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Hors ligne Aleshanee

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Re : La route des vacances
« Réponse #7 le: 14 Octobre 2019 à 13:49:23 »
J'ai bien aimé le fait que ce poème se dégageait justement des carcans poétiques. Cela ressemble davantage à une plainte et cela colle mieux au thème.
Il y a de très belles images et beaucoup de sensibilité. La simplicité de tes mots permettent d'accéder à l'émotion que tu as voulu créer.
Je n'ai juste pas aimé cette tournure "Que la pourriture de l’inhumanité ". Je la trouve un peu lourde et alambiquée, et cela fait un peu tâche par rapport à l'ensemble du texte.

Bravo sinon !

Hors ligne PierrePierre

  • Scribe
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Re : La route des vacances
« Réponse #8 le: 14 Octobre 2019 à 14:21:01 »
Bonjour Aleshanee,

Merci pour ta réponse, je suis content que tu aies apprécié le texte ainsi que les images qui te sont apparues.
Sur la "pourriture de l'inhumanité", oui, c'est un peu lourd je te l'accorde, mais je ne peux pas enlever "pourriture", cela dénaturerait trop mon ressenti....

Au plaisir de te lire,
Pierre
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Hors ligne jocelyne

  • Scribe
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Re : La route des vacances
« Réponse #9 le: 30 Avril 2020 à 15:57:12 »
J'ai adoré ce texte pour la simple raison qu'il est bien écrit et subtil.
C'est pas grandiloquent,les mots sonnent juste et c'est sincère.
Merci.

Hors ligne PierrePierre

  • Scribe
  • Messages: 89
Re : La route des vacances
« Réponse #10 le: 30 Avril 2020 à 19:18:34 »
Merci Jocelyne pour ces jolis compliments  :-[
Je suis content que le texte t'ait plu.

Au plaisir de te lire,
À bientôt,
Pierre
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