Oui, ce qui est pour les nombres inférieurs à dix, je trouve mieux de faire en toutes lettres.
Alors ce texte donne une ambiance légère, un peu diaphane. J'ai envie de dire que c'est un squelette, sans viande, juste comme si tu tentes de saisir de l'eau avec une passoire.
J'ai compris que c'était quelqu'un qui annonçait la mort de gens à des proches. Policier ? C'est assez confus -- et la confusion nous détourne du propos. Ça ne donne pas d'effet mystérieux ou puissant ou dramatique, c'est juste confus. Tu as probablement une image bien plus fournie dans ta tête, la gêne de la personne qui annonce, peut-être un tic de langage, un begayement, une tentative de mettre la main sur le bras de l'autre puis se raviser, ce genre de geste (pris au hasard) pourrait nous aider à comprendre la relation qui existe entre les personnages, et ça donne une idée de ce qui se passe.
On parle de morts brutales, violentes. J'aime bien que tu fasses la différence entre les deux, ça donne un genre de côté effroyable aux morts. Là le mot se suffit -- encore que on pourrait se demander si c'est à cause de gens, est-ce que c'est un tueur en série, des violences sociales/policières, est-ce que les survivants ont quelqu'un à blâmer ? c'st important de noter ça.
La naïveté de la fin, ce retour à des phrases à l'emporte-pièce pourrait être mise en lumière par le prisme de la relation entre la désolation des familles et le malaise du personnage, en retirant le "profitons des vivants" qui est assez gênant à énoncer devant quelqu'un d'endeuillé.