Tout autant que mes petits camarades, je ne saisis pas bien le sens véritable que tu as voulu donner au texte.
par votre faute, ce que j'aurai pu donner de meilleur au monde est souillé pour toujours.
En gros, tu accuses la mère de protéger son fils, ou je me trompe ?
Dans mon esprit, cela pose plus le " problème " des liens du sang que celui du viol. Je m'explique, pour ma part je pense que les liens du sang ascendants-descendants sont inaliénables, indéfectibles. Cet élément prépondérant dans notre relation au monde fait de nous des êtres, esclaves à jamais de leur ascendance-descendance ( mettons de côté les enfants sous X, les orphelins, enfants adoptés, etc...et encore ces enfants chercheront toute leur vie le lien manquant...).
Prenons un exemple qui m'est cher( cette période de l'occupation-collaboration me fascine et je l'ai beaucoup lue, je me suis beaucoup documenté ),
Dominique Fernandez, l'un des plus grands écrivains français encore vivants, fils de
Ramon Fernandez, collabo notoire, a consacré un livre entier à son père ( simplement intitulé
Ramon) très bel hommage alors que
D. Fernandez n'a absolument rien d'un fasciste.
Oui mais voilà !
On pourrait compléter mais la relation est plus distendue entre
Alexandre Jardin et son père
Pascal Jardin.
Je vais prendre un deuxième exemple. Terrifiant. Difficilement acceptable.
Un lien d'amitié et qui n'a rien à voir avec les liens du sang. Mais avec ceux de l'amitié vraie, profonde.
Imaginons...sauf que c'est réel...que quelqu'un qui t'es proche, très proche, te fasse une confidence. Un secret. Cette personne te raconte l'histoire suivante: un pharmacien, un ami très intime de sa compagne a empoisonné son fils de huit ans, par jalousie envers sa femme qui le trompait, il a projeté l'acte le plus ultime, sur lequel même le consentement de ma conscience n'a aucune prise... et ce proche a appris par hasard que sa compagne allait visiter son ami en prison et ne lui en a jamais voulu.
Etait-elle l'assassin ou était-ce le pharmacien ?Lui comme moi, jamais nous n'aurions pu accomplir une telle démarche. Toutefois, il a accepté la démarche sans jamais lui en faire un reproche . Du point de vue de la morale, je trouve cette attitude très forte.
Du coup, je me dis que tu fais fausse route. Nous sommes des êtres conscients et responsables. Pourquoi accuser la mère d'être la responsable du viol, à moins qu'elle-même ait participé ?
Pour moi, même si cela va à l'encontre de la morale admise, consentie, il est dans
MA Logique que la mère protège son fils. Elle est responsable de l'éducation qu'elle lui a donné, et alors ?
Qui est l'auteur de l'acte ?
Mauvais raccourci mais c'est comme si on faisait passer les parents d'HITLER pour responsables du génocide juif.