Ce qu'il y a de bien quand tu pars en voyage, c'est que tu peux être qui tu veux. En fait non, tu peux être qui tu veux, et celà n'importe où que tu sois, n'importe où que tu ailles. Aujourd'hui, je suis entouré de personnes qui me connaissent comme je décide de me montrer. En effet, ça parait évident, dis comme ça. Mais en partant autre part, où personne ne peux témoigner de la personne que je suis ici, je peux décider d'être qui je veux. Et oui, vous voyez seulement ce que je vous montre. Avec aucun moyen de distinguer le vrai du faux. J'écris ce que je désire écrire. Est-ce quelque chose de vrai ? Quelque chose de faux ? D'absurde ? Qui sait ?
La vie n'est finalement qu'un jeu d'acteur. Et c'est la compétition à qui a le plus de talent.
Une illusion parfaite, pour un public naïf, facile à duper, un public innocent. Un public parfait, pour un scénario mesquin, un scénario trompeur. Un acteur parfait, pour le rôle d'un personnage fourbe, talentueux, calculateur, exceptionnel.
La vie n'est qu'un immense théâtre, où se joue un acte chaque jour. Ou encore un immense cinéma, où chaque film désigne un jour différent. Et à chaque fin d'un film, chaque fin d'un acte, le public applaudit. Il est dupé. Si facilement qu'il devient irrésistible de recommencer le jour suivant, et le jour suivant et les jours encore suivant. À chacun son théâtre, son cinéma. À chacun son histoire. Moi, je suis l'acteur principal dans la mienne, la doublure dans la tienne et le public das la sienne. À chaque fois qu'une petite histoire se termine, on s'endort, seul, et on rêve au prochain scénario. Et lorsque l'on se réveille, c'est un nouveau public, un nouveau scénario et c'est un nouveau rôle que l'on interprète.
Chaque jour, chaque nuit, l'histoire se répète, mais jamais la même. Et ça, seul le metteur en scène en a conscience. C'est-à-dire moi. Je suis celle que j'avais prévu d'être aujourd'hui. Il en va de même pour toi. Quand la famille sert de décors, les amis sont les personnages qui donnent un sens à l'histoire, et les connaissances jouent le rôle de doublure.
Afin de toujours rester l'écrivain de l'histoire, il faut toujours s'assurer d'avoir le public le plus naïf possible. C'est-à-dire qu'il faut en changer, assez souvent pour avoir un succès certain. Il faut donc voyager. C'est ce que je disais, voyager j'aime ça. J'aime ça, parce que je suis celle que je veux, je choisie toujours, j'écris l'histoire qui me plait, le scénario parfait. Et à la fin je suis toujours applaudit. Je m'endors chaque nuit de la même manière, en réalisant chaque jour un rêve différent, afin de préparer l'avenir.
Mon avenir.