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Auteur Sujet: conseil poétique  (Lu 4791 fois)

Hors ligne Caliban

  • Troubadour
  • Messages: 306
conseil poétique
« le: 08 Juin 2010 à 18:15:02 »
Voici queqlues conseils de Jean-luc Despax (poète et professeur agrégé de Letrres modernes) sur le site de Poésie en liberté.


"À la demande de Jean-Pierre Cascarino, j’ai eu l’honneur de présider le jury du prix Poésie en liberté du 21 au 25 mai 2007. Cette parenthèse restera pour moi enchantée. Qu’il me soit permis avant toute chose de féliciter ces jeunes du monde entier qui ont cru en leur poème, puisqu’ils l’ont envoyé par Internet. Ils servent de ce fait la poésie. Ils en perpétuent l’esprit. C’est très encourageant. « Poésie en liberté » est un formidable pari sur l’avenir. Quelle belle idée en effet que de déceler les talents poétiques de demain en affûtant l’examen critique des jeunes d’aujourd’hui.

J’avais ouvert la neuvième édition en rappelant que la poésie n’est pas une science exacte mais que nous essaierions d’être les plus exacts possible dans notre travail. Les onze jurés de ce que tout professeur du secondaire, amateur ou pas de Basket US, considérerait comme une "dream-team", n’avaient guère besoin de cette demande. L’œil et l’oreille en alerte, les propos souvent précis et lucides, ils ont discuté ferme à propos des textes qu’ils avaient sélectionnés, en respectant le jugement d’autrui. Je puis témoigner qu’en leur délibération commune ils n’ont jamais ménagé leur peine, notamment dans cet exercice difficile qui consiste à examiner de manière impartiale un poème qui n’a rien à voir dans le ton, la facture, le propos, l’intention, avec celui qui a précédé.
Ces jeunes gens aiment les poèmes cadrés, rimés, rythmés, et les sujets qui leur parlent : leur manuel de littérature mixé avec leurs « chats » sur Internet en quelque sorte. Si les candidats ne réunissaient pas toujours objectivement ces critères, on voit bien que c’est ce qu’ils recherchaient eux aussi. Il y eut quelques exceptions. Il est arrivé à nos jeunes critiques d’être surpris par une disposition typographique particulière, un jeu sur les onomatopées, mais ils sont restés ouverts à la part d’invention salutaire. Passion et refus des préjugés donc : deux clés essentielles. La grande angoisse de nos lycéens, c’était de couronner des poèmes qui auraient contenu un ou plusieurs clichés. On peut les rassurer et les louer d’avoir été sensibles, non aux clichés, mais aux images et aux métaphores.


Le résultat de leurs choix critiques vaut que l’on y prête attention.

Je veux auparavant donner quelques conseils pour se préparer au mieux à concourir, rappeler les critères qui pour la plupart ont guidé le jury :


• Ne pas faire des vers de plus de quinze syllabes, tout le rythme serait abîmé.

• La rime doit servir et non pas commander, afin d’éviter une mécanique sans âme.

• On peut émouvoir sans dire tout le temps le mot « larmes ».

• Fuir le pathos comme le terrorisme, le guindé comme le débraillé.

• Les bons sentiments ne font pas des bons poèmes, les mauvais non plus. Mais il faut des sentiments.

• Parler à tout le monde, avec la plus grande sincérité possible. La plus grande technique également.

• Les bons poèmes agrandissent l’âme.

• On a droit à un relatif hermétisme, pas à la confusion.

• On peut construire un poème comme une histoire mais il faut avoir le sens de la concision et celui de la chute. Se souvenir des leçons d’Edgar Poe sur la genèse d’un poème.

• Un poème peut partir d’une bonne idée mais, comme le disait Mallarmé, on l’écrit d’abord avec des mots.

• Un vers peut accrocher l’attention, cela ne saurait suffire, à moins que ce ne soit un monostiche.

• Il faut de la musique. Ou alors un tableau. Ou encore un terrible essoufflement procuré, dont on a l’impression qu’on ne réchappera pas.

• Il ne faut pas assommer les gens, sinon définitivement.

• Une fois le poème achevé, le faire passer, pas forcément au « gueuloir » flaubertien, ni au mouroir désabusé, mais au « murmuroir ».

• Le laisser reposer le plus longtemps possible, pour le reprendre avec un regard neuf et puis aviser.

• Se méfier de la cacophonie.

• Secouer le poème pour en faire tomber les adverbes. Sans doute devrais-je faire de même avec ce texte. Je ramasserais (certainement) de pleins paniers.

• « Si j’étais » « Si j’étais » « Si j’étais »... Le procédé pour lancer l’écriture a le défaut de le faire sans pouvoir s’assurer du point de chute (de chut). Les procédés, il faut les subvertir, sans que cela devienne nouvelle convention. C’est le sort tragique de l’invention en poésie.

• Il faut beaucoup de travail pour donner l’apparence de la simplicité.

• Lire beaucoup de poésie, toute la poésie. Ne pas hésiter à demander des conseils aux professeurs en ce qui concerne la production contemporaine, à feuilleter des revues, à butiner sur Internet et dans les librairies qui ne méprisent pas le poème.

• Être capable de biffer, de sacrifier si besoin.

• Capable de défendre son poème contre vents et marées.

• Savoir choisir un poème dans sa propre production, en toute sévérité. C’est lui et lui seul qui sera jugé par les critiques dont je viens de parler. Le concours, par son installation dans le paysage culturel, génère des candidats de plus en plus affûtés. C’est une compétition.

• Tout à coup il y a un regard, une voix, une émotion. C’est évident, audible, cela met tout le monde d’accord.

• On peut être porté par une image, une sonorité, mais il faut avoir une visée, quelque chose à dire, fût-ce en apparence dérisoire, et quand bien même n’en aurait-on pas une idée claire. Affaire d’intensité, de régime de courant, d’électricité du propos. Les lecteurs de Guitare Live comme ceux d’Ovide me comprendront.

C’est à d’autres lycéens de reprendre le flambeau et d’entrer en lice à présent. La poésie est faite pour que l’on s’en serve, disait Jack Kerouac. Comme la liberté au fond."



Jean-Luc Despax


Je mets aussi les conseils du président 2008, Francis Combes, un peu moins ludiques ...

Lettre à de jeunes poètes

1 – Adolescents, nombreux sont ceux qui éprouvent le besoin d’écrire des poèmes. Par la suite, la vie se charge de vous émonder, de vous faire renoncer à cette activité ni raisonnable ni rentable. Le poète est celui qui n’a pas renoncé à ses erreurs de jeunesse. Mais pour cela, il faut lire, travailler, se corriger sans cesse. Car la poésie est aussi un art. Etudiez les poètes qui vous ont précédés. Une fois que vous avez trouvé la poésie, continuez à la chercher. Apprenez les règles. Ne les respectez pas.

2 – Le plus important est de se former une conscience et une sensibilité d’être humain vivant pleinement son temps. Il ne s’agit pas d’être dans l’air du temps ; il s’agit d’être à la pointe de son temps. Emporter dans ses bagages ce qu’il faudrait garder du passé pour voyager dans le futur. Car la poésie n’est pas qu’un art. Ou c’est un art d’habiter le monde. La poésie n’est pas faite que de mots. Elle est une forme de conscience hypersensible. (Ou de sensibilité hyper‑consciente).

3 – Le rôle des poètes a toujours été de connaître le nom des plantes, des pierres, des oiseaux. Enumérer le monde pour l’apprivoiser. La ville moderne et nos inventions font aussi partie du monde. Il nous faut les acclimater. Imaginer le monde. Manœuvrer dans la fiction à haut régime. Le domaine du poème, c’est le réel et c’est aussi l’impossible, le merveilleux. Il n’y a pas de poésie sans utopie. Le vrai domaine du poème, c’est le rêve éveillé. Entraînez-vous à marcher avec les pieds sur la Terre et ne dédaignez pas, de temps en temps, d’effectuer des sauts périlleux dans l’espace.

4 – Quand on est jeune et qu’on a la vie devant soi, on aime souvent les poèmes sombres et désespérés, le spleen, le noir et le gothique… Plus tard, on apprend à apprécier chaque instant de la vie. Il y a des poètes tristes et des poètes gais, des nostalgiques et des poètes qui espèrent. Parfois, ce sont les mêmes. Tous ont droit de cité dans la cité si, à l’égal du boulanger, ils font un pain bon, odorant, croquant, tendre et réjouissant ; s’ils apportent un peu de vérité, de force, de joie.

5 – Comme la vie est courte, il faut essayer de la vivre pleinement. Ne pas pactiser avec la mort. Dans une société où la plupart des gens perdent leur vie à essayer de la gagner, le poète s’arrête pour regarder, comprendre, sentir. Intéressez-vous aux autres, prenez le temps de les aimer. Le continent le plus étrange et le plus neuf à explorer pour le poème, c’est notre vie commune. Je est aussi tous les autres. Nous ne sommes pas si différents que ça les uns des autres. C’est ce qui fonde la possibilité du poème. Et du partage. Le poème élargit l’enveloppe de l’individu à l’humanité.

6 – Le poème est l’étincelle qui peut jaillir du frottement de deux regards. Sentir que nous existons vraiment parce que nous avons besoin des autres et que nous comptons pour eux. Essayer chaque jour de faire quelque chose qui soit utile et beau. Etre heureux est un travail. Le vrai bonheur est productif. Communicatif. Le poème est un cadeau que l’on se fait et que l’on fait aux autres.

7 – Les poètes ne sont pas les inventeurs de la langue. La langue vient du peuple. C’est en lui qu’elle vit et bouge. Même s’il est souvent dépossédé de ses propres mots… Le poète est l’Indien qui applique son oreille sur la poitrine du peuple pour entendre venir de loin le galop assourdi des mots… Et tente de leur restituer le sens de la chevauchée. Faites l’amour avec les mots. Faites qu’ils fassent l’amour entre eux. Parler est utile. Même pour aimer.

8 – Pas de poème sans jeu avec les mots. Mais la poésie n’est pas qu’un jeu. La vraie matière première de la poésie, ce ne sont pas les mots, ce sont les émotions, les sens, les sentiments. Il n’est pas non plus interdit de penser.

9 – Ne vous payez pas de mots. Ne faites pas trop confiance aux mots. Entendez leur musique ; sachez y céder… et ne pas y céder. Evitez les phrases creuses, les images et les idées qui sonnent creux. Restez concrets. Pensez en images. N’ayez pas peur de la folie. Dans la folie, restez lucide. Préférez le mot juste. Ajustez les mots. Il y a une vérité du poème. Cherchez la vérité ; dites-la.

10 – Il y a encore des révolutions à imaginer. Faites à votre idée…
À vous de jouer…

Francis Combes, président du jury 2008
« Modifié: 08 Juin 2010 à 18:17:30 par Caliban »
"You said I killed you - haunt me, then! The murdered do haunt their murderers, I believe. I know that ghosts have wandered on earth. Be with me always - take any form - drive me mad! only do not leave me in this abyss, wh
ere I cannot find you!"

nasnas29

  • Invité
Re : conseil poétique
« Réponse #1 le: 01 Novembre 2010 à 14:36:58 »
Pas grand chose à rajouter, sinon merci pour ce partage . J'ai pris un réel plaisir à le lire. C'est riche d'enseignement et une invitation à mieux appréhender la poèsie. :)

Hors ligne Kasprzak

  • Prophète
  • Messages: 623
    • Mike Kasprzak
Re : conseil poétique
« Réponse #2 le: 13 Janvier 2012 à 14:42:06 »
Sympa ouais ! du coup je déterre un peu le topic !
"le public ne retient d'un écrivain, ou de ses écrits, que ce qu'il souhaite, et se moque du reste. or ce qu'il en retient lui est, la plupart du temps, le moins indispensable, alors que ce qu'il laisse filer lui ferait le plus grand bien."

http://www.lecafardheretique.fr/

Hors ligne Meilhac

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 000
Re : conseil poétique
« Réponse #3 le: 14 Janvier 2012 à 20:20:54 »
merci d'avoir posté ça, c'est stimulant (ça me rappelle que je fais des poèmes de temps en temps , s'agirait que je m'y remette  :-¬? )

• On peut construire un poème comme une histoire mais il faut avoir le sens de la concision et celui de la chute. Se souvenir des leçons d’Edgar Poe sur la genèse d’un poème.
quelqu'un en sait + à ce sujet? sur les leçons d'edgar poe? (je savais même pas qu'il avait fait des poèmes autres qu'en prose)

Hors ligne Kasprzak

  • Prophète
  • Messages: 623
    • Mike Kasprzak
Re : conseil poétique
« Réponse #4 le: 14 Janvier 2012 à 20:25:36 »
Voilà ça m'intéressait aussi, j'ai trouvé ça

http://fr.wikisource.org/wiki/La_Gen%C3%A8se_d%E2%80%99un_po%C3%A8me
"le public ne retient d'un écrivain, ou de ses écrits, que ce qu'il souhaite, et se moque du reste. or ce qu'il en retient lui est, la plupart du temps, le moins indispensable, alors que ce qu'il laisse filer lui ferait le plus grand bien."

http://www.lecafardheretique.fr/

Hors ligne soline

  • Tabellion
  • Messages: 39
Re : conseil poétique
« Réponse #5 le: 17 Mai 2013 à 15:28:57 »
Merci. Interessant et encourageant!

Hors ligne soline

  • Tabellion
  • Messages: 39
Re : conseil poétique
« Réponse #6 le: 10 Juin 2013 à 20:43:52 »
Voici ce que disait Jean L'Anselme, dans ses "conseils a un jeune poete":

CONSEILS A UN JEUNE POÈTE
Par Jean L'Anselme
Certes, je ne vais pas tout te dire; je me limiterai à quelques points et non des plus encourageants. Ne te crois pas tout d'abord issu de la cuisse de Jupiter. Remettons la poésie à sa juste mesure, ce n'est plus un objet de culte, une affaire de caste. On ne naît pas poète, on naît comme on est, c'est-à-dire comme tout le monde. N'importe qui peut être poète, je suis moi-même n'importe qui. Il n'y a d'ailleurs pas d'école où on enseigne la poésie pour en ressortir avec un CAP alors que, dans les autres domaines de l'art, il existe des conservatoires et des académies. C'est une réalité à laquelle on ne songe guère. Nous sommes donc des millions de poètes comme toi. Souvent sans le savoir.
Le statut de poète a donc bien changé. Le poète n'est plus celui qui dans le ciel cherche la route que lui montre la main du seigneur , comme le définissait Chatterton, son existence est plus terrestre, bien plus ordinaire. Dans la configuration actuelle où chacun dispose de tous les moyens de communication pour se faire connaître de son vivant, le poète, comme tout artiste en général, ne travaille plus pour avoir son nom dans le dictionnaire. S'il n'arrive pas a se faire remarquer avant de mourir, c'est parce que, tout simplement, il n'en vaut pas la peine. Dans notre société de (consommation, il se trouve voué, comme le frigo et la télé, à une utilisation temporaire et immédiate. Il ne dispose que d'une garantie limitée, il a lui aussi sa date de péremption, la durée de son existence. Le Conservateur du château de Versailles disait à Jacques Chancel qu'en matière d'art," nous vivions une période de l'éphémère" . Et cette affirmation, dans la bouche de celui à qui incombait la protection et la sauvegarde des chefs- d'oeuvre éternels, résonnait lugubrement.

On combat actuellement dans l'art les notions de pérennité et de postérité en le rendant vulnérable et en l'assimilant à un simple objet d'usage ordinaire. Les toiles sont peintes "au pistolet"; on incorpore des éléments qui refusent l'amalgame et se séparent de leur support. Les collectionneurs s'interrogent sur la durée de leurs acquisitions. On crée des" happenings ", des "événements", des "autodafés ", c'est-à-dire des oeuvres sans lendemain. Christo "emballe" le Pont-Neuf et le déshabille quinze jours plus tard. Personnellement, je travaille beaucoup sur les slogans publicitaires, l'actualité, ce qui rend mes écrits précaires sans espérance de lendemains glorieux.

Tu aimes la poésie sinon tu n'en ferais pas. Pour le moment, tu es son amant (son aimant), tu couches avec, c'est le coup de foudre, Capoue, Cythère, le pied! Sache toutefois que si tu veux te faire accepter, il te faudra lui jurer de mourir avec elle et de lui en donner la preuve. Elle n'a cure des amours passagères, de l'inconstance, des flirts entre deux trains. Pour en arriver à ce stade, il te faudra traverser un long désert d'indifférence, d'ingratitude, de solitude où tout ce que tu écriras en t'arrachant les tripes comme le pélican, tombera dans un puits profond sans le moindre écho. Songe qu'à l'approche de mes 55 ans, après avoir écrit je ne sais plus combien d'ouvrages, Pierre Seghers me disait : "Tu vois, tu es encore pour moi un jeune poète ". N'est donc pas poète qui le veut, mais qui le prouve, à la longue, patiemment.

Nous l'avons dit, il n'y a pas d'école pour apprendre, alors que fait celui qui ambitionne d'être poète? Eh bien, spontanément, en bon autodidacte, il écrit, il écrit d'après ce qu'il connaît, c'est-à-dire ses classiques, donc à l'ancienne. Il commence donc à faire des " à la manière de" ce qu'il aime, il fait de la décalcomanie vieillotte. Mais il lui faut passer ce cap, il lui appartient pour cela de dévorer tout ce qui est neuf, nouveau, contemporain. Il passera alors du stade du pastiche à celui de la connaissance. Il se mettra à écrire différemment, en fonction de ce nouvel acquit. Ses écrits prendront un nouveau visage, respireront autrement. Tu peux penser, à ce degré, qu'il est arrivé à la maîtrise, à son apogée. Erreur! S'il veut être absolument différent, il lui faudra effacer tout ce qui l'a nourri. "Le véritable artiste, dit Derain, est l'homme inculte", c'est-à-dire qu'il devra oublier tout ce qu'il a appris pour ne ressembler à personne.

A l'examen de ce long parcours, tu ne t'étonneras donc pas si le poète ne peut bénéficier d'une certaine reconnaissance générale qu à I approche de ses 70 ans et qu'il ne vit véritablement sa grande consécration qu'entre 80 et 95 ans, d'autant plus que les médias qui devraient servir à sa célébration ne lui accordent pas plus d'importance qu'à un joueur de quilles.

Je te souhaite donc bon courage et longue vie.

A présent oublie tout ce que je viens de te dire et n'écoute pas les autres. Si j'avais moi-même suivi les conseils qui me furent prodigués, je n'en serais pas à prôner un art à contre-culture et à proposer la réhabilitation du laid pour qu'il Soit le beau de demain. Qui de sensé aurait pu me mettre sur cette route? Malgré tous ces propos peu encourageants, sache que l'aventure en vaut la peine. Dis-toi que" la garce n'a pas besoin de fesses de printemps et d'un sexe de glaïeul" pour qu'on en soit épris d'un amour fou.

Hors ligne René

  • Calligraphe
  • Messages: 117
Re : conseil poétique
« Réponse #7 le: 10 Juin 2013 à 23:38:30 »
J'cré ben que l'Jean-Luc Despax oublie au moins une bounne chose : la singularité du pouème.

Vl'a une pétite vidéo et pis un propos sur l'être aimé qui pourrait ben êtes appicab' au poème :

http://www.youtube.com/watch?v=W1PdYExCQRY
"Dame, ça va pas bien quand ça va mal" (Maurice Soing)

 


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