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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Sept étage plus bas (corrigé)

Auteur Sujet: Sept étage plus bas (corrigé)  (Lu 1207 fois)

Hors ligne ElodieH

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Sept étage plus bas (corrigé)
« le: 21 Avril 2019 à 16:36:19 »
Petite précision : ceci est une nouvelle écrite pour un concours donc le thème était "Revolution". Bonne lecture :).

Elle sirotait du lait chaque matin, depuis sa plus tendre enfance. C’était une habitude comme une autre qu’elle avait prise. Chaque matin elle se laissait aspirer par l’écran de télévision tout en aspirant le breuvage mousseux dans un verre Duralex. D’autres fois encore, elle préférait le spectacle offert par la fenêtre de leur cuisine. Celle-ci trouait le centre de la tour et répondait à celle de la tour d’en face. On les avait entassés là, eux, leur vie et celle des autres. Pour ce qui est de sa jeune vie, toujours le même rituel : elle laissait l’air la remplacer dans son lit défait avant de quitter sa chambre. Une chambre de pré-adolescente tout ce qu’il y avait de plus commun sauf qu’au lieu d’être rose, elle était verte. Celle-ci se trouvait à l’extrémité opposée à la porte d’entrée de leur cage possédant quatre murs, en plus de la porte d’entrée, comme tous les appartements.

Tel un lit tout défait, elle traversait la salle à manger contiguë à sa chambre pour atteindre la porte menant au couloir. Là, une immense allée au sol dur, froid et grisonnant longeait la salle sans s'arrêter. Là-bas, au fond à gauche en venant de la porte d’entrée, se trouvait la chambre de ses parents. Ce maudit couloir n'était jamais totalement sombre. Il l'était juste assez pour qu’un frisson vous incite à vous précipiter jusqu’à la cuisine. Lors de ces courses d’un quart de seconde, elle accélérait toujours un peu plus en apercevant le trou (apparemment) béant de la salle de bain. Sur la ligne d’arrivée, sa mère, enveloppée dans un nuage de cigarette qui tentait de s'échapper par le contour lumineux de la porte lorsqu'il n'était pas aspiré par les narines avides.

Une nouvelle saison s’installa sur les arbres et un matin de plus elle parcourut l’appartement. Franchir une à une les portes, sans sauter d’étapes. Arriver presque aussitôt hors d’haleine à la cuisine pour embrasser sa mère dans la fumée et se remplir un verre de lait à côté du tabac froid. Avoir faim et se tartiner généreusement de la pâte à tartiner sur de la brioche. Il ne restait plus qu’à rebrousser chemin, qu’à aller d’une porte à une autre. Une fois dans la salle, s’étaler de tout son long sur le clic-clac, y dévorer la brioche dégoulinante de chocolat et de lait. Une bouchée, une goutte de lait qui chute dans le verre, une autre bouchée puis encore une goutte sans lâcher l’écran du regard.

Au beau milieu de son festin, un fracas se fit entendre. Une goutte de lait avait rejoint le verre plus précipitamment que les autres, elle avait fait claquer ses dents un peu trop fort sur la brioche, une rafale avait terminé sa course contre le métal du balcon et puis l’ascenseur était là à mugir depuis le centre de l’immeuble. Elle se replongea dans son petit-déjeuner sans broncher. Un fracas plus puissant l’interrompit entre deux bouchées. Cette fois, elle appuya sur mute et fixa la porte du couloir entrouverte. Maman ! Ils ont annoncé de l’orage ma chérie. Rassurée sans l’être, elle s’apprêtait à entamer sa deuxième tranche de brioche, mais on l'en empêcha.

Un troisième fracas avait fait tressaillir les murs, s’était amplifié en rebondissant sur le lino. Les fracas suivants se confondirent. Le bruit ne cessait plus. Ça retentissait. Ça retentissait dans sa tête. Ça retentissait dans sa poitrine. Tout vibrait : le vase du centre de la table, le poste de télévision, le reste du nuage de cigarette, son verre de lait… et soudain plus rien. Son père rentra dans l’appartement qu’il ferma à double tour à la manière d’un courant d’air avant de venir s’asseoir nerveusement à côté d’elle sur le canapé. « On ne peut plus sortir… ils ont tout barricadé, même le sous-sol. Va voir à la fenêtre ». Elle se tourna vers lui : des gouttes de sueur se déversaient sur ses yeux paniqués. Face à cette image son cœur se serra, ses veines se gonflèrent. Lorsqu’elle s’approcha de la fenêtre, ses mains soutenaient sa poitrine par peur qu’elle n’implose. Elles durent s’en décrocher pour actionner la poignée blanche. Aussitôt, un nuage de cendres glacées pénétra dans ses poumons et dans la pièce. Ses pieds nus tentèrent tout de même de se frayer un chemin sur le sol dur, froid et grisonnant du balcon. Elle parvint enfin à s’agripper à la rouille de la rambarde. Un ciel plus bleu que d’habitude la surplomba lorsqu'elle se pencha au dessus du vide. Là, sept étage plus bas, sous ses pieds tremblants, le sol était devenu une marée noire transpercée par des flammes qui vomissaient des cris. Tout cela résonnait tellement dans sa tête qu’elle fut sur le point de s’évanouir.

Elle resta enfermée avec ses parents et les fracas le jour suivant, puis celui d’après, puis encore celui d’après. Elle resta enfermée avec eux des jours et des jours de crainte de se faire emporter par les vagues ardentes au pied de l’immeuble. Elle resta enfermée avec son père et sa mère sans même qu’ils sachent si les autres aussi s’étaient réfugiés dans leur cage. Personne n’était venu frapper pour les secourir. Personne mis à part une flamme qui frappa à la fenêtre de sa chambre, un matin, sans crier gare. C’était sûrement un samedi matin car son père portait sa tenue du week-end et lisait le journal dans le canapé. Elle vint trouver refuge  à ses côtés. Un quart de seconde plus tard, elle perçut les pas de sa mère résonner sur le sol dur, froid et grisonnant du couloir. Les murs de la chambre parentale avaient été détruits et on venait de l’expulser de la cuisine.

Bientôt, trois paires d’yeux se rencontrèrent et se rendirent à l’évidence. Il était bien trop tard. Ils restèrent plantés face à la porte d’entrée, tous les trois démunis. Le père pris sa femme et sa fille sanglotantes par l’épaule. Un lourd fracas venait de s’emparer de ce qui restait.
« Modifié: 26 Avril 2019 à 19:25:51 par ElodieH »
"Es tan corto el amor, y es tan largo el olvido." Pablo Neruda, Veinte poemas de amor (y una canción desesperada)

Hors ligne Chouc

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Re : Sept étage plus bas
« Réponse #1 le: 21 Avril 2019 à 22:33:47 »
Bonsoir Elodie  :)

Au fil du texte :

Citer
Chaque matin elle se laissait aspirer
Virgule après matin.

Citer
D’autres fois encore elle préférait le
Virgule après encore (quelque chose me dit que tu vas rapidement t’apercevoir que je suis une cinglée de la virgule).

Citer
de plus commun sauf qu’au lieu d’être rose elle était verte.
Virgule après rose.

Citer
Celle-ci se trouvait à l’extrémité opposée à la porte d’entrée de leur cage possédant quatre murs, en plus de la porte d’entrée, comme tous les appartements.
Je trouve la tournure un peu lourde, d'autant qu'elle occasionne une répétition de "porte d'entrée".
Au passage, entre "une habitude comme une autre ", "leur vie et celle des autres.", "tout ce qu’il y avait de plus commun" et "comme tous les appartements.", je trouve qu'en l'espace de seulement quelques phrases, tu appuies tant qu'assez sur la notion de banalité.

Citer
Tel un lit tout défait elle traversait la salle à manger contiguë à sa chambre pour atteindre la porte menant au couloir, une immense allée dont le sol dur, froid et grisonnant longeait sans vouloir s’arrêter la salle puis, au fond à gauche en venant de la porte d’entrée, la chambre de ses parents.
Tel un lit tout défait elle traversait la salle à manger ? Les lits défait traversent les pièces chez toi ? ^^
Virgule après défait (et euh, sauf si tu comptes nous le vendre, cet appart, je trouve la description assez superflue :-[)

Citer
Lors de ces courses d’un quart de seconde elle accélérait
Virgule après seconde.

Citer
Une nouvelle saison s’installa sur les arbres et un matin de plus elle parcourut l’appartement. Franchir une à une les portes, sans sauter d’étapes. Arriver presque aussitôt hors d’haleine à la cuisine pour embrasser sa mère dans la fumée et se remplir un verre de lait à côté du tabac froid. Avoir faim et se tartiner généreusement du Nutella© sur de la brioche. Il ne restait plus qu’à rebrousser chemin, qu’à aller d’une porte à une autre. Une fois dans la salle, s’étaler de tout son long sur le clic-clac, y dévorer la brioche dégoulinante de chocolat et de lait. Une bouchée, une goutte de lait qui chute dans le verre, une autre bouchée puis encore une goutte sans lâcher l’écran du regard.
Ce passage-là est beaucoup plus fluide.  :)

Citer
Au beau milieu de son festin un fracas se fit entendre.
Virgule après festin.

Citer
Une goutte de lait avait rejoint le verre plus précipitamment que les autres,
La gravité est pourtant la même partout sur la planète ^^.

Citer
brioche mais on lui en empêcha
Virgule après brioche.
"on l'en empêcha".

Citer
Les fracas suivants se confondirent et désormais le bruit ne cessait plus.
Le "désormais" induit une temporalité qui ne me semble pas coller avec ta concordance des temps.

Citer
à la fenêtre».
Il manque un espace.

Citer
Elle se tourna vers lui : des gouttes de sueur se déversaient sur ses yeux écarquillés
Alors là je vais vraiment chipoter, mais il est physiologiquement impossible d'écarquiller les yeux si des gouttes de sueur se déversent dessus. La sueur brûle, c'est d'ailleurs pour cette raison qu'on a des sourcils, pour éviter que la sueur viennent nous brûler les yeux.

Citer
ses veines se gonflèrent de sang.
Pléonasme.

Citer
Elles durent s’en décrocher pour ouvrir la poignée en PVC
Actionner la poignée ou ouvrir la fenêtre, mais pas ouvrir la poignée.

Citer
dur, froid et grisonnant du balcon
C'est volontaire d'utiliser exactement les mêmes qualificatifs que pour le couloir ?

Citer
vagues ardentes du pied de l’immeuble.
"Au" pied de l'immeuble ?

Citer
Il est trop tard maintenant. Les voilà face à la porte d’entrée, tous les trois démunis. Le père tient sa femme et sa fille sanglotantes par l’épaule. Un lourd fracas vient de s’emparer de ce qui reste.
Pourquoi ce soudain passage au présent ?



Bon, pour tout dire, je n'ai pas été franchement emballée  :-[
Si le thème du concours est "Révolution", pour moi, il y a des manques. Aucun tenant et aucun aboutissant, tu n'évoques que la destruction et la mise en péril des habitudes, ça me semble un peu léger. Bref, en ce qui me concerne, j'ai pas réussi à entrer dans le texte. Une prochaine fois, peut-être ?

Merci pour le partage, à bientôt !
Tel esprit qui croyait se pendre.

Hors ligne ElodieH

  • Tabellion
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Re : Sept étage plus bas
« Réponse #2 le: 23 Avril 2019 à 23:17:20 »
Bonsoir,

Tout d'abord merci d'avoir pris le temps de corriger mon texte. Je vais rectifier tout ça.

Pour répondre aux quelques questions que tu m'as posées :
-Pour ce qui est de la comparaison avec le lit tout défait, je pensais plus à sa difficulté à se réveiller (qui fait qu'elle se sent comme son lit, d'une certaine manière) plutôt qu'au fait qu'un lit puisse se déplacer. Mais c'est un peu bancal mon histoire, effectivement.
-J'ai effectivement utilisé les mêmes qualificatifs pour le couloir et pour le balcon intentionnellement. Ces deux surfaces étant parallèles, cela crée pour moi une sorte d'enfermement.
-En ce qui concerne le dernier paragraphe, le présent m'est venu "instinctivement" et je l'ai gardé car je trouvais que ça faisait une sorte de "zoom" sur l'instant, sur les personnages et le fait qu'ils soient réunis pour la première fois dans l'histoire, et ce devant la perte, malheureusement.

Je tiens à préciser (ce que j'aurais dû certainement faire dès le départ...) que l'idée de base m'est venue d'une nouvelle fantastique de Julio Cortázar : Casa tomada, (je ne sais pas le titre en français).  sans prétendre écrire quelque chose du niveau de cet auteur, bien évidemment.Par conséquent, je ne pensais pas encore au concours en l'écrivant, mais plutôt à une nouvelle fantastique durant laquelle des personnages étaient contraints on ne sait trop comment d'abandonner leur lieu de vie. Je l'ai ensuite finie un peu à la va-vite car je voulais tenter le coup pour le concours donc je suis d'accord avec toi, le lien avec le thème "Révolution" n'est pas assez travaillé. Ce sur quoi je m'étais concentrée avant de songer au concours, c'est la relation entre les personnages (je pense que tu auras remarqué que la mère est très distante...) et la création d'une situation fantastique.

Je pense tout de même que le fait qu'on n'en sache pas plus sur ce qui se trame en bas montre ce que peut vivre une famille lorsqu'une révolution se déclenche : ça vient comme ça, d'un coup. Sans trop savoir pourquoi, les passions se déchaînent et on en perd ses repères.

Bref, merci encore pour ce retour :).
"Es tan corto el amor, y es tan largo el olvido." Pablo Neruda, Veinte poemas de amor (y una canción desesperada)

Hors ligne Philippe47

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Re : Sept étage plus bas
« Réponse #3 le: 23 Avril 2019 à 23:59:18 »
Bonjour ElodieH
Tout comme Chouc j'ai eu des difficultés à entrer dans le texte. Je vais juste te restituer des "sensations" et quelques détails.
Je vais commencer par les détails :
Citer
Duralex©
Citer
Nutella
Le © correspond à "copyright" et ne s'applique pas à une marque mais à un texte (relativement au droit d'auteur). Ici, ce pourrait être ® (Registered Mark pour Marque Enregistrée) ou ™ (Trade Mark pour Marque Commerciale). Mais pour te reprocher de ne pas les utiliser il faudrait que l'on puisse t'accuser de participer notoirement à l'évolution des ventes des marques citées. Or ton texte n'a pas de vocation commerciale ni de perspective de diffusion mondiale à court terme, je pense.
Donc tu peux les supprimer, tu ne cours aucun risque et la lecture en est allégée  :)
.
J'ai du mal à comprendre la logique qui a présidé au découpage du texte en paragraphes, du coup j'ai un peu de mal à me représenter la succession d'évènements. Une des suggestions que je pourrais te faire est de dessiner ton histoire sous la forme de petits tableaux (même succincts) que tu (te) décrirais successivement. Une sorte de BD simplifiée, un outil pour toi, pour visualiser ce que tu décris. Et la construction des paragraphes correspondrait à 1, 2 ou 3 tableaux selon le scénario que tu souhaites.
.
Citer
Sur la ligne d’arrivée, sa mère, derrière le nuage de cigarette qui, cherchant à s’immiscer dans les narines, se faufilait par le contour lumineux de la porte.
Citer
Tel un lit tout défait elle traversait la salle à manger contiguë à sa chambre pour atteindre la porte menant au couloir, une immense allée dont le sol dur, froid et grisonnant longeait sans vouloir s’arrêter la salle puis, au fond à gauche en venant de la porte d’entrée, la chambre de ses parents.
Respectivement 29 et 55 mots pour chacune de ces phrases. Pour donner du rythme, les phrases longues ce n'est pas l'idéal. Et quelques phrases trop longues suffisent à casser un rythme.
.
Et une dernière sensation : les temps de conjugaison. Il y a du passé simple, de l'imparfait (plus lent) et du présent (plus dynamique). Je me demande si le mélange des temps ne nuit pas à la fluidité de ton texte. Il me semble que cela vaudrait le coup d'essayer de tout ré-écrire au présent.
.
Voilà. C'est avant tout une contribution. Je ne suis ni qualifié ni légitime pour donner des leçons  :)
Par contre, ce dont je suis sûr, c'est que l'effort que l'on produit c'est de l'expérience que l'on emmagasine.
Alors bon courage !
Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté (Confucius).

Hors ligne ElodieH

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Re : Sept étage plus bas
« Réponse #4 le: 24 Avril 2019 à 21:31:40 »
Bonjour Philippe47 :)!

Merci beaucoup pour ces indications, notamment la méthode avec les tableaux dont je pense me servir pour mes prochains textes (pas pour celui-ci, du moins pour le moment, il me fatigue un peu xD). 

J'ai tout de même un peu de mal à comprendre en quoi le découpage en paragraphes ne te semble pas cohérent. Le premier paragraphe se concentre sur le quotidien puis je passe à un autre paragraphe car un événement vient rompre ce quotidien. Le troisième paragraphe marque l'entrée du père dans l'appartement, le quatrième évoque l'enfermement des jours suivants (bon j'aurais peut-être dû insérer le moment avec la flamme au dernier paragraphe, certes).

En ce qui concerne les temps, je trouve que l'imparfait et le passé-simple sont tout à fait appropriés pour exprimer tantôt le quotidien (donc l'habitude) tantôt des actions qui viennent le rompre. Il est toutefois vrai que j'aurais pu m'abstenir de l'usage du présent.

Merci encore pour ton message, à bientôt :).
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Hors ligne Philippe47

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Re : Sept étage plus bas
« Réponse #5 le: 24 Avril 2019 à 22:51:29 »
Alors, déjà et d'abord : Je te livre une perception de simple lecteur. Donc que tu ne sois pas d'accord avec moi est une excellente chose. Je ne prétend surtout pas avoir raison, je te livre un "point de vue" qui est de l'ordre de la sensation.  :)
.
J'ai bien compris tes explications sur le découpage que tu as fait (les paragraphes) et je maintiens mon propos mais je me suis mal exprimé. Par contre, je reviendrai un peu plus tard pour être plus explicite (il va me falloir un peu de temps).
.
Pour ce qui est des tableaux, c'est une façon que j'ai eue de décrire l'évolution d'une situation avant d'avoir à l'écrire. D'une certaine façon, je faisais le film (une suite de plans, de tableaux) et je dessinais chaque tableau (de façon très simpliste) puis décrivais avec des mots ce qu'il y avait dans chaque tableau (plus ou moins selon l'importance que je voulais accorder). Cela m'obligeais à "découper" les scènes les unes après les autres, donc à identifier une progression et un contenu, quitte ensuite à les fusionner (et à alléger si nécessaire). Accoler les tableaux ensuite était de toute façon plus simple. Cela dit, les descriptions ne sont pas les exercices que je préfère  ;D
Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté (Confucius).

Hors ligne ElodieH

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Re : Sept étage plus bas
« Réponse #6 le: 25 Avril 2019 à 15:26:45 »
Je suis ravie de mon côté d'avoir accès à un point de vue autre que le mien. C'est très enrichissant ! :)

Entendu, j'attend ce prochain avis avec impatience.

Vraiment très intéressante cette méthode des tableaux, je note, je note. En ce qui me concerne, j'ai plutôt tendance à suivre mon imagination et à tenter d'écrire ce qu'il s'y trouve. C'est peut-être aussi pour ça que je m'égare un peu. J'essaye toutefois d'être de plus en plus rigoureuse quant à l'ordre des événements en prenant quelques notes avant d'écrire.

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Hors ligne Philippe47

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Re : Sept étage plus bas (corrigé)
« Réponse #7 le: 26 Avril 2019 à 19:36:43 »
En ce qui me concerne, la représentation mentale des évènements et de leur déroulé est clairement plus simple.
Ce n'est que mon avis, mais je le partage  ;D
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