Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

31 Mai 2026 à 19:59:37
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Beyrouth 1983,

Auteur Sujet: Beyrouth 1983,  (Lu 10409 fois)

Hors ligne sergent

  • Troubadour
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  • Major d'homme à fables
Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #15 le: 10 Juin 2019 à 13:47:33 »
Merci, c’est vrai je n’ai pas cherché à faire dans le littéraire, plutôt dans le viscéral.
Le plus difficile a été d’arrêter, car la suite n’est pas crédible pour la majorité et j’en ai marre de devoir justifier chacun de mes écrits. Merci encore pour la lecture et la critique. 

Hors ligne Gwynplaine__

  • Aède
  • Messages: 198
Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #16 le: 24 Juin 2019 à 10:23:25 »
Le ton hautain et la prétention de Marcel Dorcel sont bien déplacées, on ne lui demande pas de raconter sa vie de lecteur, de glorieux juge de vulgaires textes sur un forum. Une critique constructive, c'est prendre les morceaux dans le texte qui ne vont pas et aider l'auteur, pas de déconsidérer gratuitement le texte.
Je suis personnellement bien curieux de voir la suite de ce texte, et si ce n'est pas cohérent, le texte t'appartient ^^

Rockdialement
- On a les histoires policières, la science-fiction, les westerns…
- Est-ce que dans votre monde, les gens veulent toujours un seul parfum à la fois, pour leurs histoires ? Un seul goût en bouche ?

***

Ashka

  • Invité
Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #17 le: 28 Juin 2019 à 23:40:10 »
Ainsi voilà la suite de l'atelier. ;)
Pardon d'avoir été si longue à la détente. Il y a un ton particulier dans ce texte. Et des choses qui pointent et suintent terriblement.
Citer
Devant nous une grande ouverture, cela a dû être une bien belle baie vitrée comme en témoigne tout ce verre pilé qui crisse sous mes pas.
Tout le pourtour n’est qu’une dentelle de ciment. Les murs vérolés sont un gruyère d'où dépassent des fers à béton qui pointent leurs doigts rouillés vers un danger qui vient d'en face.
Par exemple, c'est bien tourné, ça !
Je ne suis pas encore en état de reprendre un texte long, j'ai du mal à me concentrer, mais sur du court, si tu veux poster la suite, je te lirai. Et si tu en as marre de donner des explications, alors je ne t'en demanderai pas.  ;)
En tout cas, si tu veux sortir ça ici je doute que quiconque y retrouve à redire. J'aimerai bien connaitre la suite. Mais comme tu veux.  :calin:

Hors ligne Meilhac

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 000
Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #18 le: 29 Juin 2019 à 00:04:19 »


     Pourrait pas avoir sa cafetière en haut c'connard.
Monter au sixième avec deux verres de café, c’est pas une mince affaire, surtout quand l’immeuble jouxte la ligne verte... rendez-vous compte, faut enjamber les gravats, éviter les étrons, faire un peu d’escalade quand dans la cage d’escalier il manque des marches et qu'un palier n’est pas vraiment intact.
Compter dans sa tête trois secondes pour progresser par bonds successifs lorsqu’une partie du mur n’existe plus.
Un, on regarde où on veut, ou plutôt où on peut aller.
Deux, on avance courbé en deux.
Trois, on s’planque.
Et on espère que l’autre, celui d’en face, n’a pas de RPG. 
Surtout que de l’autre côté c’est le Hezbollah, une toute nouvelle milice qui en veut, qui nous en veut, quand je dis ça... C’est pas tout à fait vrai, va faire comprendre à ces cons que je suis là en touriste.
 Enfin le sixième, pas vrai !… Les cafés sont encore chauds… et comme on les aime… sans sucre, avec beaucoup de marc au fond et ce petit goût de cardamone qui fait toute la différence.
 « J » est là, assis dans une espèce de transat sale et méchamment troué.
Sur ses genoux une putain de belle arme, un SVD avec sa lunette.
Devant nous une grande ouverture, cela a dû être une bien belle baie vitrée comme en témoigne tout ce verre pilé qui crisse sous mes pas.
Tout le pourtour n’est qu’une dentelle de ciment. Les murs vérolés sont un gruyère d'où dépassent des fers à béton qui pointent leurs doigts rouillés vers un danger qui vient d'en face.
Nous sommes en retrait « J » toujours assis dans son transat, moi sur des sacs de sable.
J’ai une furtive pensée pour ceux qui ont monté tout ce sable, car ces murs sont épais bien que bas.
     - Alors ?
    - Alors… à l’ouest rien de nouveau, et merci pour le kawa.
     - De rien, je viens pour la vue... y parait qu’on voit la mer.
     - T’as raison, ici... la vue, elle est mortelle. 
 Et c’était vrai…
Dans les deux cas c’était vrai.
Vrai comme un pari stupide.
Vrai, que ce jour-là… pourtant bordel, je devrais me souvenir de la date exacte pourtant… Pourtant non.

Juste, que je me rappelle que j’étais en perm.
Juste, j’ai eu l’opportunité de tuer mon premier homme.
     - T’as d’quoi fumer ? j’ai fini mes Lucky et j’peux pas descendre.
     - J’ai d’la troupe.
     - Vous les Français avec vot’putain de tabac brun, z’êtes pas civilisés.
     - J’ai aussi du rouge, si ça te dit, c’est du bon, tu vas voir un joint avec… c’est pas de la fumette pour amerlocs et puis la chéchia... tu vas pas m’dire que c’est toujours du blond. Passe-moi plutôt ton Dragounov et roule au lieu de débiter des conneries.
     - Pourquoi c’est pas toi qui roules ?
     - C’est toi qui veux fumer. Et puis je veux voir la bête, ça me changera de mon SIG ou de mon FRF1. T’en as fumé combien avec ?
« J » sans relever la tête, concentré qu’il était à vouloir réussir un pétard, un joli trois feuilles, distraitement me dit :
     - T’as qu’à regarder sur le mur.
     - T’as pas fait de croix ?
     - T’es con ou quoi, c’est pas des chrétiens que j’flingue.
     - J’plaisante, pas mal 12, ça commence à l’faire.
     - Putain c’est vrai qu’il est bon !
     - file une taffe... tu peux remercier ceux d’en face, il vient de chez eux, j’en ai pris un kilo à Chaoui Street.   
C’est qu’ils ont voulu nous entuber ces salaud.             
     - Comment ça ? T’aurais dû passer par nous, nous aussi, on en a du bon.
     - Oui, mais quand j’ai fait mon marché je savais pas que tu étais rentré et en plus eux, on les a juste en face du camp.
     - Alors ce deal raconte.
     - Oui, alors un gars des Minguettes, Chavignieu qu’il s’appelle, ce crétin… Cherche pas, tu connais pas. Il nous dit, oui à moi et a Durant, qu’il connaît un type qui vend de la bonne... Pffff... dans une boutique à côté de celle qui nous lave nos affaires. Le seul problème c’est qui vend que par kilo. En fait de problème c’en était pas un, vu qu’on était plus d’une dizaine à en chercher. Chavignieu dit qu’il se charge de tout. Ok qu’on dit, mais on se méfie, comme j’t’ai dit Chavignieu, c’est un crétin, doublé d’un con. Dans leurs tours, là-bas, ils doivent se reproduire en famille, si non c’est pas possible. Refile une taffe... Pffff...c’est vrai qu’elle est bonne... Pffff... quand je pense au foin que je fumais à Montpellier. Tiens je te repasse le joint... Alors oui où j’en étais... ah oui, Chavignieu, il revient avec une brique, oui un sac en jute comme une brique, j’te jure avec le tampon du Hezbollah poché dessus ,tu sais, le bras tendu qui tient la kalash. Bon on lui demande, tu l’as goûté au moins ? L’air con qu'il prend. Non qu’il nous dit, la dessus Mzira prend le paquet l’ouvre. Tu me croiras si tu veux, c’était d’la terre, de la putain d’argile. Je reprends le paquet à Mzira qui rit jaune... tu sais, il vient du Maroc et avec lui, on plaisante pas avec ses choses-là. On dit à l’autre con, toi, tu bouges pas! Nous, on va causer avec ton gars… Fait tourner...Pfff... tu vois le tabac brun çà s'marie bien avec le rouge, c'est du brut, pas d'la fumette pour minette.
J’aspire fort encore une fois et je retiens ma respiration, j’ai les yeux qui piquent. Je lui rends le joint.
     - Tiens, j’te le rends, c’est presque le cul.
     - Le cul ! Vous aimez, vous les Français.
     - Oui, mais pas celui-là ( J’aurais pu dire: "je préfère celui de ta sœur" Mais on ne plaisante pas avec ça. Surtout quand on sait que sa sœur, elle a été butée par les Syriens. Je le sais parce qu'il n’y a pas longtemps de cela, je lui avais demandé pourquoi à son collier, il y avait deux croix, alors il m’avait raconté… Depuis avant de moucher une cible, il embrassait la petite croix en or de sa cadette.)
     - A quoi tu penses ?
     - Non à rien, ton cousin, il fait un bon café (là, je pensais sûrement à la pub "grand-mère sait faire un bon café" et puis là, je me suis souvenu que la grand-mère de "J" était morte avec sa petite sœur. Alors là, je suis parti d’un fou rire, mais d’un fou-rire mazette.)
     - Qu’est ce qui te fait rire comme une baleine ?
     - Non rien, tu pourrai pas comprendre.
     - Dis que je suis un con comme ton Chassinieu, non, Chavinieu.
     - Non, juste à une note de service qui nous oblige à prendre tous nos repas, y compris le café au réfectoire.
     - Et alors je vois pas ce qu’il y a de drôle ?
 - T’as jamais été au réfectoire… quand tu sauras qu’on pisse dans le bac à plonge et qu’on met une double ration quand c’est le tour de la vaisselle des officiers.
     - Alors tu finis ton histoire pendant que j’en roule un autre.
     - Ok, mais t’a rien à boire ?
     - Oui, j’ai une bouteille de Miranda.
 Je bus une bonne gorgée tiédasse de ce qui ressemblait furieusement à du Fanta Orange.
     - Oui, donc… ah oui, faut te dire que c’est rare qu’on soit en civil. On est toujours en treillis avec nos armes, c’est la consigne. Même pour faire nos courses, alors quand tu vois trois mecs qui rentrent dans un magasin fusil en main… Tu t’écrases, l’autre avec son 9 mm qu’est ce que tu veux qu’il fasse, il s’écrase. Mzira qui parle Marocain commence à palabrer, l’autre comprend rien, c’est pas le même Arabe y parait. Je lui jette sa came et je dis not good ! Durant, qui parle mieux l’anglais qui rajoute : You make fun of us, you want to sell us shit ! Ca je l'ai bien retenu.


ouais !
j'ai lu le débat je trouve ça hyper bien !
libre, léger, élégant, stylé
pas du tout balai dans le cul
et pas non plus "faussement original et en fait complètement convenu"
te lire, ça donne envie d'être libre, et ça donne envie d'écrire, et d'écrire comme on sent !
et ça donne aussi envie de revenir lire la suite :--)
le "jouxte" fait un peu décalé dans tout ça (un peu balai dans le cul pour le coup)
la virgule à la fin du titre c'est exprès je suppose ? c'est  drôle et intrigant et intéressant et léger, j'aime bien!
merci pour ce texte ! :)

Hors ligne sergent

  • Troubadour
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  • Major d'homme à fables
Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #19 le: 04 Juillet 2019 à 22:48:51 »
Merci pour les retours.

Tout d’abord, je tiens à préciser que je suis entièrement d’accord avec les critiques de Marcel Dorcel, que je trouve pertinentes et aucunement offensantes, je ne trouve pas non plus son ton hautain, car je n’ai jamais envisagé de faire de la littérature, j’en suis incapable.

Gwynplaine__ tes critiques et tes questions m’ont fait avancer, car elles aussi sont justifiées et très constructives.
Merci pour tes encouragements et la marque de sodas que j’avais oublié, comme tant d’autres choses d’ailleurs… Comme la fois où je me suis fait virer du Soudan. (Non, je ne suis pas un ancien barbouze.)  :P

Ashka, tu sais très bien que tes critiques, je les apprécie et que j’en tiens compte.
Que les : (" j’en ai marre de devoir justifier chacun de mes écrits, " )  tu sais bien que cette remarque ne t’était aucunement destinée. :bisou:

En réalité, j’aime que mes écrits soient dérangeants,  >:D c’est pour cela que je me moque d’avoir, ou de ne pas avoir des lecteurs, c’est pour cela que j’ai conservé l’histoire de la chaîne, tu vois de quoi je parle (j’ai demandé à des connaissances si cela était vraisemblable, la réponse a été oui.) :facepalm:

Meilhac, merci pour la critique et oui la virgule est volontaire pour la simple raison que je ne sais pas où mettre un point finale à cette triste histoire.
Pour l’instant, je la laisse en suspens, car j’ai peur de me laisser entraîner sur quelque chose de plus noir. J’aime la noirceur, mais où placer le curseur ?

Autant pour « Retour à Domina » cela ne me dérange pas, autant pour ce texte il en va tout autrement.

Qu’on me dise, c’est mal écrit, avec une ponctuation approximative et une orthographe à chier, d’accord.
Non ce qui me dérange, ce sont les remarques sur mon sexisme, sur ma pornographie libidineuse, sur le côté violence gratuite, comme quoi, ce n'est pas bien et tout et tout…
Bordel t’aimes pas, tu zappes et tu passes à autre chose, je ne prends personne en traître.
J’écris pour passer le temps, je revendique le mauvais genre et le droit d’écrire des horreurs sans que la police des mœurs débarque chez moi, NA !!!

Hors ligne sergent

  • Troubadour
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  • Major d'homme à fables
Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #20 le: 06 Juillet 2019 à 20:24:32 »
Une petite suite c'est un brouillon.

_ Et merde j’ai plus de feu, t’en as ?

_ Oui tiens mon Zippo, il s’appelle revient.

_ Tu me prends pour un Juif ?

_ Sans les Israéliens il y a longtemps que les Druzes vous auraient mis la raclée, alors tu devrais la mettre en veilleuse.

_ Ho ça va ! C’est pas parce que MOOSSIEUX baise avec une Juive que…
Je ne pus pas entendre la fin de sa phrase, car le bruit assourdissant d’une rafale de PK résonna, avec pour résultat immédiat une pluie de ciment et un nuage de poussière.
Je sais pas qui est le con qui disait que quand on vous tire dessus, on n’a pas le temps d’entendre les balles… Mon cul !
Je comprenais maintenant pourquoi il y avait ici une telle épaisseur de sac de sable à cet étage.
Je ne sais pas pourquoi non plus dans de tels moments les pensées les plus incongrues vous viennent à l’éprit et présentement, je fixais des yeux mon verre de café rempli de graviers, je me disais, si ma mère savait où je suis, elle serait folle.
Encore heureux, j’ai fini de le boire. Les impacts continuaient leurs crépitements accompagnés de milliers d’éclats. Je pense que le terme arrosé était le plus approprié, celui d’en face nous arrosait consciencieusement, allant de droite à gauche, pulvérisant un peu plus une façade qui n’en demandait pas tant.
« J » me criai :
_ C’est bientôt fini, il a des K7 de 200, en plus ce con… il tire trop haut. Je l’ai logé, mais j’arrive pas à l’avoir. Alors la suite de ton histoire ?
Une fois de plus dans ma vie, je me sentis stupide, mais stupide… Je racontais un deal un peu musclé, mais sans plus, alors que « J » se faisait canarder quotidiennement et dégommait des gens avec application, c’était plutôt à lui de me raconter ses aventures.
– Bof rien on a réglé ça à l’amiable, il a compris, alors il nous a donné de la bonne avec une plaquette de 250 g en plus, histoire d’enterrer notre différent. Criais-je.
Comme un fait exprès le silence se fit.
C’était la première fois qu’on me tirait dessus, un dépucelage au gros calibre.
– Tu peux pas le dégommer au RPG ?
– Trop loin, il est à plus de 300 m.

_ Et avec ton SVD ?
_  Je sais pas, tu sais mon truc, c’est la rue, plus loin c’est pas évident.
_ C’est vrai ? Sans blague. La visée conforme, tu connais ? C’est souvent qu’il tire comme ça ?
_ C’est ma faute, j’ai oublié l’heure… Le matin, on est dans l’ombre, après midi le soleil tourne et ça éclaire jusqu’au fond de la pièce. On a eu de la chance. Viens, on change de pièce, il nous verra plus.
Heureusement, j’étais couvert de poussière de la tête aux pieds, aussi, je pense que « J » ne remarqua pas à quel point j’étais blanc.
En même temps que nous changions de pièce, il me dit.
_ Oui je m’entraîne en tirant sur des chiens dans la rue, tu croyais tout de même pas que j’avais descendu 12 mecs ?
_ Pov con ici plus rien ne m’étonne.
_ Non j’en ai flingué que 3. C’est quoi ta visée ?
_ En vrai, vu que t’a une lunette et une chouette c’est pas comme ça que je devrai dire mais plutôt ligne de visée.
_ Oui t’es toujours aussi chiant, déjà à Toulouse…
_ Oui ça va, je sais ce que tu vas dire.
_ Non j’crois pas, j’ai été surpris quand je t’ai vu au check point de « Nahr Ibrahim » surtout que t’étais un baba antimilitariste fumeur de joints.
_  Je l’suis toujours, disons que maintenant, je sais pourquoi je l’suis.
_ Comment tu t’es retrouvé ici ?
_ Bof, tu sais, j’ai pas pu me faire réformer et je sais pas comment je me suis débrouillé… Bref, j’me suis retrouvé en régiment, semi-disciplinaire, compagnie de combat et tout le tintouin. En fait semi-disciplinaire ça veut rien dire, ce sont des bobards qu’on raconte aux bleues bites. J’aurai pu faire mon trou dans un bureau. Mais j’suis con et puis à chaque fois que je rentrais de perme, je passais devant chez mon ex-copine. Tu sais Cosette, alors ça, je pouvais plus. Alors quand ils ont dit, il y a des places pour le Liban ça a fait clic. C’est qu’ils sont bons pour te vendre d’la merde. Bref 6 mois de classes plus tard papapam… me voilà.
Au fait, je te remercie pour le cric. (Là il faut que j’explique pour les lecteurs, j’étais en mission avec un ami, Ress rasta de son état dans le civil, mission de chaises, ça ne s’invente pas, je conduisais un 6X6 bourré à ras bord de chaises pliantes, direction un bataillon étranger de la FINUL au-delà de Nahr Ibrahim, il faut dire aussi qu’on avait démarré vers les cinq du mat qu’il était maintenant plus de 11h et que depuis tout ce temps on fumait des joints, elle est belle l’armée française. Les voitures qu’on croisait n’arrêtaient pas de nous faire des appels de phares, nous, on croyait qu’ils nous faisaient un coucou, mais non, j’avais un cul de bouteille planté dans le pneu avant gauche, je m’étais rendu compte de rien.)   
[Bon j’arrête là c’est trop de la daube.]
« Modifié: 08 Juillet 2019 à 16:18:29 par sergent »

Hors ligne FVarga

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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #21 le: 15 Juillet 2019 à 14:22:17 »
j'aime bien ce genre de texte qui suinte l’authentique, truffé de détails à priori pas utiles mais qui renforcent l'effet de réalité. On ne voit pas trop ou l'auteur veut en venir, mais  il faut prendre ce texte comme un tableau, la capture d'un instant, d'une atmosphère.
les dialogues sonnent terriblement justes et l'ensemble pourrait bien sur etre amélioré apres une première relecture mais au risque d'affadir l'ensemble.
Rares sont ceux qui ont vécu quelque guerre que ce soit et qui sont capables d'en parler avec justesse. Le Liban et la Finul constituaient cette montagne d'ineptie du temps de la conscription. Il ne se passait pas grand chose, mais ça pouvait valser à tout moment. Personne n'avait vu venir l'atentat du Drakar et les soldats tapaient le carton, picolaient et fumaient leur clope comme à l'accoutumée, jusqu'à ce que cela pete.
Ce texte suinte l'absurde et la peur; ces moments ou l'ordre du monde prend un ordonnancement qui lui est propre, incompréhensible aux yeux de ceux qui n'y étaient pas. C'est peut etre pour cela qu'il est si difficile d'en revenir.

Désolé pour les accents - Mon clavier fatigué et mon système ne reconnaissent pas le français accentué...

Hors ligne Dieter

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Re : Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #22 le: 15 Juillet 2019 à 15:05:58 »
incompréhensible aux yeux de ceux qui n'y étaient pas.
Tellement incompréhensible d'ailleurs que je m'effraie aujourd'hui avec le recul d'avoir rêvé d'être acteur de ce désastre. En tant que sous-officier de carrière dans les années 90, comme nombre de mes camarades, j'espérais avoir un jour la chance de connaître le feu : tout le monde se battait pour avoir "l'honneur" d'être choisi pour participer l'opération Daguet. Quelle connerie ! J'étais bien calmé au retour...
Mais bon, je vais arrêter là le trollage de texte.
"Et lui il rêve de toi, Marie-Marianne..." - JPM
« Modifié: 15 Juillet 2019 à 15:27:18 par Dieter »
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
Amélie Nothomb

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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #23 le: 17 Juillet 2019 à 14:07:29 »

 Ben oui, je connais la chanson Beyrouth, ;)  mais je trouve son orchestration à chier.
Perso, je préfère « Opium » de Charlys et Guy d'Abzac. (les paras ont parfois un humour décalé.) :coeur:
Je voulais t’envoyer une longue bafouille dans ta boite à dialogue, mais elle est toujours pleine.  :/
En fin de compte, c’était peut-être un signe.       

Hors ligne Dieter

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Re : Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #24 le: 17 Juillet 2019 à 14:20:14 »
Je voulais t’envoyer une longue bafouille dans ta boite à dialogue, mais elle est toujours pleine.  :/
Il faudra que j'y fasse le ménage, mais elle est pleine de pense-bête de choses en cours, alors forcément ça s'accumule...

Citer
je connais la chanson Beyrouth, ;)  mais je trouve son orchestration à chier.
Perso, je préfère « Opium » de Charlys et Guy d'Abzac. (les paras ont parfois un humour décalé.) :coeur:
Les brulôts de Jean Pax sont déjà assez polémiques comme ça, je ne crois pas qu'il soit bien indiqué de soulever le thème des chants militaires d'origine "douteuse", tels qu'Opium ou encore tous les anciens chants nazis. Cela pourrait par contre peut-être faire l'objet d'un paragraphe dans un texte comme le tien si tu le poursuis.
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
Amélie Nothomb

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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #25 le: 17 Juillet 2019 à 14:31:57 »
FVarga,
Ce que tu dis est vrai sauf pour le Drakkar je me souviens avoir parlé avec plusieurs de l’interposition, quand je les ai quitté, j’avais la méchante impression d’être dans un passage de Dune, quand le duc Leto occupe son nouveau fief d'Arrakis et que son palais est truffé de pièges.
Il ne faut pas oublier que le Drakkar était le siège des syriens.

Hors ligne FVarga

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Re : Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #26 le: 17 Juillet 2019 à 15:24:44 »
FVarga,
Ce que tu dis est vrai sauf pour le Drakkar je me souviens avoir parlé avec plusieurs de l’interposition, quand je les ai quitté, j’avais la méchante impression d’être dans un passage de Dune, quand le duc Leto occupe son nouveau fief d'Arrakis et que son palais est truffé de pièges.
Il ne faut pas oublier que le Drakkar était le siège des syriens.

je n'ai pas connu le liban, mais la yougoslavie ca valait le coup question parano et stupidité. Je ne me suis jamais senti autant en danger que dans les moments de calme où les gradés faisaient semblant de nous faire croire en se mentant d'abord à eux memes que tout était sous controle.
Désolé pour les accents - Mon clavier fatigué et mon système ne reconnaissent pas le français accentué...

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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #27 le: 17 Juillet 2019 à 16:49:12 »
Si ça continue, on va faire un club avec Dieter et toi, encore un et on sera "les trois mousquetaires".
Pour moi la FINUL, c’était des vacances ennuyeuses, une seule fois, j’ai eu une montée d’adrénaline et elle était injustifiée.
Bordel je pensais que l’ONU était là pour faire le ménage, tout ce que j’ai vu c’est du trafic en tout genre.
Je déteste être un spectateur impuissant, alors mes vraies bêtises, c’était en civil durant mes permes avec une milice et des copains Israéliens, mais là, on rentre dans du politiquement incorrecte.
C'est aussi pour cela que je me tâte pour écrire une suite.

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Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #28 le: 17 Juillet 2019 à 16:54:06 »
Oui, mais bon, tout cela est une œuvre de pure fiction.
Toutes personnes pouvant se reconnaître ne serait que le produit d'un hasard fortuit indépendant de la volonté de l'auteur. :P

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Re : Re : Beyrouth 1983,
« Réponse #29 le: 17 Juillet 2019 à 18:51:09 »
mes vraies bêtises, c’était en civil durant mes permes avec une milice et des copains Israéliens, mais là, on rentre dans du politiquement incorrecte.
Il y a une quinzaine de jours, avec un ancien du 13e RDP, j'ai été invité chez une connaissance à lui. Un ancien officier du 2e REI, aujourd'hui Col. de réserve de gendarmerie. Ce dernier avait appris que je disposais de matériel pour décaper le métal et m'a demandé si je pouvais m'occuper de certains de ses "jouets". On s'est d'ailleurs amusés avec en fin de repas (et je vous laisse imaginer ce que peut être un repas avec un ancien du 13 et un ancien de Calvi...). L'avantage d'être en pleine montagne  :-¬?
Il n'y a donc pas que les soldats "de base" qui font des bêtises dans le civil   ;D
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
Amélie Nothomb

 


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