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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Carnet de Lester

Auteur Sujet: Carnet de Lester  (Lu 6153 fois)

Hors ligne Lester

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Carnet de Lester
« le: 25 Mai 2010 à 12:49:48 »
Yo à vous.

Plutôt que de créer un sujet pour chaque texte, je préfère en en poster ici plusieurs dans la mesure où la plupart, ni achevés, ni aboutis, relevant juste d"un désir d'écrire ou d'expérimentation - je suis assez productif - ne mériteraient pas un topic dédié.

Voici le premier texte.

Je me reconnais dans les films en noir et blanc Vieux usé grésillant parce que le noir et le blanc c'est le ci et le ça Le blanc et le noir et le noir surtout C'est le noir surtout le noir au mieux et du gris dans le blanc parfois Comme ce blanc éclatant des lettres sans adresses Ces films muets comme une prose qui me saute au visage Ces films muets J'avoue que je m'y reconnais

Allons cessez ce bavardage En scène en scène
Et derrière le rideau les chaines des fantômes se trainent
On attache un homme presque nu contre un poteau de carton peint
On arrive de fard ses plaies on lui arrache
Une a une ses flèches
_________________de Saint-Sebastien

Une a une les flèches des Saint-Sebastien

Je n'aime pas mon avenir et l'air qu'il a c'est d'un vieil homme Caël il s'appelle une fois nous discutâmes autour d'un café Noir bien serré tassé je le voyais dans ces hautes lumières Se refléter comme s'il avait l'air de quoi d'un passé Il feint je n'aime pas son visage l'air qu'il a n'est pas le mien Il ne me ressemble pas ce visage il a les cheveux dispersés le nez long les yeux éteints Il a les cernes creusées comme des sillons je me demande quel paysan y travaille On le croirait sorti des rues de Sion un pauvre paysan sans bétail Un pauvre hère sans famille Un pauvre abruti sans souci

Au dehors
________J’entends dans l’invisible
____________________________Il tonne
Un orage et tout a coup ce sont les ciseaux de la pluie
Qui découpent son étoffe par pincées a demi
Et chaque vêtement lui tombe comme un automne

Mes yeux sans se fermer on attendu le jour
Tant qu’il puisse pour un jour venir ce jour-là apparaitre
Percer les persiennes comme une lueur aux vitraux
Un éclat mal’compris derrière les fenêtres
___________________________________qui luit
Quand il est quatre heures après minuit

Mes yeux sans se fermer on attendu tout le jour
Cessons ce bavardage que dit-il cet homme là
Emmitouflé tissé il traine dans l'orage
______________________________un manteau lourd
Il se tient comme une pluie sous son long tafetâ

Il se tient comme une pluie
Sous son long tafetâ
Il se tient comme la pluie
Dans ses paumes blanches et ses yeux d'ogive
Enlevant lentement à la main
Une a une les flèches des Saints-Sebastiens
Retirant doucement de ces mains
Toutes les flèches de nos Saints-Sebastiens

Hors ligne Lester

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Re : Carnet de Lester
« Réponse #1 le: 25 Mai 2010 à 15:01:01 »
Je perce, je reprends, j'inspecte, j'accroche, je descelle, ma vie morte ne recèle rien, et le néant au surplus n'a jamais fait de mal a personne, ce qui me force à revenir au dedans, c'est cette absence désolante qui passe et me submerge par moments, mais j'y vois clair, très clair, même le néant je sais ce que c'est, et je pourrais dire ce qu'il y a dedans.
On me mène le long de la voix apienne, je l’avais si bien connue elle avec tous ses pigeons blancs, où les vases, les échoppes, les vestiges étrusques s’alignaient comme le seul salut qui me me conduit aux cœur de Rome.
Mais aujourd’hui je suis dans ce champ,
Où la luzerne et l’avoine se disputent les faveurs de la terre,
Lourde, sèche,
Entre l’épi et le blé, l'herbe et le liseron,
qui se poussent et s'affolent comme notes à la bouche d’un instrument,
et les archers tendent leurs doigts dans ce champ de prose blanche qui défile,
S’étale,
Cette plaine couleur craie,
et se noue enfin aux doigts tendus et à la sueur des épaules.
Je ne sue pas ; il fait chaud, très chaud,
Je me tiens sous l’arbre et ses feuilles de bayadère,
Un ruisseau coule doucement,
L’air de rien,
Les archers sont prêts.
Et les flèches, enfin aiguisées, font mines de ne pas heurter le cœur,
Afin que Cécile ou Zoé me soigne plus tard quand elle me cueillera au tronc de cet arbre ou je suis arraché et pendant comme un fruit mou.
De l’eau fraiche et un vase clair, elle me passera l’éponge sur le front,
L'éponge c'est Pierre et tous les autres Saints
Qui sourient a mon nom que j'énonce Sébastien.

Cécile Elle m’écrivait tous les jours sur des cartes postales de pays trop lointains Ou elle n’avait sans doute jamais mis les pieds mais elle tout ce qu’elle voulait C’était m’écrire de son écriture ronde et enjouée comme un homme que l’on cloue sur un poteau de carton peint
Et Cécile riait Ses rires sont ses pleurs elle ne veut pas rire en même temps Elle s’étouffe elle s’étrangle quand je la regarde les yeux bien ouvert Lasse de me voir seul si seul si seul si seul si coupé de tout Elle ne comprends pas Et elle venait vers moi une corbeille de fruit a la main m’éponger le front Elle mouillait l'éponge tremblante se mettait à genoux Et je lui disait : « je ne dort pas »
Me serrant la main
je lui disait : « je ne veux pas »
Quand elle essayer d'ôter
Une a une les flèches des saint-sebastiens
Une a une les flèches des saints-sebastiens.

Hors ligne Matt

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Re : Carnet de Lester
« Réponse #2 le: 25 Mai 2010 à 15:37:22 »

Citer
Plutôt que de créer un sujet pour chaque texte, je préfère en en poster ici plusieurs dans la mesure où la plupart, ni achevés, ni aboutis, relevant juste d"un désir d'écrire ou d'expérimentation - je suis assez productif - ne mériteraient pas un topic dédié

Les deux textes que tu as mis sont à lire séparément, se suivent... ?

Citer
Je me reconnais dans les films en noir et blanc Vieux usé grésillant parce que le noir et le blanc c'est le ci et le ça Le blanc et le noir et le noir surtout C'est le noir surtout le noir au mieux et du gris dans le blanc parfois Comme ce blanc éclatant des lettres sans adresses Ces films muets comme une prose qui me saute au visage Ces films muets J'avoue que je m'y reconnais

Ponctuation absente, mise en page étrange (majuscules). Idem plus loin.

Citer
Une a une ses flèches
_________________de Saint-Sebastien

Pourquoi ce trait ?

Citer
Mes yeux sans se fermer on attendu le jour

"ont attendu" (deux fois)

Citer
Cessons ce bavardage que dit-il cet homme là

Sens ?

----------

Honnêtement je pense qu'il y a de belles choses, mais j'aimerais comprendre cette mise en page, elle est troublante et fausse le sens de certains passages. Du coup je n'ai pas bien compris grand chose du texte.
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

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Re : Carnet de Lester
« Réponse #3 le: 25 Mai 2010 à 15:46:16 »


C'est agréable de lire de la poésie bien faite :mrgreen:

Y a de belles choses (les formulations sur la pluie par exemple), après c'est encore un peu lisse j'trouve, c'est de la poésie (très) bien écrite sans qu'on sente ses particularités, j'trouve.
La référence à Néron, pourquoi pas.

Matt, tu me fais rire en relevant la mise en page, on a toujours l'impression que tu penses que c'est une erreur d'inattention xD "fais gaffe, t'as oublié les points là, c'est pas grave c'est des choses qui arrivent"

Bref, je relirai plus tard et avec plus d'attention. Et en lisant la suite.
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Hors ligne Lester

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Re : Carnet de Lester
« Réponse #4 le: 25 Mai 2010 à 17:06:55 »
Yo à vous deux.
Pour Matt, il y a un sens dans le texte, mais je pense qu'il doit être impossible a saisir pour qui n'est pas moi, dans la mesure où c'est plus un collage qu'un poème avec une réelle unité.

Pour Loredan, merci du compliment. En effet je tente, j'expérimente, je caméléonise parfois, je n'ai pas encore trouvé mon "style". Par contre, je fait a aucun moment une référence à Néron.

A vous deux (et aux autres): si vous avez lu les deux textes, pourriez vous me dire lequel vous préférez?


Hors ligne Gros Lo

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Re : Carnet de Lester
« Réponse #5 le: 25 Mai 2010 à 17:11:13 »
Citer
Mes yeux sans se fermer on attendu tout le jour

ça fait pas référence à "Mes yeux sans se fermer ont attendu le jour" dans Britannicus ?
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Re : Carnet de Lester
« Réponse #6 le: 25 Mai 2010 à 17:29:38 »
Sans doute, mais cette phrase ne m'est pas venue de là, mais d'un autre texte poétique faisant plus ou moins référence à Britannicus. N'ayant pas lu la pièce, je n'ai pas saisi ta référence à Néron. D'ailleurs tu m'y fais penser, il faudrait que je me mette au théâtre classique.

Hors ligne ernya

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Re : Carnet de Lester
« Réponse #7 le: 25 Mai 2010 à 17:55:07 »
Citer
On arrive de fard ses plaies on lui arrache
pas compris le "de fard"

Citer
Une a une ses flèches
à

Citer
Un orage et tout a coup ce sont les ciseaux de la pluie
à

Citer
Qui sourient a mon nom
à

J'ai beaucoup aimé l'image des sillons. Après j'avoue que j'ai pas beaucoup accroché, pas que ce soit bateau ou mal écrit, mais c'est juste que ton parti pris quant à l'écriture, j'y accroche pas. Je trouve ça pénible à lire, souvent l'emploi ou non des majuscules ne me parle absolument pas (quand il y a un effet, je trouve qu'il faut une raison, mais je ne la perçois peut-être pas ici). La première phrase m'a franchement saoulée :huhu: Après ça allait mieux, mais bon, je dois être une vieille réactionnaire et écrire comme ça, ça me plaît pas. Mais dans le fond c'est pas mal, sauf que n'aimant pas la forme, j'ai du mal à accrocher au fond.

J'ai quand même préféré le premier.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : Carnet de Lester
« Réponse #8 le: 25 Mai 2010 à 18:04:38 »
L'emploi des majuscules, c'est un mélange entre prose et vers, et j'aurais pu découper tout ça en vers selon les rimes intérieures. Mais j'aime bien cette forme; je trouve qu'elle allie la rapidité de lecture de la prose à l'enchainement oratoire des vers, comme une prose "pure", qui n'est pas souillé par la ponctuation (ceci dit je n'ai rien contre la ponctuation, hein). Mais je comprends que cela puisse rebuter.

Deux questions:
la première phrase qui t'as saoulée, c'est la première du deuxième texte?
quelle forme apprécie-tu en poésie?


Hors ligne ernya

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Re : Carnet de Lester
« Réponse #9 le: 25 Mai 2010 à 18:17:38 »
nope c'est la première du premier texte

hum... j'ai pas de forme fixe en fait. C'est au cas par cas, je peux aimer le sonnet comme je peux abhorrer cette forme et  pareil pour toute forme de libre.
C'est juste que je suis accrochée à la ponctuation, faut pas bouleverser mes habitudes, lol.
Nan plus sérieusement, ça m'aurait peut-être plus plu si t'avais jamais mis de majuscule  :huhu:
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Hors ligne Matt

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Re : Carnet de Lester
« Réponse #10 le: 25 Mai 2010 à 19:37:22 »

Je préfère le premier texte, plus clair que le second mais c'est quand même assez obscur.

Autres choses relevées :

Deuxième texte :

Citer
aux cœur de Rome.

"au coeur"

Citer
les yeux bien ouvert

"ouverts"

Citer
Elle ne comprends pas

"comprend"

Citer
« je ne dort pas »

"dors"

Citer
Quand elle essayer d'ôter

"essaye"

----------

@Loredan
Citer
Matt, tu me fais rire en relevant la mise en page, on a toujours l'impression que tu penses que c'est une erreur d'inattention xD "fais gaffe, t'as oublié les points là, c'est pas grave c'est des choses qui arrivent"

C'est plus fort que moi.  :-[

Exemple :

Citer
en même temps Elle s’étouffe elle s’étrangle

Pourquoi la majuscule au premier "Elle", ça aurait pu être au second ou ailleurs. Je ne comprends pas bien ce choix.

Sinon la ponctuation il y en a dans le texte mais pas partout, donc voilà...  :huhu:

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Re : Carnet de Lester
« Réponse #11 le: 25 Mai 2010 à 20:10:19 »
Matt: les majuscules servent à quelque chose. Elles sont là pour rythmer le texte. Elle sont comme le début de chaque vers, si tu veux, mais des vers condensés comme une prose. C'est ce que j'ai expliqué plus haut.
Après, il y a de la ponctuation a certains endroits et d'autre non, d'accord; c'est fait exprès, je voulais varier les formes, établir une polyphonie des voix.

Je posterais surement par la suite des textes de prose plus classiques.

Hors ligne Lester

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Re : Carnet de Lester
« Réponse #12 le: 25 Mai 2010 à 22:02:23 »
Un autre texte; y'a du nouveau, et du recyclé.



Je perce, je reprends, j'inspecte, j'accroche, je descelle, ma vie morte ne recèle rien, et le néant au surplus n'a jamais fait de mal a personne, ce qui me force à revenir au dedans, c'est cette absence désolante qui passe et me submerge par moments, mais j'y vois clair, très clair, même le néant je sais ce que c'est, et je pourrais dire ce qu'il y a dedans.

« Excuse moi », je lui ait dit, et j’ai serré ses mains fort fort fort jusqu'à sentir ses os, ses jointures, le bal des valets danser et moudre comme du grain, j’apportais toute ma force brute à son moulin, et je faisait voler le blé, nous prions, il tombait, nous allions contre les meules, nous pensions, il pleuvait, et je faisait sourdre les silences, mes mains dans les siennes.

Je me souviens:
«  Cécile riait Ses rires sont ses pleurs elle ne veut pas rire en même temps Elle s’étouffe elle s’étrangle quand je la regarde les yeux bien ouvert Lasse de me voir seul si seul si seul si seul si coupé de tout Elle ne comprends pas Et elle venait vers moi une corbeille de fruit a la main M’éponger le front elle mouillait l'éponge tremblante se mettait à genoux Et je lui disait : « je ne dort pas »
Ma main
Serrant la sienne
Lui disait : « je ne veux pas »
Quand elle essayer d'ôter
Une a une les flèches des Saint-Sebastiens
Une a une les flèches des Saints-Sebastiens.»

Cécile m'a cloué sur un poteau de carton peint.

Alors on écoutait le silence et, s'y baignant, dans ce fleuve de prose coupante et meurtrie, fleuve sec et amer, d’un blanc cassé, poussait sur les revers de ses plaies d'immenses cratères où on faisait s'écraser le soleil, sifflotant, un endroit où les marais comme les champs torrides m'appartiennent. Et je lui ait dit : « je ne te crois pas. »

Hors ligne Lester

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Re : Carnet de Lester
« Réponse #13 le: 28 Mai 2010 à 07:27:46 »
Nouvelle ration, de la prose tout ce qu'il y a de plus classique, cette fois. C'est ni super original ni super bouleversant, mais je trouve ce texte mignon.




Corentin, qui peignait des toiles sans tableaux, sans peinture, sans pinceaux, sans ses yeux, les mains dans les poches, les poumons ouverts aux falaises, attendant le vent et juste lui. Corentin, qui se tenait coi et muet, comme une béquille, les cheveux violents. Il marchait le long de la Loire prise à glace. Et, vous parlant de lui comme d’un petit enfant, la jeunesse drôle et blonde enfouie dans les jupes, je ne peux m’empêcher de le voir dans un reflet de surimpression ; le vieux crocodile au manteau blanc errant lentement, sur les jetées de ce ciel de mars, quand il apercevait de temps en temps le petit enfant sale crotté de pluie ; il avait les bas blancs, crottés eux aussi, courant à jambes ouvertes de la jetée vers le canal.

Corentin était comme ces lavandières qui battent le drap violet dans l’eau de Loire. Baignant les étoffes d'organdi, laissant filer le fleuve qui fait crisser les cailloux, tout le débit de l’eau, le bois et les bleuets, la rousseur sur les roches; il était comme au temps des moisons, quand les paysans hâbles et secs font grandir les cressons, les baignant de sel aux chevelures de gris ; le temps était simple et drôle comme une jupe tiédie. Il pleuvait, nimbé d’air, en ce temps de moussons.

Corentin était mort. Et, même si nous n’y faisions pas trop gaffe, même si nous feintions de ne rien sentir, Corentin on le pleurait, moi surtout, les jour de grand vent comme les jours de pluie, et puis quand on voyait un autre homme poindre, on faisait silence

Avec Corentin toujours, on faisait comme si.

Hors ligne Matt

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Re : Carnet de Lester
« Réponse #14 le: 28 Mai 2010 à 19:29:40 »

Citer
Corentin, qui peignait des toiles sans tableaux, sans peinture, sans pinceaux, sans ses yeux, les mains dans les poches, les poumons ouverts aux falaises, attendant le vent et juste lui.

Trop long et pourquoi à la fin "attendant le vent et juste lui" ? Je ne comprends pas.

Citer
le vieux crocodile au manteau blanc errant lentement

C'est voulu le quadru "an" ? C'est un peu lourd.

Citer
il était comme au temps des moisons

"temps des moissons"

Citer
aux chevelures de gris ;

"chevelures grises" ?  ???

Citer
le temps était simple et drôle comme une jupe tiédie.

Je ne comprends pas la métaphore.

Citer
Et, même si nous n’y faisions pas trop gaffe, même si nous feintions de ne rien sentir,

Bon, j'ai un souci. Je relève cette phrase car je pense que c'est important. Voilà, en fait j'adhère pas trop aux expressions ou aux mots comme "pas trop gaffe", "feintions", c'est assez familier et je ne vois pas en quoi c'est poétique...

Citer
les jour de grand vent

"jours", "grands vents"

comme les jours de pluie, et puis quand on voyait un autre homme poindre, on faisait silence

----------

Concernant le texte, et ce n'est que mon avis, j'ai vraiment pas accroché. Je préférais les deux premiers textes où les émotions ressortaient plus fortes, il y a avait de belles choses. Là ici aussi, mais moins et je suis totalement perdu. Je suis aussi assez gêné par la syntaxe, certains passages sont lourds et à revoir selon moi.
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

 


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