Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

28 Avril 2026 à 03:03:28
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Crayonne-moi quelqu’un (Dis-moi dix mots 2019)

Auteur Sujet: Crayonne-moi quelqu’un (Dis-moi dix mots 2019)  (Lu 2280 fois)

Hors ligne Miromensil

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 557
  • Mon nu mental
    • Mimerions
Crayonne-moi quelqu’un (Dis-moi dix mots 2019)
« le: 24 Mars 2019 à 19:15:17 »
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Rosemonde Temps-qui-s’étrangle-à-travers-lequel-une-kyrielle-de-porte-manteaux-s’anicrochent-d’enveloppes-corporelles-vidées-de-leur-substance-d’-êtres-remplis-de-copeaux-de-bois-ou-autre-matière-de-rembourrage-à-la-recherche-de-quelque-clou-où-s’accrocher-une-dernière-fois, originaire du hameau Aller-sans-retour, a grandi dans un parterre d’aubergines rayées. 

– Mais vou pou vez m’a ppeler Rosemonde tout sim ple ment !

Zutoe n’a pas vu le corps de la porte s’esquisser sur le mur. Rosemonde Temps-qui-s’étrangle a surgi d’une ouverture sur un pan de sa vision obstruée. Il regardait ailleurs, tout simplement. Pourquoi détache-t-elle les syllabes comme ça ?

Des œillères

Pour elle, chaque décor est une toile vierge sur lequel elle peut se dessiner. Elle a un corps logogramme et chaque syllabe l’apostrophe d’un coup de pinceau supplémentaire. Rosemonde vit d’une écriture noire. Chaque courbe de sa silhouette constitue un trait sans cesse en mouvement. Elle se lit plus qu’elle ne s’entend. Dans un trait épais et foncé, on peut lire, en s’approchant comme si on venait lire un écriteau qui jouxte une peinture accrochée dans un musée, des lettres blanches, écrites à la va vite, et qui expriment ses pensées. Zutoe fait quelques pas dans sa direction et se penche timidement pour lire la totalité de son long nom. En se redressant, il constate le gribouillis timide de pensées inexprimées qui marque son épaule gauche. Si son visage se résume à un minois grosso modo esquissé, la gestuelle de ses lignes ne trompe pas au sujet des signes qu’elle exprime. Zutoe l’interprète comme suit : quand elle se sent bien, elle déborde, sa silhouette s’évase et son logogramme envahit l’espace avec confiance ; quand elle ne se sent pas bien, ne serait-ce que par timidité, elle se rabougrit en un scraboutchatcha illisible qui ne tient qu’en haut à droite d’une porte. Il se dit aussi qu’elle doit se sentir bien en sa présence parce qu’il ne peut pas parler. Comme il voudrait répondre à la phrase qu’elle lui a lancée, nommément incurvée dans une des pâtes sombres qui ourlent sa hanche, il lui tire sa révérence. Ca veut dire « bonjour ». Comme il ne peut pas lui signifier comment il s’appelle, il montre le plafond. Il voudrait lui dire qu’il vient d’en haut, qu’il a atterri et que ça ne s’est pas très bien passé. Elle répète :

– Pla fond, tu t’a ppe les pla fond ?

Il hausse les épaules ; il faudra bien qu’il s’habitue à ce qu’on le rebaptise à chaque fois qu’il tente de faire comprendre comment il se prénomme.

Rosemonde est d’humeur cursive : si les liens de son corps se tissent entre eux, de sorte qu’elle n’apparait que comme un seul et même tracé dont les enchevêtrements témoignent du labyrinthe de son caractère, elle peut s’étendre de toutes parts. Elle envahit les quatre murs bleus qui constituent la pièce de leur première rencontre. La porte s’évanouit peu à peu.

– Ce n’est pas gr ave si tu ne par les pas par ce que ça lai sse de la pla ce aux gan ges !

Il pense à Peut-être et à Chute, qu’il a déjà rencontrées. Qui sait combien d’autres personnages évanescents hantent la surface sur laquelle il a atterri. Il ignorait qu’ils étaient attirés par le silence. Ainsi plus on se tait, plus on croise des personnes qui vous chamboulent d’un long frisson de bas en haut ? Avec Chute et Peut-être, il pouvait parler par la pensée. Elles l’entendaient même si aucun son ne franchissait le seuil de ses lèvres. Elles l’emmenaient dans un espace entre deux eaux, à mi-chemin entre la dérive de ses songes et un énième atterrissage en terre inconnue. Zutoe regrette de ne pouvoir communiquer avec Rosemonde, ne serait-ce que pour en savoir plus sur cette pièce, sur la marche à suivre pour… parler, vivre, comme ces gens qui le peuplent à mesure qu’il découvre leur pays.

Il pourrait composer un dialogue. Les gens d’ici ont leur propre rythme dans leur façon de parler ; Rosemonde n’est peut-être pas la seule à détacher ainsi les syllabes. Chacune sonne comme une note. Mais il n’a pas d’instrument et ne sait pas comment faire. La logogramme, en face de lui, ébauche les arabesques d’un abécédaire qu’il voudrait apprendre à déchiffrer en la côtoyant. Il lui faudrait un temps fou pour décoder chaque volute, chaque note infrapaginale blanche qui s’inscrit au cœur des traits noirs plus épais. 

À la place, une banderole se déroule à côté de lui. De couleur ocre, jaunie, elle semble venir d’un autre temps – un temps que Rosemonde a connu ? On dirait un rouleau qui se déploie et sur lequel Zutoe n’a plus qu’à inscrire ce qu’il se dit. Il est écrit :

« Je ne sais pas très bien où je suis, pourriez-vous me l’indiquer ? On m’a dit de suivre les rumeurs même si elles me sont antipathiques ».

Il hésite. C’est Peut-être qui lui a dit de suivre les rumeurs. Mais s’il suit son instinct, il les fuirait plutôt. Alors il gomme et transcrit à la place :

« Où aller quand on est perdu ? »

Le phylactère résonne dans l’esprit de Rosemonde. Les lignes de fuite de celle-ci se rassemblent sur un seul pan de mur, celui sur lequel elle est apparue. Elle se gribouille un instant, signe qu’elle hésite, sans doute. Lui, il craint de marcher avec ses gros sabots sur un champs de coquilles vides. Une seule parole de travers et elle se réduit à une signature griffonnée dans un coin de plafond où personne ne pourra remarquer sa présence. Le bruit des coquilles écrasées provoque un vacarme assourdissant sous son crâne. La porte baille, aussi. Son battant s’entrouvre, ne laissant rien apparaitre de ce qui existe hors de la pièce aux murs bleus, puis se referme en ronflant sourdement. Le rouleau du phylactère de Zutoe se referme et disparait. Rosemonde envahit trois pans de murs pour dessiner le rébus qui suit :

suie mou âme pas à pas main thé néant

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
« Modifié: 04 Avril 2019 à 14:18:34 par Miromensil »

Hors ligne Rémi

  • ex RémiDeLille
  • Modo
  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 893
Re : Crayonne-moi quelqu’un (Dis-moi dix mots 2019)
« Réponse #1 le: 25 Mars 2019 à 14:49:54 »
Salut Miro :)

Détails :

Citer
Chaque courbe de son silhouette
sa silhouette

Citer
quand elle se sent bien, elle déborde, sa silhouette s’évase et son logogramme envahit l’espace avec confiance ; quand elle ne se sent pas bien, ne serait-ce que par timidité, elle se rabougrit en un scraboutchatcha illisible qui ne tient qu’en haut à droite d’une porte.
:coeur:
(et toute la suite du paragraphe)

Citer
Rosemonde est d’humeur cursive : si les liens de son corps se tissent entre eux, de sorte qu’elle n’apparait que comme un seul et même tracé dont les enchevêtrements témoignent du labyrinthe de son caractère, elle peut s’étendre de toutes parts. Elle envahit les quatre murs bleus qui constituent la pièce de leur première rencontre. La porte s’évanouit peu à peu.
wahw ça aussi c'est super beau

Bon, j'ai pas tout capté et je n'ai pas tout à fait compris le rébus. Mais quelle ambiance et quels personnages !

Merci pour la lecture, c'était une bien chouette balade.

A+
RdL
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Claudius

  • Modo
  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 12 054
  • Miss green Mamie grenouille
Re : Crayonne-moi quelqu’un (Dis-moi dix mots 2019)
« Réponse #2 le: 25 Mars 2019 à 21:09:10 »

Coucou Miro, étrangement j'ai suivi ton histoire de bout en bout, même si elle dépasse l'entendement. (oui c'est rare !). J'ai juste un peu de mal à m'imaginer Rosemonde autrement que comme un ectoplasme à déformation basée sur ses ressentis du moment (euh, ectoplasme n'est pas le bon mot mais je n'en trouve pas d'autre).

En tout cas, j'ai aimé (je me mets à aimer des trucs dingues ! ), même si parfois c'est un peu compliqué à visualiser et à comprendre le fond réel.

Le rébus en chute, c'est une bonne idée... il ne te reste plus qu'à le dessiner.

 ;) ;)
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

Ma page perso si vous êtes curieux

Hors ligne gage

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 257
  • Homme incertain.
Re : Crayonne-moi quelqu’un (Dis-moi dix mots 2019)
« Réponse #3 le: 27 Mars 2019 à 18:53:20 »
Bonjour ma grande !

Je t'avouerai qu'à la première lecture, mes sens se sont rassemblés pour essayer de comprendre, d’interpréter...

À la seconde, tout s'est mis en place, et vraiment, j'ai beaucoup apprécié, parce que c'est riche,  différent, plein d'images, de chouettes trouvailles et même de poésie.
Le souci dans ce genre d'écrit, c'est que si tu fais une faute, nous lecteurs, on ne sait pas si c'en est une ou si tu l'as fait exprès, comme par exemple : "chaque courbe de son silhouette", surtout que tu utilises le féminin plus loin.

Il y a aussi le mot "gan ges" qui m'a échappé dans la phrase "ça laisse de la place aux ganges".

Le côté protéiforme de Rosemonde est super bien exprimé, sa manière de changer d'apparence donne l'envie de voir un court métrage d'animation qui essayerait de montrer ce que tu as exprimé.

Citer
nommément incurvée dans une des pâtes sombres qui ourle sa hanche
très joli !!  :coeur:   (ourlent ?)

Citer
Une seule parole de travers et elle se réduit à une signature griffonnée dans un coin de plafond
très joli aussi.

Citer
Rosemonde envahit trois pans de murs pour dessiner le rébus
Très visuel.

Eh puis cette rencontre improbable entre deux êtres qui s'expriment si différemment !

Et "Peut-être" et Chute", encore une drôle de trouvaille...

Bravo pour ce curieux exercice, très réussi !
« Modifié: 27 Mars 2019 à 19:08:59 par gage »
"Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

Hors ligne Miromensil

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 557
  • Mon nu mental
    • Mimerions
Re : Crayonne-moi quelqu’un (Dis-moi dix mots 2019)
« Réponse #4 le: 01 Avril 2019 à 14:31:01 »
Salut Rémi /o/

J’ai corrigé la coquille (haha), merci :)

Citer
Bon, j'ai pas tout capté et je n'ai pas tout à fait compris le rébus. Mais quelle ambiance et quels personnages !
suie mou âme pas à pas main thé néant… suis-moi pas à pas maintenant ^^ je pense que si je le dessine ce sera encore plus obscure…

honte à moi, je n’ai pas précisé qu’il s’agissait d’un extrait d’un texte long que j’ai essayé de rendre indépendant. Zutoe est le personnage principal et là il rencontre Rosemonde qui va le guider jusqu’au village.

Merci beaucoup d’être passé par ici !

Claudius /o/

Citer
J'ai juste un peu de mal à m'imaginer Rosemonde autrement que comme un ectoplasme à déformation basée sur ses ressentis du moment (euh, ectoplasme n'est pas le bon mot mais je n'en trouve pas d'autre).
C’est un peu abstrait juste de quoi laisser imaginer toutes sortes de choses différentes, j’aime bien ton interprétation et c’est comme ça que je la visualisais aussi :D (Après c’est vrai que pour visualiser Rosemonde faut savoir ce que c’est un logogramme)

Citer
En tout cas, j'ai aimé (je me mets à aimer des trucs dingues ! ), même si parfois c'est un peu compliqué à visualiser et à comprendre le fond réel.
Merci, d’autant plus que je sais que ce n’est pas trop ta tasse de thé à la base… après comme dit à Rémi le sens laisse potentiellement à désirer pour le fond parce que c’est un extrait d’un ensemble plus large, autant pour moi.

Gage /o/

Citer
À la seconde, tout s'est mis en place, et vraiment, j'ai beaucoup apprécié, parce que c'est riche,  différent, plein d'images, de chouettes trouvailles et même de poésie.
Chouette ^^J’avoue que j’avais conscience qu’avec la première ligne et le nom à rallonge de Rosemonde, j’avais conscience que ce n’était pas très encourageant comme entame de lecture :x

Citer
Le souci dans ce genre d'écrit, c'est que si tu fais une faute, nous lecteurs, on ne sait pas si c'en est une ou si tu l'as fait exprès, comme par exemple : "chaque courbe de son silhouette", surtout que tu utilises le féminin plus loin.
C’était effectivement une faute d’orthographe haha

Citer
Il y a aussi le mot "gan ges" qui m'a échappé dans la phrase "ça laisse de la place aux ganges".
Je l’ai précisé dans le spoiler mais j'ai oublié de dire que c’est un néologisme de gens et d’anges. C’est une espèce, dans le texte, de gens qui ont quelque chose d’onirique et de fantasmatique.

Citer
Le côté protéiforme de Rosemonde est super bien exprimé, sa manière de changer d'apparence donne l'envie de voir un court métrage d'animation qui essayerait de montrer ce que tu as exprimé.
C’est un de mes plus grands rêves, comment tu savais ?  :coeur:
(qu’un texte soit adapté en animation)

Citer
très joli !!      (ourlent ?)
Oui ! j’ai modifié

Citer
Et "Peut-être" et Chute", encore une drôle de trouvaille...
Ce sont deux autres persos - un brin conceptuels… l’une symbolise la chute et l’autre le fait d’avoir plein de possibilités - qui apparaissent plus tôt dans le texte, j’ai oublié de le préciser.

Merci d’être passé gage, et d’avoir proposé ce jeu des 10 mots !

Hors ligne cyamme

  • Admin
  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 450
  • marmotte insomniaque
Re : Crayonne-moi quelqu’un (Dis-moi dix mots 2019)
« Réponse #5 le: 01 Avril 2019 à 16:58:46 »
Coucou Miro,

un commentaire coup de vent parce que je suis pas censée être en train de faire ça  :-[

Le début marche super bien sur moi : ça m'intrigue et m'interpelle, j'aime ta façon de jongler avec les sonorités.

Citer
Elle a un corps logogramme et chaque syllabe l’apostrophe d’un coup de pinceau supplémentaire.
:coeur:  :coeur: (pour tout : le son, le sens)

Citer
Chaque courbe de sa silhouette représente un trait sans cesse en mouvement.
Je suis surprise pas le verbe "représenter". J'aurais plutôt vu "constitue", parce que c'est ce qui fait son essence ou du moins c'est l'impression que j'en ai à ce stade du texte. Peut-être que ça s'éclairera plus tard.

Citer
Elle se lit plus qu’elle ne s’entend. Dans un trait épais et foncé, on peut lire, en s’approchant comme si on venait lire un écriteau qui jouxte une peinture accrochée dans un musée, des lettres blanches, écrites à la va vite, et qui expriment ses pensées. Zutoe fait quelques pas dans sa direction et se penche timidement pour lire

je suis pas sûre de ce que je pense des répétitions de "lire" (avec trait qui était juste au dessus aussi)

Citer
En se redressant, il constate le gribouillis timide de pensées inexprimées qui tatoue le coup de pinceau de son épaule gauche.
Je suis partagée : je fonds devant l'idée du "gribouillis timide de pensées inexprimées", mais le coup de pinceau tatoué me pertubem j'ai du mal à voir ce que tu décris.

 Si son visage se résume à un minois grosso modo esquissé, la gestuelle de ses lignes ne trompe pas au sujet des signes qu’elle exprime. Zutoe l’interprète comme suit : quand elle se sent bien, elle déborde, sa silhouette s’évase et son logogramme envahit l’espace avec confiance ; quand elle ne se sent pas bien, ne serait-ce que par timidité, elle se rabougrit en un scraboutchatcha illisible qui ne tient qu’en haut à droite d’une porte. Il se dit aussi qu’elle doit se sentir bien en sa présence parce qu’il ne peut pas parler. Comme il voudrait répondre à la phrase qu’elle lui a lancée, nommément incurvée dans une des pâtes sombres qui ourlent sa hanche, il lui tire sa révérence. Ca veut dire « bonjour ». Comme il ne peut pas lui signifier comment il s’appelle, il montre le plafond. Il voudrait lui dire qu’il vient d’en haut, qu’il a atterri et que ça ne s’est pas très bien passé. Elle répète :

– Pla fond, tu t’a ppe les pla fond ?
Citer
Il hausse les épaules ; il faudra bien qu’il s’habitue à ce qu’on le rebaptise à chaque fois qu’il tente de faire comprendre comment il se prénomme.
Oh, c'est touchant mignon. (Ce qui vient avant aussi. J'aime vraiment vraiment ce texte !)

Citer
Rosemonde est d’humeur cursive
je  me refrène pour ne pas mettre des coeurs partout.

Citer
: si les liens de son corps se tissent entre eux, de sorte qu’elle n’apparait que comme un seul et même tracé dont les enchevêtrements témoignent du labyrinthe de son caractère, elle peut s’étendre de toutes parts.
je suis pas sûre que le "si" soit nécessaire.

Citer
Qui sait combien d’autres personnages évanescents hantent la surface terrestre sur laquelle il a atterri.

j'aime pas trop "surface terrestre" c'est trop terre à terre par rapport au reste du texte, je trouve. J'ai l'impression de me faire cogner sur le sol.

Citer
Ainsi plus on se tait, plus on croise des personnes qui vous chamboulent d’un long frisson de bas en haut ?
j'ai du mal à mettre le doigt exactement sur ce qui me dérange, mais je trouve cette phrase un peu en dessous du reste (pas pour le sens, mais pour les mots).

Citer
Il pourrait composer un dialogue. [...]

ce paragraphe...  :coeur:


Citer
A la place, dans l’immédiat, une banderole se déroule à côté de lui.

À
pas sûre pour l'enchaînement "à la place, dans l'immédiat". En fait, je crois que c'est "dans l'immédiat" que je n'aime
Citer
On dirait un rouleau qui se déploie

un peu redondant avec la "banderole [qui] se déroule"

Citer
Elle se gribouille un instant
Promis, j'essaie de pas mettre trop de coeurs  :coeur:

Citer
Une seule parole de travers et elle se réduit à une signature griffonnée dans un coin de plafond où personne ne pourra remarquer sa présence.
je pense que j'aurais préféré remplacer "où personne ne pourra remarquer sa présence" par "indécelable". Mais j'ai tendance à vouloir ôter tous les mots des textes des gens.  :huhu: (j'aime beaucoup tout le reste de la phrase).
Citer
La porte baille, aussi. Son battant s’entrouvre, ne laissant rien apparaitre de ce qui existe hors de la pièce aux murs bleus, puis se referme en ronflant sourdement.

C'est trop bien vu, l'écho entre "baille" et "ronflant" !

Que dire ? Comme Gage, j'ai pas trop compris "gan ges", j'ai un mélange de gangues angéliques et de fleuve indien. Ça serpente et ça rêve, mais c'est pas fixe comme sens.

J'ai vraiment beaucoup aimé ton texte. J'ai très envie de le relire. C'est joli, que ce soit pour la musicalité de la langue ou les images et les sentiments retranscrits tout en finesse. Bravo !

Edit : j'ai mis tellement longtemps à rédiger mon commentaire que tu as répondu pour "gange"  ;)

Hors ligne Rémi

  • ex RémiDeLille
  • Modo
  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 893
Re : Re : Crayonne-moi quelqu’un (Dis-moi dix mots 2019)
« Réponse #6 le: 02 Avril 2019 à 18:04:11 »
Citer
Bon, j'ai pas tout capté et je n'ai pas tout à fait compris le rébus. Mais quelle ambiance et quels personnages !
suie mou âme pas à pas main thé néant… suis-moi pas à pas maintenant ^^ je pense que si je le dessine ce sera encore plus obscure…

honte à moi, je n’ai pas précisé qu’il s’agissait d’un extrait d’un texte long que j’ai essayé de rendre indépendant. Zutoe est le personnage principal et là il rencontre Rosemonde qui va le guider jusqu’au village.
Quand je disais "j'ai pas tout à fait compris le rébus", je voulais dire : "je comprends pas que le rébus fasse une fin au texte" ^^
Du coup, le texte ne me semble pas super "indépendant" parce qu'on a carrément envie de savoir ce qui va suivre. Comment Zutoe va-t-il pouvoir suivre Rosemonde ?

Merci en tout cas pour cette belle balade poétique :)

A++
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Miromensil

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 557
  • Mon nu mental
    • Mimerions
Re : Crayonne-moi quelqu’un (Dis-moi dix mots 2019)
« Réponse #7 le: 04 Avril 2019 à 14:18:10 »
Cyamme /o/

Citer
Je suis surprise pas le verbe "représenter". J'aurais plutôt vu "constitue", parce que c'est ce qui fait son essence ou du moins c'est l'impression que j'en ai à ce stade du texte. Peut-être que ça s'éclairera plus tard.
Yep, tu as raison ^^ ton intuition est la bonne, et j’ai modifié

Citer
je suis pas sûre de ce que je pense des répétitions de "lire" (avec trait qui était juste au dessus aussi)
Ah yep je vois… mais je suis pas sûre de pouvoir les éviter :s

Citer
Je suis partagée : je fonds devant l'idée du "gribouillis timide de pensées inexprimées", mais le coup de pinceau tatoué me pertubem j'ai du mal à voir ce que tu décris.
Effectivement, ma pensée n’était pas aboutie : j’imaginais un gribouillis blanc, tout chiffonné, inscrit dans un trait de pinceau épais et noir. Mais finalement j’ai simplifié en « En se redressant, il constate le gribouillis timide de pensées inexprimées qui marque son épaule gauche »

Citer
Oh, c'est touchant mignon. (Ce qui vient avant aussi. J'aime vraiment vraiment ce texte !)
Merci ! J’avais peur qu’il soit inaccessible

Citer
je suis pas sûre que le "si" soit nécessaire.
Hum j’ai essayé de le supprimer mais ça change toute la structure de la phrase du coup

Citer
j'aime pas trop "surface terrestre" c'est trop terre à terre par rapport au reste du texte, je trouve. J'ai l'impression de me faire cogner sur le sol.
Boah ça parle d’un atterrissage, donc… :D J’hésite : terrestre est finalement superflu, mais si ça fait atterrir dans la phrase, pourquoi pas… hum non je vais enlever terrestre

Citer
pas sûre pour l'enchaînement "à la place, dans l'immédiat". En fait, je crois que c'est "dans l'immédiat" que je n'aime
Superflu aussi, tu as raison

Citer
un peu redondant avec la "banderole [qui] se déroule"
Supprimé, bien vu !
(C'est tellement édit : MIEUX de supprimer des trucs que d'en rajouter)
(J'avais oublié un mot '-')

Citer
je pense que j'aurais préféré remplacer "où personne ne pourra remarquer sa présence" par "indécelable". Mais j'ai tendance à vouloir ôter tous les mots des textes des gens.   (j'aime beaucoup tout le reste de la phrase).
Ca pour le coup je crois que je vais garder  :-[

Citer
Que dire ? Comme Gage, j'ai pas trop compris "gan ges", j'ai un mélange de gangues angéliques et de fleuve indien. Ça serpente et ça rêve, mais c'est pas fixe comme sens.
Oui c’est une espèce de gens du texte, j’avais mis un spoiler mais peut-être qu’on l’a pas vu… mais entre le Gange, gage, tout ça, je comprends qu’on se mêle les pinceaux hihi

Citer
J'ai vraiment beaucoup aimé ton texte. J'ai très envie de le relire. C'est joli, que ce soit pour la musicalité de la langue ou les images et les sentiments retranscrits tout en finesse. Bravo !
Merci, ouf ! Vraiment, je croyais que ça allait être incompréhensible : D

Merci beaucoup beaucoup pour tes remarques !

Rémi /o/

Citer
Quand je disais "j'ai pas tout à fait compris le rébus", je voulais dire : "je comprends pas que le rébus fasse une fin au texte" 
Du coup, le texte ne me semble pas super "indépendant" parce qu'on a carrément envie de savoir ce qui va suivre. Comment Zutoe va-t-il pouvoir suivre Rosemonde ?
Ah euh oui je vois… et tu as raison ^^ je suis en train d’écrire cette suite justement. Et je m’avance peut-être mais je pense la poster, elle répond à un AT :facepalm : Mais il faudrait vraiment que j’arrive à en faire un texte indépendant et c’est pas gagné
« Modifié: 04 Avril 2019 à 14:33:10 par Miromensil »

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.016 secondes avec 17 requêtes.