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28 novembre 2020 à 17:37:57
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Le Monde de L'Écriture » Salon littéraire » Salle de lecture » Théâtre et poésie » [Poésie]Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée (Neruda)

Auteur Sujet: [Poésie]Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée (Neruda)  (Lu 2032 fois)

Hors ligne Doctor Grimm

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Comme de bien sûr, les Vingt Poèmes d'amour font une trentaine de pages et Les vers du capitaine beaucoup plus donc je parlerai plus de ceux-là. Mahah.



C'était frustrant de lire Neruda. Peut-être parce que je parle pas un mot d'espagnol, peut-être parce que lire de la poésie traduite c'est jamais vraiment lire de la poésie, ou peut-être juste parce que c'était pas très bon, j'en sais rien. J'ai trouvé, d'une manière générale, que ça manquait cruellement de souffle, d'élan, d'entrain... ce qui est bien dommage quand on parle d'amour fou. Et il y a plein de poèmes sur lesquels je me suis dit "ah ça y est, ça commence, ça va décoller" et qui retombaient comme des soufflets. Très frustrant  :huhu:

J'ai trouvé Les vers du Capitaine assez au dessus des Vingt poèmes d'amour d'une manière générale (il y en a beaucoup plus qui m'ont plus dedans, surtout les très longs poèmes de la fin que j'ai trouvés vraiment beau, me disant en moi-même "AH ENFIN !"). C'est des poèmes qu'il avait écrits à une amante, qui les a fait publier anonymement, et qu'il a reconnus - ce sont ses mots, et dans la lettre dans laquelle il annonce qu'il est l'auteur il en parle comme de son sang, j'ai trouvé ça chouette - plus tard.

Un de mes préférés, tout de même :

La reine

Je t’ai proclamée reine.
Il en est de plus grandes que toi, de plus grandes.
Il en est de plus pures que toi, de plus pures.
Il en est de plus belles que toi, de plus belles.

Mais toi tu es la reine.

Marches-tu dans la rue,
nul ne te reconnaît.
Nul ne voit ta couronne de cristal, nul ne regarde le
tapis d’or fauve
que foule ton pied où tu passes,
le tapis qui n’existe pas.

Mais quand tu apparais
tous les fleuves tintinnabulent
dans mon corps, les cloches ébranlent
le ciel entier,
en un hymne remplit le monde.
Seuls toi et moi,
seuls toi et moi, ô mon amour,
nous l’entendons.
Toute ma peau est maladésir.


 


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