Bonjour à tous
ça faisais fort longtemps que j'avais pas posté une chanson sur ce forum. Donc voici une tentative réalisé dans le cadre d'un exercice entre chansonnier. Le thème étant "les contraires". C'est une chanson sur un misanthrope humaniste (enfin peut être que y a que moi qui ai cette lecture là). Et alors comme je suis sencé la chanter mardi prochain, je me suis dit que ce serait pas mal d'avoir un avis, si jamais y en a que ça tente.
C'est doucement pop, un peu à la zoufris maracas dans leur truc tout doux. Y a deux strophe que j'aime pas trop, que je trouve trop naive, et quelque vers par ci par là, je vais probablement la retoucher, mais en attendant.
Voilà un enregistrement vite fait (pas) bien fait, mais ça vous donne l'ambiance (normalement il y a une montée d'un ton à chaque couplet, mais là j'ai oublié de le faire)
https://soundcloud.com/baptiste-27/zoom0064mp3
et donc le texte est ci dessous
Vent contraire
Du vague à l’âme en lame de fond
Rêvant d’atteindre l’horizon
Je prends le large
Si je me suis perdu en mer
C’est que je souffre du mal de terre
A ma décharge
Je m’en vais à contre-courant
Ma solitude aux quatre vents
Je fais naufrage
Et mon esquif de fortune
Esquissé d’un rayon de lune
Est ce un mirage ?
Un marin d’eau douce exilé
Cherchant une île où accoster
Un banc de sable
Poussé par la houle en délire
Je sens ma raison qui chavire
Je suis instable
Car si c’est moi qui m’éloigne de la rive
C’est toute l’humanité qui part à la dérive
Pourra-t-on faire machine arrière
Et emprunter des vents contrairesJe voulais contempler l’écume
Pour y noyer mon amertume
Sans faire de vague
Je crois que j’ai perdu le nord
Je n’arriv’rai pas à bon port
Oui je divague
Boire toute l’eau de la lagune
Pour combler toutes mes lacunes
Qui toujours un peu plus s’aggravent ?
Entonner le chant du ressac
Pour que je puisse garder le cap
Enfin colmater mon épave
Et quand de ma vigie, fébrile
J’aperçois au lointain, une ile
Je fais escale
J’évite ainsi bien des écueils
Planter un clou dans le cercueil
D’mon idéal
Car si c’est moi qui m’éloigne de la rive
C’est bien l’humanité qui part à la dérive
Pourra-t-on faire machine arrière
Et emprunter des vents contraires
Je fuis au fond de mes méandres
J’ai dans la bouche un goût de cendres
Et de dégoût
En voulant conter les récits
Des rétifs récifs indécis
Qui ne tiennent jamais vent debout
Ce monde ne me fais pas un envie
où l’on doit traverser sa vie
En solitaire
Virer de bord, il serait temps
Car nous sommes tous embarqué dans
La même galère
Alors je remise à fond de cale
La promesse d’un littoral
Et mes espoirs
Quand j’admire les flots un peu flou
J’ai soif d’un monde un peu moins fou
Même si ce s’rait la mer à boire
Car si c’est moi qui m’éloigne de la rive
C’est bien l’humanité qui part à la dérive
Pourra-t-on faire machine arrière
Et emprunter des vents contraires
Couplet en plus/ en tropLa société n’a plus d’emprise
Sur ma croisière qui s’amenuise
Jour après jour
Car je me méfie des sirènes
Qui dans les villes se déchaînent
Comme des vautours