Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » 111 mots.

Auteur Sujet: 111 mots.  (Lu 3373 fois)

Hors ligne Gwynplaine__

  • Aède
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111 mots.
« le: 17 Janvier 2019 à 14:30:34 »
Toutes ces fois où les pensées noires t'envahissent, où la déprime s'empare de toi, la dépression te tend les bras. Tu es abattu, impuissant face à ce qu'il t'arrive, à ce que tu t'es arrangé pour qu'il t'arrive.

Toutes ces fois où tu te sens débordé, où tu es submergé, incapable d'agir ; tu te crois noyé, tu te noies. Les angoisses qui s'accumulent et qui t'écrasent.

Toutes ces fois où tu veux taper le mur, blesser ton poing. Où la rage et le désespoir te brisent les articulations.

Toutes ces fois où tu veux mordre, où tu veux pleurer, saigner.

Toutes ces fois où tu veux te taillader.
Les veines.

Sauter.
« Modifié: 20 Janvier 2019 à 23:39:45 par Gwynplaine__ »
- On a les histoires policières, la science-fiction, les westerns…
- Est-ce que dans votre monde, les gens veulent toujours un seul parfum à la fois, pour leurs histoires ? Un seul goût en bouche ?

***

Hors ligne Ecalysta

  • Tabellion
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Re : 111 mots.
« Réponse #1 le: 17 Janvier 2019 à 15:05:55 »
Toutes ces fois où les pensées noires t'envahissent, où la déprime s'empare de toi, la dépression te rend les bras. Tu es abattu, impuissant face à ce qu'il t'arrive, à ce que tu t'es arrangé pour qu'il t'arrive.

Toutes ces fois où tu te sens débordé, où tu es submergé, incapable d'agir ; tu te crois noyé, tu te noies. Les angoisses qui s'accumulent et qui t'écrasent.

Toutes ces fois où tu veux taper le mur, blesser ton poing. Où la rage et le désespoir te brises les articulations.

Toutes ces fois où tu veux mordre, où tu veux pleurer, saigner.

Toutes ces fois où tu veux te taillader.
Les veines.

Sauter.

Bonjour Gwynplaine,

Ton texte est violent, percutant comme un accident de bagnole.
J'aime beaucoup. Il parle de ce que l'on veut souvent cacher.
Mais j'aimerais en savoir plus. Qui est ce personnage ? Quelles sont les raisons. De sa souffrance, de son angoisse revenant sans cesse ? Développe cela, je pense. Ça permettra de situer cette souffrance dans un tout plus profond.
Lance toi, et développe plus. J'ai vraiment envie de savoir si ce personnage à la 2e personne s'en sort.

Bonne journée,
Ecalysta
/Ecalysta/

Hors ligne Gwynplaine__

  • Aède
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Re : 111 mots.
« Réponse #2 le: 17 Janvier 2019 à 15:13:10 »
J'aimerais bien savoir si le personnage s'en sort moi aussi ^^
« Modifié: 20 Janvier 2019 à 23:45:08 par Gwynplaine__ »
- On a les histoires policières, la science-fiction, les westerns…
- Est-ce que dans votre monde, les gens veulent toujours un seul parfum à la fois, pour leurs histoires ? Un seul goût en bouche ?

***

Hors ligne Ecalysta

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Re : Re : 111 mots.
« Réponse #3 le: 17 Janvier 2019 à 15:21:56 »
J'aimerais bien savoir si le personnage s'en sortira, moi aussi ^^

Tout dépend de la vision, de l'opinion que tu te fais de la souffrance qu'il endure.
Si tu choisis l'optimisme, demande toi : À quoi est-elle dûe ? Est elle surmontable ? Comment la surmontera-t-il ?
Si tu penches pour un réalisme pessimiste, tu peux réellement "te jouer" du lecteur. Créer des rayons de lumière, de bonheur, laisser croire que tout vas s'arranger, puis un évènement qui le fait retomber plus bas encore qu'il ne l'était. Je ne sais pas si tu vois ?
Ce ne sont que des suggestions, libre à toi de trouver tes propres voies dans l'écriture.
Mon impression générale, c'est que le principal ennemi de ton personnage, c'est la culpabilité. Il se sent terriblement responsable de ce qui lui arrive. "Ce que tu t'es arrangé pour qu'il t'arrve"....

Est-ce justifié ? Qu'a-t-il fait de si grave qu'il est aujourd'hui tellement tiraillé, qu'il ait besoin de se faire tant de mal ?

Personnellement, j'aimerais que ton personnage s'en sorte. Qu'il affronte ses démons, une épée à la main, et apprenne à les surmonter, tous les jours. Qu'il découvre alors, vainqueur, les  grandes joies de la vie.

Mais ce n'est qu'un caprice personnel ^-^
/Ecalysta/

Hors ligne Gwynplaine__

  • Aède
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Re : 111 mots.
« Réponse #4 le: 17 Janvier 2019 à 15:41:28 »
Merci beaucoup pour tes commentaires !
Le texte n'est pas vraiment une fiction ^^
J'avais besoin de m'exprimer, d'écrire un truc, de grapher sur un coin de béton. Du coup mon téléphone est devenu la bombe et le fo', le mur...

Le fond, la forme n'ont pas été réfléchis, même si je suis content que ça t'es plu. C'est juste un cri.

L'écriture carbure aux émotions ^^

Mais en soit tu as raison, une fois le texte publié, sa valeur personnelle n'a plus d'intérêt. Il est là uniquement pour son côté "artistique". C'est donc particulièrement intéressant d'avoir tes commentaires, qui seront sûrement pris en compte dans une autre publication :)
« Modifié: 17 Janvier 2019 à 16:00:17 par Gwynplaine__ »
- On a les histoires policières, la science-fiction, les westerns…
- Est-ce que dans votre monde, les gens veulent toujours un seul parfum à la fois, pour leurs histoires ? Un seul goût en bouche ?

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Hors ligne Ecalysta

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  • éternelle insatisfaite
Re : Re : 111 mots.
« Réponse #5 le: 17 Janvier 2019 à 16:00:42 »
Merci beaucoup pour tes commentaires !
Le texte n'est pas vraiment une fiction ^^
J'avais besoin de m'exprimer, d'écrire un truc, de grapher sur un coin de béton. Du coup mon téléphone est devenu la bombe et le fo', le mur...

Le fond, la forme n'ont pas été réfléchis, même si je suis content que ça t'es plu. C'est juste un cri.

L'écriture carbure aux émotions ^^

De rien, ton texte m'a beaucoup inspirée, c'est tout.
Je suis toujours passionnée par les écrits qui traitent de la souffrance.
Je comprends mieux alors. Belle fulgurance en tout cas. Je pense meme parfois que ce sont les plus beaux textes, ceux écrits comme une pulsion. L'écriture comme exhutoire, je m'y connais ^-^
Merci d'avoir partagé ton texte, et bonne route !!!

Esther
/Ecalysta/

Hors ligne Alan Tréard

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Re : 111 mots.
« Réponse #6 le: 18 Janvier 2019 à 08:44:25 »
Mais en soit tu as raison, une fois le texte publié, sa valeur personnelle n'a plus d'intérêt. Il est là uniquement pour son côté "artistique". C'est donc particulièrement intéressant d'avoir tes commentaires, qui seront sûrement pris en compte dans une autre publication :)

Texte difficile à commenter, même sous son aspect artistique, donc je vais prendre des pincettes et des détours.

Alors, en ce qui me concerne, ton écrit me semble très intime et très peu retravaillé, comme si tu alertais explicitement tout le monde avec le message suivant : « Attention !! Ne vous confiez pas trop vite à des inconnus ! »

C'est l'impression qu'il me reste ; pour autant, je dois dire que le sujet n'est pas traité en profondeur, donc si tu avais eu envie d'en dire plus sur ta vie, sur tes soucis personnels ou sur tes sources d'inspiration, je crois que tu l'aurais fait avec beaucoup plus de détails.

Cependant, et j'arrive enfin à ce que je voulais dire, tu sembles interroger le lecteur, quitte à éventuellement parler « vrai » ou « parler cru ». J'ai déjà entendu parler d'artistes à la mode dans les galeries d'art contemporain, des artistes qui exacerbent leur souffrance avec beaucoup d'impudeur, donc cela pourrait être considéré comme une démarche artistique qui questionne le regard du lecteur, ce qu'il trouve dans sa « perversité » ou dans sa « curiosité malsaine » à observer de loin ce par quoi il n'est pas atteint lui-même. Cela pourrait presque être assimilé à une accusation portée envers le lecteur. On peut imaginer également que tu fasses écho à la pornographie qui joue ce même rôle d’exhibition, donc ça fait partie du paysage culturel d'une façon ou d'une autre.

Pour autant, constatant l'utilisation qui peut être faite de l'anonymat, la question se pose de savoir si tu prends en compte l'ensemble de ces éléments lorsque tu proposes ton texte à la lecture, en assumes-tu la signature ? ou si tu ne mesures pas exactement l'impact de la publication dans un contexte littéraire. Parfois certains auteurs sont accusés d'être des polémistes, se pose alors la question de savoir quelle position ils prennent et comment ils l'assument.

Ce n'est pas anodin pour quelqu'un qui veut s'exprimer de pouvoir s'exprimer selon ses propres valeurs, de manière à pouvoir signer en son nom d'auteur.

Je crois que j'aurais besoin de pouvoir réfléchir tous ces éléments avant de considérer ce genre de publication « supposée vraie » comme émanant d'une démarche littéraire et ayant vocation à être réécrite, rediscutée, éventuellement corrigée, améliorée, etc, etc. J'ai conscience que ça fait beaucoup d'éléments à prendre en compte, mais étant donnée la confiance que je t'accorde, j'estime que ça en vaut la peine que je t'expose mes impressions de lecture sur ce genre de démarche et ce qu'elle nécessite en préparation.

Avec toute ma compassion pour quelque souffrance éprouvée par toi ici ou ailleurs !!

Hors ligne Gwynplaine__

  • Aède
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Re : 111 mots.
« Réponse #7 le: 20 Janvier 2019 à 23:37:10 »
Coucou

Citer
Alors, en ce qui me concerne, ton écrit me semble très intime et très peu retravaillé, comme si tu alertais explicitement tout le monde avec le message suivant : « Attention !! Ne vous confiez pas trop vite à des inconnus ! »
En effet, le texte est très peu retravaillé, il a pour volonté de saisir une pensée sur le vif. Je n’ai par contre pas compris en quoi il dit de ne pas se fier aux inconnus.

Citer
C'est l'impression qu'il me reste ; pour autant, je dois dire que le sujet n'est pas traité en profondeur, donc si tu avais eu envie d'en dire plus sur ta vie, sur tes soucis personnels ou sur tes sources d'inspiration, je crois que tu l'aurais fait avec beaucoup plus de détails.
Je ne crois pas que le sujet du texte soit ma vie et ce qu’il s’y passe, le but est de saisir ce moment de déprime, qui, je pense est assez universel. Le texte est bel et bien personnel, mais je ne pense pas qu’il me soit exclusif, dans le sens où il décrit un processu qui peut arriver, et qui surement arrive à tout le monde. Pas dans les même proportions, mais cette descente aux enfers psychique ne m’est pas propre.

Citer
Cependant, et j'arrive enfin à ce que je voulais dire, tu sembles interroger le lecteur, quitte à éventuellement parler « vrai » ou « parler cru ».
Je crois qu’il y a en effet eu une volonté d’interpeller, d’accrocher un oeil qui a peut-être ensuite envie de continuer à lire de part son attrait au morbide. Pourtant je ne pense pas avoir été cru. Il n’y a pas de description de ce qu’il se passe réellement, on est uniquement dans les pensées, excepté la dernière ligne, où j’ai tenté de brouiller un peu la distinction entre pensée et action. Je ne pense pas que ce soit pornographique, il n’y a pas ici exhibition de violence, d’horreur, ou de gore.
Je ne pensais pas que le lecteur se sentirait accusé par le texte ; il y a volonté de briser  le miroir sans tain qui nous cache de ces moments de désespoir, de ces gens dans la souffrance intime. Sans pour autant accuser.

Citer
Pour autant, constatant l'utilisation qui peut être faite de l'anonymat, la question se pose de savoir si tu prends en compte l'ensemble de ces éléments lorsque tu proposes ton texte à la lecture, en assumes-tu la signature ?
Comme tu l’as noté, l'anonymat à ici son importance. Je signe souvent mais textes d’une initiale, ou quoique ce soit d’autre. Là, en effet, je n’ai pas signé. C’est justement pour ne pas jouer le rôle de l'exhibition. Le but du texte n’est pas de montrer l'horreur, mais d’interpeller le lecteur. D’introduire un peu de chaos dans sa journée.

Le texte est évidemment plus à vous qu’à moi, et s’il a pour toi une part exhibitionniste, libre à toi d’interpréter le texte ainsi. Pour ma part, j’assume totalement le côté percutant du texte, mais également ce que je ne voies pas dans mon texte et que les lecteurs peuvent ressentir. J’assume aussi l’anonymat, car je pense que cela rajoute au côté interpellant (et dans une certaine mesure pas que perso) du texte ;)

En fait, comme je le disais à Esther, ce texte est un peu un graphe au détour d’un bloc. Et je pense que cette façon de s’exprimer à une place légitime dans l’écriture, la littérature.

Merci pour ton commentaire, et pour tes remarques pertinentes.

gwyn
« Modifié: 20 Janvier 2019 à 23:53:16 par Gwynplaine__ »
- On a les histoires policières, la science-fiction, les westerns…
- Est-ce que dans votre monde, les gens veulent toujours un seul parfum à la fois, pour leurs histoires ? Un seul goût en bouche ?

***

Hors ligne Alan Tréard

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Re : 111 mots.
« Réponse #8 le: 21 Janvier 2019 à 12:25:08 »
Bonjour Gwynplaine,

Alors je t'apporte une clarification sur les passages que tu n'as pas compris et cela te permettra peut-être de te raccrocher à une compréhension plus générale de ce qu'apporte une œuvre artistique. Il te restera par la suite la liberté de prendre en compte le commentaire ou non pour avancer dans ta démarche (dans démarche, il y a marche).

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Alors, en ce qui me concerne, ton écrit me semble très intime et très peu retravaillé, comme si tu alertais explicitement tout le monde avec le message suivant : « Attention !! Ne vous confiez pas trop vite à des inconnus ! »
En effet, le texte est très peu retravaillé, il a pour volonté de saisir une pensée sur le vif. Je n’ai par contre pas compris en quoi il dit de ne pas se fier aux inconnus.

Ce que tu ne saisis peut-être pas entre les lignes, c'est que tu donnes une image négative de la souffrance, en ne te rendant pas capable de la prendre en compte et de la travailler pour la questionner, tu t'en fais la victime.

Dès lors que tu te présentes comme une victime de la souffrance (comme si le mal avait été plus fort que toi), tu laisses penser que le geste artistique, celui de montrer le visage de cette souffrance pousse à alerter sur les souffrances que tu as pu subir en tant que victime ; tu es quelque part pris.e dans une forme de fatalité en disant : voilà ce qui est... je n'ai aucune emprise sur l'instant présent.

Pour moi, cela ne peut qu'avoir le bénéfice d'inviter les lectrices & lecteurs à ne pas reproduire ton propre cheminement pour ne pas sombrer dans la même souffrance, c'est ce qui ressort de ma lecture de cette démarche artistique.


Citer
Cependant, et j'arrive enfin à ce que je voulais dire, tu sembles interroger le lecteur, quitte à éventuellement parler « vrai » ou « parler cru ».
Je crois qu’il y a en effet eu une volonté d’interpeller, d’accrocher un oeil qui a peut-être ensuite envie de continuer à lire de part son attrait au morbide. Pourtant je ne pense pas avoir été cru. Il n’y a pas de description de ce qu’il se passe réellement, on est uniquement dans les pensées, excepté la dernière ligne, où j’ai tenté de brouiller un peu la distinction entre pensée et action. Je ne pense pas que ce soit pornographique, il n’y a pas ici exhibition de violence, d’horreur, ou de gore.
Je ne pensais pas que le lecteur se sentirait accusé par le texte ; il y a volonté de briser  le miroir sans tain qui nous cache de ces moments de désespoir, de ces gens dans la souffrance intime. Sans pour autant accuser.

Un point très important, la pornographie n'est pas qu'un étrange monstre globuleux, c'est aussi l'exhibition d'une souffrance, comme pour la montrer malgré le manque de mots pour la qualifier.

En parlant de quelque chose pour lequel tu manques cependant de mots (le texte est très court), tu fais le choix de montrer au plus pur du sentiment sans construction de l'ouvrage, il n'y a pas de filtre, c'est une exhibition des émotions, sans détours ni secrets.

Si je pars du principe que tu fais cette démarche volontairement sans avoir travaillé sur le sentiment initial (comme pour le conscientiser), alors tu restes dans une démarche très proche de la pornographie qui est celle qui exhibe sans filtre, sans secret.

Je comprends ce type de démarche, mais je préfère te donner mon regard immédiat sur ce genre de démarche pour que tu puisses mieux cerner le fil de ma critique artistique. Je vois bel et bien ce texte comme une publication volontaire qui montre la souffrance dans sa dimension la plus pure, et en retiens nécessairement un choix de mettre sous les yeux plutôt qu'une démarche qui amènerait progressivement le sujet au lecteur.

Tu ne crées pas de cheminement entre une situation supposée « normale » et une situation de souffrance exaltée. C'est direct, il n'y a pas progression réelle, comme une spirale infernale.

Comme si au lieu de rendre implicite la souffrance, tu faisais le choix de la rendre explicite.
« Modifié: 21 Janvier 2019 à 12:30:44 par Alan Tréard »

 


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