LA FOURBERIE DU MARIN (On m’appelle Cévenole à la météo, Marinade au pays)
Impatiente, elle s'ennuie de trop longtemps l'attendre.
Gentil, il joue avec ses vagues à lame.
Vengeresse, elle boude ses avances.
Galant, il invite à danser la tranquille demoiselle.
Coquette, elle feint de l'ignorer.
Délicat, il lui offre la chaleur de son souffle.
Conquise par les caresses l’objection s’évanesce
Viril marin grec, il augmente la cadence et se fait plus brutal.
Ingénue, elle perd la tête,
Folle, elle lui cède.
finis les mots sucrés et la danse chaloupée.
Il la prend, la balance sur les terres.
La belle se relève,
l’insoumise l’embrasse,
l’amoureuse se liane.
leurs corps se font tornade, ouragan, tsunami.
Le ciel bleu, son ami, a battu en retraite devant les noirs alliés que le monstre a amenés.
Les fleuves nourriciers, sous les coups de boutoir, débordent de leur lit.
Les nuages se gavent des vapeurs qui naissent des ébats amoureux
avant d’aller vomir, dans un bruit de tonnerre, sur la montagne noire.
Et puis, ils recommencent encore et encore jusqu’à ce que leur maître, épuisé ou lassé, s’en aille voir ailleurs sans même se retourner.
Le calme revenu, les flots reprennent leur place.
Un léger vent du nord chasse la horde qui laisse derrière elle des pays dévastées.
Au passage le furieux, affamé, s’est nourri de quelques naufragés.
Il faut être étranger pour vouloir comparer celle qui s’impatiente à une mare aux
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de Cette à Toulouse