Salut salut,
Le front posé contre la vitre froide, j’observe un pigeon au bord du coin de la gouttière.
je crois que je mettrais simplement "au bord de la gouttière". Le "coin de la gouttière", j'arrive pas trop à visualiser. Et je trouve que ça alourdit un peu la fin de phrase.
Son corps forme une boule de plumes toutes ébouriffées ; les griffes de ses pattes enserrent le zinc.
Les griffes de ses pattes, c'est presque un pléonasme… ses griffes ?
Son œil serti de reflets orange et de gris me regarde comme un sage prêt à me conter une histoire.
joli !
Je souffle sur la vitre une respiration abyssale;
espace avant le ;
je "souffle une respiration", ça sonne un peu curieux, je trouve.
mon corps soudain souffre de solitude dans cette maison à l’instant si sereine.
j'aime bien la construction de la phrase (mais peut-être que j'enlèverais "à l'instant"

désolé je pinaille)
Je fixe les trois croix visibles du cimetière au dessus du mur de béton qui juxtapose mon jardin potager.
s'il les fixe, c'est qu'elles sont visibles...
je suis pas sûr de l'utilisation de "juxtapose". On juxtapose un ou plusieurs objets (i.e. on le place à côté d'un autre objet), mais est-ce qu'un objet en "juxtapose" un autre ?
Pourtant je crois qu'au fond la Normandie m’offre l’ancrage vers la beauté de ma lumière.
là aussi, "l'ancrage vers", ça sonne bizarre… c'est plutôt l'ancrage "dans", il me semble.
N’aie pas peur, il y a la promesse que ce soir la lune nouvelle offrira l’énergie de sa lumière. Toi qui sera dans l’ombre de la terre,
seras. C'est marrant, j'associe pas trop la lumière de la lune à la notion d''énergie".
Tu as bien l'imagination des corps sous la terre. Songe à l'astre à travers
l'astre à travers les corps ?
Je réalise devant moi que trois maisons ont une fenêtre chacune éclairée formant les étoiles d’Orion.
je crois que je dirais plutôt "trois maisons ont chacune une fenêtre éclairée"
J’ai la certitude d’être connecté à l’univers entier et mon esprit voyage dans l’espace. Pour la première fois, je me sens si proche d’atteindre les étoiles.
Au tout début, j'ai failli commenter en disant que le verbe "connecté" me plaisait pas trop... puis je me suis dit, pourquoi pas. Mais une deuxième fois à la fin du texte, c'est un peu trop audacieux à mon goût, je crois.
Il y a une ambiance que j'ai bien aimée. J'aime bien les textes contemplatifs. J'ai imaginé ce narrateur à la fenêtre, le pigeon, la pluie, les fenêtres qui forment une constellation.
Après, au niveau de l'écriture, quelques irrégularités et maladresses (à mon avis) que j'ai signalées plus haut.
Merci du partage !

Au plaisir de te lire
Chapart