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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Au café, ce matin

Auteur Sujet: Au café, ce matin  (Lu 5869 fois)

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Au café, ce matin
« le: 22 Décembre 2018 à 18:30:02 »
Au café, ce matin

Note de l'auteur : Je reprends ici un texte que j'ai soumis sur ce forum au titre "La Vérité".  Je l'ai transposé ici dans un contexte un peu plus narratif.  J'espère que vous apprécierez la transformation.  Époque : l'âge d'or des petits café de Vienne vers 1890.

Une matinée bien pluvieuse et fraîche.  L’automne à Vienne est plutôt triste.  Mais c’est une époque fascinante dans laquelle je vis.  Quelle effervescence durant cette décennie 1890.  C’est le cœur de l’empire austro-hongrois et ses battements sont palpitants.  J’adore ces petits cafés de son centre-ville où l’on se retrouve et où l’on échange sur la politique et l’art.   Depuis que les murailles de la ville ont été démolies, c’est un nouveau souffle de créativité et d’ouverture qui anime cette grande ville artistique.  Mon café noir kaisermelange avec son cognac et son jaune d’œuf est réconfortant.  J’apprécie beaucoup ces petits moments de bonheur.  Mon petit kaffeehaus du quartier, ses délicieuses viennoiseries, sa douce lumière feutrée du matin dans cette rue tranquille, la voluptueuse saveur tout juste assez sucrée et amère de mon café.  Je me délecte de ces petits riens pendant que les nuages gris laissent tomber leurs larmes alors que je suis à l’abri et au chaud.  Les paroles des autres clients autour sont pour moi comme un concert.  Leurs voix accompagnent la musique chaotique des ustensiles et des porcelaines qui s’entrechoquent délicatement.  Je ferme les yeux pour m’en imprimer toutes les consonances.

– Puisque je vous dis qu'il en est ainsi.

– Allons, allons, mon cher ami.  Rien ne sert de vous vexer.

Ça y est.  Ma paisible contemplation est terminé.  Ma table voisine accueille deux hommes que je trouve plutôt déplaisants après ce moment tranquille.

– Je ne suis aucunement vexé.  Je m'affirme.  Voilà tout.

– Eh bien, moi, mon cher, je sens dans cette affirmation un entêtement sourd.

Des passionnés qui aiment bien s’écouter.  Des gentlemen intellectuels et polis comme nous tous à ce kaffeehaus.

– Comment ?  Un entêtement sourd ?  Moi ?

– Effectivement, très cher.  Vous vous affirmez si haut et si fort que j'y vois là une prise de position immuable.  Comment admettre alors une ouverture d'esprit, votre principale conviction ?

Le type n’a peut-être pas tord.

– Mais j'ai bien une ouverture d'esprit, je suis bien ouvert à toute idée nouvelle.

– Ah, par contre, lorsque que vous avez votre idée.

– Mais bien sûr, lorsque l'idée est bonne, j'y tiens.  Et je sais que c'est la bonne.

– Et comment le savez-vous ?

– Parce qu'elle est vraie.  Parce que c'est la vérité.

– Et s'il y avait une autre vérité ?

Intéressant…  Allons, allons, je ne vais pas les écouter comme un polisson à ragots. Voyons cet article du journal.  Voilà une nouvelle intéressante en politique.

– Holà, mon ami !  Franchement, vous me faites marcher avec toutes ces questions. Comment peut-il y avoir plus d'une vérité ?  Il n'y a qu'une seule vérité.  L'unique, la vraie, celle qu'il faut découvrir au travers les mensonges et les demi-vérités.

– Oh !  Là, je vous arrête, très cher.  Je ne crois pas qu'il n'y ait qu'une seule vérité.  En fait, je crois qu'il y a autant de vérités qu'il y a de personnes.

Rien à faire.  Voilà trois fois que je lis la même phrase sans pouvoir me concentrer.  Ils ont piqué ma curiosité, je n’y peux rien.  À tout le moins, je dois rester discret.  Il serait mal vu que j’espionne leur conversation.

– Que me dites-vous là ?  Comment peut-il y avoir autant de vérités ?

– Parce qu'il y a autant de mensonges.

Ah, oui ?  Comment...

– Vraiment, mon cher, vous me perdez.  Quelle est cette pirouette que vous faites à mon insu ?

– Le point que j'apporte est que la vérité est subjective.  Ce qui est vrai pour un, peut être faux pour un autre.  Tout dépend du point de vue.  Tout dépend des convictions de chacun, de ce qu'il croit être vrai.

– Voyons, voyons, très cher.  La vérité toute vraie et unique existe.

– Ah, je ne le nie point.  Elle existe.  Mais quel visage porte-t-elle ?  Arrivons-nous à voir son vrai visage ?  Ou ne voyons-nous que le masque qu'elle nous montre et que nous voulons voir ?

Je surprends son regard qui croise le mien.  Je m’étonne d’avoir osé les regarder.  Vite une esquive !

– Pardon de vous interrompre, messieurs.  J’ai l’impression que le garçon a oublié de m’apporter un couteau.  Auriez-vous l’amabilité de me donner celui de la place inoccupée à votre table, s’il vous plaît ?

– Voilà, le voilà ce couteau.  Que me dites-vous là, mon ami ?

– Pardonnez mon ami, monsieur, c’est un passionné qui tient beaucoup à ses idées et qui parfois oublie les manières.

– Bof…  Vous en faites toute une affaire.  Je ne suis pas plus malpoli que vous, mon ami. J’ai bien acquiescé à la demande de monsieur, je ne l’ai point renvoyé.

– Pardonnez-moi, je ne voulais pas déranger le cours de votre conversation.  S’il vous plaît, veuillez reprendre, je serais en peine de voir que j’ai interrompu vos échanges.

– Croyez-moi, monsieur, il est difficile de dévier mon ami de son sujet lorsqu’il l’attaque.

– En effet, et je vous prie, monsieur, de ne pas donner une occasion à mon ami.  Il est des plus habiles à mener nos propos sur un autre chemin.  Je ne vous en tiens pas rigueur, veuillez me croire monsieur, c’est plutôt à mon ami que je sers cet avertissement.

– Me voilà démasqué, je capitule.  Revenons alors à nos moutons, puisque vous insistez, mon ami.

Quel étrange duo que forment ces deux hommes.  Tout semble porter à croire qu’ils pourraient bien se détester, mais il y a là un respect mutuel.  Je crois que ma ruse a fonctionné.  Je dois demeurer discret, quelle chance que je n’aie pas tout détraqué.

– Vous sembliez insinuer que la vérité n'est que ce que chacun de nous veut bien croire.

– Non, ce n'est pas tout fait cela, cher ami.  C'est plus fort que ce que nous voulons bien croire.  La vérité est ce que nous croyons vrai.

– Ah, je vois.  Ce n'est pas uniquement ce que nous voulons croire mais ce dont nous sommes convaincus comme étant vrai.  Mais ce qui est vrai est unique, soutenu par les faits.

– Non pas !  Je ne suis pas d'accord avec vous, mon cher.  Lorsqu'un humain y met son propre jugement, il analyse les faits selon sa propre vision des choses, selon ses propres croyances.

– Pourtant, je continue de croire qu'il existe la pure vérité.

– Vous venez de la dire : vous croyez qu'elle existe.

– Il ne s'agit pas seulement d'y croire.  Derrière tous ces voiles de mensonges, la vérité existe.

– Oui, mais derrière combien de masques et comment s'assurer qu'il n'y en a plus ? Comment s'assurer que nous voyons le vrai visage de la vérité ?

– Eh bien, comme je vous l'ai dit, mon cher, par une analyse logique et objective des faits.

– Oui, mais aussitôt que nos sens perçoivent le monde qui nous entoure, ils les déforment par leurs imperfections.  Qui peut affirmer qu'il détient des sens parfaits qui lui permettent de porter un regard parfait sur le monde ?

Moi foi, je suis un peu perdu.  Allons, discrétion, voyons la deuxième page de ce journal.  Je n’arrive pas à le lire, mais rendons la chose la plus réelle possible.

– Je dois avouer que personne n'a des sens parfaits car nous vieillissons et perdons de leur performance, de même que la réalité n'est pas aussi parfaite que la théorie.  Mais nous possédons notre logique pour compenser, pour nous éclairer.

– Oui, mais…

– Oh !  Vous m'exaspérez à la fin avec tous vos "oui, mais", mon cher !

En effet, il vient de lui concéder un point.  L’autre devrait un peu lâcher prise.

– Et pourtant, et pourtant, cher ami, c'est lorsque nous éclairons une chambre obscure qu'il est difficile d'analyser la noirceur.

Mais qu’est-ce qu’il raconte ?  C’est vrai qu’il est habile à dévier une conversation.

– Alors il ne faut pas l'éclairer.

Bien dit !

– Alors comment voir ce qui s'y passe ?

Comment ?

– Ah, oui.  Je vois.  Enfin, je veux dire…

En effet, on n’y voit rien dans l’obscurité.

– En effet.  Nous pouvons deviner logiquement ce qu'est la noirceur, mais nous ne pouvons pas la voir car nous avons besoin de lumière pour y arriver.

C’est un parallèle intéressant.  Ça éclaircit les chose.  Ha, ha !  Allons, allons, cachons ce sourire dans une viennoiserie.

– Ainsi…  Ainsi, nous ne pouvons certifier la vraie nature de l'obscurité puisque nos sens nous trompent ?

– Malheureusement.

Malheureusement.

– C'est plutôt déconcertant !

Effectivement.

– Je dirais plutôt très déconcertant de savoir que le monde que nous percevons n'est pas nécessairement le monde réel.

Je reprendrai bien du café.

– En effet…  Et la vérité dans tout ça ?

Oui, la vérité ?  On a encore dévié du sujet.

– Tout comme nos sens trompent notre perception du monde, nos valeurs influencent notre jugement à propos de la vérité.  C'est pourquoi je dis que la vérité est subjective. Elle est unique pour chacun des êtres humains et prend autant de facettes qu'il y a d'individus.

Zut !  Il se fait tard.  Il faut que j’y aille.

– Oui, oui…  Laissez-moi y réfléchir, mon ami.

– Messieurs, merci pour le couteau.  Au plaisir de vous revoir, bonne journée.

– Une bonne journée à vous aussi, monsieur.

– C’est ça, bonne journée, monsieur.  Peut-être la prochaine fois vous pourrez vous joindre à nous ?  J’aurais alors peut-être un allié, pour trancher en ma faveur avec ce couteau.

Je crois qu'ils m'ont démasqué.  Je me sens bien embarrassé.  Allons, vite, vers la sortie.

Vilmon
« Modifié: 26 Décembre 2018 à 16:02:02 par Vilmon »

Hors ligne Claudius

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Re : Au café, ce matin
« Réponse #1 le: 22 Décembre 2018 à 19:11:30 »
Coucou Vilmon.

J'ai lu d'abord, j'aime bien ce texte ou le narrateur joue les "voyeurs", un dialogue vide de sens des deux protagonistes, qui ne mène à rien, juste à sortir ce narrateur de son état de bien-être. Une discussion qui pourrait être philosophique... en fait ils parlent pour ne rien dire, en boucle chaque argument redondant sur le précédent.


Dans le détail, quelques pécadilles :

Citer
Leurs voix accompagnent la musique chaotique des ustensiles et des porcelaines qui se s’entrechoquent délicatement.
"qui se s'entrechoquent"

Citer
Ma table voisine accueille deux hommes que je trouve plutôt rustre.
je ne sais pas si rustre est un qualificatif qui s'accorde au dialogue de ces deux hommes, je les trouve plutôt précieux, voire pédant.

Citer
L'unique, la vrai, celle qu'il faut découvrir au travers les mensonges et les demi-vérités.
La vraie

Citer
Je surprends son regard qui croise le mien.  Je m’étonne d’avoir oser les regarder.  Vite une esquive !
osé

Citer
– Bof…  Vous en faites toute affaire.  Je ne suis pas plus malpoli que vous, mon ami. J’ai bien acquiescé à la demande de monsieur, je ne l’ai point renvoyer.
toute une affaire - point renvoyé

Citer
  Il est des plus habile à mener nos propos sur un autre chemin.
habiles

Citer
Quel étrange duo que forment ces deux hommes.  Tout semble porter à croire qu’il pourrait bien se détester, mais il s’y dégage un tel respect.
"il s'y dégage" de quoi ? de la conversation ?

Citer
   Je dois demeuré discret, quelle chance que je n’ai pas tout détraquer.[/i]
demeurer

Citer
– Ah, je vois.  Ce n'est pas uniquement ce que nous voulons croire mais ce que nous sommes convaincus comme étant vrai.
ce dont nous sommes convaincus

Citer
  Qui peut affirmer qu'il détient des sens parfaits qui leur permettent de porter un regard parfait sur le monde ?
qui lui permettent

Citer
Oui, la vérité ?  On a encore dévier du sujet.
dévié

Citer
– Tout comme nos sens trichent notre perception du monde, nos valeurs trichent notre jugement de la vérité.
tricher est intransitif, "nos sens nous trichent" n'est pas correct (tu l'as mis plus haut d'ailleurs) nos sens nous trompent ?

Citer
C'est pourquoi je dis que la vérité est subjective. Elle est unique à chacun des êtres humains et prend autant de facettes qu'il y a d'individus.

unique pour chacun ?

Citer
Zut !  Il se fait tard.  Il faut que j’y ailles.
que j'y aille

Citer
J’aurais alors peut-être un allier, pour trancher en ma faveur avec ce couteau.
un allié


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Re : Re : Au café, ce matin
« Réponse #2 le: 22 Décembre 2018 à 20:45:16 »
un dialogue vide de sens des deux protagonistes, qui ne mène à rien, juste à sortir ce narrateur de son état de bien-être. Une discussion qui pourrait être philosophique... en fait ils parlent pour ne rien dire, en boucle chaque argument redondant sur le précédent.
Vilmon, le jour où tu décides d'en faire une pièce de théâtre, je connais deux membres du forum qui seraient parfaits pour les rôles  :D
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Amélie Nothomb

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Re : Au café, ce matin
« Réponse #3 le: 22 Décembre 2018 à 21:10:57 »
 :viviane: :viviane:

Tout à fait ! et une version audio ! ce serait génial !

 :D :D
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Re : Au café, ce matin
« Réponse #4 le: 22 Décembre 2018 à 22:44:52 »
Merci Claudius pour ton coup d'oeil orthographique et grammatical !   ;)
Malgré que j'ai relu mon texte par 3 ou 4 fois, c'est gênant de m'apercevoir que j'en laisse encore passer.  :-[
Je vais me mettre à la tâche bientôt pour corriger.  :)
Vide de sens…   :???:  Meu nooon.  On y parle philosophiquement de chose commune.  ;)  Ça ou parler de la pluie et du beau temps, je me demande lequel est une coquille vide.  :) :D

Merci d'être passé, Dieter !  :)  En faire une version théâtrale ?  Pourquoi pas.  Il ne reste qu'à ajouter les noms des personnages à chaque tiret, la pensée du narrateur pourrait être une voix hors champ, un peu caverneuse, un peu de texte pour la mise en scene (côté cours 2 tables, 6 chaises, les couverts, un journal, entrent côté jardin chose et l'autre).  :D  Des suggestions ?  :D

Au plaisir !  :)

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Re : Re : Au café, ce matin
« Réponse #5 le: 22 Décembre 2018 à 23:05:29 »
Des suggestions ?  :D
Au hasard, Alan, pour commencer  :\?
Je te laisse le choix du second  ;D
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Re : Au café, ce matin
« Réponse #6 le: 23 Décembre 2018 à 02:27:07 »
J'ai apporté les correctifs proposés par Claudius.
Merci d'avoir pris le temps de m'en faire part !  :) :)
Il faut que je trouve le moyen de mettre en contexte la période temporelle de l'histoire.
J'imaginais ce dialogue à l'époque victorienne, entre gentleman, ou bien au tournant du XXe siècle, à l'époque de Sherlock Holmes.
Je vais laisser mijoter et vous revenir plus tard…  ;)

J'ai réfléchi et je crois que j'ai trouvé une manière d'introduire l'époque sans trop "choqué" le fil de la narration.
L'âge d'or des petits café de Vienne vers 1890.  :)
J'ai aussi fait quelques ajouts au texte.
« Modifié: 23 Décembre 2018 à 06:58:26 par Vilmon »

Hors ligne Dieter

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Re : Au café, ce matin
« Réponse #7 le: 23 Décembre 2018 à 11:16:44 »
Bonjour Vilmon,

C'était une bonne idée, cette transposition temporelle. Seulement, je ne sais pas quel âge tu as, et je sais que ça peut paraître étrange aujourd'hui, mais figure-toi que jusque dans les années 60, extrêmement rares étaient les hommes, qui, dès l'âge de douze ans, n'avaient pas un couteau de poche sur eux. Même dans les grandes villes. C'était même un cadeau fréquent qu'on recevait au dixième anniversaire.
L'excuse du couteau dans ce texte me parait donc légèrement irréaliste.
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
Amélie Nothomb

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Re : Au café, ce matin
« Réponse #8 le: 23 Décembre 2018 à 17:36:58 »
Bonjour Dieter,
Ah, non, je ne savais pas ça.  Merci !  :)
J'en prends note pour de futurs récits.  ;)
Mais dans le contexte d'un café, je vois mal un homme distingué sortir son couteau de poche pour découper son croissant à la place  d'un couteau de table.
Au plaisir !

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Re : Au café, ce matin
« Réponse #9 le: 23 Décembre 2018 à 19:19:32 »
Bonsoir

J ai lu ton texte precedent hier et je l ai trouve un peu rebarbatif.............. :-[

La presence de ce tiers est un plus a mon sens ! :)
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

Hors ligne Claudius

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Re : Au café, ce matin
« Réponse #10 le: 23 Décembre 2018 à 20:24:07 »

re coucou ! j'ai relu et j'ai relevé quelques coquilles oubliées...

Citer
Ça y est.  Ma paisible contemplation est terminé.  Ma table voisine accueille deux hommes que je trouve plutôt frustes après ce moment tranquille.

terminée - tu as mis frustes, plus loin tu parles de gentlemen... ça ma fait bizarre ce mot.
La définition de frustes : Dont le comportement ou le discours manque de finesse : Un paysan fruste. Un style fruste.
Je ne sais si tu comprends ce que je veux dire. Peut-être dérangeants ?

Citer
Tout semble porter à croire qu’il pourrait bien se détester, mais il y a là un respect mutuel.

qu'ils pourraient bien (pas vu la première fois)

Citer
Je dois demeurer discret, quelle chance que je n’ai pas tout détraquer.
que je n'aie - détraqué

Citer
nos valeurs trichent notre jugement de la vérité

il reste un petit trichent ici, intransitif : on ne peut pas tricher quelque chose on triche tout court...





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Re : Au café, ce matin
« Réponse #11 le: 24 Décembre 2018 à 04:28:56 »
Salut txuku, je peux comprendre que tu préfères cette version.  Le cadre du dialogue est mieux défini et les réflexions du narrateur ajoute au récit. Merci d'être passé et d'avoir commenté !  :)

Re-bonjour Claudius !  :)
Merci de persister.  ;)  J'imagine que si tu y mets tant d'effort pour m'indiquer les correctifs c'est parce que tu apprécies bien ce récit.
Merci encore !  :mrgreen: :mrgreen:

Hors ligne Gwynplaine__

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Re : Au café, ce matin
« Réponse #12 le: 24 Décembre 2018 à 08:58:03 »
J'ai lu ton texte ce matin, en cours, lorgnant sur le café de cette fille devant moi... Un texte qui aère l'esprit, qui fait sourire (mais pas trop, je suis en cours, hein), un texte léger et bien mené.
Merci pour ce partage :)

Rockdialement,
gwyn
- On a les histoires policières, la science-fiction, les westerns…
- Est-ce que dans votre monde, les gens veulent toujours un seul parfum à la fois, pour leurs histoires ? Un seul goût en bouche ?

***

Hors ligne Vilmon

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Re : Au café, ce matin
« Réponse #13 le: 26 Décembre 2018 à 16:04:38 »
Bonjour Gwynplaine__,
Merci d'être passé lire ce texte et de l'avoir commenté.  :)
Je me suis bien amusé à l'écrire.  Content que ça t'a plu !
À la prochaine !

Hors ligne Claudius

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Re : Au café, ce matin
« Réponse #14 le: 26 Décembre 2018 à 16:18:43 »
Citation de: Vilmon

Re-bonjour Claudius !  :)
Merci de persister.  ;)  J'imagine que si tu y mets tant d'effort pour m'indiquer les correctifs c'est parce que tu apprécies bien ce récit.
Merci encore !  :mrgreen: :mrgreen:

C'est évident mon cher Watson Vilmon ! Qui aime bien, châtie bien !

Mais oui j'aime ton texte, et je suis revenue lire tes corrections. Par contre j'ai relu mon premier commentaire : ce n'est pas ton texte qui est vide de sens, j'espère que tu l'as compris, mais le dialogue des deux personnages. D'ailleurs j'ai lu la version light et j'aime moins, le dialogue tout seul est un peu plat, l'apport du voyeur est une excellente idée

 :mrgreen: :mrgreen:
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