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Le Monde de L'Écriture » Sous le soleil des topics » Discussions » La salle de ciné » La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit

Auteur Sujet: La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit  (Lu 8719 fois)

Hors ligne Loup-Taciturne

  • Calliopéen
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  • serviteur de Saturne
La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit
« le: 24 Novembre 2018 à 23:56:32 »


C'est un trait de beauté fantastique que je viens de recevoir avec ce chef d’œuvre d'animation à la musique puissamment envoûtante, lancinante.

Pas grand chose de plus à dire. Il faut voir, sentir, entendre. Récit à la dimension mythique L'homme face au grand mystère.

(Film franco-belgo-japonais avec la collaboration du studio Ghibli. Et je conseille de ne rien lire ni regarder de plus avant de voir le film pour préserver le suspens visuel et l'effet émotionnel des images)



















Un lien streaming:
[lien supprimé par la modération]




« Modifié: 25 Novembre 2018 à 16:30:04 par Ben.G »
« Suis-je moi ?
Suis-je là-bas, suis-je là ?
Dans tout "toi", il y a moi
Je suis toi. Point d'exil
Si je suis toi. Point d'exil
Si tu es mon moi. Et point
Si la mer et le désert sont
La chanson du voyageur au voyageur
Je ne reviendrai pas comme je suis parti
Ne reviendrai pas, même furtivement »

Ashka

  • Invité
Re : La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit
« Réponse #1 le: 24 Novembre 2018 à 23:58:11 »
Les images sont très belles. Merci pour ce partage, Loup-Taciturne  ;)

Hors ligne Loup-Taciturne

  • Calliopéen
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  • serviteur de Saturne
Re : La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit
« Réponse #2 le: 25 Novembre 2018 à 00:06:30 »
Et ce n'est rien comparé au film : ) avec plaisir
« Suis-je moi ?
Suis-je là-bas, suis-je là ?
Dans tout "toi", il y a moi
Je suis toi. Point d'exil
Si je suis toi. Point d'exil
Si tu es mon moi. Et point
Si la mer et le désert sont
La chanson du voyageur au voyageur
Je ne reviendrai pas comme je suis parti
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Eveil

  • Invité
Re : La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit
« Réponse #3 le: 25 Novembre 2018 à 00:53:10 »
je l'ai vu au ciné, j'ai trouvé ça beau (dessin et poésie) mais finalement ennuyant...

Hors ligne Kailiana

  • Palimpseste Astral
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  • Lial' | Calamar placide
Re : Re : La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit
« Réponse #4 le: 25 Novembre 2018 à 10:14:46 »
je l'ai vu au ciné, j'ai trouvé ça beau (dessin et poésie) mais finalement ennuyant...
pareil sauf que je l'ai vu à la télé.

Je l'ai vu il n'y a pas si longtemps (moins d'un an ou deux) et je n'en ai pas retenu grand chose. De belles images, et un film qui se veut contemplatif et peut-être introspectif (?), mais mal rythmé et/ou sans moment assez fort qui selon moi aurait pu donner de l'intérêt au film. C'est pas mal mais loin d'être transcendant ou même marquant.
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

Hors ligne Loup-Taciturne

  • Calliopéen
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  • serviteur de Saturne
Re : La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit
« Réponse #5 le: 25 Novembre 2018 à 12:35:27 »
Bon, je vais essayer de défendre ce travail titanesque si rapidement et facilement tailladé.

L'argument de l’ennui et du rythme faible devant un film contemplatif et peu narratif semble très impertinent vous avouerez... La matière est ailleurs.

Le public de masse préfère souvent l'histoire raffinée à la matière brute, le raconté, le montré, plutôt que le suggéré. Ceci explique peut-être cela.

Vous êtes passés à côté du film, à côté de ses enjeux rythmiques loin d'être négligés (rythme dans le plan, rythme dans les couleurs, dans les formes et les textures, dans les sons, dans le suspens haletant du mystère de la figure de la tortue rouge). Vous n'avez pas saisi la liberté qui s'offrait à vous de trouver un chemin dans l’œuvre. Dommage pour vous.

A une époque ou le rythme série, après le rythme hollywoodien, s'impose comme un gage de "qualité rythmique" chez les masses publics, ce film fait beaucoup de bien.
Le rythme ce n'est pas la vitesse, l'enchainement des plans à toute allure et les moments de suspens artificiels soulignés par des taaaaa tadaaa de "musique" basses (cf les série "les 100", "the walking dead" et toutes les autres).

Je ne dis pas que vous êtes forcément clients de la mal bouffe audiovisuelle, mais la plupart des gens qui parlent d'ennui ou de manque de rythme au cinéma sont souvent simplement inadaptés à l'originalité ou à la nouveauté (conditionnés par le flux des standards commerciaux qui inonde et sature leur rapport aux images fabriquées). Or, sur un projet comme La Tortue rouge, on aura du mal à faire croire à une "erreur" de rythme. A mon humble avis il s'agit plutôt d'une erreur d’appréciation.

Contempler un tableau, lire une poésie, se laisser fasciner devant un orage, un couché de soleil ou les contreforts d'une montagne, c'est ennuyeux pour certain peut-être. Pas pour moi. Pourquoi ce spectacle n'aurait il pas sa place dans le plus complet et non moins populaire des arts du spectacle ?
« Modifié: 25 Novembre 2018 à 22:20:59 par Loup-Taciturne »
« Suis-je moi ?
Suis-je là-bas, suis-je là ?
Dans tout "toi", il y a moi
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Hors ligne Aléa

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Re : La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit
« Réponse #6 le: 25 Novembre 2018 à 16:36:10 »
J'ai supprimé le lien, le forum ne peut pas partager des liens illegaux  ;) Il était en libre sur la chaine youtube d'Arte sinon, je l'ai vu comme ca la semaine dernière.


Pour l'ennui, j'aime les films lents et contemplatifs, et y'a de superbes images dans ce film.

Par contre, j'ai pas aimé grand chose. Ca se vend comme un film sur l'apprentissage de la vie, mais on a un perso principal qui ne respecte rien, tue une tortue qui l'a sauvé de la noyade, la dite tortue se transforme soudainement en femme qui sert qu'à lui faire des gosses (super l'imagerie du manque sexuel), les métaphores du sexe sont (les coquillages, l'envolée dans les nuages, non sérieux ?), on peut parler de parti pris artisitque, mais les personnages qui n'ont aucune expression, ca m'a paru d'un plat. Bref les métaphores sur "la vie", j'adhère pas du tout.
J'adore les métaphores, j'adore le contemplatifs, mais là je pensais voir un très beau film sur le fond comme sur la forme, j'en ai vu un que sur la forme et j'ai été pas mal déçu.
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
- Alain Damasio

Hors ligne Loup-Taciturne

  • Calliopéen
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  • serviteur de Saturne
Re : La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit
« Réponse #7 le: 25 Novembre 2018 à 22:54:55 »
C'est intéressant de voir que l'interprétation se cantonne au terre à terre. Pose des certitudes alors qu'à moi, il me vient plein de questions. Avant d'interpréter, je me demande ! J'ai la chance de contempler une œuvre qui ne m'impose pas le dictat de sa pensée, d'une pensée moralisatrice ou militante. Quelle rareté !
Je trouve dommage de rabaisser un film par le biais d'un jugement de valeur  fondé sur des interprétations très hâtives et restreintes. Pourquoi se contenter d'une interprétation décevante quand la quête de sens peut s'ouvrir sur l'infini ?

Peut-on réduire la tortue rouge à une femme ?
Qu'est ce que la tortue rouge ?
Qui est celui qui meure/qui triomphe de l'autre/qui s'abreuve à l’éternité ? La tortue rouge ou l'homme ?
Qui décide de rester sur l'île ? Qui profite de qui dans l'histoire?
L'homme est-il un homme ou est-il l'Homme ?
Le récit tient-il du conte, du mythe, de la mythologie cosmogonique ?
Y a il une dimension divine dans la figure de la tortue rouge ?
L'alliance matrimoniale est-elle une simple alliance humaine ? Une alliance entre l'Homme et le divin? L'Homme et la nature ?
Pourquoi ces humains ne parlent-ils pas/sont-ils réduit au silence, à crier ?
Peut-on vivre dans la nature en respectant toute la nature ? L'homme sait-il respecter la nature ? Est-il dans la nature de l'homme de ne pas respecter la nature ?
La nature a-t-elle besoin qu'on la respecte ? Se respecte-t-elle elle même ? respecte-t-elle l'homme ?
Pourquoi l'enfant s'en va, pourquoi les parents restent ?
Quelle est la différence entre vivre et survivre ?
...

J'ai peu reçu ce film comme un film sur les étapes de "la vie d'un homme". C'est peut-être une différence avec une interprétation qui revient souvent dans la presse, et qui oriente beaucoup les choses.

Bref, moi je trouve que la surinterprétation (ou la sous interprétation), en poésie, cloisonne la pensée. Là on a de l'espace, pourquoi enfermer la puissance évocatrice de l’œuvre dans des vérités rapides, des préjugés et des peurs mal fondées ? Pourquoi se satisfaire d'un interprétation décevante ? La faute au film ou au spectateur ?

« Suis-je moi ?
Suis-je là-bas, suis-je là ?
Dans tout "toi", il y a moi
Je suis toi. Point d'exil
Si je suis toi. Point d'exil
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Hors ligne Kailiana

  • Palimpseste Astral
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  • Lial' | Calamar placide
Re : La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit
« Réponse #8 le: 26 Novembre 2018 à 14:09:42 »
Euh, comme pour toute oeuvre, chacun a droit à ses propres opinions. Certains n'ont pas aimé, d'autres ont aimé : ok. Personne n'a de jugement à faire sur les autres pour avoir aimé ou pas une oeuvre.

Je peux aimer des films contemplatifs, où il ne se passe pas grand chose. Je suis fan de L'oeuf d'un ange où il n'y a que quelques phrases de dialogue, 2 personnages, et une scène immobile qui dure plusieurs minutes où il ne se passe absolument rien.

La tortue rouge, j'ai pas aimé. Je suis incapable de te dire exactement pourquoi parce que je n'en ai pas retenu grand chose. Mais je crois que mon impression rejoignait un peu celle de Ben G : je n'ai pas aimé ce qui s'y racontait. Et si je veux juste voir de belles images, je préfère des images fixes plutôt qu'un film où ce qui se passe m'ennuie et même m'énerve un peu. Et, je le répète, le problème c'est pas que ce soit lent. Ca peut être lent mais avoir du rythme.


Je comprends que certains aient aimé ce film. Je ne dis pas que tu devrais ne pas l'aimer. Je dis juste que MOI j'ai pas aimé, et pourquoi certains peuvent ne pas l'aimer.
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

Nocte

  • Invité
Re : La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit
« Réponse #9 le: 26 Novembre 2018 à 14:32:59 »
Désolé du hs mais
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Hors ligne Loup-Taciturne

  • Calliopéen
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  • serviteur de Saturne
Re : La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit
« Réponse #10 le: 26 Novembre 2018 à 15:38:58 »
Citer
La tortue rouge, j'ai pas aimé. Je suis incapable de te dire exactement pourquoi parce que je n'en ai pas retenu grand chose

Tout est dit.
Moi je me fiche un peu qu'on aime ou pas ce que j'aime. C'est pas pour ça que j'ouvre un sujet sur un film. On souhaite partager car on veut que les autres voient ce qu'on a vu, sentent ce qu'on a senti. On partage et on discute pour comprendre ou décrire ensemble pourquoi c'est beau, fort, touchant, questionnant. Ou pour connaitre pourquoi et comment les autres ont ressenti différemment.

Un j'aime pas ou un j'aime bien, ça n'a jamais valu grand chose. C'est juste un positionnement narcissique. (Et on l'apprend dès le plus jeune âge)
Je réponds au vide de "l'attaque", pas à la différence d'opinion.

On ne perd jamais rien à multiplier les points de vue, ce n'est pas une question d'aimer ou pas mais de partager sa perception pour s'ouvrir à la perception de l'autre. C'est la seule dimension de ma démarche. J'aurais ouvert un soudage sinon.

Là j'ai pas été convaincu par ta remarque sur le rythme. Tu parles de rythme sans même qu'on sache de quoi tu parles. C'est à la mode quand les gens passent à côté d'un film de parler du "rythme". Ça fait connaisseur et ça évite de parler de choses concrètes. Mais la personne en dis plus sur elle même : elle s'est ennuyée; qu'elle en dit sur l’œuvre: en quoi l’œuvre serait-elle ennuyante ?
Je défends juste un parti pris de spectateur non passif, impliqué, un spect-acteur pour reprendre un célèbre mot valise.

Appartenir à un camp identitaire des "j'aime" ou "j'aime pas"...  :-¬?

Tant pis si mes interprétations n'ont pas suscité une nouvelle approche. J'aurais essayé de partager quelque chose. Chacun prend ce qu'il a à prendre et laisse ce qu'il ne peut ou ne veut pas prendre.
« Modifié: 26 Novembre 2018 à 15:41:04 par Loup-Taciturne »
« Suis-je moi ?
Suis-je là-bas, suis-je là ?
Dans tout "toi", il y a moi
Je suis toi. Point d'exil
Si je suis toi. Point d'exil
Si tu es mon moi. Et point
Si la mer et le désert sont
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Je ne reviendrai pas comme je suis parti
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Nocte

  • Invité
Re : La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit
« Réponse #11 le: 26 Novembre 2018 à 15:57:20 »
Bon pour pas faire que du HS.
Je te trouve quand même bien culotté d'attaquer les gens qui justifient leur appréciation d'un film par le rythme car 1) t'es personne pour juger de la pertinence ou pas de leur de leur définition du rythme et 2) le rythme c'est important et loin d'être une notion abstraite (je peux m'ennuyer devant un film qui va trop vite avec toute la bonne volonté du monde et je peux apprécier un film contemplatif en me laissant happer en toute passivité.)
Sinon 3) dire seulement qu'on aime ou qu'on a pas aimé ça n'a rien de narcissique, des fois t'as pas envie de t'épancher plus que nécessaire sur une œuvre, parfois t'as rien de spécial à dire, parfois t'as juste la flemme. T'as pas besoin de descendre ces gens là non plus, ça fait très insecure, à bon entendeur.
« Modifié: 26 Novembre 2018 à 16:59:04 par WEG »

Hors ligne Loup-Taciturne

  • Calliopéen
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  • serviteur de Saturne
Re : La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit
« Réponse #12 le: 26 Novembre 2018 à 20:08:56 »
Je suis désolé, il n' y a que Ben. G qui a donné un peu de sens à la discussion. Et même si je ne suis pas d'accord avec son interprétation du film, il a eu le mérite d'en proposer une, d'élargir le propos, de (me) faire réagir.

Citer
dire seulement qu'on aime ou qu'on a pas aimé ça n'a rien de narcissique
Ah, de quoi s'agit-il alors ?
Qu'en a-t-on à faire de savoir qu'untel ou unetelle aime ceci ou n'aime pas cela. on ne va pas ouvrir un sujet sur les choux de Bruxelles ! La pulsion qui conduit à vouloir faire entendre que j'aime ou j'aime pas pour ce seul motif, il relève de quoi ?
En revanche, dépasser ce stade d’exhibition, savoir ce qui se cache derrière le sentiments des gens, voilà qui m'intéresse.

Citer
le rythme c'est important et loin d'être une notion abstraite
bah on ne sait toujours pas de quoi tu parles...
Ce n'est pas abstrait mais ça n'a rien de concret ni de défini dans tes mots. Qu'est ce qu'un bon rythme ? qu'est ce qu'un mauvais rythme ? quels sont les caractères du rythme ? Tu le juges au doigt mouillé ?
Et puis il y a des t(as d'autres facteurs dans le visionnage d'un film qui contribuent à l'ennui du spectateur. Mais le spectateur à tôt fait d'attribuer cet ennui au "rythme".

La passivité n'existe pas devant une œuvre. Ou alors il n'y a plus d’œuvre.

Citer
parfois t'as rien de spécial à dire, parfois t'as juste la flemme
Pour ça y a une solution magique...

Citer
T'as pas besoin de descendre ces gens là non plus
Merci Z mais j'ai "descendu" personne je crois. J'ai défendu un film que j'ai fait l'effort de partager à la communauté car je crois en le partage des belles choses. Enfin j'ai essayé de répondre à des critiques lacunaires, que je trouvais mal justifiées. A défaut d'avoir un véritable échange sur ce film, ai-je ce droit ? Il a attiré les foudres snobes de certains habitués et, fort heureusement, a d'abord pu piquer la curiosité d'Ashka. C'est déjà pas perdu.
Quand descendre et défendre se confondent en excuse...

Le reste est peut-être dommage mais c'est surement du folklore...
« Suis-je moi ?
Suis-je là-bas, suis-je là ?
Dans tout "toi", il y a moi
Je suis toi. Point d'exil
Si je suis toi. Point d'exil
Si tu es mon moi. Et point
Si la mer et le désert sont
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Nocte

  • Invité
Re : La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit
« Réponse #13 le: 26 Novembre 2018 à 20:40:37 »
Je n'ai pas vu le film et ça ne me dit rien. Contrairement à toi j'ai trouvé les interventions de Lial et Ben très recevables et sans agressivité. Le partage se fait dans les deux sens, tu sais, il peut être positif ou négatif ou même neutre, ça reste un partage.
Après ça me fait un peu marrer quand tu dis ça :
Citer
dire seulement qu'on aime ou qu'on a pas aimé ça n'a rien de narcissique
Ah, de quoi s'agit-il alors ?
Qu'en a-t-on à faire de savoir qu'untel ou unetelle aime ceci ou n'aime pas cela. on ne va pas ouvrir un sujet sur les choux de Bruxelles ! La pulsion qui conduit à vouloir faire entendre que j'aime ou j'aime pas pour ce seul motif, il relève de quoi ?
En revanche, dépasser ce stade d’exhibition, savoir ce qui se cache derrière le sentiments des gens, voilà qui m'intéresse
Et que ton premier post se résume à ça :
C'est un trait de beauté fantastique que je viens de recevoir avec ce chef d’œuvre d'animation à la musique puissamment envoûtante, lancinante.

Pas grand chose de plus à dire. Il faut voir, sentir, entendre. Récit à la dimension mythique L'homme face au grand mystère.

(Film franco-belgo-japonais avec la collaboration du studio Ghibli. Et je conseille de ne rien lire ni regarder de plus avant de voir le film pour préserver le suspens visuel et l'effet émotionnel des images)
Où tu te contente d'enchaîner des superlatifs pompeux et généraux comme des perles (beauté fantastique, chef d'oeuvre, musique puissamment envoûtante, lancinante), avant de sortir un très inspiré pas grand chose de plus à dire.

Ça me fait vraiment grave marrer que t'oses sortir ça ensuite :
Moi je me fiche un peu qu'on aime ou pas ce que j'aime. C'est pas pour ça que j'ouvre un sujet sur un film. On souhaite partager car on veut que les autres voient ce qu'on a vu, sentent ce qu'on a senti. On partage et on discute pour comprendre ou décrire ensemble pourquoi c'est beau, fort, touchant, questionnant. Ou pour connaitre pourquoi et comment les autres ont ressenti différemment.

Alors que quelques posts plus haut tu nous sors ça :
Vous êtes passés à côté du film, à côté de ses enjeux rythmiques loin d'être négligés (rythme dans le plan, rythme dans les couleurs, dans les formes et les textures, dans les sons, dans le suspens haletant du mystère de la figure de la tortue rouge). Vous n'avez pas saisi la liberté qui s'offrait à vous de trouver un chemin dans l’œuvre. Dommage pour vous.

Ça me fait bien délirer aussi quand tu dis ça :
Merci Z mais j'ai "descendu" personne je crois.

Et qu'avant tu sortes ça :
Le public de masse préfère souvent l'histoire raffinée à la matière brute, le raconté, le montré, plutôt que le suggéré. Ceci explique peut-être cela.

A une époque ou le rythme série, après le rythme hollywoodien, s'impose comme un gage de "qualité rythmique" chez les masses publics, ce film fait beaucoup de bien.
Le rythme ce n'est pas la vitesse, l'enchainement des plans à toute allure et les moments de suspens artificiels soulignés par des taaaaa tadaaa de "musique" basses (cf les série "les 100", "the walking dead" et toutes les autres).

Je ne dis pas que vous êtes forcément clients de la mal bouffe audiovisuelle, mais la plupart des gens qui parlent d'ennui ou de manque de rythme au cinéma sont souvent simplement inadaptés à l'originalité ou à la nouveauté (conditionnés par le flux des standards commerciaux qui inonde et sature leur rapport aux images fabriquées). Or, sur un projet comme La Tortue rouge, on aura du mal à faire croire à une "erreur" de rythme. A mon humble avis il s'agit plutôt d'une erreur d’appréciation.

Et puis la cerise sur le gâteau :
Quand descendre et défendre se confondent en excuse...

Breeeef...
Folklore, folklore... ::)

Hors ligne Loup-Taciturne

  • Calliopéen
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  • serviteur de Saturne
Re : La Tortue rouge, Michael Dudok de Wit
« Réponse #14 le: 26 Novembre 2018 à 21:23:02 »
J'vois pas ce qui te fait marrer. Ou alors tu ris parce que tu ne comprends pas. Ou tu fais semblant pour garder la face, ou tu veux jouer le chevalier. Tu ne prends pas grand risque en te rangeant du côté du plus grand nombre, des notables et des modos. Bref. Pourquoi intervenir sur ce fil ?

Je ne viens pas spécialement dire que j'aime un film. Je viens d'abord partager un film que j'ai aimé. La nuance t'aura surement échappée. Je l'ai présenté avec mes mots. Des mots choisis que tu juges pompeux. Pourquoi ne pas commencer par là ?
Or, ils résument parfaitement les choses que j'ai vues. "beauté fantastique", ça n'est pas sans sens propre.
Par ailleurs, je n'ai pas vraiment enchaîné les superlatifs... à part "chef d'œuvre ". Et "lancinant" n'a rien de général.

Et puis comme un bon exemple vaut mieux qu'un long discours, j'ai préféré montrer des images.

Enfin, comme il s'agit d'une présentation, d'une invitation, elle n'a pas vocation à dévoiler le mystère du film. L'auras-tu compris ? Raison pour laquelle je n'ai pas non plus mis d'image de la tortue ou de la femme. Figures sur lesquelles j'ai pu développer dans les "échanges" suivant, pour répondre et pour appuyer mon propos.

ce partage aura peut-être modestement servi à une personne. Mais avec des gens comme toi, ça ne donne pas envie de s'y remettre (tu n'as posté que pour faire du HS, tu n'as même pas vu le film - et ne souhaite pas le voir). Après si ça fait marrer des gens de venir commenter pour tempérer mon partage (sans argumenter), j'ai quand même le droit d'ouvrir la discussion et de défendre l’œuvre que je partage. Et de manière étayée.
J'ai le droit d'invoquer ma vision du spectateur de masse confronté à des œuvres originales, iconoclastes pour tenter d'expliquer l'ennui par d'autres biais que le "rythme" du film. Si ça c'est "descendre des gens", il faut se décoincer.

Donc faudrait quand même pas retourner les choses, petit malin. On peut jouter verbalement, mais l'intégrité ça compte.

Dire "ça me fait marrer" pour insinuer des choses que tu ne démontres pas, d'ailleurs tu ne commentes même pas mes citations, faisant entendre que tes associations mettent au jour quelque incohérence qui parlerait d'elle même...

Bref, merci d'arriver comme un cheveux sur la soupe et de faire preuve d'autant de mauvaise foi.
Et merci d'avoir pollué ce post et fait totalement sortir ce fil du sujet principal, sinon unique : le film.
« Modifié: 26 Novembre 2018 à 22:31:28 par Loup-Taciturne »
« Suis-je moi ?
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