Là où naissent les idées,
N'est cette nécessité
De voir la cécité.
Je ne suis pas très à l'aise avec ces trois vers. Pour moi, c'est comme si tu souhaitais montrer quelque chose du doigt mais sans pour autant l'avouer sincèrement. Si le poème me semble construit sur un contraste entre dénégations et obédiences inexpliquées, je me demande s'il n'y a pas malgré toi une part d'hésitation ; comme si le thème du poème tournait plus autour des thématiques de l'incertitude que du reste.
Je trouve que c'est au contraire un très bon passage, plein de sens et très réussis dans sa sonorité.
Là où on est sensé réfléchir, de nos jours, on n'a que certitudes à mettre en valeur, et tant pis si elle sont erronées : à notre époque, il faut être capable de certitudes, d'avancer un propos et d'y camper sans bouger d'un iota. Et donc de préférer l'aveuglement au doute bien légitime. Les oeillères sont nécessaire car si on doute, on passe pour un incertain, un faible et on trouve pas de boulot !
On est tous un peu comme ça d'ailleurs, moi le premier... mais c'est évidement une grosse erreur.
Lorsque d'hérésie il parle.
en inversant tu gommerais le hiatus disgrâcieux
Et il supprimerai la double rime ce cette ligne, encore une fois je suis de l'autre avis, ce texte est bâtis aussi sur les sons qu'il choisit d'émettre.
En revanche je suis resté à côté du texte... Les jeux de sonorités dupliquées, si je trouve ca amusant, m'ont laissé froid sur le fond (et même plutôt embrouillé sur ce qui s'en dégage)
J'ai eu le même sentiment, mais j'aime assez les énigmes et ce n'est pas toujours facile de s'imposer un exercice de rimes dupliquées.
Rimes dupliquées, jeux de sons... je n'ai pas une analyse de mec qui a fait des études (me suis arrêté en première), je fais partie des gens qui ont amélioré leur grammaire et leur orthographes toujours bancals avec le correcteur automatique... alors pardonnez mes lacunes.
Bon le texte en lui même maintenant (j'ai pas cité les trois premiers vers car j'en ai parlé au dessus.
Nos yeux si nauséeux,
Signaux d'adieux noueux,
S'ignorent d'odieux dénis
Que nos faux dieux bénissent
Si nos 'au mieux' gémissent.
Quels apeaux valent mieux
Pour apâter l'esquisse ?
Encore une fois, les sons sont bien trouvé :
"si nau-séeux
signaux d'adieux.
odieux dénis
faux dieux bénissent
au mieux gémissent..."
Je trouve que le mot gémisse mériterait d'être remplacé par un autre... car gémir me fait trop penser à une plainte faiblarde.
L'imagerie de nos regards
Rime à l'hégérie du phare
Lorsque d'hérésie il parle.
C'est ainsi que fomente
Un plan, dans la tourmente,
Par le destin lui-même :
Je ne sais où il mène
Et pourquoi pas pourquoi ?
Parce que je ne suis pas moi !
Je ne vais pas citer les trois vers dans leur double sonorité, c'est criant et ça se voit et je l'ai déjà souligné au dessus.
Je trouve juste dommage que la trouvailles de ces dits sons abscuricisse (en tout à mes yeux) le sens du texte qu'il faut chercher à force de réflexion en espérant trouver celui que souhaite avancer.
C'est un texte compliqué en ce sens qu'il faut plusieurs lecture pour comprendre tout dans son intégralité... pour ma part je n'ai pas encore réussi, je ne suis pas satisfait de ce que j'ai cru comprendre. J'ai l'impression que tu as écris ça plus comme un exercice de style (sans dire que tu n'as pas cherché à dire quelque chose, mais que tu as avant tout souhaité bâtir une série de sons qui font écho sur écho) ??? Je me trompe ?
Je veux bien dire ce que j'ai compris, mais j'ai peur de viser à mal... très injustement.
Content d'avoir trouvé un compère de la double rime, en passant
