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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » L'éventualité des aigus aqueux, II

Auteur Sujet: L'éventualité des aigus aqueux, II  (Lu 1937 fois)

Hors ligne Chapart

  • Calame Supersonique
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L'éventualité des aigus aqueux, II
« le: 08 Juillet 2018 à 13:34:22 »
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Nette.

Si nette que je m'arrête et pose le carton que je porte péniblement sous le bras. Là, sur le trottoir en déliquescence d'une route étroite et pentue de quartier résidentiel, bordée d'arbres qui forment un tunnel sur une cinquantaine de mètres, sorte de cavité qui me rappelle la grotte aux chauves-souris de mon enfance, je m'arrête. Au bout, l'on aperçoit un morceau de baie un kilomètre ou deux en contrebas, la rue après s'être bombée sous sa voûte arboricole redescend et la grotte comme une longue-vue laisse apparaître en son fond une portion infinitésimale de ville avec au milieu un morceau de baie qui lutte pour occuper un peu d'espace dans le patchwork de tissus urbains. La baie dans ma tête s'agrandit jusqu'à ce que je me retrouve assis en tailleur sur la plage et que je te voie, nette, sortir de l'eau. Sans approximation. Je me retrouve projeté au bord de l'eau et je te vois.   

Je serais un menteur de prétendre que je t'avais oubliée. On pourrait toutefois aisément penser qu'en même temps que j'aie décidé de faire fi de ces fils de putes, ton image ait disparu, la perspective de la Bretagne se soit disloquée, comme si dans le ballottement violent et incertain que tout ceci avait produit, ton destin — ou plutôt devrais-je dire, le destin de ton image dans ma tête — se soit trouvé lié au leur... je serais un menteur car j'ai continué, ici et là mais tous les jours, à considérer ton visage imaginaire entre deux rangées d'escaliers où la blancheur d'un carrelage s'avérait propice à te faire apparaître comme un point-virgule pour séparer deux questionnements, tes yeux noirs en sandwich entre deux pensées disjointes qui pourtant tentent de se réunir en un rêve éveillé, en un unique escalier, droit, sans contour susceptible de mimer ton sourire aussi énigmatique que la clé de fa que j'ai quand même fini par me faire tatouer.

Mais, comme toute pensée qui se respecte, tu étais trouble.

Détachée. Une apparition qui, à la façon d'un abat-jour, venait discrètement adoucir une préoccupation métastasée, une couleur agréable en arrière-fond d'un paysage nébuleux dont le premier plan insondable happait mon esprit figé, concentré sur la nécessité de reconstruire mon identité sur les vestiges de l'éventualité déchue.

Te revoilà donc, parachutée out of nowhere en même temps que tes mots qui me reviennent, ceux de ce jour où tu m'as parlé de ta baignade de la veille dans une petite crique au fin fond de la Bretagne, ta description à la fois drôle et pudique de ta baignade maladroite, où tu m'expliquais que la dernière fois que tu avais vu la mer remontait à ton enfance où tes parents ne te laissaient pas t'aventurer dans l'eau sans tes brassards couleur orange easyjet. En réalité, je soupçonne le mauvais roman que je lisais il y a quelques minutes dans le bus — avant de sortir avec le carton contenant ma chaise-longue nouvellement acquise sous le bras — d'avoir orchestré ton retour au premier plan de mes pensées, roman où il était question d'un marin breton qui vivait une histoire d'amour à l'eau de rose avec une Vietnamienne, empreint d'une bonne dose de patriotisme régional et d'autres conneries, de peinture, de marins qui opéraient sur une mer prétendûment lisse (qui peut sérieusement prétendre que la mer est lisse ?), haha, un roman de boulevard qui t'aurait fait siéger à nouveau dans une partie inconsciente de ma tête avant que la vue de la baie ne te dénonce pour de bon, qui plus est en revenant d'être allé acheter une chaise-longue, tu admettras que ce n'est pas très flatteur ?

Tu m'expliquais donc ta baignade, souviens-toi, exagérant sans nul doute la maladresse de tes gestes ; il semble que parler de toi te soit si difficile qu'une bonne dose d'humour s'avère toujours nécessaire, raffinant la matière brute de ta gêne pour en faire quelque chose que tu penses plus digeste, comme on allongerait un ristretto pour alléger la secousse que provoque son absorption. Je revois cette scène que je n'ai pourtant jamais vue, ce que la précision de tes descriptions rend facile voire naturel, ou plutôt devrais-je dire que j'entends cette scène, c'est ta voix qui désormais me livre ces quelques phrases que je connais par coeur, ta voix, mais que pourrais-je dire de plus de ta voix que ce que j'en ai déjà dit ? J'avais sans grande conviction je le concède adjoint l'éventualité aux aigus, et ce n'est que plus tard que l'évidence avait infusé en moi, me pressant d'y ajouter aqueux, j'avais alors su que c'était ça, ces trois mots réunis pour résumer le récital de ta voix. Oh, quelle prétention que celle de croire que quelques mots suffisent à se superposer à une musique, même si c'est là mon rêve de toujours, que les mots recréent la musique, et c'est l'impossibilité même d'y parvenir qui donne aux mots leur raison d'être. Les mots, n'en attendons pas trop, même s'ils ont le mérite de te faire exister toi l'inconnue d'une équation qui n'a jamais été posée. Mais les remplacer par une voix, est-ce vraiment la solution ? Quelle bien grossière attitude que de réduire ta personne et ce que ses mots d'avant les fils de putes ont dévêtu en moi à quelques vibrations, car dans le fond, est-il quelque chose de moins fiable que la voix, est-il quelque chose qui défigure plus les mots que la parole ? 

Au lieu de bifurquer à gauche après la grotte pour déposer mon acquisition, je décide de poursuivre en ligne droite et parcourir ce kilomètre ou deux jusqu'à la baie en contrebas, ce qui me force à traverser un quartier de Santiago rongé par la drogue et les gangs. Peu importe, personne ne s'en prendra à moi, tout au plus me volera-t-on mon portefeuille ce qui sera un moindre mal ; ici on ne tue que ceux des autres gangs, et de son propre gang parfois. On tue son frère, pas l'étranger. Règlements de compte. Les rares fois où j'ai traversé ce quartier, on me dévisageait d'un air méchant ; aujourd'hui il semble que même la méchanceté ne tienne plus sur les visages qui me voient me mouvoir difficilement avec sous le bras une chaise-longue (de dimensions comme on s'en doute comparables aux miennes) concassée dans un carton, on me fixe d'un regard qui ne peut être autre chose que méchant puisque c'est tout ce qu'on croit savoir fabriquer dans ces quartiers, de la haine et de la méchanceté, mais comble de l'amusement, ayant conscience du ridicule de la situation, je ris à la vue de ces regards, non pour me moquer d'eux, mais pour me moquer de moi-même qui trimballe tant bien que mal une chaise-longue sous le bras, et ainsi je provoque leur rire à eux aussi, de concert nous rions, les trafiquants ce jour-là adoptent un rire complice, incapables qu'ils sont de conserver cette méchanceté de façade lorsqu'ils me voient passer ; en plus, ce matin en quittant mon appartement, obnubilé par mon désir subit d'acquérir une chaise-longue pour agrémenter les beaux jours qui s'annoncent, j'ai oublié de mettre ma ceinture sans laquelle même un short peine à tenir en place, et remonter à intervalles réguliers un short en portant simultanément un carton surdimensionné s'avère être une opération délicate digne des plus grands acrobates, croyez-moi je ne serais pas surpris qu'un diplôme soit nécessaire pour distinguer les personnes dont les aptitudes à la tâche méritent d'être relevées en vue d'usages futurs. Voilà donc les trafiquants et autres tueurs qui troquent la méchanceté habituelle de leur regard pour rire avec moi, petit clown que je suis à me décider coûte que coûte de m'approcher de cette eau avec un carton contenant une chaise-longue sous le bras et un short classé hautement instable, cette eau où tu es apparue comme une providence avec une élégance qui tranche sans doute, à t'en lire, avec la réalité de tes pataugements.

Arrivé à destination, le souffle haletant, je déposerai le carton sur la plage, ne sachant si c'est la chaise-longue ou moi qui suis plié de rire, quelle idée insensée, celle de faire un tel détour, juste parce que tu as décidé de venir occuper ma cervelle à nouveau, oh ce n'est pas vraiment toi dans le fond, quelque chose me dit que tu es relativement indifférente à moi, c'est moi et cette continuité de l'éventualité, je déposerai comme je le disais (quelques morceaux de phrase plus haut) ce carton sur la plage en laissant échapper un mot issu d'un vocable peu distingué, traduisant mon soulagement et trahissant mes origines, je me coucherai ensuite dans le sable sans faire très attention à l'alentour, constatant vaguement qu'il s'agit d'une plage où les chiens sont autorisés, ou peut-être devrait-on dire encouragés, il s'agit d'une plage où tout propriétaire peut aisément se promener avec son clébard pour que celui-ci jouisse d'une baignade dans l'eau claire et limpide d'une mégapole où l'air abrite une collection de métaux lourds d'une richesse indiscutable, plage bénéficiant d'espaces aménagés pour que les canins bien éduqués puissent se délester d'une petite clé de fa de matière fécale et d'autres rejets à la géométrie fantaisiste. Plutôt que de somnoler tout en bronzant — je n'ai pas précisé que le soleil se faisait violent, je pensais que mentionner l'achat d'une chaise-longue suffisait à présupposer que ça tapait grave — et de rêver à je ne sais quoi comme le voudrait un récit un tant soit peu envoûtant (et dont l'action se déroulerait dans un endroit géographiquement plus éloigné d'un carré de sable réservé à la toilette canine), j'appellerai Mohamed, 16h à Santiago, 22h à Châlons-sur-Saône, pour sûr il ne sera pas encore couché. 

- Momo ?
- C'est tous des fils de putes, dira-t-il avec son fort accent.

Nous éclaterons de rire, il faut dire que le lendemain de cette fameuse soirée où je n'ai cessé de répéter cette phrase en boucle, Mohamed et son côté taquin intarissable m'auront ressorti la phrase en permanence, au point de presque me contrarier par instants, se rendait-il compte de ce que ça représentait, de la vie à laquelle je renonçais, de l'éventualité égorgée, plus de corps, ni de gorge, mais cette voix pourtant toujours cette voix ? D'ailleurs, parlons-en encore de cette voix puisque même tes mots ne sont pas parvenus jusqu'à moi depuis, il ne me reste de toi que tes anciens mots, vierges de ta voix, aurais-je rêvé tes mots, aurais-je rêvé ta baignade, devrais-je les relire en italique comme des didascalies, des notes de bas de page ou autres pensées d'un personnage avec qui la boussole s'amuse ? Pourtant cette voix j'ai la conviction de l'avoir entendue, je n'ose plus l'entendre, je me rappelle tes douces injonctions alors que je m'étais isolé dans une chambre en plein Paris, pensant que je me tatouerais une clé de fa, puis que je t'inviterais à prendre un verre.

- C'est pour ça que je t'appelle. Enfin pas exactement, corrigerai-je, me rendant compte que le lien entre ces fils de putes et ta voix n'a de sens que dans le réseau (compliqué et souvent aussi incohérent qu'illogique) de mes pensées. Momo tu te rappelles ?
- Je me rappelle quoi ?

Je me rendrai subitement compte du grotesque de la situation, te revoir, si nettement, entendre à nouveau les sinusoïdes de ta voix qui s'entrelacent à la fluidité doucement ondulante de ce que tu racontes, et que ça m'apparaisse comme si évident, si percutant pour que je le dise à Mohamed, alors que c'est bien là une expérience de mon propre esprit, si dure à décrire, à expliquer, subitement je me rendrai compte à quel point j'aurai l'air con, heureusement Momo ne juge pas.

- Kara ?
- Oui, Kara, mentirai-je.
- Alors, tu l'as vue ?
- Kara elle est mariée, elle veut juste parler français, mais je me suis quand même tatoué. La clé de fa.
- Vraiment t'es grave.
- Je sais que je suis grave, c'est un secret pour personne.

Il éclatera de rire, pensant que j'avais surtout envie de l'appeler, ce qui dans un monde idéal devrait être le cas, malheureusement la confortable solitude dans laquelle j'aime prendre mes aises (même si j'ai fait un grand pas en m'apprêtant à tolérer la compagnie d'une chaise-longue) me fait rapidement néantiser mes amis d'outre-Atlantique, et ceux-ci sont (Dieu merci) suffisamment sympas pour ne pas m'en tenir rigueur, haha, j'en ai de la chance me direz-vous, car quelle bien étrange attitude, non ? les oublier eux, mais ne pas t'oublier, toi l'Imaginaire, rejeton de mes pensées délabrées, survivante jamais née, perspective éternelle. Quel délicate sensation j'ai éprouvée lorsque Kara m'a appris qu'elle souhaitait juste parler français, il aurait été regrettable que tu disparaisses aussi facilement, juste à cause d'un café, à n'en pas douter une force qui me dépasse a décidé que t'effacer de la sorte ne serait pas du jeu. Et puis, en rentrant au Chili, j'ai joué un blues sur un piano qui finissait sa vie pauvrement à Roissy dans le terminal 2E, en me levant pour retrouver ma porte d'embarquement un jeune couple affalé sur son siège, en phase de dégustation finale d'un paquet de chips, m'a fait cadeau d'un regard triste, ils voulaient que je continue, c'est beau un blues pour accompagner l'enterrement d'un paquet de chips. Depuis cet épisode mon rêve de musicien de rue a disparu dans l'avalanche de pensées que je m'efforce d'entasser méticuleusement, d'ordonner comme des tranches de charcuterie, à la recherche d'une nouvelle systématique distincte de tout ce qui paraissait, logiquement, préparer ce verre que je devais prendre avec toi.

Avec Mohamed, nous rirons, je finirai par raccrocher, parce qu'il faudra que je voie ça de près, que je te voie dans la baie, ta tête au loin dépasser, ce sourire que d'aucuns trouveraient enfantin mais que je trouve énigmatique. C'est bien là sans doute la clé de voûte de cette fascination sans queue ni tête, ce sourire que je ne comprends pas et qui donc me fascine, dont je suis pourtant l'auteur, comme toujours voilà que ce qui m'échappe en vient à m'enivrer, je serai là à regarder une baie en croyant que tu y nages dans ma direction, tu finiras par apparaître plus distinctement avec ce sourire qui n'existe pas, ce sourire qui n'est pas celui d'un humain, ce sourire asexué, lentement tes épaules sortiront de l'eau jusqu'à laisser apparaître tes petits seins. 

Tes cheveux n'auront pas été mouillés, soudainement tu tourneras la tête et, raides, ils sembleront se tordre comme une pensée qui s'affinerait sous l'effet d'un stimulus, peut-être qu'en exagérant le mouvement c'est une tresse qu'ils finiraient par former, s'agençant en une structure à mi-chemin entre l'oeuvre d'art et la construction fractale, comme quelque chose qui se précise, s'enroule autour d'un matériau qu'il s'approprie avec de plus en plus de frénésie et de précision ; pourtant ils resteront raides tes cheveux et n'oseront que momentanément, alors que je te verrai sortir de l'eau et marcher dans ma direction, masquer ce sourire qui lui, restera immobile, comme si tes nerfs faciaux étaient atteints, comme si mon imagination seule ne pouvait s'autoriser à t'affubler de trop de mouvements inconnus, de peur que si, véritablement, tu finis un jour par devenir autre chose qu'une pensée, de peur que si un jour l'éventualité devient réalité, la copie de toi que j'aurai alors en face de moi ne jure avec celle que j'ai façonnée, et ne te détruise à tout jamais.   

Tu prendras place à côté de moi et je fermerai les yeux. Je me réveillerai quelques minutes plus tard, en train de caresser un carton de chaise-longue.

« Modifié: 21 Juillet 2018 à 15:47:13 par Chapart »

Hors ligne Chouc

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 731
  • Chourlotte Brontë
Re : L'éventualité des aigus aqueux, II
« Réponse #1 le: 08 Juillet 2018 à 14:20:12 »
Wesh,

Citer
se soit trouvé lié au leur... je serais un menteur
Majuscule à "je" ?

Le début m'a un peu paumée, il a fallu que je me remette en mémoire la partie 1 et le ton me semble avoir pas mal évolué, du coup j'ai mis du temps à entrer dans le texte, mais ça :

Citer
Une apparition qui, à la façon d'un abat-jour, venait discrètement adoucir une préoccupation métastasée, une couleur agréable en arrière-fond d'un paysage nébuleux dont le premier plan insondable happait mon esprit figé, concentré sur la nécessité de reconstruire mon identité sur les vestiges de l'éventualité déchue.
C'est très très réussi. C'est à la fois nébuleux et parfaitement clair, j'adore.

Citer
ceux de ce jour où tu m'as parlé de ta baignade de la veille dans une petite plage bretonne,
On se baigne pas dans une plage... Enfin c'est dangereux. Dans l'ocean ou dans la mer, selon où on est en Bretagne. Peut-être dans une crique ?

Citer
(qui peut sérieusement prétendre que la mer est lisse ?)
Quelqu'un qui n'a jamais pris la mer

Citer
qui t'aurait fait siéger à nouveau dans une partie inconsciente de ma tête avant que la vue de la baie ne te dénonce pour de bon,
ça aussi c'est très bien formulé.

Citer
toi l'inconnue d'une équation qui n'a jamais été posée.
Là en revanche je trouve ça un peu too much.

Citer
Quelle bien grossière attitude que de réduire ta personne et ce que ses mots d'avant les fils de putes ont dévêtu en moi à un organe, un vulgaire organe, qui plus est la voix, car dans le fond, est-il quelque chose de moins fiable que la voix, est-il quelque chose qui défigure plus les mots que la parole ? 
Je suis certainement trop terre à terre, mais la voix n'est pas un organe. C'est comme se baigner dans la plage, je comprends l'idée in fine, mais les autres images que tu as employées jusqu'ici sont plus "cohérentes".

Citer
(de dimensions comme on s'en doute comparables aux miennes)
J'ai relu 3 fois sans comprendre à quoi ce "aux miennes" fait référence.

Citer
je ris à ce regards,
ces (ou regard au singulier)

Citer
croyez-moi je ne serais pas surpris
:\? Ce soudain vouvoiement du lecteur me trouble, depuis le début le narrateur parle à "tu".

Citer
ce carton sur la plage en laissant échapper un mot issu d'un vocable peu distingué, traduisant mon soulagement et trahissant mes origines,
:D

Citer
Nous éclaterons de rire, il faut dire que le lendemain de cette fameuse soirée où je n'ai cessé de répéter cette phrase en boucle, Mohamed et son côté taquin intarissable m'auront ressorti la phrase en permanence, au point de presque me contrarier par instants, se rendait-il compte de ce que ça représentait, de la vie à laquelle je renonçais, de l'éventualité égorgée, plus de corps, ni de gorge, mais cette voix pourtant toujours cette voix.
Ce qui m'ennuie un peu avec cette phrase, c'est qu'à partir de "se rendait-il compte" ça devient techniquement une question, et ça devrait donc s'achever sur un point d'interrogation.

Citer
me direz-vous,
A nouveau un vouvoiement. Je subodore que tout ceci est volontaire et que les pensées du narrateur changent de destinataire selon les phrases, et c'est un style qui se défend, mais moi ça me fait sortir du récit à chaque fois.

Citer
terminal 2E, en me levant pour retrouver ma porte d'embarquement un jeune couple affalé sur son siège, en phase de dégustation terminale d'un paquet de chips,
Je suis pas fan de la répétition.

Citer
c'est beau un blues pour accompagner l'enterrement d'un paquet de chips.
Tellement, putain.

Citer
Depuis cet épisode mon rêve de musicien de rue a disparu
J'aurais bien vu une virgule après épisode.

Tout le passage de la sortie de l'eau fait très James Bond Girl, j'ai l'impression de voir la scène.

Et la phrase finale est très très bien trouvée, excellent dosage.



C'est bien plus mélancoliquo-romantique que la partie 1 qui était plus nerveuse, mais ça a beaucoup de charme aussi. J'arrive cependant pas à décider ce qui rend le mieux justice à ta plume. A voir sur une autre ambiance, peut-être.

Merci pour le partage, au plaisir.
Tel esprit qui croyait se pendre.

Hors ligne olivier

  • Tabellion
  • Messages: 45
Re : L'éventualité des aigus aqueux, II
« Réponse #2 le: 08 Juillet 2018 à 14:54:11 »
Alors,

J'ai trouvé ton texte plutôt complexe, même si j'ai réussi à me laisser porter par les nombreuses formulations et tours de phrases bien trouvés.

Néanmoins, le sens poétique du texte souffre de la démultiplication des qualificatifs et de la complexité des images je trouve, et cette complexité poussée à l'excès m'a empêché de trouver un vrai rythme de lecture, c'est bien dommage.

Je prendrai un exemple simple:

Citer
entendre à nouveau les sinusoïdes de ta voix qui s'entrelacent à la fluidité doucement ondulante de ce que tu racontes

"entendre à nouveau le son de ta voix se mêler au sens des mots" aurait bien mieux fait l'affaire, je trouve. Ca allège le texte sans vraie perte de fond - et sur la forme, le texte y trouve une nouvelle fluidité. A mon sens en tous cas.

Mais dans l'ensemble, j'ai trouvé un intérêt à la lecture, et je m'y suis repris à plusieurs fois à revenir sur certains passages bien tournés.
@+
C'est tout ce que j'ai à en dire

Hors ligne Say

  • Aède
  • Messages: 158
Re : L'éventualité des aigus aqueux, II
« Réponse #3 le: 08 Juillet 2018 à 18:28:35 »
(Du coup j'ai lu le I et le II à la suite, et c'est le combo des deux que je commente)

Salut Chapart, je ne sais plus si j'avais déjà lu des textes de toi ! Je suis venu pour le titre à la base, et je suis resté pour tout le reste.

Mon commentaire ne sera surement pas très utile, ou très constructif, mais j'ai énormément aimé ton (tes ?) texte(s). La forme très orale fonctionne pour moi très bien, j'aime cet entrelacement de pensées, cette construction du sens en rhizomes pour le lecteur, au fur et à mesure. J'apprécie beaucoup, de manière générale, ton mélange d'un champ lexical soutenu et familier, et je me suis beaucoup retrouvé dans ta façon de t'exprimer à travers ces deux textes. C'est des textes qui donnent envie d'être lus à haute voix, beaucoup de phrases sont un vrai plaisir à décortiquer, et j'aime leur longueur parfois disproportionnée, comme si le flot de la pensée était trop intense et trop vif pour qu'il n'y ai le temps d'y glisser un point pour souffler.

Le fond m'a aussi beaucoup parlé, et je pense que c'est pour ça que j'ai apprécié le texte à ce point. Je trouve que tu nous donnes juste assez d'éléments pour ne pas être perdus, et assez peu pour nous laisser la place de nous y glisser en y apportant notre bagage d'émotions. Cette figure obsédante à la limite de l'imaginaire planant au dessus des deux textes, presque en incarnation de ce que peut être l' "éventualité", m'a raconté pas mal de choses. L'isolement et l'ironie pas cynique mais triste du personnage principal, et son tiraillement entre rêve et facilité/confort aussi. En fait, plein de choses sonnent vraiment très justes.

Difficile de dire autre chose pour le moment. Merci beaucoup pour ce texte, un de mes coups de coeur du Forum ! Il y a dans ces textes quelque chose que je recherche dans l'écriture je crois.

A bientôt !

Hors ligne Chapart

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 639
Re : Re : L'éventualité des aigus aqueux, II
« Réponse #4 le: 10 Juillet 2018 à 11:48:15 »
Merci à tous de vos commentaires !  :)

@Chouquinette


Merci beaucoup pour tes commentaires détaillés

Majuscule à "je" ?

je l'ai pas mise parce que dans ma tête c'est la phrase d'avant qui se poursuit (elle était un peu trop courte à mon goût  :huhu: )

Le début m'a un peu paumée, il a fallu que je me remette en mémoire la partie 1 et le ton me semble avoir pas mal évolué, du coup j'ai mis du temps à entrer dans le texte, mais ça :

ouais je voulais un ton différent et ça me surprend pas trop que ça se ressente... mais j'espère que ça déstabilise pas trop

C'est très très réussi. C'est à la fois nébuleux et parfaitement clair, j'adore.

ooohh  :-[ merci

On se baigne pas dans une plage... Enfin c'est dangereux. Dans l'ocean ou dans la mer, selon où on est en Bretagne. Peut-être dans une crique ?

toutafé, je remplace par "crique"

Quelqu'un qui n'a jamais pris la mer

https://www.youtube.com/watch?v=ppbpkQbVLNY    :P

Citer
toi l'inconnue d'une équation qui n'a jamais été posée.
Là en revanche je trouve ça un peu too much.

bouh ça ça m'embête, j'laimais bien cette image. Meeeuh. Faut que je réfléchisse à autre chose (ou que je garde  :mrgreen:)

Je suis certainement trop terre à terre, mais la voix n'est pas un organe. C'est comme se baigner dans la plage, je comprends l'idée in fine, mais les autres images que tu as employées jusqu'ici sont plus "cohérentes".

j'admets, mais par quoi remplacer ? pas d'idée là tout de suite.

J'ai relu 3 fois sans comprendre à quoi ce "aux miennes" fait référence.

les dimensions du narrateur

Citer
je ris à ce regards,
ces (ou regard au singulier)

thks

Citer
croyez-moi je ne serais pas surpris
:\? Ce soudain vouvoiement du lecteur me trouble, depuis le début le narrateur parle à "tu".

oui, ça c'est volontaire, je voulais distinguer un "toi" quand il s'adresse à la "voix" et un "vous" quand il s'adresse au lecteur (ou à quelqu'un d'autre, peu importe). ça va avec le côté tout part dans tous les sens et déferlement de pensées pas ordonnées. Garder tout le temps un "tu" me paraîtrait un peu trop répétitif et, euh, rigide, pas hyper compatible avec la succession d'états et de pensées du narrateur, je trouve.

Citer
Nous éclaterons de rire, il faut dire que le lendemain de cette fameuse soirée où je n'ai cessé de répéter cette phrase en boucle, Mohamed et son côté taquin intarissable m'auront ressorti la phrase en permanence, au point de presque me contrarier par instants, se rendait-il compte de ce que ça représentait, de la vie à laquelle je renonçais, de l'éventualité égorgée, plus de corps, ni de gorge, mais cette voix pourtant toujours cette voix.
Ce qui m'ennuie un peu avec cette phrase, c'est qu'à partir de "se rendait-il compte" ça devient techniquement une question, et ça devrait donc s'achever sur un point d'interrogation.

bien vu, merci !  :)

Citer
terminal 2E, en me levant pour retrouver ma porte d'embarquement un jeune couple affalé sur son siège, en phase de dégustation terminale d'un paquet de chips,
Je suis pas fan de la répétition.

changé "terminale" en "finale"

Tout le passage de la sortie de l'eau fait très James Bond Girl, j'ai l'impression de voir la scène.

Et la phrase finale est très très bien trouvée, excellent dosage.



C'est bien plus mélancoliquo-romantique que la partie 1 qui était plus nerveuse, mais ça a beaucoup de charme aussi. J'arrive cependant pas à décider ce qui rend le mieux justice à ta plume. A voir sur une autre ambiance, peut-être.

Merci pour le partage, au plaisir.

Merci beaucoup pour ton retour et tes commentaires ! Je savais pas du tout comment le tout était perçu, du coup c'est intéressant (je me serais pas douté que ça faisait mélancolico-romantique, ni James Bond girl, mais why not  ^^ ). Ce qui est sûr c'est que je voulais une ambiance moins pessimiste, rageuse que le premier, et si possible un peu plus drôle et attachante. (et euh, ptetre qu'il y en aura une troisième quand j'aurais une idée. J'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à les écrire et jcrois que je les aime bien)

@olivier

Merci pour ton commentaire ! C'était un peu ma crainte, que la construction de phrases soit trop complexe et qu'on décroche vite. Il faut que je relise le tout une fois que je serai sorti un peu du texte pour voir si y a des choses à simplifier (enfin globalement ça reste un choix, mais le tout premier paragraphe, pas exemple, je l'ai tourné de plein de façons différentes, et il me paraît encore un peu trop alambiqué).

@Say

Wow  :-[ :-[ :-[   merci beaucoup pour ce commentaire, ça m'a touché (j'ai lu La naissance de l'amour de toi, c'est  :coeur: :coeur: . On pourrait tenter un texte à deux à l'occaze si ça te dit). C'est marrant que tu imagines bien ce texte lu, sans doute parce qu'il est proche de l'oralité, après vu la longueur de certaines phrases je sais pas trop ce que ça donnerait. Je suis un peu dans un délire de phrases longues en ce moment et euh, c'est dur de voir où est la limite.


Hors ligne Chouc

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 731
  • Chourlotte Brontë
Re : L'éventualité des aigus aqueux, II
« Réponse #5 le: 10 Juillet 2018 à 18:39:15 »
Re !

Citer
ouais je voulais un ton différent et ça me surprend pas trop que ça se ressente... mais j'espère que ça déstabilise pas trop
Du tout ! Ça surprend mais ça déstabilise pas. Peut-être que ça serait déstabilisant si les 2 textes ne faisaient qu'un, mais pour le savoir il faudra demander l'avis de quelqu'un d'autre ^^ quelqu'un qui a lu les 2 à la suite l'un de l'autre. Moi je les ai lu à trop longtemps d'intervalle pour que ce changement d'ambiance me trouble.

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bouh ça ça m'embête, j'laimais bien cette image. Meeeuh. Faut que je réfléchisse à autre chose (ou que je garde  :mrgreen:)
C'est comme tu veux, mais je trouve cette image vraiment clichée quoi... D'ordinaire tu sors un peu plus des sentiers battus, c'est ce que je veux dire. Là c'est plus commun. Pas désagréable, mais plus commun.

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Quelle bien grossière attitude que de réduire ta personne et ce que ses mots d'avant les fils de putes ont dévêtu en moi à un organe, un vulgaire organe, qui plus est la voix, car dans le fond, est-il quelque chose de moins fiable que la voix, est-il quelque chose qui défigure plus les mots que la parole ?
Je suis certainement trop terre à terre, mais la voix n'est pas un organe. C'est comme se baigner dans la plage, je comprends l'idée in fine, mais les autres images que tu as employées jusqu'ici sont plus "cohérentes".
j'admets, mais par quoi remplacer ? pas d'idée là tout de suite.
Une onde ? Une vibration ? Ou si tu veux vraiment quelque chose de trivial, ce qui me semble être l'idée, des Hertz, une vulgaire poignée de Hertz.

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les dimensions du narrateur
Je suis allée relire une 4ème fois, puis une 5ème en fronçant les sourcils  :-[, mais j'ai fini par comprendre, ayé. Je suis un peu lente parfois.

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oui, ça c'est volontaire, je voulais distinguer un "toi" quand il s'adresse à la "voix" et un "vous" quand il s'adresse au lecteur (ou à quelqu'un d'autre, peu importe). ça va avec le côté tout part dans tous les sens et déferlement de pensées pas ordonnées. Garder tout le temps un "tu" me paraîtrait un peu trop répétitif et, euh, rigide, pas hyper compatible avec la succession d'états et de pensées du narrateur, je trouve.
Oui, j'ai compris par la suite que c'était une volonté, mais du coup peut-être que cet aspect désordonné dans les pensées du narrateur apparaît un peu tardivement et que c'est pour ça que j'ai buté dessus... Peut-être qu'une première invective aux lecteurs un peu plus tôt serait pas mal, enfin c'est une idée.

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Ce qui est sûr c'est que je voulais une ambiance moins pessimiste, rageuse que le premier, et si possible un peu plus drôle et attachante.
C'est réussi ! J'ai parlé de la sortie de bain James-Bond-Girlesque et du côté romantique (qui rejoint l'aspect attachant), mais j'ai aussi souris à plusieurs reprises (notamment sur la toute dernière phrase), donc le côté drôle est bien là pour moi aussi.

Si partie 3 il y a , je la lirais avec grand plaisir.

A bientôt !


Tel esprit qui croyait se pendre.

Hors ligne olivier

  • Tabellion
  • Messages: 45
Re : L'éventualité des aigus aqueux, II
« Réponse #6 le: 11 Juillet 2018 à 01:23:33 »
Je te rejoins sur le souci d'homogénéité du texte, et du choix délibéré d'une certaine complexité. De ce point de vue, ma suggestion, qui était d'ailleurs là pour illustrer mon propos davantage que pour fournir une solution de rechange - et m'approprier ton texte comme un malpropre par là-même  :mrgreen: - , est peut-être trop simpliste.
C'est tout ce que j'ai à en dire

Hors ligne Say

  • Aède
  • Messages: 158
Re : Re : Re : L'éventualité des aigus aqueux, II
« Réponse #7 le: 12 Juillet 2018 à 10:50:58 »

@Say

Wow  :-[ :-[ :-[   merci beaucoup pour ce commentaire, ça m'a touché (j'ai lu La naissance de l'amour de toi, c'est  :coeur: :coeur: . On pourrait tenter un texte à deux à l'occaze si ça te dit). C'est marrant que tu imagines bien ce texte lu, sans doute parce qu'il est proche de l'oralité, après vu la longueur de certaines phrases je sais pas trop ce que ça donnerait. Je suis un peu dans un délire de phrases longues en ce moment et euh, c'est dur de voir où est la limite.

Je trouve ça très chouette ce "délire de phrases longues", mais j'imagine effectivement que quand on est lancé, c'est dur de savoir quand s'arrêter. N'hésites pas à continuer à explorer ça en tout cas, je serais content d'en lire plus !

Sinon, je peux te dire que moi je sais ce que ça donnerait ton texte lu à l'oral, parce que c'est comme que je l'ai lu la première fois  :P (j'étais tout seul chez moi, j'en ai profité !)
A l'oral, le texte est assez intense en l’occurrence. Les phrases longues le rendent presque étouffant, mais poussent à parler vite, à laisser filer ça comme un flux de conscience qui aurait trouvé une porte de sortie en passant par la bouche. Ça donne au texte une urgence, et une vraie intensité émotionnelle. Enfin tout ça on l'a aussi - je l'ai eu aussi en tout cas - en le lisant silencieusement, mais je veux dire que ça se traduit vraiment bien à l'oral selon moi !

(Je me souviens de ton commentaire sur La Naissance qui m'avait fait super plaisir  :-[ Franchement l'éventualité d'un texte à deux, si elle est intimidante, est aussi terriblement tentante. Ce serait super chouette, et je garde vraiment ça en tête du coup !!)

Hors ligne Chapart

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 639
Re : Re : L'éventualité des aigus aqueux, II
« Réponse #8 le: 14 Juillet 2018 à 14:32:57 »
@chouc

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Quelle bien grossière attitude que de réduire ta personne et ce que ses mots d'avant les fils de putes ont dévêtu en moi à un organe, un vulgaire organe, qui plus est la voix, car dans le fond, est-il quelque chose de moins fiable que la voix, est-il quelque chose qui défigure plus les mots que la parole ?
Je suis certainement trop terre à terre, mais la voix n'est pas un organe. C'est comme se baigner dans la plage, je comprends l'idée in fine, mais les autres images que tu as employées jusqu'ici sont plus "cohérentes".
j'admets, mais par quoi remplacer ? pas d'idée là tout de suite.
Une onde ? Une vibration ? Ou si tu veux vraiment quelque chose de trivial, ce qui me semble être l'idée, des Hertz, une vulgaire poignée de Hertz.

Remplacé par

Quelle bien grossière attitude que de réduire ta personne et ce que ses mots d'avant les fils de putes ont dévêtu en moi à quelques vibrations, car dans le fond, est-il quelque chose de moins fiable que la voix, est-il quelque chose qui défigure plus les mots que la parole ? 


Merci pour la suggestion

Si partie 3 il y a , je la lirais avec grand plaisir.
:)

@olivier: non mais pas endroits c'est un peu trop alambiqué, simplement pour mieux me rendre compte de ce qui cloche j'ai besoin de prendre un peu de recul sur le texte. Je vais pas simplifier drastiquement l'essentiel du texte parce qu'évidemment y a ce choix de complexité, et après bon on aime ou on aime pas, mais par endroits je trouve que c'est une très bonne idée.

@Say: l'éventualité d'un texte à deux  :coeur:

Merci à tous !

 


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