Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

03 Juillet 2026 à 16:55:52
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La Bête

Auteur Sujet: La Bête  (Lu 1296 fois)

Hors ligne Extal

  • Buvard
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La Bête
« le: 04 Juin 2018 à 20:09:45 »
Manuel, un éleveur d’une trentaine d’année, se dirigeait comme chaque soir vers le champ ou ses chèvres broutaient paisiblement l’herbe verte du printemps. « Droite Valla ! » ordonna-t-il à son chien qui l’aidait à rassembler les bêtes pour les ramener dans la grande grange à quelques mètres de là. Le chien s’empressa d’obéir à son maitre, se faisant une joie de courir après les fuyards qui tentaient désespérément de s’écarter du reste du troupeau. « 25, 26, 27, 28… Il en manque deux... » Après s’être assuré de n’avoir oublié personne, Manuel ferma la clôture consciencieusement, vérifia qu’aucune chèvre n’avait profité de son comptage pour partir et prit la direction du fond du champ ou se trouvait un petit bosquet. « (Sifflement) Valla, viens ici. » Le chien suivit son maitre au pied, ils entrèrent tous deux dans le petit bosquet et s’enfoncèrent au plus profond possible dans la petite forêt. « (Aboiement)  Qu’est-ce que t’a trou… Oh merde ! » Les deux chèvres, ou du moins ce qu’il en restait, gisait la, complétement dévorer il n’en restait que les ossement encore rouge et quelque lambeaux de peau. « Rah ce doit être cette maudite créature ! Il faut la tuer ou elle va finir par s’en prendre à nous, ou pire »
*
« Chérie ton entrecôte est tout simplement délicieuse ! »
« Eh bien pour tout le mal que tu t’es donné pour abattre cette bête je pouvais au moins faire ça, je n’ai pas tout préparé mais j’ai découpé le reste pour Mel, si tu veux lui donner demain matin après le conseil…»
 « Il m’a dit qu’il préférait aller en prendre chez Gino, il veut qu’un vrai boucher lui coupe cette fois ci, s’esclaffa Mikhaïl. »
 « Il pense encore que c’est de ma faute si il a eu une indigestion la dernière fois ? »
« Bah écoute Mina il n’avait jamais eu ce genre de maux avant qui tu ne lui offre un morceau, rigola-t-il »
« C’est forcément sa femme qui a mal cuit la viande… » Mina fut interrompu par un homme frappant à la porte : « Ouvrez c’est Manuel ! » Mikhaïl s’empressa d’ouvrir la porte et Manuel entra précipitamment dans la maison :
« Que fait-il à cet heure-là ? »
« J’ai perdu deux de mes bêtes je suis sûr qu’il s’agît du monstre dans la grotte ! Il les a bouffé c’est certain il faut le tuer avant qu’il s’en prenne à nous et nos enfants ! »
« Oh du calme, comment sais-tu que c’est lui ? »
« C’est forcément lui ! Qui veut tu que ce soit ? Y a plus un loup ici depuis longtemps »
« Bon Manuel on en parle demain au conseil tu n’auras qu’à porter plainte et nous te dédommagerons »
« J’en m’en contrefous des dédommagements je veux juste qu’il ne s’attaque plus à mes chèvres ! » 
« On voit ça demain compris ? » Mikhaïl claqua la porte au nez de Manuel, il entendit ce dernier se plaindre avec colère tout en s’éloignant de la maison.
« Tu penses que c’est La Bête ? », dit Mina avec hésitation, on pouvait sentir de la peur dans sa voix.
« Je ne sais pas mais il va falloir s’en occuper ce n’est pas la première fois que les gens s’en plaignent… »
« On ne sait même pas à quoi elle ressemble… et les traces étaient immenses la dernière fois… »
« Nous verrons demain. » Mikhaïl coupa court à la discussion, il semblait songeur tout le long du repas, mais Mina ne posa pas plus de question. Elle connaissait toutes les responsabilités que son époux avait sur les épaules depuis qu’il avait été élu chef du village. Après le repas, tous deux se blottirent l’un contre l’autre. « Bonne nuit vous deux.. » Mikhaïl embrassa sa chère et tendre ainsi que son ventre déjà bien arrondit et s’écroula de sommeil. « Bonne nuit » répondit-elle, un peu inquiète, puis finit par s’endormir paisiblement dans les bras de son bien-aimé.
*
« Nous devons absolument nous occuper de cette créature avant qu’elle ne s’en prenne à nos enfants et nous !  S’emporta Manuel»
« Il a raison nous ne pouvons pas ignorer une tel menace si La Bête comprend qu’elle peut impunément nous prendre nos biens elle se trompe nous allons nous en débarrasser aujourd’hui ! »
« Allons mes amis nous ne pouvons pas prendre des conclusions hâtives comme ça, Manuel à tu vu des traces comme l’autre fois ? Dit Mikhaïl pour essayer de calmer l’assemblé. »
« C’est forcément ce truc je te dis ! Qu’est-ce que ça pourrait être ?! Y a plus de Loups de toute façon ! »
« Ecoute Mikhaïl il faut qu’on s’occupe de ce truc avant qu’il s’en prenne à d’avantage de monde, intervint Mel »
« Même toi Mel ? S’étonna Mikhaïl, nous ne l’avons jamais vraiment vu, nous ne savons pas à quoi nous avons affaire... »
« On sait où elle doit se trouver on n’aura qu’à mettre le feu devant sa grotte pour la faire sortir. »
« Bon très bien, vous n’avez pas l’air décidez à lâcher l’affaire, alors nous allons voter… Qui souhaite qu’il y est une expédition vers la grotte afin de s’occuper de La Bête ? fit le chef du village sans cacher sa désapprobation. » Toutes les mains se levèrent sans exception. « Bien alors qui va y participer ? » Manuel fut le premier à lever la main. Mais l’assemblé était beaucoup moins réceptive à cette dernière proposition. Malgré tout, peu à peu les plus courageux finirent par lever la main les uns après les autres. Ce fut finalement cinq grands gaillards, dont Mel ainsi que trois femmes téméraires qui levèrent la main pour participer à la chasse au Monstre.
« Bien pour les volontaires vous avez jusqu’à ce midi pour vous préparer on se retrouvera ici, la grotte n’est pas très loin nous y serons avant ce soir si nous partons à l’heure prenez de quoi boire et de quoi allumer un feu ainsi que des armes bien sûr, la séance est levé. »
L’assemblé se dispersa et chacun rentrèrent chez eux pour commencer les préparatifs, Mina qui avait assisté à tout ça se dépêcha de rejoindre son époux : « Tu es obligé d’y aller ? dit-elle impatiente. »
« Malheureusement oui je dois y aller on forme une belle équipe Mel et moi et je ne… »
« Arrête tu n’y crois pas toi-même vu la taille des traces ce truc doit faire au moins dix mètres ! Il faudrait une intervention divine. »
« Du feu suffira je ne connais pas un seul animal qui ne craint pas le feu. »
« Tss, pesta Mina, et je ne serais même pas là pour couvrir tes arrières si ça se trouve La Bête n’est pas toute seul, on ne sait absolument rien d’elle ! » Le couple venait d’arrivé devant leur maison et Mikhaïl ignorant les paroles de sa femme prit son épée ainsi que son arc et quelque flèches qu’il mit dans un carquois à sa ceinture. Il souleva ses cheveux qui lui arrivaient presque au milieu du dos pour y mettre son épée. « Idiot, prend au moins cette cotte de maille il suffit que La Bête soit muni de griffe et tu es fini et je te connais tu voudras te mettre en première ligne tout ça pour montrer que tu es le plus fort.. »
« Je vais revenir, je te le promet… » Une larme paru s’échapper de l’œil de Mina. Elle leva la main pour y coller sa main dans la figure de Mikhaïl qui se la prit de plein fouet, sans broncher. Il se leva et enfila la cotte de maille posé sur la table puis se dirigea vers sa femme se dressa devant elle. Mina affronta son regard sans aucune peur mais ce qu’elle vit dans les yeux de Mikhail nétait que de la compréhension.
« Je te promets que je vais revenir, je t’aime Mina, » puis il l’embrassa. Mina attendit qu’il ait franchi le seuil de la porte avec ses armes pour finalement pleurer. « On ne sait pas ce que c’est idiot, j’ai déjà trop perdu…chuchota-t-elle pour elle seul. Reviens sain et sauf… »
Lorsqu’il arriva au lieu du rendez-vous, tous était prêts : Mel, Manuel, Lukas, Loïc, Stéphane, Zoe, Maya et Angèle. Tous armé jusqu’aux dents et prêt à traquer La Bête : « Toujours aussi déterminer, demanda Mikhaïl » Angèle la fille de Manuel n’attendit pas qu’il est fini de posé la question pour répondre : « Bien sûr que oui on va lui faire la peau à cette créature ! » « Il n’ont aucune idée du danger, on ne sait rien de ce qui peut nous arriver, se dit Mikhaïl. On ne peut qu’espérer que cette chose soit inoffensive et que le feu suffira. » « En route ! s’écria Manuel, elle risquerait d’attendre faudrait pas ! » Mel esquissa un sourire et suivit l’éleveur, toute la troupe suivit, Mikhaïl fermant bien sur la marche.
*
Le crépuscule commençait à tomber puis Manuel montra la grotte du doigt pour que tout le groupe puisse repérer l’endroit. La consigne principale était de faire le moins de bruit possible. Mel indiqua aussi les longues traces se dirigeant vers la grotte ce qui indiquait que La Bête était là elle aussi. Les différents membres du groupe commencèrent à ramasser du bois sec un peu partout aux alentours. Puis se réunirent à pas feutré près de l’entrée de la grotte pour y déposer le bois qu’ils allumèrent dès que Mikhaïl et Mel décidèrent que le tas serait suffisant pour enfumer la grotte. La fumé commença à prendre la grotte. Après un quart d’heure environ, elle débordait de l’entrée, montrant qu’elle n’avait plus aucun endroit où aller et donc que la grotte était remplie. Le groupe attendit quelques instants… Soudain une masse sombre balaya le feu et en une demi seconde se retrouva derrière le groupe : « Qu’avons-nous la … fit La Bête, d’une voix perçante et macabre. » Le groupe se figea de peur après quelques secondes pour se remettre de leurs émotions, ils se retournèrent et ce qu’ils virent leur glaça le sang : Un monstre immense dont la tête semblable à un varan était couverte d’une crinière de plume descendant le long de son dos il était pourvu de deux pattes à l’avant lui permettant de se dresser et son corps de serpent entourait peu à peu le groupe qui voyait ses chances de s’en sortir s’amincir au fur et à mesure que la queue du monstre approchait. Manuel paniqua et lança sa lance en direction de la tête de l’animal avec toute l’énergie du désespoir. Avec une vitesse fulgurante, le monstre avait évité l’attaque et se trouvait de nouveau dans le dos des chasseurs. « Qu’est ce qui amène un groupe d’Humains ici près de mon antre ? » Personne n’osa bouger trop stupéfait que la créature puisse parler. « Parlez ! Ma patience à de limites, misérables ! Qui est votre chef ici ! » Ils se retournèrent tous vers Mikhaïl, qui déglutit un bon coup et répondit :  « Le Chef c’est moi ! Nous… Nous sommes venues te poser une question en … en ami oh vénérable… créature » La créature sembla sourire, dévoilant au passage sa rangée de dent sale ou résidait encore des lambeaux de chairs,  «Vous êtes drôlement bien armé pour des «amis » » Mel prit alors la parole « Le chemin qui mène à toi est long et dangereux nous devions nous préparer contre d’éventuels prédateur.. » La Bête se mit à rire aux éclats « Vous n’avez jamais été très bon en mensonge vous les humains… » En un éclair sa tête immense était à quelques centimètres de celle de Mikhaïl qui sentit son haleine de mort et fut pris de nausée, sa patte droite avait écrasé Manuel  « Vous n’auriez pas dut venir ici. » Angèle voyant son paternel écrasé chargea l’épée à la main en hurlant à la mort la patte du monstre qui évita sans mal l’attaque de la jeune femme, révélant la charpie qui restait de Manuel. Voyant ça Angèle s’effondra sur les genoux en tentant de reconstituer ce qu’il restait de son père. « Je ne vous laisse qu’une dernière chance Humain profiter de ma patience encore une fois et je vous envoie tous en enfer ! Pourquoi êtes-vous venues me déranger dans mon antre alors que je ne vous ai jamais ne serait-ce qu’approcher ! »
« Mes camarades pensent que vous avez attaqué notre bétail nous voulions seulement vérifier si cela était vrai votre grandeur, » se dépêcha de répondre Mikhaïl tandis qu’il donna l’ordre du doigt de s’occuper d’Angèle. Mais si vous dites que vous n’avez rien fait alors nous…
La Bête ria de plus belle :  « Vous pensez véritablement que votre misérable bétail est ma cible ? Je ne me nourris que des plus gros monstres, vos petits moutons ne ferait même pas office d’amuse-bouche pour moi »
« Je n’en doutais pas votre magnificence nous allons désormais vous laisser tranquille si vous le permettez »
« Si je le permet ? » Il recommença à rire puis l’expression de sa tête devint d’un seul coup beaucoup plus grave. « Vous êtes venu chez moi en mettant le feu devant ma maison et tenter de me tuer et vous pensez que je vais vous laissez partir bien gentiment ? … »
« Courrez ! » cria Mikhaïl. En une fraction de seconde la patte avant du monstre fendit l’air et trancha net trois de ses compagnons et propulsa Mikhaïl sur le côté, Dieu merci la cotte de maille sui avait sauvé la vie. Mais la queue ne les encerclaient plus, Mel se précipita vers Mikhaïl le prit sur ses épaules et … trop tard, le monstre se tenait déjà devant eux de toute sa grandeur il regardait les deux hommes. Mel plein de désespoir, tomba à genoux en voyant le regard perçant de la Bête, comprenant qu’il ne pouvait plus s’en sortir. « Une dernière volonté ? » demanda La Bête ironiquement. Sans attendre la réponse il coupa en deux Mel sous le regarde horrifié de Mikhaïl. Il voulait crier de peur, de tristesse, de rage, de frustration… mais ne sortit qu’un son inaudible. Il repensa alors à sa promesse : « Mina je suis désolé, sauve notre enfant je t’en supplie… »
« Ou se trouve ton village petit homme ? » La réponse ne venant pas, il déchiqueta Mikhaïl.
*
Mina ne trouvait pas le sommeil. Trop nerveuse elle n’avait pas réussi non plus à manger. « Allé il va s’en sortir il s’en sort toujours de toute façon, il a toujours eu une chance insolente… » Un fracas assourdissant à l’entrée du village la sortit de ses pensées, elle se précipita à la fenêtre du salon et ce qu’elle vit la terrorisa. Un monstre long d’une quinzaine de mètre avait détruit la maison de Manuel. D’un coup de queue il balaya la grange et tua toutes les chèvres qui étaient complétement paniqué à cause du brouhaha. Mina ne réfléchit pas deux fois elle se précipitât dans la cave de la maison et renversa par accident de la liqueur de poire près de la porte de la cave. Elle se blottit au fond de la cave en larme encore effrayé par le monstre qu’elle venait de voir. Elle n’osait plus respirer de peur que le monstre l’entende. Elle pouvait entendre ce dernier détruire les maisons une à une et ce pendant deux heures puis, il vint au-dessus de la maison de Mina. Il disait quelque chose mais n’arrivait pas à comprendre le sens, La Bête était trop loin. Mais dans un élan de folie elle se rapprocha de la porte le plus discrètement possible et là elle put discerner les paroles de La Bête
«…user Ra’Ashr ! » puis il ria aux éclats et partis laissant le village en ruine. Mina n’osa pas sortir pendant longtemps mais c’est lorsqu’elle entendit les oiseaux chanter qu’elle tenta d’ouvrir la porte de la cave. Etrangement la créature n’avait pas  endommagé sa maison, étrange… l’odeur d’alcool lui remontât jusqu’aux narines. « Est-ce que ça aurait masqué mon odeurs ? » Elle sortit de la maison et ce qu’elle vit la plongea dans une profonde détresse : le village était complétement détruits les toits des maisons avaient fondu comme la neige et les corps déchiqueté des anciens habitants gisaient de part et d’autre. Elle marcha cherchant d’éventuels survivants, mais… le corps détruit de Mikhaïl… poser par terre… Le monstre l’avait ramené... Pourquoi ? Elle hurla de toutes ses forces pleura toutes les larmes de son corps… Elle resta à contempler ce spectacle de désolation tout le reste de la nuit… et jusqu’au soir prochain... Une contraction finie par la ramener à la réalité. Elle posa la main sur le ventre et retrouva un peu d’espoir  « Il me faut de l’aide pour le bébé… »
Elle rentra dans sa maison le regard vide, prit un sac ainsi qu’une ancienne lettre de son mari sans doute défunt et des vivres et marcha en direction du village le plus proche qu’elle connaissait : Arge. 

Hors ligne Kahuète

  • Plumelette
  • Messages: 10
Re : La Bête
« Réponse #1 le: 06 Juin 2018 à 00:23:26 »
Salut Extal !

Ce texte est un peu long, et je pense qu'il mérite qu'on s'y attarde, vraiment, parce qu'il y a plein de choses à dire dessus et qu'il me faudrait plus de temps que je n'en ai actuellement. Alors je vais juste faire un départ. je reviendrais sur la suite demain !

Tout d'abord, je pense (mais ce n'est que mon avis) qu'avant de penser au fond, au style, ou à la poésie d'un texte, il faut penser à sa forme. Il faut qu'il soit digeste, que les dialogues s'enchainent fluidement, qu'on détecte très vite et très inconsciemment les changements de phrases, les différentes idées retenus dans les paragraphes. Un petit raté, un petit flou, et le lecteur décroche, et un lecteur qui décroche, c'est pas ce qu'un auteur recherche ;)

Tout d'abord, les règles du dialogue ne sont pas respectées. je t'invite à lire ceci pour t'aiguiller un peu :

Quelques règles de base avant de commencer :

Citation de: Règles du dialogue
Les guillemets en français sont les doubles chevrons. Point barre. Les guillemets « apostrophes » (soit ‘ ‘ ceci ‘ ‘ ) ne sont pas les guillemets français, mais anglais. On n’en s’en sert pas. (Ou alors, à l’intérieur d’autres guillemets déjà ouverts, mais restons simples sur cette série d’articles.) Les guillemets sont isolés du reste de la phrase par une espace1 insécable. Soit « chose » s’écrit en réalité «[]chose[]».

Si votre traitement de texte ne remplace pas automatiquement les guillemets anglais par les français, rien ne vaut de connaître le code caractère correspondant : sous Windows, maintenez la touche Alt, puis tapez le code sur votre pavé numérique. « : Alt + 0171. » : Alt + 0187.

Le tiret de dialogue est un tiret cadratin. C’est-à-dire que c’est un tiret long, le plus long de la police de caractères. Ce n’est pas un trait d’union (-) ni un tiret d’incise (semi-cadratin, plus long : –). Il s’obtient dans certains traitements de texte en tapant simplement deux tirets : — mais le plus efficace reste là aussi de connaître, sous Windows, son code caractère : Alt + 0151.

Tu enchaines énormément de dialogues sans trop de clarté, et ça te coupe le style, assez fortement.

Par exemple, en moderne, si on reprend le dialogue croisé d'après l'introduction ;

Citation de: mal mis en forme
« Chérie ton entrecôte est tout simplement délicieuse ! »
« Eh bien pour tout le mal que tu t’es donné pour abattre cette bête je pouvais au moins faire ça, je n’ai pas tout préparé mais j’ai découpé le reste pour Mel, si tu veux lui donner demain matin après le conseil…»
 « Il m’a dit qu’il préférait aller en prendre chez Gino, il veut qu’un vrai boucher lui coupe cette fois ci, s’esclaffa Mikhaïl. »
 « Il pense encore que c’est de ma faute si il a eu une indigestion la dernière fois ? »
« Bah écoute Mina il n’avait jamais eu ce genre de maux avant qui tu ne lui offre un morceau, rigola-t-il »

il n'y a aucun tiret cadratin et trop de guillemets. Il serait bien plus fluide, et plus correct, de faire ainsi, il me semble ;

Citation de: plus convenable
« Chérie ton entrecôte est tout simplement délicieuse !
— Eh bien pour tout le mal que tu t’es donné pour abattre cette bête je pouvais au moins faire ça, je n’ai pas tout préparé mais j’ai découpé le reste pour Mel, si tu veux lui donner demain matin après le conseil…
— Il m’a dit qu’il préférait aller en prendre chez Gino, il veut qu’un vrai boucher lui coupe cette fois ci, s’esclaffa Mikhaïl.
— Il pense encore que c’est de ma faute si il a eu une indigestion la dernière fois ?
— Bah écoute Mina il n’avait jamais eu ce genre de maux avant qui tu ne lui offre un morceau, rigola-t-il.
— C'est forcément...» etc

A chaque fois que tu changes de personnage, ce n'est pas la peine de replacer guillemets ouvrants et fermant. Si tu restes dans la dialogue, ou si tu utilises une simple incise ou didascalie courte (s'esclaffa Mikhail), il te suffit de mettre un tiret cadratin à la suite pour symbolise le changement de personnage. Les guillemets ouvrent et ferment un dialogue général, pas celui d'une personne.

je t'invite à lire ceci et ceci afin d'en savoir vraiment plus sur les différents styles et les différentes possibilités.

Maintenant que cette partie très chiante (mais comme tout ce qui est chiant, c'est la base, et elle est très nécessaire à garder ton lecteur et à montrer que tu connais les règles qui lui permettront de ne pas s'emmêler le cerveau), passons à la suite.

Les étapes importantes du récit se perdent dans les dialogues, et on perd un rythme que pourtant tu t'efforces de donner et qu'un simple retour à la ligne, ou meilleur séparation, amènerait beaucoup plus fortement. Par exemple : (je le laisse dans sa forme telle quelle pour que tu te rendes compte) :

Citation de: exemple de rythme mal découpé
« C’est forcément sa femme qui a mal cuit la viande… » Mina fut interrompu par un homme frappant à la porte : « Ouvrez c’est Manuel ! » Mikhaïl s’empressa d’ouvrir la porte et Manuel entra précipitamment dans la maison :
« Que fait-il à cet heure-là ? »
« J’ai perdu deux de mes bêtes je suis sûr qu’il s’agît du monstre dans la grotte ! Il les a bouffé c’est certain il faut le tuer avant qu’il s’en prenne à nous et nos enfants ! »

N'aurait-ce pas été mieux avec une véritable cassure, un changement de rythme, peut-être même des éléments du décor qui symbolisent justement l'entrée précipitée de Manuel, paniqué pour ses enfants? Tout me semble aller trop vite ici. Les retours à la ligne sont tes amis !

Par exemple :

Citer
—« C’est forcément sa femme qui a mal cuit la viande ! »
Mina fut interrompu par un homme frappant à la porte :
« Ouvrez, c’est Manuel ! »
Mikhaïl s’empressa d’ouvrir la porte et Manuel entra précipitamment dans la maison en écartant le chien :
« Que fait-il à cet heure-là ?
— J’ai perdu deux de mes bêtes je suis sûr qu’il s’agît du monstre dans la grotte ! Il les a bouffé c’est certain il faut le tuer avant qu’il s’en prenne à nous et nos enfants ! »

Bref, bien évidemment, ce ne sont pas des règles précises, mais en général, tout est embrouillé dans ton récit, un peu flou, entre qui parle à qui, qui parle quand, quand est-ce que les paroles donnent lieu à des actions, et quand est-ce qu'on repart sur une narration réelle hors des zooms comme les exemples au dessus.

Par contre, si je fais mon relou sur des points très chiants, j'ai remarqué un récit assez intéressant et une imagination très forte pour camper des personnages que tu as l'air de très bien visualiser donc de très bien faire vivre, et c'est ce qui m'a plu et amené à commenter, en plus de l'effort qu'on sent sur l'écriture générale pour faire des images intéressantes.

Mais je m'y attarderai demain, au calme, pour ce qui concerne le fond du récit, ses forces et faiblesses, mais il ne faut pas que tu prennes mon commentaire comme quelque chose de professoral ou de méchant juste sur la forme : il faut savoir qu'avant de penser au fond de l'histoire, à ses personnages, et à ce qu'il s'y passe, la façon dont elle va être lue et reçue par le lecteur (donc sa forme) est très importante, et que des dialogues mis en forme ainsi et de telles imprécisions sont des valeurs sures pour te faire perdre la majorité de ton lectorat. Tu peux écrire le roman le plus incroyable du monde, s'il est mal mis en forme, personne ne le lira.

Continue, en tout cas, avec un peu plus de forme, demain je reviens pour m'attarder sur le récit en lui même et sur le reste de ta composition !

Bien à toi,
Kahuète
« Modifié: 06 Juin 2018 à 02:39:14 par Kahuète »

Hors ligne Loïc

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  • Prout
Re : La Bête
« Réponse #2 le: 09 Juin 2018 à 23:09:53 »
Yo

Citer
. « (Sifflement) Valla, viens ici. »

pas sûr que la parenthèse soit le meilleur moyen d'indiquer ce sifflement.
(Idem pour aboiement plus loin)

Citer
le petit bosquet et s’enfoncèrent au plus profond possible dans la petite forêt.

Répétition de petit.
Bosquet et forêt, c'pas tout à fait pareil

Citer
Les deux chèvres, ou du moins ce qu’il en restait, gisait la, complétement dévorer il n’en restait que les ossement encore rouge et quelque lambeaux de peau.

Le sujet reste "les deux chèvres" ; donc "gisaient-là
Dévorées
Un souci de ponctuation dans cette phrase il me semble

Citer
s’en prendre à nous, ou pire »

Ce serait quoi, pire ?

Citer
qui tu ne lui offre un morceau, rigola-t-il »

Rigoler, c'est bof dans le ton du texte. D'une manière générale, je pense qu'il vaut mieux sortir ce genre d'incises du dialogue et l'utiliser pour donner plus de détail, d'ambiance dans ce qu'il se passe ; qu'on puisse avoir plus d'infos sur les actions des persos pendant ce temps (ils se servent, se passent l'eau, etc.), sur leurs expressions, etc.

Citer
Il les a bouffé

bouffées

Citer
Qui veut tu que ce soit ? Y

veux-tu

Citer
« Il a raison nous ne pouvons pas ignorer une tel menace si La Bête comprend qu’elle peut impunément nous prendre nos biens elle se trompe nous allons nous en débarrasser aujourd’hui ! »

Des respirations !
ça manque de ponctuation tout ça.

Citer
« Allons mes amis nous ne pouvons pas prendre des conclusions

On prend des décisions hâtives ou on arrive à des conclusions hâtives, pas un mix des deux

Citer
Manuel à tu vu des traces

as-tu

Citer
d’avantage de monde,

davantage

Citer
Qui souhaite qu’il y est une expédition vers la

qu'il y ait

Citer
Manuel fut le premier à lever la main. Mais l’assemblé

virgule plutôt qu'un point, assemblée

Citer
et je ne serais même pas là pour couvrir tes arrières si ça se trouve La Bête n’est pas toute seul, on ne sait absolument rien d’elle ! »

serai, seule et ça manque de ponctuation

à partir de là je reprends plus l'orthographe ou la grammaire, mais y a un sérieux travail de relecture à faire.

Citer
Elle leva la main pour y coller sa main dans la figure de

bug

Fini.
Bon, d'abord, premières choses à faire, effectivement suivre les conseils de Kahuète et corriger la grammaire et l'orthographe afin que le texte soit plus lisible. Sur cette taille, il y a vraiment besoin de pas être accroché par des problèmes de mise en forme.

Sur l'écriture, j'ai trouvé qu'il y avait beacoup beaucoup de maladresses, de moment où on est dans l'explication de ce que les personnages font. Ça va beaucoup trop vite aussi, et je trouve qu'on n'arrive pas vraiment à être avec eux, à savoir ce qu'ils pensent et donc à s'intéresser à eux. Probablement, comme l'écrit Kahuète, que tu les visualises bien, mais pour moi ça a été compliqué de m'y accrocher.

Le nom du village le plus proche est-il nécessaire, s'il n'y a pas de suite ?

Bon courage pour reprendre ce texte et à bientôt.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

 


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