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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le jour des peupliers

Auteur Sujet: Le jour des peupliers  (Lu 1441 fois)

Hors ligne Olaf

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Le jour des peupliers
« le: 18 Mai 2018 à 19:51:45 »
Bonjour les zamis !
Il y a un moment que je n'ai pas réussi à achever un texte. Je ne sais pas pourquoi, la fin semble toujours poser problème et je n'arrive jamais à être satisfait du résultat global.
Je me suis donc un peu imposé de poster celui-ci, en me disant que peut-être vous pourriez m'aider un peu à l'améliorer et me dire ce qui ne va pas très bien.



Le jour des peupliers


C'était une belle journée d'été, où le soleil mordait la peau sous les caresses légères d'un vent insolent. L'air était chargé d'effluves végétales d'herbe fraîchement coupée, et de l'odeur poussiéreuse des moissons.
Au loin le bourdonnement des machines ne parvenait pas à couvrir les vrombissements industrieux des arthropodes indigènes : ces petits insectes semblaient faire colloque de frémissements d'ailes et de cliquètements de mandibules, rapides comme de petites étincelles. Les oiseaux quant à eux se faisaient discrets car seul le pépiement solitaire d'un sansonnet lointain donnait tort aux ornithologues qui prétendaient que ces oiseaux ne faisaient qu'hiverner dans nos régions.

C'était une belle journée d'été, idéale pour marcher pieds nus dans le jardin, passer du contact froid, instable et dur de l'allée de gravillons à celui meuble, tiède et soyeux de la terre gazonnée. Idéale pour marcher entre les arbustes et laisser ses doigts courir sur la surface lisse et huileuse des feuilles de crassule, progresser entre les parterres chamarrés de bégonias qui dessinaient une sorte de brasier impressionniste sur le sol.
Mais c'était aussi la journée idéale pour une chose bien plus importante encore.

C'était une belle journée d'été dont la seconde moitié débutait, portée par le pesant souvenir d'une pintade, de champignons et de haricots. La volaille avait été assez cuite pour que la viande glisse sur les os sans qu'il eut besoin d'utiliser un couteau. La chair ferme et brunie sous la peau craquante et luisante de beurre avait fondu sans effort entre deux bouchées de papilionacées aux reflets émeraudes que le jus de cuisson tâchait de couleur rouille.
Seul un épais et crémeux fromage de chèvre était venu troubler le festival de couleurs terreuses et végétales lorsqu'il vint se poser sur la tranche de pain de campagne qui avait servi à faire briller les assiettes bien avant l'heure de la vaisselle.

C'était une belle journée d'été pour visiter les haies de framboisier derrière le petit bassin. Les fruits gorgés de sucre et de soleil exhibaient d'arrogantes drupéoles pareilles à des mûres purpurines, enfin pour ceux qui avaient survécu jusqu'ici : les chiens du voisinage avaient eu raison des branches les plus basses, tandis que la canopée de la haie d'arbustes avait été prise d'assaut par des étourneaux qui semblaient à présent absents.
De sorte qu'il ne restait plus à portée de main que des baies de ronces trop vertes pour ne pas vous rendre malade, et les quelques survivantes sises à mi-hauteur. Une, deux, trois, quatre … une petite poignée résultant de mon pillage au creux de la main.

C'était une belle journée d'été pour croquer des framboises. Sentir du palais le duvet et la pruine, le goût âpre et légèrement amer du fruit avant que la peau ne se rompe. Puis l'intense vague sucrée, retombant rapidement pour laisser émerger quelques récifs d'acidité. Libération de petites graines charriées par la pulpe juteuse, s'éternisant plus longuement encore que l'Acte V du Faust de Gounod.

C'était une belle journée et le ciel se teintait d'ocre au-delà des peupliers. Les nuages éclairés par une curieuse lumière prenaient une apparence moutonneuse pareille à celle des cumulus nés des pinceaux de Caspar Friedrich.
Cinq … six ...
Un pilier de fumerolles majestueuses s'érigeait en dôme éclatant, comme si la lumière était un fluide et que les volutes la retenaient péniblement. A présent plus aucun insecte ne se faisait entendre.
Dix … onze ...
La nébulosité convexe s'élevait lentement et massivement au dessus de la cime des arbres, produisant même en plein soleil une sorte de contre-jour irréel. Non loin, le froissement des plumes du sansonnet témoignait de son départ précipité.
Vingt-trois … vingt-quatre …
En dessous du titan de poussière s'élevait une colonne donnant à l'ensemble l'apparence d'un formidable cèpe au pied épais et au chapeau charnu dont les bords s'enroulaient doucement en retombant. Un peu comme ses semblables qui avaient accompagné la pintade à présent si lointaine. Une grenouille sur le bord du bassin japonais ne venait-elle pas de plonger ?
Quarante-six … quarante-sept …
C'est alors qu'une vague terrible emporta les peupliers situés à quinze kilomètres du jardin, puis dévora dans son sillage les machines agricoles paisiblement endormies dans un champ de colza. Une sorte d'écume jaune et brune assimilait tout ce qui pouvait se trouver sur son chemin, et se dirigeait vers les haies de framboisier à une allure difficilement concevable.
Soixante-deux … soixante-trois …
Un grondement enfin se fit entendre, comme une légion de tambours battant la mesure rapidement et de plus en plus fort. Ou un séisme qui se rapprocherait. D'ailleurs le sol ne commençait-il pas à trembler ?
Soixante-et-onze … douze …
La lame ne fit qu'une bouchée du jardin, des cerisiers, des framboisiers, des chemins de cailloux et du bassin où paressaient grenouilles, koïs et tritons.
Terre, verre et poussière ensevelirent cette belle journée d'été, le souvenir de la pintade tiède et des framboises pourpres.
Ce fut une belle journée d'été, la journée idéale pour tout achever et seules émergeaient au milieu de tout ce désordre la cime de deux peupliers.

Les peupliers, m'avait un jour raconté un ami espagnol, c'est là que tout avait commencé.



Voilà. J'ai voulu rythmer ce court récit comme un petit morceau de rêve suivi d'un réveil qui s'accélère (un peu comme quand vous êtes sur le bord du lit et que vous glissez d'abord doucement puis de plus en plus vite avant de tomber par terre). J'espère que ce n'est pas trop raté.

Si vous vous questionnez sur la dernière phrase, c'est une chose que fait parfois le subconscient d'utiliser des traductions dans d'autres langues de certains termes dans certaines situations. On ne sait pas très bien pourquoi le cerveau fait ça.  :mrgreen: En Espagnol, les peupliers se disent los álamos.

Merci de votre lecture en tout cas.  ^^
« Modifié: 23 Mai 2018 à 21:01:30 par Olaf »

Hors ligne B.Didault

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Re : Le jour des peupliers
« Réponse #1 le: 19 Mai 2018 à 14:11:59 »
Bonjour Olaf,

Ton texte, pardon, ton récit est époustouflant, ton vocabulaire très riche évoque plus d'images à la seconde que le cerveau ne peu en recevoir. Je ne sais quels évènements t'ont inspirés, mais à partir de, "C'était une belle journée et le ciel se teintait d'ocre au-delà des peupliers", je suis parti au Japon, à Fukushima. La suite me l'a confirmé.

Je ne peux te donner aucun conseil, je me sens petit sous cette avalanche d'images, de  métaphores, et de couleurs.
Personnellement j'ai toujours commencé mes pauvres textes par la fin, un but, quelques fois une chute, très souvent un jeu de mots un peu ringard que je réhabilite par le texte.

Dans le cas de ton film scriptural... tout me semble parfait.
Je suis loin d'être un maître de la littérature, je me suis toujours dit inculte en la matière, mais une amie professeur de français tente, en vain, de m'en dissuader. J'ai donc adopté une autre présentation:
Je suis une friche littéraire et parfois, comme dans toutes friches, une belle plante peu fleurir.
Je n'écris qu'avec mes tripes, c'est banal, et un riche vocabulaire maîtrisé comme tu l'a fait pour donner de si belles images... comme tu le vois je ne sais qu'en dire !

Si...

Bravo!
Bernard
Bernard
- La poésie est un art, une belle aventure, la dentelle de l’écriture.
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Hors ligne Claudius

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Re : Le jour des peupliers
« Réponse #2 le: 19 Mai 2018 à 18:00:24 »
Olaf, je ne sais ce qui t'a poussé à écrire ce texte, mais c'est écrit de main de maître. ;D

Joli, joliment écrit, un vocabulaire riche, un phrasé imagé et une histoire qui se tient. Je suis sous le charme, tu écris rudement bien !

Je suis comme Bernard, j'écris avec mes tripes, je manque de vocabulaire et parfois je me perds. Mais toi c'est structuré, précis.

J'aime les secondes comptées après le boum (je suppose), ça apporte du rythme, et à la fois tu restes presque serein à observer la nature au tour de toi. Je ne sais trop comment le formuler.

Les peupliers en espagnol c'est aussi : chopos et Los álamos c'est aussi un village catalan proche de Lerrida.

Merci pour ce moment de lecture. J'ai beaucoup aimé, tu devrais écrire plus souvent...

 :mrgreen: :mrgreen:

Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

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Hors ligne Olaf

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Re : Le jour des peupliers
« Réponse #3 le: 20 Mai 2018 à 12:23:57 »
Bonjour, et merci de vos retours.

Alors par ordre chronologique inversé (j'ai un peu la tête à l'envers aujourd'hui) :
Champdefaye, tu as sans doute raison, l'abus de bonnes choses peut provoquer des overdoses, des crises de foie, est-ce que tu peux m'indiquer ce dont tu penses que cela rentre dans les clichés has been et les images qui vont trop loin. Si j'ai des idées, je les retravaillerai.

Concernant la fin, elle effectue une sorte de décantation du texte. Après avoir tenté de tout balayer, de tout secouer, selon ton immersion (c'est un peu le but des appels aux sens), tu vas te retrouver à une hauteur différente.
Là je vous donne dans quelle voie chercher, mais clairement la dernière phrase peut avoir un intéret différent selon la personne qui la lit, incitation à la recherche, frustration et abandon, ... je donne un objet et chacun est libre d'y réagir comme il le souhaite, tout ce que je souhaite c'est qu'il ne laisse pas indifférent. ;)

Claudius, merci pour la remarque sur la structure. En général j'ai tendance à partir dans tous les sens, ça me demande beaucoup d'effort de tenir toutes ces idées très agitées ensemble. Donc crois bien que ce que tu dis me fait extrêmement plaisir.
Surtout que je me suis efforcé de glisser dans les premiers paragraphes des mots qui font appel au champ lexical du feu pour annoncer ce qui allait arriver, je me suis bien tapé la tête sur les murs :mrgreen:

Pour l’égrenage des secondes à la fin, je l'ai écrit en essayant d'imaginer la scène avec Prophecies de Philip Glass en musique de fond. Et là le décompte m'est venu tout seul (avec le petit exercice pour voir à quel moment arrivent, l'image, puis le son, puis l'onde de compression). Il faut croire que Leibniz avait raison quand il disait que la musique est un exercice caché d'arithmétique, l'esprit n'ayant pas conscience qu'il est en train de compter. ^^

Enfin pour l'emplacement de Los Alamos, c'est vrai que ça se décline beaucoup entre àlamos et poplar tree. Mais c'est en discutant informatique avec un vétéran de l'Art que j'ai pensé à un hongrois surdoué qui participé entre autre au projet Manhattan, c'est comme ça que j'ai enfin réussi à boucler ce texte.

N'hésite pas à me dire si tu vois des choses qui pourraient être améliorées.

Bernard, je peux t'appeler Bernard ? Parce que Jean-Slobodan ça serait quand même bizarre.  :P
Merci pour ta lecture, je suis heureux que tu aies embarqué dans le train sans difficulté. D'ailleurs s'il y a des phrases qui ont tendance à éjecter hors du texte, il ne faut pas hésiter à mes les signaler pour que je les retravaille.

Je ne sais pas si je suis le mieux placé pour t'aider avec la question de la friche littéraire, sachant qu'en général je ne publie jamais ce que j'écris quand c'est trop personnel ou que je n'ai pas de limite dans le temps pour l'envoyer.
Je ne sais pas trop ce dont essaie de te dissuader ton amie enseignante, mais Fred Vargas me semble avoir une conception assez saine du travail d'écriture : il y a des choses qui s'apprennent, soit seul, soit avec de l'aide.
Moi c'est avec des échecs et l'envie d'expérimenter des choses que j'apprends.

Si tu as juste un souci de vocabulaire tu as le choix : soit tu es un ardent lecteur et tu peux varier régulièrement les auteurs chez lesquels tu pioches, soit tu peux t'immerger dans le sujet sur lequel tu écris en lisant des ouvrages et en regardant des films concernant ce sujet.
Étant un lecteur de très petit calibre, je suis un ardent cinéphile et j'adore découvrir par l'expérience ou en visitant.
Tu peux aussi tenter toutes les drogues légales comme aide : musique même mauvaise, images, scènes de cinéma ou de théâtre ... je ne crois pas qu'on écrive à partir de rien ^^
Ah Rémi (sur ce même forum) une fois m'a dit aussi qu'il se questionnait beaucoup sur l'intention de l'auteur, ça peut être utile de se servir de cette intention comme élément structurant. Quand tu es perdu, ça peut servir de guide.

Encore merci de votre aide !
« Modifié: 20 Mai 2018 à 12:27:27 par Olaf »

Hors ligne txuku

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Re : Le jour des peupliers
« Réponse #4 le: 21 Mai 2018 à 12:35:43 »
Bonjour

Je t ai suivi dans ton reve charge d images et de saveurs...... :)


Juste un peu gene par trop de mots rares et choisis mais assimilables sans effort ! :-[

Une faute de frappe en passant :
Citer
la journée idéal
idéale.
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

Hors ligne Olaf

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Re : Le jour des peupliers
« Réponse #5 le: 23 Mai 2018 à 21:05:06 »
Merci Champdefaye. Je ne savais pas que ce type d'expression avait un nom, chouette ^^
Alors pour le vocabulaire spécifique et peu usité, lui il est assumé, et j'avoue que c'est assez pratique pour chasser les répétitions sans avoir à modifier la structure des phrases.

Pour la phrase «Les oiseaux quant à eux se faisaient discrets car seul le pépiement solitaire d'un sansonnet lointain donnait tort aux ornithologues qui prétendaient que ces oiseaux ne faisaient qu'hiverner dans nos régions.», j'avoue que j'ai eu un peu de mal avec.
Surtout avec l'assonnance en s qui n'était pas volontaire au départ et qui a changé la bergeronnette en sansonnet. :mrgreen: Je vais la retravailler, il faut que j'y réfléchisse.

Pour celle-ci :
«Les nuages éclairés par une curieuse lumière prenaient une apparence moutonneuse pareille à celle des cumulus nés des pinceaux de Caspar Friedrich.»
Je ne suis pas trop fan en général de faire référence à des noms propres, mais j'avais un peu de mal à décrire la texture que je voulais rendre sans étirer la phrase comme un élastique. Il faut que je la retravaille en étant plus précis et en n'utilisant pas le travail de Friedrich pour m'en économiser ^^

En revanche :
«Libération de petites graines charriées par la pulpe juteuse, s'éternisant plus longuement encore que l'Acte V du Faust de Gounod. »
Elle fait partie des deux allusions un peu olé-olé du texte, je les aime bien, je les garde :mrgreen:

Citer
Je crois d'ailleurs, non je suis certain que le mot canopée s'applique à une forêt, et pas à une simple haie d'arbustes
Tu as raison, et j'ai fait ce réemploi  à dessein parce que j'aimais bien l'image de forêt vierge que ça pouvait donner.
En revanche il y a un autre terme où je me suis involontairement gouré dans les grandes largeurs et heureusement personne ne l'a vu. Je l'ai corrigé discrètement.

Citer
Je ne sais plus qui a dit que raconter une histoire, c'est comme emmener quelqu'un dans un grenier obscur. Il y a un moment où il faut allumer la lumière, sinon c'est de la mystification.
Là justement, il ne se passe pas grand chose. On enchaîne séquence après séquence sans réel schéma narratif.
J'essaie surtout de produire une séquence qui parle aux sens avant l'esprit conscient. C'est pour ça que je parlais d'une séquence de rêve qui s'accélère pour se terminer par un réveil.
Et donc le côté "hein ? ça parle de quoi ?" c'est un peu l'état dans lequel on est au réveil. QUand on tente de comprendre pourquoi on a rêvé d'une chose ou d'une autre sans vraiment y parvenir.
Comme je le disais, j'ai vraiment du mal à finir mes textes, je prends note de la métaphore du grenier ^^ il faudra que je m'oblige à raconter la lumière.

Pour ce Jour des peupliers, j'aurais bien voulu que ça soit quelque chose de purement ludique et oubliable, dont on ne garde qu'un petit arrière-goût dans la bouche.


Merci txuku, ravi que tu aies fait route avec nous ^^
Quand tu dis que le vocabulaire t'a gêné est-ce que ça te sort du texte ou pas ? Quand tu dis assimilable sans efforts, est-ce que tu arrives à les déduire du contexte ou bien est-ce qu'il faut quand même arrêter la lecture ?

Et merci pour la faute, c'est corrigé !

Hors ligne txuku

  • Calame Supersonique
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Re : Le jour des peupliers
« Réponse #6 le: 23 Mai 2018 à 21:51:59 »
Bonsoir

Des mots qui font tilte tel pregnant et credence - que je me souviens avoir rencontre trois fois sur cinq cents pages chez un auteur ! :)
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

 


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