Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

29 Avril 2026 à 01:26:37
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le loup aux yeux d'ambre [edit]

Auteur Sujet: Le loup aux yeux d'ambre [edit]  (Lu 3758 fois)

Hors ligne Minyu

  • Aède
  • Messages: 176
  • Gaffeuse professionnelle ^^
    • Mon blog
Le loup aux yeux d'ambre [edit]
« le: 06 Février 2010 à 15:32:44 »
Je sais que c’est ridicule, mais je me sens toute bizarre… Un peu stressée. C’est le tout premier texte que je mets, alors je me pose plein de questions…  
Bref, voici une petite histoire que j’aime beaucoup – à l’origine, c’est une rédaction :D J’en suis plutôt fière, voilà pourquoi je le mets. C’est une suite de texte, mais comme je ne retrouve pas le sujet voici ce dont je me rappelle : une petite fille, dont la famille tient un cirque, s’enfuit un soir. Tout le monde la cherche – finalement, c’est sa tante qui la retrouve. Seul problème : en face d’elle se tient un loup. Mon texte reprend à partir de ce moment. Je suis désolée de ne pas pouvoir plus vous détailler le début ! :-[


[EDIT :] J'ai repris complètement mon texte, j'ai écrit un début, changé les temps et l'ai mis à la troisième personne. J'ai même changé la fin (mais alors, comlètement !) En espérant que ça plaira plus que la première version ^^ (Au fait, je n'aime pas le nom que j'ai donné à l'héroïne, alors si vous avez une idée...) Par contre, je sais que la fin est un peu rapide, mais je n'avais pas vraiement d'inspiration...


« Mon loup s’appelle Etoile, déclarait la petite fermement.
_Etoile, c’est plus un nom pour une louve, non ? C’en est une ? osaient demander certains. »
   Alors la fillette, du haut de ses cinq ans, toisait son interlocuteur, et répondait sèchement :
« Non. C’est un loup. »
   Et cela ne souffrait aucune autre question, aucune autre remarque. Pourtant, si l’on insistait, si l’on se hasardait à l’interroger sur ce qui l’avait poussée à choisir pareil nom, elle laissait passer un silence, puis disait :
« C’est à cause de ses yeux. Mon loup a des étoiles dans les yeux. Des étoiles orange, mais des étoiles quand même. Elles brillent dans la nuit. »

Le Loup aux Yeux d’Ambre

   La rencontre avait eu lieu six mois plus tôt. La jeune Lucie avait quitté le cirque familial. Ce soir était un soir de représentation ; l’agitation régnait sur le chapiteau, chacun était affairé et l’absence de la fillette était passée inaperçue. Lucie avait vagabondé dans les rues obscures du village, tout en suivant mentalement le déroulement du spectacle :
« Papa doit être entré en piste, maintenant. »
   Deux rues plus loin :
« C’est au tour d’Antoine. Le singe doit être monté sur la croupe de Princesse. »
   Encore après :
« Maman doit faire son salto arrière. Là, elle attrape l’autre trapèze. »
   Et ainsi de suite. Lucie s’ennuyait du cirque et l’adorait en même temps. Les tours, répétitifs, étaient identiques de spectacle en spectacle ; mais l’aura qui émanait des artistes, ce mélange de force et de sûreté la captivait. Elle préférait cependant se promener seule, profitait de chaque occasion pour s’enfuir.
   Lucie avait erré, seule, dans la petite ville, pour finalement laisser les dernières habitations derrière elle. Elle avait un instant hésité – enfin, son caractère impétueux l’avait emporté et elle avait continué.
   Elle avait marché encore quelque temps, puis s’était assise en haut d'une petite butte de terre. De là, elle distinguait clairement l’orée d’une forêt à une centaine de mètres, séparée d’elle par une étendue herbeuse.
   C’était une nuit claire, sans nuages. Dans le ciel, l’astre lunaire luisait, accompagné de son escorte scintillante d’étoiles. La petite avait levé la tête, admiré cette lune qui la fascinait tant. Une légère brise soufflait de face ; les longs cheveux blonds comme les blés de la fillette voletaient dans son dos.
   Ni l’un ni l’autre ne s’étaient remarqués.
   Lucie s’était alors mise à chantonner, d’une voix fluette, une ode à la lune qu’elle avait elle-même composée. Alerté, il avait dressé les oreilles, tout ouïe, retroussé ses babines et montré des crocs, grogné sourdement. Il avait quitté le couvert des premiers arbres et s’était approché, lentement, précautionneusement, de la source du chant. Ses coussinets, en se posant sur l’herbe humide, ne faisaient guère plus de bruit que si ses pattes avaient été enveloppées dans un écrin de satin.
   Lucie avait gardé les yeux en l’air, balançant ses jambes, et ne l’avait pas vu arriver. Un grognement plus puissant que les autres l’avait tirée de sa rêverie ; la stupéfaction lui avait coupé la respiration.
   En face d’elle, en bas, se tenait l’animal qui hante tous les contes, qui terrifie chaque enfant – un loup. Un beau loup ; son pelage soyeux et noir de jais était parsemé de poils d’un gris argenté. Et ses yeux ! Des flammes cuivrées semblaient danser dans ses prunelles, des étoiles paraissaient avoir trouvé refuge dans ses iris mordorés. Le loup avait dévisagé la petite fille, avait planté ses yeux dans les siens. Lucie avait alors osé reprendre son souffle, mais pas bouger, de crainte d’attirer la colère de l’animal.
   Le loup était resté immobile, Lucie s’était détendue. Ils étaient restés longtemps à se regarder mutuellement ; peu à peu s’était instauré une sorte d’entente silencieuse, de complicité muette. L’animal s’était montré d’abord méfiant ; Lucie, elle, avait presque immédiatement essayé d’approcher la bête.
   Elle avait esquissé un mouvement de descente – aussitôt, le loup avait grogné. La fillette avait accepté  la situation, était resté à sa place jusqu’à la fin. L’animal semblait vouloir transmettre un message à la petite. Celle-ci ne l’avait compris que lorsqu’une série de coups de feu, provenant de la forêt, avait éclaté. Le loup s’était relevé brusquement, regardé anxieusement vers les bois. Lorsqu’il avait comprit qu’elle ne lui était pas destinée, il s’était retourné vers la petite :
« Pas un geste, pas un bruit, avaient soufflé ses yeux. Il ne faut pas que l’on m’attrape ! »
   Lucie avait tenté de lui dire, par ce même langage du regard, qu’il pouvait avoir confiance – l’avait-il compris ? Rien n’était moins sûr. Toujours est-il qu’ils étaient restés, face à face, durant tout le temps qu'ils avaient passé ensemble.
   Cela avait duré longtemps – leurs yeux ne s’étaient quittés que lorsque les parents de Lucie, alarmés, avaient déboulé de la ville en l’appelant à s’en arracher les poumons. Son père l’avait découverte et, terrifié par la bête, l’avait prise dans ses bras. Alors Lucie s’était débattue, avait crié qu’on la lâche. Lorsque son père l’avait laissée tomber, elle avait immédiatement regardé en bas, s’était figée. Une vague de tristesse l’avait submergée.
   Le loup n’était plus là. Ces yeux de feu doré avaient disparu comme un rêve qui s’efface au matin – elle n’avait eu que le temps d’apercevoir une queue touffue disparaissant parmi les arbres. Après cette constatation, la gorge nouée, elle s’était levée, avait rejoint le cirque avec ses parents soulagés.

   Les mois passèrent ; Lucie ne desserra les dents que pour parler de son loup. Le chagrin ne la quitta pas ; il ne passait pas un jour sans qu’elle pensât à lui.
   Pourtant, une après-midi, il revint. La petite était assise à même le sol, à l’extérieur, les yeux dans le vague. Les autres enfants, lassés de son silence, s’étaient désintéressés d’elle, la laissant seule. Elle soupirait ; comme chaque fois qu’elle pensait à lui, elle espérait que les chasseurs ne l’avaient pas trouvé.
   C’est alors qu’elle le vit arriver, de sa démarche souple et chaloupée. Il apparut derrière la roulotte du jongleur, longea l’enclos du tigre pour s’approcher. Le cœur de Lucie fit un bond dans sa poitrine. Il paraissait un peu craintif, ses yeux s’étaient ternis, mais il était là. Des questions se bousculaient dans l’esprit de Lucie ; comment avait-il fait pour la retrouver ? Les avait-il suivis ? Elle ne s’interrogea cependant pas trop – le moment était mal choisi.
   Il s’avança, hésitant. Lucie l’encouragea avec des signes, lui indiqua qu’il ne craignait rien. Comme la première fois – la différence de hauteur en moins-, il s’assit devant elle. Son regard s’ancra dans celui de la fillette ; elle oublia tout ce qui se trouvait autour d’elle pour plonger, se perdre dans les iris orangés du loup. Ils ne virent pas l’agitation de la famille, n’entendirent pas leurs cris. Les pupilles de l’animal ne quittaient pas celles de Lucie. Pourquoi était-il revenu ? Lucie tenta de le caresser ; la docilité de la bête disparut instantanément, son instinct animal reprit le dessus et la fillette dut reculer, sous peine d’être mordue.
   C’en fut trop pour sa famille. Lucie entraperçut la silhouette de son père s’éloigner. Le loup, radouci, émettait un son continu, une sorte de doux gémissement.
   Il y eut alors une puissante détonation, un bref éclair. Le loup sentit une balle pénétrer sa chair, déchirer ses entrailles. Il grogna de douleur, persuadé que la petite l’avait trahi. Il s’agita, s’accrocha à la vie comme il le pouvait – malheureusement ses forces diminuaient rapidement. Son existence lui échappait, un liquide poisseux coulait le long de son flanc. Sa respiration se fit saccadée ; sa poitrine ne se soulevait plus qu’avec difficulté. Il ne pouvait plus qu’émettre un faible râle. Son agonie dura longtemps ; la morsure intense de la balle ne le quitta que plusieurs minutes plus tard.
   Il retomba, inerte. Un hurlement de désespoir se fit entendre ; Lucie s’allongea sur le corps encore chaud de l’animal et fondit en pleurs.
   A partir de ce jour, un changement fut noté chez la fillette. Ses yeux changèrent  de couleur et devinrent ambrés.
   Des yeux ambrés comme ceux du loup.
« Modifié: 12 Février 2010 à 17:25:02 par Minyu »
"Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule"
Victor Hugo

"Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie."
"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux."
Jules Renard

Hors ligne Minyu

  • Aède
  • Messages: 176
  • Gaffeuse professionnelle ^^
    • Mon blog
Re : Le loup aux yeux d'ambre
« Réponse #1 le: 06 Février 2010 à 18:43:20 »
Hum, tu as raison ça se finit un peu vite... Je devrais peut-être envisager de l'étoffer un peu, en faire une nouvelle convenable, digne de ce nom.
"Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule"
Victor Hugo

"Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie."
"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux."
Jules Renard

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Le loup aux yeux d'ambre
« Réponse #2 le: 07 Février 2010 à 20:29:32 »
Alors alors... Je pense que le principal reproche que j'adresserais à ce texte, c'est qu'il est un peu trop rapide... Y a de bonnes choses, j'aime bien le jeu sur le regard entre le loup et la narratrcie (ça fait un peu L'Oeil du Loup, de Pennac... sauf que j'avais pas aimé L'Oeil du Loup - non mais là c'est pas pareil, c'est juste le lien établi avec le regard du loup... bref, je me comprends ^^). Il y a aussi de jolies phrases.
Mais - et c'est sans doute dû en partie au fait que c'était une rédaction - c'est un peu incomplet. Pour le début qui commence un peu à partir de nulle part, c'est dû à l'exercice (mais pour en faire une nouvelle à part entière, je te suggèrerais de rédiger un petit début, ou alors, par exemple, de mettre un flash-back ou quelques indications pour qu'on comprenne mieux la situation). Cela dit, je trouve que la fin aussi est un peu rapide... Que le texte soit court n'est pas un problème (même si on passe un peu vite d'une scène à l'autre, ça donne un ton un peu onirique au texte), mais la fin est vraiment trop rapide, je trouve. Surtout le dernier paragraphe qui est un peu flou : j'aime bien l'idée du lien qui s'inverse à partir du moment où le loup est apprivoisé, mais on aurait voulu davantage d'explications, plus de description de la relation entre la petite fille et le loup...


Au niveau du détail :
Citer
Je ne pleure pas, je n’en ai pas la force. Au contraire, je m’endors en suçant mon pouce
Je chipote un peu, mais je trouve que le lien entre les deux phrases n'est pas très logiques (si elle ne pleure pas parce qu'elle n'en a plus la force, ça sous-entend qu'elle est très malheureuse et voudrait pouvoir pleurer ; du coup faudrait une information sur l'évolution de ses états d'âmes, pour qu'elle en arrive à s'endormir en suçant son pouce - ce qui est plutôt signe qu'elle se sent paisible)

Citer
Ces yeux de feu doré ont disparu comme un rêve qui s’efface au matin
Je sais ! Le loup est son Familier ! xD

Sinon je trouve que les guillemets ça fait un peu maladroit, ici...

Voilà voilà, sans vouloir faire trop prof, je dirais que c'est un bon début ! :)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Minyu

  • Aède
  • Messages: 176
  • Gaffeuse professionnelle ^^
    • Mon blog
Re : Le loup aux yeux d'ambre
« Réponse #3 le: 08 Février 2010 à 17:24:39 »
Quels guillemets ? Ceux de "la bête", "Sans-Parole", "dangereux", ou bien tous ?
Citer
Citer
Je ne pleure pas, je n’en ai pas la force. Au contraire, je m’endors en suçant mon pouce
Je chipote un peu, mais je trouve que le lien entre les deux phrases n'est pas très logiques (si elle ne pleure pas parce qu'elle n'en a plus la force, ça sous-entend qu'elle est très malheureuse et voudrait pouvoir pleurer ; du coup faudrait une information sur l'évolution de ses états d'âmes, pour qu'elle en arrive à s'endormir en suçant son pouce - ce qui est plutôt signe qu'elle se sent paisible)
Oui, mais puisqu'elle dit qu'elle n'en a pas la force, c'est bien qu'elle est fatiguée... Et quand on est fatigué, on s'endort, non ? Surtout que là elle est toute petite... Enfin bon, je ne sais pas, tu as sûrement raison, après tout j'ai beaucoup moins d'expérience que toi  :-[
"Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule"
Victor Hugo

"Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie."
"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux."
Jules Renard

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Le loup aux yeux d'ambre
« Réponse #4 le: 08 Février 2010 à 17:51:12 »

Citer
          Je suis assise en haut d’une petite butte de terre, à la sortie de la ville. En bas, le loup me regarde. Quand ma tante me prend dans ses bras, terrifiée par « la bête », je me débats, je hurle. Soudain elle me lâche : j’ai tant gesticulé que me tenir dans ses bras est devenu impossible.
ce paragraphe me gêne, c'est un peu descriptif et surtout je trouve qu'il manque une transition entre les deux premières phrases et les deux suivantes
le "quand" fait  vraiment bizarre, t'es au présent donc les actions s'enchaînent
je te conseille plutôt quelque chose du genre " Terrifiée par la bête, ma tante court me prendre dans ses bras, mais je me débats et hurle."
quant à la dernière phrase, elle est vraiment bizarre, là encore faudrait tourner autrement

        
Citer
Je ne pleure pas, je n’en ai pas la force. Au contraire, je m’endors en suçant mon pouce ; et dans mes songes, je suis seule avec celui qui a su s’emparer de mon cœur, il est resté auprès de moi.
dis comme ça on a l'impression qu'elle s'endort direct après avoir constaté la disparition du loup... je pense qu'une telle rencontre tient éveillée, qu'elle ait eu peur ou non

        
Citer
Oh ! que le pelage du majestueux animal, que ses prunelles me manquent !
faudrait peut-être une phrase de transition et hum... ça fait un peu trop lyrique pour une petite fille, peut-être plus simplement "comme me manquent ses prunelles..." ?

            
Citer
Le temps passe, sans que je prononce un mot.
idem faudrait une transition

Citer
Et puis, quatre ou cinq ans plus tard, durant lesquels je n’ai pas ouvert la bouche, pas dit la moindre phrase, il revient.
cinq ans ?
je veux dire, elle n'a rien dit pendant cinq ans ? c'est pas un peu abusé ?
et ta phrase ne va pas, faudrait du passé simple plutôt, le présent sonne très mal

        
Citer
Je ne m’interroge cependant pas trop, le temps n’est pas aux questions.
le début de ta phrase est hyper lourd

Citer
Les pupilles du loup me transmettent un message que je comprends immédiatement. Je me lève et vais chercher un cerceau. Il saute dedans, y repasse, encore et encore – nous enchaînons ainsi de multiples petits tours devant les miens stupéfaits.
attitude un peu étrange pour un lui mais bon why not ?

            
Citer
Le soir même, Etoile – c’est son nom – et moi faisons une représentation.

ça me fait penser à un nom de jument plutôt et c'est donc une louve ?


Je suis d'accord avec Mil'. Tu pourrais donner un cadre pour situer le texte et approfondir leur lien par exemple. Revois aussi les transitions, c'est ce qui pèche le plus je trouve. Après j'avoue que l'idée d'un loup qui veut sauter de lui-même dans un cerceau me dépasse un peu, mais bon.
Mais c'est pas mal quoi ^^
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Minyu

  • Aède
  • Messages: 176
  • Gaffeuse professionnelle ^^
    • Mon blog
Re : Le loup aux yeux d'ambre
« Réponse #5 le: 08 Février 2010 à 17:58:11 »
Merci pour les remarques c'est exactement ce que je voulais, qu'on me dise tout ce qui ne va pas ^^
Ma prof aussi m'avait dit que mes transitions sont trop rapides... -_-'
Comme c'était une suite de texte, j'ai essayé de garder le style de l'auteur, mais c'est sûr que ce n'est pas super  :-[
"Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule"
Victor Hugo

"Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie."
"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux."
Jules Renard

Hors ligne Silvertaler

  • Tabellion
  • Messages: 40
Re : Le loup aux yeux d'ambre
« Réponse #6 le: 09 Février 2010 à 19:34:53 »
Citer
Je suis assise en haut d’une petite butte de terre, à la sortie de la ville. En bas, le loup me regarde. Quand ma tante me prend dans ses bras, terrifiée par « la bête », je me débats, je hurle. Soudain elle me lâche : j’ai tant gesticulé que me tenir dans ses bras est devenu impossible.
Qui ça, "je"?
"le loup"? Lequel? "Le" est un article défini mais ce loup me semble bien indéfini.

Citer
Je regarde en bas, me fige. Le loup n’est plus là. Ces yeux de feu doré ont disparu comme un rêve qui s’efface au matin. Je ne pleure pas, je n’en ai pas la force. Au contraire, je m’endors en suçant mon pouce ; et dans mes songes, je suis seule avec celui qui a su s’emparer de mon cœur, il est resté auprès de moi.
           A mon réveil, tout est différent. Je m’enfonce dans un mutisme obstiné qui étonne mes parents – ils ont l’habitude de m’entendre jour et nuit. Oh ! que le pelage du majestueux animal, que ses prunelles me manquent !
            Le temps passe, sans que je prononce un mot. Et puis, quatre ou cinq ans plus tard, durant lesquels je n’ai pas ouvert la bouche, pas dit la moindre phrase, il revient. Je suis assise à même le sol, à l’extérieur, ne prêtant pas attention aux autres enfants qui se moquent de moi et m’appellent « Sans-Parole », comme ils en ont pris l’habitude, lorsque je le vois arriver de sa démarche souple et chaloupée.

Oui mais là on connaît même pas le personnage. "Quatre ou cinq ans plus tard", on sait pas son âge au début non plus, c'est ininteréssant pour les lecteurs.

Bref tout jusqu'à la fin quoi. Ça ressemble à des petits extraits d'un journal intime. En entier, un journal intime est compréhensible par n'importe qui, c'est carrément une forme d'autobiographie. Si tu prends juste des bouts il n'y a que celui ou celle qui l'écrit qui le comprend.  En fait, c'est surtout parce que le narrateur est le personnage principal, on a un point de vue interne, ça nous limite beaucoup. J'aurais dit d'essayer d'utiliser un narrateur omniscient, mais c'est a toi de voir bien sûr.

Sinon le style j'aime bien, il y a des phrases bien construites comme:

Citer
Ces yeux de feu doré ont disparu comme un rêve qui s’efface au matin.

Voilà. ^^

"...peu importe la puissance que j'ai acquis, peu importe les efforts que je fasse pour elle, cela ne veut rien dire, je suis complètement impuissant. Ça ne fait pourtant aucun sens. On répond toujours à la haine par la haine, alors pourquoi ne répondrait-on pas à l'amour par l'amour?"
~Silvertaler

Hors ligne Satyne

  • Tabellion
  • Messages: 25
Re : Le loup aux yeux d'ambre [edit]
« Réponse #7 le: 10 Février 2010 à 17:40:12 »
J'aime beaucoup, plus travaillé que le premier.

Mais le style et les jolies phrases ont été perdu... Dommage.  ><
Mais bon, bien peaufiner . ;)
Et j'erre, sans but, pourtant ambitieuse.
Je regarde, discrète, admire et contemple.
Puis je tombe, légère, douce, muette à mon âme.

Hors ligne Minyu

  • Aède
  • Messages: 176
  • Gaffeuse professionnelle ^^
    • Mon blog
Re : Le loup aux yeux d'ambre [edit]
« Réponse #8 le: 10 Février 2010 à 17:45:32 »
C'est normal que le style ait changé, dans la première version, comme je l'ai dit, j'ai essayé d'imiter le style de l'auteur. Là, c'est vraiment mon style. Après, chacun ses goûts ^^
"Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule"
Victor Hugo

"Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie."
"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux."
Jules Renard

Hors ligne Satyne

  • Tabellion
  • Messages: 25
Re : Le loup aux yeux d'ambre [edit]
« Réponse #9 le: 10 Février 2010 à 18:27:27 »
Désolé, je n'avais pas vu que tu avais dit qu'un modèle t'avais aidé...
Je croyais que la rédaction reposait simplement sur le sujet de la fille présente dans un cirque [...] , mais pas par rapport à un style d'auteur.
Dans ce cas, et même sans le savoir, le 2eme (celui à ton style) est beaucoup plus recherché. Comme quoi ^^
Et j'erre, sans but, pourtant ambitieuse.
Je regarde, discrète, admire et contemple.
Puis je tombe, légère, douce, muette à mon âme.

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Re : Le loup aux yeux d'ambre [edit]
« Réponse #10 le: 12 Février 2010 à 12:51:02 »
Citer
_Etoile, c’est plus un nom pour une louve, non ? C’en est une ?
C'est pas dur à vérifier !  ::)
(Pardon je viens de passer une semaine dans le service de repro...x'D)

Citer
l’agitation régnait sur le chapiteau
J'aurais plutôt dit "régnait sous". ???

Citer
Elle préférait cependant se promener seule, profitait de chaque occasion pour s’enfuir.
   Lucie avait erré, seule
C'est peut-être une répétition voulue, mais je n'adhère pas. x'D

Citer
les longs cheveux blonds comme les blés de la fillette voletaient dans son dos.
Déjà que la relation entre le loup et la fillette me rappelait le petit prince, là c'est pire ! :D
*commentaire inutile ^^*

Citer
Des flammes cuivrées semblaient danser dans ses prunelles, des étoiles paraissaient avoir trouvé refuge dans ses iris mordorés.
Détail, mais je pense que pour le coup, la métaphore aurait donné plus de force à la phrase. "Des flammes cuivréées dansaient dans ses prunelles, des étoiles avaient trouvé refuge dans ses iris mordorés." Mais c'est un avis tout ce qu'il y a de plus subjectif.

Citer
s’était instauré une sorte d’entente silencieuse
instaurée

Ca me fait vraiment penser à l'oeil du loup de Pennac où l'enfant et le loup retrouvent la vue en même temps et un peu au Lion de Kessel pour l'issue tragique et l'incompréhension de l'entourage, la fillette qui se retrouve confrontée à la mort inéluctable du loup.

J'ai bien aimé l'ambiance générale du texte, la rencontre entre la fillette et le loup, et la fin.

Par contre, je trouve que le décor est trop net et trop flou à la fois. On ne sait pas vraiment quel est le rapport des gens par rapport aux loups (est-ce que le loup mange leurs mouton ou est-ce qu'ils ont simplement peur parce que c'est un animal sauvage et parce qu'il est près de la fillette ?) tandis que le fait qu'ils aient des fusils et des cirques place quand même l'histoire dans un cadre où un loup seul n'a rien de terrifiant...

Encore que je les comprends, un loup qui a un comportement complètement anormal et sans aucune forme de prudence, il peut avoir la rage... *sort*

PS : Attention, si tu écris un deuxième texte avec des loups on risque de te ranger dans la catégorie "n'écrit que des textes avec des loups" :D
Mais moi c'était une louve aux yeux dorés... *est déjà dehors*
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Verasoie

  • Invité
Re : Le loup aux yeux d'ambre [edit]
« Réponse #11 le: 22 Février 2010 à 22:13:36 »
Citer
_Etoile, c’est plus un nom pour une louve, non ? C’en est une ? osaient demander certains. »
Les guillemets devraient pas se trouver après le deuxième point d'interrogation ?

J'aime bien qu'elle récite le spectacle dans sa tête ^ ^

Citer
eu à peu s’était instauré une sorte d’entente silencieuse, de complicité muette.
instaurée

Citer
Le loup s’était relevé brusquement, regardé anxieusement vers les bois.
avait regardé (si tu laisses comme ça ça fait "s'était regardé")

Citer
   A partir de ce jour, un changement fut noté chez la fillette. Ses yeux changèrent  de couleur et devinrent ambrés.
je trouve que "un changement fut noté" est très maladroit, surtout pour l'avant-dernière ligne d'un texte...





J'ai pas trouvé que ça allait trop vite mais j'ai cru comprendre que tu l'avais édité entre les messages de Mil et ernya et maintenant. J'aime beaucoup la fin, je m'y attendais pas, elle est chouette et très plausible je trouve (le père qui défend sa fille, ça n'est pas tiré par les cheveux mais ça m'a surprise quand même).

C'est normal d'être nerveux en postant un texte, si ça peut te rassurer, je suis là depuis plus d'un an et je continue à l'être :mrgreen:

La chose que j'ai relevée est plus globale, je trouve le style un peu maladroit de temps en temps, avec certaines phrases un peu bateau ou "déjà-vues", comme s'il manquait parfois de naturel... C'est un style que tu es en train de te construire mais qui n'est pas encore tout à fait rôdé, je dirais, mais tu as tout le temps de l'améliorer : en écrivant, tu prends l'habitude et c'est de plus en plus naturel  ;)

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.021 secondes avec 22 requêtes.