Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

06 novembre 2026 à 21:56:55
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La Solution (2007)

Auteur Sujet: La Solution (2007)  (Lu 2511 fois)

Hors ligne ETOULOUZE

  • Plumelette
  • Messages: 10
La Solution (2007)
« le: 27 mars 2018 à 09:14:10 »
Ci dessous une histoire que j'ai écrite en 2007. Frissonnez bien  ;)

LA SOLUTION
I
Aujourd’hui, était le grand jour. Le RML, Réseau Métropolitain de Lunaville, lançait son nouveau modèle de métro, il l’avait baptisé le M.100. Un wagon pouvait contenir plus de cent passagers, il y avait dix wagons par rame. Ils étaient tous au rendez-vous, le directeur général du RML, Martin Lemoine; le chef du personnel,  David Raudin; le maire, Jean Paul Durand; les techniciens, et bien évidemment, les gens de la haute société de Lunaville. Le wagon de tête leurs avait été réservés. La rame entra en gare, la locomotive avait une forme effilée, digne des plus beaux coupés sport du domaine de l’automobile. Le métro ressemblait à un énorme ver blanc. Il s’arrêta tout en douceur. Toutes les portes des wagons s’ouvrirent en même temps. David Raudin sourit et d’un geste de la main, pria le maire de passer le premier. Jean Paul Durand lui rendit son sourire, et s’approcha de l‘entrée. Au moment où il gravit la petite marche, les deux portes coulissantes se refermèrent violemment sur lui. Les yeux du maire s’exorbitèrent. Les portes se ré ouvrirent, du sang coulé les long des arêtes, et plus étrange encore, il semblait y avoir de minuscules dents tout le long de ses arêtes. Le maire vacilla, et les portes se refermèrent à nouveau sur lui. Une giclée de sang éclaboussa un David Raudin pétrifié. Le maire venait d’être coupé en deux, une jambe encore sur le quai, l’autre dans le wagon. L’arrière du maire, bascula sur David Raudin.  Un premier cri s’échappa de la foule, l’alarme, annonçant le départ de la rame, retentit. Le métro démarra sous les regards horrifiés des quelques privilégiés de cette première. Le métro s’engouffra sous le tunnel. La station suivante était peuplée de travailleurs de Lunaville. Tous attendaient ce nouveau modèle avec impatience. D’après les dires de la publicité, ils gagneraient tous, un temps précieux. De plus, et toujours d’après la pub, ce nouveau métro était particulièrement confortable.  Les usagers du RML, en queue de station sursautèrent, quand la rame entra en gare, le modèle était tellement silencieux, qu’ils ne la virent qu’au dernier moment. Le M.100 s’arrêta, et toutes les portes s’ouvrirent à nouveau. Les minuscules dents sortirent des arêtes. Un cri s’échappa de la tête de station et en résonnant, figea une partie du  peuple. Le tableau était horrible. Chaque strapontin du wagon était  tenu par un long ressort, ce qui aurait pu faire penser à un long coup, avec à son bout, une bouche. Toutes ses bouches se nourrissaient de ce qu’il restait du maire. L’autre partie du peuple commençait à monter dans le métro, et à chaque fois qu’une personne se retrouvait entre  deux portes, elle se prenait un coup de mâchoire. Des cris résonnaient, les corps déchirés tombaient comme des mouches. Des gens couraient vers les sorties de la station. L’alarme retentit à nouveau. A l’intérieur des wagons, tous les strapontins se nourrissaient des corps mutilés. Le métro redémarra. David Raudin se battait avec son portable, il essayait d’appeler la centrale pour empêcher le départ des autres M.100. Malheureusement, les souterrains étaient trop profonds, il n’y avait pas de réseau. David se précipita sur le téléphone d’urgence au bout du quai.
« David Raudin à l’appareil! Arrêter tout!!!! » Hurla-t-il dans le combiné. A l’autre bout de la ligne une petite voix répondit « Arrêter quoi? », « La mise en route des M.100!!!! » s’égosilla-t-il. Un moment passa. La petite voix hésita « C’est trop tard! On vient de les lâcher… ». De colère, David explosa le téléphone avec le combiné, en hurlant, « Bande d’abrutis ». Il sentit un morceau de plastique lui déchirer la main. Il lâcha le combiné brisé, le morceau de plastique était planté dans sa paume. Il l’arracha d’un coup sec et grimaça. Quand David tourna la tête, il se retrouva nez à nez avec un autre M.100. Les portes étaient ouvertes, mais plus de casse croûtes pour assouvir sa faim… David s’approcha doucement des portes, il y avait bien des petites dents sur tout le long de leurs arêtes… Les strapontins se détachèrent de leurs supports, ils semblèrent flotter dans les wagons, mais ils étaient toujours bien accrochés à leurs ressorts. L’alarme résonna, les portes se refermèrent, le métro démarra. David le regarda s’enfoncer dans le tunnel. Il se retourna et se dirigea vers la sortie. Une voix grésillante, sortit des haut-parleurs de la station et annonça : « Madame, Monsieur, suite à un incident technique, nous vous prions de bien vouloir vous diriger vers les sorties,   Le RML ferme ses portes à partir de maintenant, et ça, jusqu‘à nouvel ordre! Nous vous demandons de bien vouloir nous excuser, pour la gêne occasionnée! Toute l’équipe du RLM vous souhaite une très bonne journée! ». David Raudin ne put retenir un rire hystérique. Au moment où il sortit de la station, il crut entendre la rame suivante, entrer en gare. Un frisson lui parcouru l’échine.
II
Dans le bureau du siège du RML, le personnel se bousculait. Martin Lemoine ne croyait toujours pas à ce qu‘ il avait vu. Il prit un énième café, puis posa pour la dixième fois, la question suivante. « Comment les arrêter??? Bordel de merde!!!! »… « En coupant le courant » hurla David en entrant dans le bureau. Martin Lemoine le regarda, dans un premier temps perplexe, puis sourit : « Dire que ces abrutis n’y avaient même pas pensé! ». Robert Haller, Directeur technique sortit un instant de sa torpeur, puis prit son talkie-walkie : « Serge ? Va dans l’armoire électrique, et coupe le courant dans les souterrains! Fais tout disjoncter! ». Martin Lemoine fit savoir une nouvelle fois qu’il regrettait encore la robotisation. Il est vrai que depuis qu’il n’y avait plus de conducteurs, il y avait plus de chômage et en plus, trop de problèmes d‘ordre technique. Il n’avait jamais rien compris à la nouvelle technologie.
Serge s’approcha de l’armoire, et dans son talkie-walkie demanda « Tout le monde est sorti de là? ». Franck, agent de sécurité, scruta les écrans, puis confirma. Serge baissa la poignée du disjoncteur.
La police et les curieux étaient tous, près des bouches de métro. Quelques personnes ayant vécu le carnage, racontés ce qu’ils avaient vu. Les rames de M.100 n’avaient pu faire que quelques stations. Toutes étaient figées à présent.
David et Robert Haller, accompagnés de Trois policiers, descendaient dans les souterrains. Tous étaient munis, de torches électriques. « Que comptez-vous faire Mr Raudin? » demanda le directeur technique. David le regarda perplexe et cracha : « C’est vous le responsable technique!! C’est à vous de trouver une solution!!! ».
Les cinq hommes arrivèrent sur le quai d‘une station. Un M.100, avait encore un wagon dans le tunnel… Il avait été arrêté alors qu’il n’était pas complètement entré en gare. David se dirigea vers la tête de la rame… Son pied heurta une moitié de tête ensanglantée. Elle glissa sur deux à trois mètres et s’écrasa sur un corps un peu plus loin…Le faisceau lumineux de sa torche balaya le sol. C’était un carnage. Les cinq hommes s’approchaient de la locomotive.  David décida de monter dans la cabine robotisée. Robert Haller le suivit. Le tableau de bord était impressionnant. « J’ai pas assez de lumière, je ne vais rien pouvoir faire! » déplora Haller. David lui lança un regard glacial, que Haller ne put voir tellement il faisait sombre. « Démerdez-vous! » lâcha David. Les trois agents montèrent à leur tour…
Martin Lemoine était seul dans son bureau. Il avait toujours sa tasse de café prêt de lui. Il faisait les cent pas. La sonnerie du téléphone retentit. C’était le concepteur du M.100, Pierre Saurien. « Qu’Est-ce que c’est que ce foutoir, Martin? » dit-il étrangement calme. Lemoine réfléchit un moment avant de répondre, « On a un grave problème avec le M.100! ». « Vous croyez que je n’ai pas entendu les infos? Il va falloir faire quelque chose! J’ai misé beaucoup d’argent sur le M.100! » Continua-t-il toujours aussi calmement. Le directeur général du RML, resta un moment silencieux, « Vous m’entendez Martin? », là, le ton était monté. Lemoine se ressaisit, « On fait tout notre possible Monsieur! Ne vous inquiétez pas! » Conclut-il sans conviction, il raccrocha.
Robert Haller, sa torche entre les dents, était penché sur le tableau de bord. Cinq faisceaux lumineux éclairaient tout ce que les mains de Haller touchaient. Un moment passa… Le responsable technique se redressa, et récupéra sa torche d’entre les dents, « Qu’Est-ce que vous voulez que je fasse? L’électronique fonctionne à l’électricité! Et je vous rappelle que l’on a tous disjoncté là! » Lança-t-il, avec une pointe d’agressivité dans la voix. Un des policiers se retourna et à l’aide de sa torche balaya le wagon de tête. Les strapontins étaient dans tous les sens, l’un d’entre eux, était face à lui. Le faisceau de la torche de l’agent, découvrit le long ressort avec à son bout, l ‘assise et le battant du strapontin. L’homme ouvrit la petite porte vitrée, qui séparait la cabine du wagon, et s’approcha du strapontin toujours face à lui. Il éclaira l’espèce de gueule que formait le strapontin. Il eut un sursaut, était-ce une ombre, où, le strapontin avait-t-il bougé? L’agent approcha sa tête un peu plus près… « Qu’est que vous foutez!?! », hurla David, « On a besoin de toutes les lumières!!! ». L’agent se retourna, et redirigea sa torche vers le tableau de bord. La porte claqua derrière lui, puis l’instant d’après, explosa. Le strapontin planta ses canines, à l’arrière du cou et sur le dessus du crâne de l’homme, et d’un coup sec lui arracha la moitié de la tête. David, Robert et les deux autres agents, sortirent de la cabine précipitamment. Un des agents, bascula sur le tronc d'une femme, et sa tête s’écrasa sur une jambe sans corps. Il n’eut pas le temps de se relever, un strapontin était sorti du wagon de tête, le ressort c’était étiré d’au moins dix mètres, l’assise et le battant s’étaient planté dans l’épaule de l‘ homme, il fut tiré violemment à l’intérieur du wagon. L’agent emporta avec lui, la jambe mutilée sur laquelle il était tombé. Dans le wagon, les strapontins se ruèrent sur lui, et sur la jambe. Quelques secondes plus tard, l’agent numéro deux, se retrouva séparé de tous ses membres, puis sa tête finit par se retrouver seule, dans la gueule d’un strapontin. Les trois hommes restants couraient à en perdre haleine. L’agent numéro trois trébucha sur un morceau de cadavre, sa tête s’écrasa sur le sol. David se retourna, et voyant que l’agent ne se relevait pas, continua sa course effrénée. Quand David Raudin et Robert Haller sortirent de la bouche de métro, derrière eux, ils entendirent, un cri suivi de deux détonations. Les M.100, même sans électricité, s’étaient remis en chasse…
III
Les autorités avaient décidé de condamner le métro. Quelques semaines plus tard, un dimanche après-midi, en plein centre-ville, la terre vibra. Les passants, par réflexe, s’accroupirent et attendirent que la secousse passe. Mais elle ne passait pas, pire encore, une fissure se formait au beau milieu de la route puis tout doucement, déchirait l’avenue principale du centre de Lunaville. Les gens se mirent à courir dans tous les sens, la terre cracha un M.100. Comme un ver affamé, il se mit à ramper sur l’avenue. Toutes ses portes étaient ouvertes. Les strapontins, toujours accrochés à leurs ressorts, sortaient par les ouvertures, et chopaient tous les gens un peu trop prêt de la rame. Quand David Raudin reçut le coup de fil, il se précipita dans sa voiture et fonça en direction du centre-ville. Le M.100 continuait à progresser. Les gens avaient beau se réfugier dans les magasins ou les immeubles, Le M.100 dévastait tout sur son passage et continuait son festin. David arrêta la voiture devant chez Robert Haller, ce dernier le guettait de la fenêtre de son living. Haller se précipita dehors et monta dans la voiture qui, l’instant, d’après redémarra en trombe. Les tremblements de terre se multiplièrent dans Lunaville. Les M.100, un à un, sortaient des souterrains. C’était un carnage, des milliers de Lunavillois se faisaient dévorer par ces vers géants. L’armée avait beau avoir sorti la grosse artillerie. Les armes n’arrivaient pas à bout de ces monstres. Même explosés, les pièces détachées du M.100 continuaient le massacre. La ville était à feu et à sang. Un strapontin s’écrasa sur le pare-brise de la voiture, le fissurant entièrement. David Raudin mit un coup de volant, la voiture percuta un arbre. Les airbags se déclenchèrent. Étrangement au même moment, les M.100 se figèrent… Il se passa trois bonnes minutes avant que David se remette à peu près du choc. Robert avait perdu connaissance. Raudin se pencha sur Haller, « Robert! Réveillez-vous! » Dit-il en le secouant légèrement, Haller ne réagissait pas. David ouvrit sa portière, non sans mal, et sortit de la voiture. Il fit le tour, et ouvrit la portière du côté passager. Il détacha la ceinture de sécurité de Haller, puis le hissa dehors et l‘allongea par terre. David vérifia son pouls…Rien… Il déchira le maillot de l’homme, puis entama un massage cardiaque. A peine avait-il commencé que Robert ouvrit un œil. Le strapontin était plié quelques mètres plus loin, il ne bougeait plus. « Ça va? », Robert hocha la tête puis grimaça en se relevant, « Je crois du moins! ». Les deux hommes s’approchèrent du strapontin, toujours inerte. Des cris résonnèrent non loin de là, « Allons-y! » lança le directeur technique, encore un peu sonné. Au fur et à mesure que les deux hommes s’approchaient des cris, ils découvraient le carnage provoqué par les M.100. Des avions de chasse passèrent au-dessus de leurs têtes. Les M.100 avaient recommencé leurs massacres. Des militaires faisaient évacuer les survivants, l’un d’eux, aperçut David et Robert. « Halte! », cracha-t-il. David le regarda perplexe. « Je suis Robert Haller, directeur technique du RML. On a besoin de passer! ». Le militaire le scruta un long moment, « Bonjour la technique! » dit-il avant de partir d’un rire hystérique. David fit signe à Robert de le suivre. Ils contournèrent l’homme, qui d’un mouvement rapide, posa une main sur l’épaule de Raudin, « Interdit de passer! La zone est en quarantaine jusqu’à nouvel ordre! ». David tourna la tête vers le militaire, « Écoutez, si il y a quelqu’un ici, qui peut arrêter ce massacre, c’est bien lui! » dit-il en montrant Haller du regard. « Vos papiers! » ordonna le militaire en posant l’autre main sur l’étui de son révolver. David chercha l’échappatoire. Robert sortait ses papiers. Au loin un M.100, encore entier, se régalait de quelques personnes encore dans la zone. « Ok, on s’en va! » lança David, en faisant demi-tour. « J’ai dit : Vos papiers » hurla le militaire. David se figea, puis doucement, sortit ses papiers. Le militaire se détendit, il s’empara des papiers que lui tendaient les deux hommes. Après, une brève vérification, il leur rendit et leur ordonna de circuler. Alors que les deux hommes s’éloignaient, derrière eux, ils entendirent des hurlements. Ils se retournèrent, un M.100 venait d’écraser le militaire et se dirigeait vers eux… David Raudin et Robert Haller se mirent à courir comme des malades. Le pied de Robert se prit dans une racine, il bascula… David s’arrêta, puis se retourna… Le M.100 avait rejoint Haller, et lui faisait face… David était paralysé. Le M.100 contourna Haller et s’approcha lentement de Raudin. David Raudin n’en croyait pas ses yeux, les strapontins ignoraient Haller. Ils planaient au-dessus de lui, mais semblaient ne pas le voir. Au moment où le M.100 se retrouva au niveau de Raudin, ce dernier retrouva toute sa mobilité, puis se remit à courir comme un forcené. Malheureusement un strapontin lui arracha un bras, David bascula. Haller s’était relevé. Au moment, où le strapontin s’attaqua à l’une des jambes de Raudin. Le regard de David Raudin plongea dans celui de Robert Haller. Juste avant de voir la gueule béante que formait le strapontin, le chef du personnel du RML crut voir un petit sourire au coin des lèvres du directeur technique…
  Le massacre durait depuis deux jours. Du haut de sa tour, Pierre Saurien admirait le spectacle. C’était une façon originale de relancer l’économie à Lunaville. Il n’y avait plus de travail, trop de gens souffraient du manque d’argent. Créer des emplois, c’était impossible, Pierre Saurien vivait grassement grâce aux nouvelles technologies, il n’allait pas pleurer sur le sort de ces pauvres gens. Pierre Saurien n’allait pas sacrifier une partie de sa fortune, sous prétexte, que l’homme ne travaillait plus et que par conséquent, il ne mangeait plus à sa faim. Aujourd’hui Pierre Saurien n’avait plus besoin de l’homme pour son quotidien, les robots se chargeaient de son confort. Là encore, les machines servaient sa cause… La sonnette de la porte retentit. Pierre Saurien jeta un œil sur l’écran, c’était Robert Haller. Il partit ouvrir, « Bonjour Robert, entre je t’en prie! ». Haller entra dans le hall, Saurien lui fit signe de le suivre. Une fois dans l’immense salon de l’homme d’affaire, ce dernier ne put s’empêcher de faire une pointe d’humour, « Je ne te sers pas à boire, ça pourrait griller tes circuits! » lança-t-il avant de rire de bon cœur. Pierre Saurien se redirigea vers la grande fenêtre pour continuer à contempler le spectacle. « Je pense que les M.100 ont fait suffisamment de ravage pour mettre un terme à ce bordel! », Robert le rejoint puis contempla à son tour la vue. « Vous avez raison Monsieur! » dit-il un petit sourire en coin. Saurien se tourna vers Robert Haller pour lui faire face. Ce dernier déboutonna sa chemise. La main de l’homme d’affaire se posa sur le torse nu de Haller, et d’une petite pression de la paume le déconnecta. Robert Haller et les M.100 étaient maintenant hors service. Pierre Saurien explosa d’un rire diabolique en regardant sa télécommande à forme humaine.   Demain, il faudra reconstruire Lunaville, ce qui relancera l‘économie et Lunaville aurait bien besoin d’un bon maire…



Eric TOULOUZE


 
[/justify][/justify][/justify][/left][/justify]
« Modifié: 29 mars 2018 à 09:40:38 par ETOULOUZE »
Eric TOULOUZE

Hors ligne Dieter

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 2 771
  • Orthographe réformée = Histoire déformée
    • Dieter
Re : La Solution (2007)
« Réponse #1 le: 27 mars 2018 à 09:59:45 »
Que dire... ?

Qu'attends-tu de nous, Eric ? Des conseils, une correction, des avis, ou juste qu'on lise ?
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
Amélie Nothomb

Hors ligne ETOULOUZE

  • Plumelette
  • Messages: 10
Re : La Solution (2007)
« Réponse #2 le: 27 mars 2018 à 15:48:06 »
Bonnes Questions Dieter  :),

Des critiques bien sûr, si elles sont constructives et vos avis me paraissent important aussi ;-).
 
Eric TOULOUZE

Hors ligne Dieter

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 2 771
  • Orthographe réformée = Histoire déformée
    • Dieter
Re : La Solution (2007)
« Réponse #3 le: 27 mars 2018 à 17:23:05 »
Bon, alors j'espère que tu ne te fâcheras pas, mais voilà, ce fut une torture de lire ce texte.

Tu nous a gratifié d'un pavé sans forme qu'il faut parcourir en apnée : aère tout ça en construisant des paragraphes logiques.
J'ai failli m'étouffer des dizaines de fois sur les erreurs d'orthographe, de conjugaison, de grammaire indignes d'un collégien : serre-toi au moins d'un correcteur de traitement de texte.
Tu nous citais la Quatrième Dimension et Hitchcock en référence, tu nous parlais de ton âge et de ton expérience de l'écriture, et j'ai eu l'impression de lire quelque-chose sorti de l'imagination d'un gamin pré-pubère. Il n'y a rien qui puisse un seul instant faire croire dans la possibilité que ça arrive, or, c'est ça qui a fait la renommée du maitre du suspense.

Au début, je me suis même demandé s'il ne s'agissait pas d'une farce. Je suis donc allé vérifier sur l'autre site dont tu nous avais parlé concernant tes publications. Il s'avère que tout le reste est du même tonneau.
Alors franchement, je ne voudrais pas paraitre présomptueux, mais je crois qu'il est temps que tu songes à changer de passe-temps.
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
Amélie Nothomb

Hors ligne ETOULOUZE

  • Plumelette
  • Messages: 10
Re : La Solution (2007)
« Réponse #4 le: 28 mars 2018 à 08:53:39 »
Dieter,

Je parlais de critiques constructives... Là pour le coup, j"ai été jugé. Pour la petite histoire , je ne me considère pas comme un écrivain mais plus comme un conteur d'histoire, et si tu regardais les commentaires laissé par quelques lecteurs sur In Libro, heureusement que la plupart ne te rejoigne pas, sinon il est évident que je me serais arrêté depuis longtemps. Pour ce qui serait des fautes, la seule question qui me vient , écris tu toi même ? Sais tu que même les plus grands ont aussi des correcteurs. Sache, en tout cas pour ma part qu'il m'est très compliqué de me pencher sur une idée et dans le même temps sur l'orthographe et la grammaire, très souvent de peur de perdre le fil de l'idée. Mais c'est pas grave , mes écrits ne sont pas à ton goût et ça pour le coup, je peux le comprendre...

Bien à toi

Bonjour Champdefaye,

Je serais curieux de connaitre aussi ton avis? Et comme je le disais précédemment si tu as des critiques constructives , n'hésite pas à m'en faire part ;).
Eric TOULOUZE

Hors ligne ETOULOUZE

  • Plumelette
  • Messages: 10
Re : La Solution (2007)
« Réponse #5 le: 28 mars 2018 à 08:55:35 »
Oups , en relisant ce que je viens de taper , je vois une énorme faute, oui en effet parfois, je ferais bien de me relire LOL. "Commentaires laissés" , Dieter si tu en vois d'autres , n'hésite pas ;).
Eric TOULOUZE

Hors ligne Dieter

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 2 771
  • Orthographe réformée = Histoire déformée
    • Dieter
Re : Re : La Solution (2007)
« Réponse #6 le: 28 mars 2018 à 11:23:31 »
Bonjour Eric,

Je me doutais que mon commentaire ne te ferait pas particulièrement plaisir; Je vais donc m'expliquer plus précisément en revenant sur ta réponse et tes interrogations.

Je parlais de critiques constructives...
J'ai essayé d'être constructif en te donnant des pistes de réflexion et de modifications.

Citer
Là pour le coup, j"ai été jugé.
En effet. Mais tu as provoqué ce jugement en nous annonçant des sources d'inspiration sérieuses et tu nous livres un texte qui s'apparente à du Scooby Doo version gore. A côté de ça, tu commences par "Frissonnez bien",  mais ce que tu nous décris est tellement peu crédible que ça ne ferait pas trembler un gosse de douze ans. Alors oui, je me pose des questions.

Citer
Pour ce qui serait des fautes, la seule question qui me vient , écris tu toi même ?
Oui, un peu.

Citer
Sache, en tout cas pour ma part qu'il m'est très compliqué de me pencher sur une idée et dans le même temps sur l'orthographe et la grammaire, très souvent de peur de perdre le fil de l'idée.
Mais rien ne t'empêche d'y revenir ensuite, une fois ton texte terminé.
Et je ne te parle pas des règles bien spécifiques de la littérature qui seraient enseignées en cours de lettres modernes (j'en apprends tous les jours ici, je suis parfaitement conscient de mes propres lacunes), je te parle des principes de base, que tu as du apprendre comme moi à l'école primaire et au collège étant donné que nous avons le même âge.

Citer
Mais c'est pas grave , mes écrits ne sont pas à ton goût et ça pour le coup, je peux le comprendre...
Qu'un texte soit à mon goût ou pas ne change rien.
Je n'apprécie guère le style "fantasy", et je ne goute pas la poésie. Néanmoins, il y a des auteurs ici que j'aime lire, parce que même si ce ne sont pas des professionnels, ils arrivent à me communiquer l'envie de me plonger dans l'esprit de leurs créations.
A contrario, j'apprécie beaucoup le fantastique et le suspense. Mais à partir de la dixième ligne de ton texte, il m'a fallu me forcer pour aller plus loin. Et je l'ai quand même fait.

Je vais donc résumer ce qu'il faudrait à mon avis pour améliorer ça:
- fais en sorte que l'histoire soit un minimum crédible (rends-toi compte de la puissance qu'il faudrait à des portes automatiques pour couper un être humain en deux dans le sens de la hauteur; et je ne te parle pas de l'ineptie des strapontins mangeurs d'homme)
- aère ton texte et construis-le selon un plan logique
- supprime les multiples répétitions

Ce sera déjà un grand pas en avant.
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
Amélie Nothomb

Hors ligne ETOULOUZE

  • Plumelette
  • Messages: 10
Re : La Solution (2007)
« Réponse #7 le: 28 mars 2018 à 12:21:51 »
Dieter,

Je prends bien note de tes remarques et pourtant je t'invite à retourner sur In libro et à y chercher des textes comme Soif Eternelle ou peut être Robin Durand ( Mon plus gros pavé ) . La page d'accueil de In Libro met en avant plusieurs textes qui pour le coup , on était écrit il y a près de 30 ans. J'ai commencé Robin Durand en 2011 quand je me suis inscrit sur In Libro et je pense qu'il s'agit là de mon plus gros travail. Il y a 2 saisons. Essaie peut être , les deux trois premiers chapitres (Le premier : La naissance d'un héros), sans te forcer bien sûr... Sinon, tant pis, j'aurais un admirateur de  moins ;).

Excellente journée à toi
Eric TOULOUZE

Hors ligne Chouc

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 726
  • Chourlotte Brontë
Re : La Solution (2007)
« Réponse #8 le: 28 mars 2018 à 12:25:15 »
Bonjour Etoulouze, re-bienvenue.

Tu peux si tu le souhaites utiliser le bouton "modifier" en haut de ton premier message afin de rectifier la mise en page et les fautes de grammaire/orthographe.  :)

A bientôt !
Tel esprit qui croyait se pendre.

Hors ligne cyamme

  • Admin
  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 449
  • marmotte insomniaque
Re : La Solution (2007)
« Réponse #9 le: 28 mars 2018 à 13:03:15 »
Salut ETOULOUZE,

Juste en passant, comme tu le signales Chouc, la foncion "modifier" permet de changer un message pour y apporter des corrections. À ce propos, c'est pas mal d'éviter les doubles-posts, il vaut mieux changer le message en laissant éventuellement une note ''Edit :'' à la fin pour signaler ce que tu as changer, si c'est plus que quelques coquilles.  ;)

Pour en revenir au texte, j'ai été moins persévérante que Dieter et je n'ai pas été jusqu'au bout, parce que la mise en plage toute tassée et les blocs rendent la lecture difficile, dommage. Je repasserais avec plaisir si ces points sont améliorés.

Hors ligne Baptiste

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 609
  • Pingouin de Patagonie
    • Rêves de comptoir
Re : La Solution (2007)
« Réponse #10 le: 28 mars 2018 à 13:18:19 »
Salut ETOULOUZE

Au delà des fautes déjà pointé, ou de la mise en page, assez hard, j'ai lu ton texte.

Y a de l'idée c'est sur, l'histoire en elle même de ces métro fou est assez marrantes, donc pourquoi pas ?
le style général est pas désagreable, quelque chose d'un peu brute, je pense pour autant que tu peux develloper cette métaphore des vers (que tu utilise deux ou trois fois) de manière a donné une cohérence stylistique à l'ensemble.

Je regrette pour le coup l'aspect hyper manichéen de ce texte. Comprends moi bien, je suis effectivement convaincu que les riches financier sont degueulasse, que le malheur des uns qui fait la richesse et le pouvoir des autres est un principe absurde etc etc.
Mais ton grand méchant qui regarde ça depuis sa tour de verrre en se frottant les mains (meme : Saurien/Sauron, c'est un peu gros) ça passe pas trop. Il est pas humain ton type, c'est une caricature.
Alors soit tu pousse la caricature encore plus pour que ce soit drôle, soit tu essaye de le rendre moins euuuh "lisse"

Ce n'est bien entendu que mon ressenti sur ton texte, bon courage pour la suite. Et comme l'ont dit mes honorables consoeurs, hésite pas à modifier, notamment pour rendre le texte plus digeste

Au plaisir

Hors ligne Claudius

  • Modo
  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 12 751
  • Miss green Mamie grenouille
Re : La Solution (2007)
« Réponse #11 le: 28 mars 2018 à 15:08:44 »
J'ai commencé à te lire, j'ai arrêté, j'ai lu les commentaires.

Je ne voudrais pas en rajouter, mais c'est rébarbatif un texte aussi concentré, sur l'écran c'est presque impossible à lire. Les fautes (signalées non corrigées) donc je reviendrai plus tard.

Désolée.

 ;) ;)
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

Ma page perso si vous êtes curieux

Hors ligne ETOULOUZE

  • Plumelette
  • Messages: 10
Re : La Solution (2007)
« Réponse #12 le: 29 mars 2018 à 09:25:35 »
Merci à tous pour vos remarques . Je vais rectifier la mise en page dans un premier temps . Bien à vous ;)
Eric TOULOUZE

Hors ligne ETOULOUZE

  • Plumelette
  • Messages: 10
Re : La Solution (2007)
« Réponse #13 le: 29 mars 2018 à 09:54:42 »
En attendant que je modifie la Solution, un autre texte que j'ai écrit , il y a près de Trente ans, très court pour le coup.

                                                                                                                                    L’ENVOL
 

Le réveil sonne, j’ouvre un œil. Il est 7 heures. Tous radars branchés, je me lève. Mon orteil cogne le pied de la table, je sautille jusqu’à la cuisine. Mise en marche de la cafetière. Retour dans la chambre, je pose une fesse sur le bord du lit. J’essaie d’ouvrir l’autre œil, rien à faire. A tâtons, je cherche la salle de bains, au passage, j’écrase le chat: « Ah oui, c’est vrai! Je l’avais complètement oublié! ». Demi-tour, direction cuisine, je sors sa pâtée et la lui sers. En sortant, je me cogne le coude sur le coin de la porte… Sous la douche, je me réveille enfin. Il est 7h30, je commence à 8 heures.

7h45, je sors de chez moi, l’air à peu près normal. Dehors, les gens sont pressés. Ils se bousculent, ils me bousculent! Je grogne. Dans le métro, même scénario, ils me serrent. Le compartiment est plein à craquer. Montparnasse Bienvenue, je ne descends pas, c’est la prochaine! Mes pieds ne touchent plus terre. Je suis transporté sur le quai. La rame suivante est tout aussi comble. Je cherche une autre correspondance. Je vais être en retard. J’en ai marre, je craque. Direction Charles de Gaulle étoile. De l’air!… Pasteur, je m’éloigne de mon bureau. « Merde!!! ». Enfin la lumière du jour. Je ferme les yeux. Mon dos se gonfle. Mon costume se déchire. Deux ailes apparaissent Je rétrécie, sous l’œil abasourdi d’une femme. Sèvres Lecourbe, les portes s’ouvrent, quelques personnes descendent, je les suis. D’un coup d’ailes, je quitte la station.

Le réveil sonne, j’ouvre un œil. Il est 7 heures. J’ouvre l’autre, le chat ne ronronne pas, il grogne. Je tends le bras, une aile apparaît.  Toutes griffes dehors, le chat me saute dessus. Je ne crie pas, je piaille.


                                                                                                                                                                                                                                  FIN

Eric TOULOUZE

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.015 secondes avec 19 requêtes.