Salutations écailleuses!
Je partage ici ma première petite histoire, inscrite dans son petit monde de fantasy en cours de création.
Pour l'instant j'ai lu et relu pour enlever le plus de fautes possibles et tourner au mieux les phrases, mais bon des erreurs, incohérences et maladresses ont dû échapper à ma vue de taupe aveugle atteinte de la cataracte.
Voilà, voilà j'ai pas grand-chose d'autre à dire, sinon que j'attends vos retours avec une galopante impatience.
EDIT: modifications faites!
bonne lecture!

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Étrange étranger
La ville fébrile frémit d'activités, de personnes, de richesses. Les étrangers sont partout : saltimbanques, artistes, marchands, bardes, voyageurs… Tous viennent pour une chose, le Festival d'Amarani, la Fête aux milles couleurs.
La cité n'est jamais aussi animée qu'à cette période de l'année, et même les vastes agglomérations du Vieux Royaume ne connaissent que fort rarement une telle affluence.
Etant situé près de la frontière sud, il est normal qu'elle attire tous les marchands et Errants des Territoires humains, en particulier ceux du grand Empire Solarys.
On peut même observer des Alchimistes des Terres du Levant, venant de très loin à l'Est, avec leurs fusées symboliques : nommées « feux d'artifice », mais aussi des marchands nomades du Grand désert du Sud, transportant avec eux leurs bijoux finement ciselés.
L'on peut voir également quelques membres des Clans des royaumes Iliens du Nord, passés maîtres dans la conquête des mers et la conception de bateaux, ainsi que des Arconius, ces humains familiers avec les énergies magiques, transportant leurs bibliothèques roulantes ou flottantes et leurs étranges objets aux fonctions ésotériques.
En outre, l'un des clous de cette profusion de culture sont les peuples Non-humains ; il y vient souvent des nains des Monts Gris et aussi des Perce-ciels, renommés pour leur travail inégalé des métaux, accompagnés de petits groupes d'Elfes sylvains, Haut-elfes et Elfes du jour apportant des étoffes à la délicatesse incomparable.
On remarque également quelques groupes des singulières communautés Skamus et Tengus, en profitant pour faire fructifier leur commerce, des membres de divers types de demi-humains, des Bêtamides divers et quelques Halfelins accompagnés de Gnomes présentant leurs inventions étranges, innovantes, néanmoins ni réellement utiles, ni sûres.
Les plus surprenants de tous, sont les êtres qu'on nomme Draeknides. Il y en aurait trois cette année pour être précis, ils feraient vraisemblablement partie d'une délégation avec quelques Drakaryns, ces étranges Hommes-lézards qu'ont dit apparentés aux Dragonoïdes. Ils ont de même apporté des marchandises : leurs quelques machines autonomes, ou « drones crystalis » au fonctionnement des plus mystérieux se vendraient à prix d'or chez les nobles, riches marchands ou magiciens de haute caste.
Ces Draeknides sont particulièrement étranges, et il serait dommage de ne pas s'attarder à les décrire. On pourrait les définir comme de petits dragons se déplaçant debout et vêtus d'habits, mais ''petit'' reste relatif quand ceux-ci mesurent 25 voire 30 pieds de hauteur.
Ils dégagent une aura particulière, une impression de puissance brute, primitive, mais leur regard paraît tellement empreint d'intelligence que le plus malin des hommes se sentirait tout sot devant ces êtres imposants.
Ils sont plus étrangers à tout peuple que nul autre, plus que les elfes à l'apparence surprenante, les Bêtamides les plus bizarroïdes, voir même que les Drakaryns, qu'on ne voit que très rarement dans le Vieux Royaume.
Ces derniers paraissent pourtant plus froids et calculateurs que toute autre race présente ; ils semblent néanmoins presque dénués de parenté face à ces dragons.
Certains disent même (et cela provient probablement des vieux mages-érudits) que leur peuple est l'un des plus anciens ayant existé.
Mais l'événement de cette journée est pourtant ma rencontre avec un être on ne peut plus humanoïde. Alors que je flânais dans les rues avec curiosité, je heurtais, dans une petite ruelle transversale, un grand homme dépassant la foule d'une tête, à longue barbe et cheveux rassemblés en tresses, maintenues par des anneaux d'or gravés de runes étranges. L'étranger portait une longue tunique bleue aux manches très larges, aux bordures décorées, descendant jusqu'en dessous des genoux, retenue par une large ceinture à l'attache d'or ainsi que de hautes bottes de cuir.
En plus de ses nombreuses sacoches remplies de potions, un grimoire à tête de dragon embelli des deux grands métaux précieux pendait à son côté. L'Homme avait en outre de belles pièces d'armures ouvragées, dissimulées par ses habits, sauf pour une épaulière droite (la gauche soutenait une cape bleue roi), des jambières et des brassards d'avant-bras.
Il tenait également à la main un long bâton gravé et luisant de magie, pourvu de bandes de cuir bleues et jaunes pour le confort. A son extrémité, deux lames jumelles gravées de runes y étaient fixées.
Toutefois le plus dérangeant de tout ce fatras, loué soit mes yeux vifs et ma bonne mémoire pour cette description précise, était le sujet en lui-même.
Tatoué à son front, selon mes souvenirs, d'un symbole aux significations inconnues pulsant tel un coeur magique, il présentait des dents anormalement pointues ; avec des oreilles à l'allure elfique.
Et, surtout, surtout, son trait le plus marquant se trouvait être un regard tel que je n'avais jamais vu, cet étrangeté avait en lieu et place d'yeux, d'une pupille et d'un iris normal, des yeux semblant sortis tout droit de l'orbite d'un dragon.
D'un bleu vibrant et brillant d'une lumière intérieure, ils semblaient traversés de courants d'énergie, accrochaient mon regard avec une telle intensité qu'on pouvait sans nul doute y perdre l'esprit.
Son regard était plus déconcertant encore que la simple vue des yeux des Draeknides : tout simplement insondable, presque insupportable pour un simple mortel tel que moi, il donnait l'impression d'avoir vu les millénaires s'écouler.
Couplé à son singulier visage, cet être avait cette aura au moins aussi étrange que celle des Draeknides, une présence incroyablement subtile mais pourtant effroyablement écrasante.
Lorsque je l'ai heurté, un mot d'excuse est resté coincé dans ma gorge quand j'ai remarqué cet inoubliable regard, où je me suis vraisemblablement égaré une bonne dizaine de secondes.
Pendant ces quelques instants, j'ai crû voyager dans des univers inconnus, voir des amas d'étoiles tournoyer, apercevoir des créatures, des machines, des couleurs irréelles…
Sa voix grave et chaude, empreinte de sagesse et d'une grande bienveillance, m'a fait sursauter en me sortant de ma torpeur.
« C'est bien d'être curieux et de rêvasser, mais surveiller ses pas est également appréciable, mon jeune ami » m'a t'il-dit, et c'est alors qu'il reparti comme il était venu, discrètement et silencieusement dans la foule bruyante et bariolée.
Une seule certitude m'est venue en tête après son départ : Cet ''homme'' était tout, sauf un quelconque être que je connaissais.
Les seuls auquel j'ai su le lier sont les Draeknides, et sans doute pour de bonnes raisons : c'est la première fois que j'en vois au cours de mon existence et une des rares au cours du siècle que ceux-ci viennent à cet incroyable festival rayonnant dans la plupart du monde connu.
Ce n'est sûrement pas un hasard si ce singulier personnage y vient la même année.
Cela ne m'étonnerais pas qu'il se soit d'ailleurs volontairement heurté à moi, vu la discrétion dont il a fait preuve pour son apparence passant tout sauf inaperçue.
Une fois que son regard ne fut plus posé sur moi, sa présence pourtant écrasante a tout simplement disparue, preuve que cet être sait se dissimuler au regard des autres, malgré ses yeux tout ce qu'il y a de plus remarquables.
Cette chose n'est sûrement pas ce qu'elle paraît, est-ce de la métamorphose ? une illusion ? Ou bien sa forme primaire ?
Est-il seulement possible que ce soit quelque vieil esprit provenant du tréfonds des âges, ou tout du moins un être affilié ? Mystère...
La chance est de mon côté pour l'avoir rencontré, ces moments nous interrogent sur les mystères du monde, et donnent l'envie de partir en découvrir les secrets, ou bien de se terrer chez soi par crainte de les connaître…
Malgré tout, il est vrai que cette année est la célébration de la Bataille de Rykorn, symbolisant la fin de la Grande Guerre.
Ainsi, des représentants de nombreux peuples ayant participé à nos côtés, qui ne viennent d'habitude que rarement au Festival ou même chez les Hommes, sont présents, avec de nombreux dirigeants ou hauts dignitaires.
Décidément, en tout point cette journée m'aura marqué pour le restant de mes vieux jours, et le festival n'était même pas encore à son paroxysme !
Une chose est sûre, moi, Kenrin Laragosh, respectable marchand et savant dans ses soixante-dix années, signera le festival de cette année comme le plus mémorable de toute son existence !