Des rimes oui, mais où ? je me suis amusée dans cet exercice.
Pas un bruit, pas un son, le silence infini
Le village endormi a fermé ses persiennes
Et la terre de sienne éclate au sol fêlant
Le soleil trop brûlant fait noircir les buissons.
Aux rives du ruisseau, l’eau se tait assoupie
C’est l’instant de répit, au plus fort de l’été
La vie est arrêtée, le temps est suspendu
Pas un cri entendu au doux creux des berceaux.
Les couleurs sont alors au peintre inspiration
quand vibre sa passion, son pinceau fait merveille
Il est seul et il veille à rendre sur sa toile
Les tons que lui dévoile un pays teinté d’or.
Il est là près du pont, il peint un ciel azur
Et des maisons les murs, en ocre et jaune paille
Une goutte s’égaille emportée par le vent
Et paillette un serpent, endormi tout en rond.
Au plus chaud de l’été, la Catalogne dort
Le serpent tâché d’or se révèle engourdi
Au soleil de midi. Magicien de l’instant,
Le peintre peint le temps, il peint le temps qui passe.